OpenLogi, nouvelle alternative au logiciel envahissant des souris Logitech
Debloatware
Crédit Logitech
Le 19 août à 09h44
Un développeur indépendant a conçu un logiciel alternatif à Logi Options+, le très lourd client officiel dédié aux souris Logitech. Écrit en Rust et disponible depuis peu pour Windows, macOS et Linux, il promet un contrôle complet, avec 44 actions préprogrammées. Le tout sans télémétrie ou nécessité de créer un compte sur le cloud du fabricant.
OpenLogi, nouvelle alternative au logiciel envahissant des souris Logitech
Debloatware
Crédit Logitech
Un développeur indépendant a conçu un logiciel alternatif à Logi Options+, le très lourd client officiel dédié aux souris Logitech. Écrit en Rust et disponible depuis peu pour Windows, macOS et Linux, il promet un contrôle complet, avec 44 actions préprogrammées. Le tout sans télémétrie ou nécessité de créer un compte sur le cloud du fabricant.
Hardware
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4 min
Logitech, comme bien d’autres fabricants de périphériques PC, associe depuis des années ses souris, claviers, webcams ou casque audio à un client logiciel dédié. Ce dernier donne accès aux options et réglages avancés, mais il incorpore aussi de nombreuses options plus discutables, entre télémétrie, promotions pour les nouveaux produits de la marque, sauvegarde des réglages dans le cloud, etc. Cette avalanche de fonctions connectées souvent non désirées se traduit par un poids important, en surface de stockage comme en mémoire vive, et fait râler de nombreux utilisateurs qui crient au bloatware.
Une alternative complète à Options+
Dans ce contexte, les utilisateurs de souris Logitech apprécieront peut-être de découvrir OpenLogi, une nouvelle initiative open source (voir le projet sur GitHub), qui présente le double intérêt de fonctionner uniquement en local, avec des réglages stockés au travers d’un simple fichier TOML, et de tourner sur les trois plateformes courantes que sont Linux, macOS et, depuis quelques jours, Windows.
OpenLogi est censé savoir gérer tous les périphériques Logitech qui passent par le protocole HID++, qu’ils soient connectés via le dongle radio maison, en Bluetooth ou au moyen d’un câble USB. Sur le plan fonctionnel, il permet d’attribuer une action précise, parmi 44 préprogrammées, à chaque bouton des souris les plus populaires du fabricant suisse (dont la MX Master 4).

Le client sait également gérer le réglage de la précision (DPI), le SmartShift de la molette des MX Master (alternance entre roulette cliquable et défilement libre), ainsi que des réglages spécifiques à une application donnée (par exemple, des raccourcis dédiés aux fonctions courantes d’un logiciel d’image). Il offre enfin une vue simplifiée des appareils connectés, avec état de charge et niveau de la batterie. L’outil dispose d’une interface graphique mais peut aussi se piloter en ligne de commande. Les appels réseau se limitent à la récupération de visuels (pour afficher la souris dans l’interface) et à la recherche de mises à jour.
Sur le papier, OpenLogi couvre donc, voire dépasse, l’essentiel des fonctionnalités de Logi Options+, sans les désagréments associés. Le logiciel est signé d’un développeur indépendant, Xuan Zhang dit AprilNEA, qui l’a placé sous licence Apache 2.0 et admet avoir recouru à l’IA générative pour ses travaux. Le dépôt GitHub associé, ouvert en mai et mis à jour cette semaine pour signaler l’arrivée de la version Windows, s’enorgueillit déjà de 9 000 étoiles. Une réserve tout de même : le logiciel, actuellement en version 0.71, est toujours présenté comme en cours de développement, et son installation ou son utilisation ne sont donc probablement pas exempts de bugs.
Un choix supplémentaire pour les allergiques à la télémétrie
AprilNEA n’est pas le premier à s’atteler à la construction d’une alternative au client officiel Logitech, loin s’en faut. Sous macOS, on connait par exemple de longue date BetterMouse, tandis que Solaar (disponible dans les dépôts officiels d’Ubuntu) est censé répondre aux besoins des utilisateurs Linux, a minima pour les souris connectées via le récepteur Logitech Unifying. Aucune des solutions disponibles jusqu’ici n’offrait toutefois la compatibilité totale (trois familles d’OS, fonctionnement indépendant du mode de connexion) promise par OpenLogi.
Notons que pour ceux qui souhaitent rester sur le client officiel, tout en limitant son caractère intrusif, le support entreprise de Logitech offre une option permettant d’installer une version hors ligne d’Options+, sur Windows et macOS.
Commentaires (49)
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Le 19 août à 10h05
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Le 19 août à 14h09
Le 19 août à 10h24
Modifié le 20 août à 10h19
Le 19 août à 10h26
Là, en l'occurrence, l'IA générative me parait très utile pour reverse engineré le protocol / le code du logiciel de logitech. Surtout que, sauf erreur de ma part, le protocole HID++ est 100% logitech et pas du tout standard.
Quand au code source volé à Solaar, plus d'explications serait appréciée (vrai question hein !)
Le 19 août à 10h44
Le 19 août à 10h49
Par contre, du code GPL sous Apache je crois me souvenir que ça ne passe pas.
Le 19 août à 11h06
Modifié le 19 août à 11h13
La logique est d'empêcher une future "fermeture" ou privatisation d'un code, à la base issu d'un développement libre.
Un code Apache ou MIT n'empêche pas ce travers. Rien n'interdit de partir d'un code Apache/MIT, faire des modifications mineures (par exemple 10%) et publier le résultat sous une licence propriétaire, sans publication du code source.
Mais en fait la différence "philosophique" peut se retourner contre GPL. On peut se dire que si le code Apache/MIT est tellement bon, tout le monde le préférera, délaissera les prétendues "améliorations" propriétaires, et de fait devrait rester libre. Ca c'est la vision "optimiste". GPL avec son obligation, fonctionne qu'on soit optimiste ou pas !
Donc oui, on peut prendre du code Apache/MIT et l'inclure dans un code GPL. Ca ne viole pas la licence Apache/MIT ni légalement, ni dans "l'esprit", puisqu'on continue à avoir un développement à code ouvert... auquel on a rajouté une obligation que Apache/MIT n'exigent pas, mais n'interdisent pas non plus : que le code reste ouvert (GPL !)
Dans l'autre sens, prendre un développement GPL et l'inclure dans un développement Apache/MIT viole la licence GPL puisqu'on laisse tomber au passage l'obligation que le code demeure libre/open source ! En effet, quelqu'un pourrait repartir de ce dernier code Apache/MIT en faire quelques modifications mineures, et le republier en licence propriétaire sans le source.
Le 19 août à 12h57
Pour ma part, j'ai toujours eu du mal avec la GPL. La notion de "travaux dérivés" y est beaucoup trop large. Pour rester dans la famille des licences GPL, je préfère largement la LGPL, qui me semble beaucoup plus juste.
Le 19 août à 15h04
Le 19 août à 15h43
Le 19 août à 18h52
Le 19 août à 19h33
Mais pas "pour" des projets libres (car la GPL est justement tellement restrictive que bon nombres de projets libres ne peuvent pas utiliser des composants sous cette licence, quand bien même leur licence est elle-même libre).
C'est bien ça ?
Modifié le 19 août à 20h10
Quand j’utilise la GPL, ce n’est pas parce qu’elle serait « adaptée » aux projets libres ou parce qu’elle serait compatible avec beaucoup de licences libres, elle ne l’est pas, et ce n’est pas son objectif.
Je l’utilise pour imposer un périmètre 100 % libre, c’est‑à‑dire pour garantir que :
Donc ce n’est pas « pour » les projets libres au sens de « faciliter leur intégration », mais pour protéger la liberté du code lui‑même, quitte à restreindre les usages possibles, y compris dans certains projets libres incompatibles.
À l’inverse, quand je veux permettre une utilisation plus large (libre + propriétaire), je choisis des licences à copyleft faible comme MPL v2 ou LGPL v3, qui n’imposent pas cette contrainte.
En résumé :
Donc oui, tu as bien compris l’intention, mais ce n’est pas une question de compatibilité entre licences libres : c’est une question de niveau de copyleft que je souhaite imposer selon le contexte d’usage prévu.
Le 19 août à 23h16
Et dans ce cas, oui, l'usage de la GPL est judicieux.
Le 19 août à 23h49
Ca permet son utilisation dans tout logiciel, y compris propriétaire, en tant que librairie externe, mais ça emporte l'obligation de publier toute "amélioration" de la librairie sous la même licence.
Le 19 août à 10h52
openlogi => multiplateforme
Le 19 août à 10h32
Sans rancune Logi
Le 19 août à 10h56
le support des souris Logi a été grandement amélioré depuis la fin de l'année dernière.
Le 19 août à 11h00
Le 19 août à 11h04
Le 19 août à 11h21
=> "Le fichier d'installation pèse environ 750 Mo. Windows .exe "
ils sont malades !
Le 19 août à 11h26
Modifié le 19 août à 11h57
Ici c'est juste que les développeurs de chez logitech ont vu les photos avec ça, ils ont pensé que c'était normal de remplir un CD-Rom "comme dans le temps" (alors que le cd-rom était quasi vide)
Le 20 août à 19h29
Le 19 août à 12h02
Le 19 août à 19h21
Le 19 août à 11h55
Le 19 août à 12h35
Perso, même si à titre pro, je ne ferai jamais du vibecoding complet d'une application, là je viens de finir de réimplémenter la Creative App en python pour controler ma Sound baster G8 sur Linux. F*ck Creative au passage :)
Un coup de wireshark sur le protocole USB et c'est réglé. En 1 semaines, j'avais mon application fonctionnelle.
Le 19 août à 12h38
Le 19 août à 13h07
Le 19 août à 14h22
Je suis revenu à Solaar je ferai un bug report au développeur. En tout cas c'est prometteur
Le 19 août à 15h47
Le 19 août à 17h51
Et ça ne fonctionne pas pour les claviers :(
Le 19 août à 19h13
une question par contre: est-ce qu'on peux réattribuer le bouton des présets DPI vers une touche clavier lambda (genre F12 par exemple)?
sur solaar, ce bouton en particulier est intouchable...
Le 19 août à 18h27
Le 19 août à 23h19
Modifié le 19 août à 23h59
Je faisais la réflexion à des amis qui ont des robots-aspirateurs qu'ils sont fiers de pouvoir "programmer depuis une app".
Haha, vous n'avez donc pas suivi ce qu'il se passe dans le jeu avec les serveurs qui sont arrêtés et le tollé que cela crée, rendant le jeu payé inutilisable du jour au lendemain ?
Avec "l'app" robot-aspirateur, qui parle évidemment au "cloud" de la marque, tout comme avec Logitech et son driver-cloud, vous donnez aussi le pouvoir au constructeur de décider que tel modèle est désormais obsolète et le "débrancher du serveur". Bref, accélérer l'obsolescence programmée si bon leur semble.
Egalement, en cas de faillite du constructeur (peu probable à court terme pour Logitech), les serveurs risquent d'être coupés, rendant le matériel acheté inutilisable, ou basique, comme le robot aspirateur qui ne fonctionne alors plus qu'en appuyant sur les boutons intégrés.
Bref, quand les consommateurs comprendront, peut-être exigeront-ils des solutions "non-cloud", et au lieu de "l'app", de pouvoir programmer le matériel en parlant directement avec lui en mode "web" via un simple navigateur... lequel peut très bien tourner sur un smartphone bien sûr !
Ou alors, la solution libre expliquée ici qui sauvegarde les paramètres sur une machine locale que vous maîtrisez, au moins on évite de tenter le constructeur en accélérant l'obsolescence.
Le 20 août à 08h42
Le 20 août à 10h12
Le 20 août à 12h01
J'avais commencé à écrire un truc pour faire ça en local, mais j'avais pas vraiment le temps. En y réfléchissant aujourd'hui, oui, ça aurait été un candidat à du vibe coding.
Le vibe coding pour les pros çaylemal, mais si ça permet à tout un chacun (avec un bagage technique suffiisant pour comprendre le problème mais insuffisant pour développer une solution) de se réapproprier les appareils qui sont actuellement accessibles uniquement par des cafoulliazibules mal ficelés que les constructeurs appellent des "apps", çaylebien.
Le 27 août à 22h16
Le 20 août à 09h31
Ça serait sympa que ce monsieur se penche aussi sur les Razer !
Le seul et unique truc qui m'intéresse - et qui me manque - c'est de connaître l'état de décharge de la batterie de ma souris. Alors c'est clair qu'un énorme logiciel traqueur juste pour ça ...
En fait c'est dommage que ça ne soit même pas intégré nativement à Windows (de connaître l'état de charge de n'importe quel périphérique sans fil), ça éviterait de devoir palier au manque par des bloatwares.
Modifié le 20 août à 11h07
Pour ma part comme je n'utilise rien d'autre que les boutons précédent/suivant et la roulette débrayable (qui sauf erreur fonctionne de base sans logiciel), je n'ai pas de souci à utiliser mes souris Logitech n'importe où sans logiciel spécifique. S'il faut changer l'appairage des capteurs (pas souvent vu qu'en plus mes souris gèrent plusieurs capteurs), j'ai gardé le vieux logiciel Unifying sur un vieux PC (mais pour les nouveaux en Bolt je suppose que ça ne marche plus).
Le 25 août à 18h48
Le 27 août à 22h10
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