Espace : la longue marche vers le réutilisable
Et le biodégradable, c'est pour quand ?
Le 14 août à 08h39
Cet été, Américains, Européens, Chinois et Russes continuent leur longue marche vers le spatial réutilisable, chacun à son rythme.
Espace : la longue marche vers le réutilisable
Et le biodégradable, c'est pour quand ?
Cet été, Américains, Européens, Chinois et Russes continuent leur longue marche vers le spatial réutilisable, chacun à son rythme.
Sciences et espace
Sciences
5 min
Alors que SpaceX a fait des avancées importantes vers le tout réutilisable mais rencontre des difficultés, la Chine a réussi pour la première fois, cet été, l’atterrissage d’une fusée au lanceur réutilisable. Du côté européen, le démonstrateur de lanceur réutilisable Themis avance doucement avec la réussite de sa répétition générale avant lancement. Enfin, les Russes annoncent avoir finalisé les plans de leur lanceur au premier étage réutilisable tout en repoussant son premier lancement à 2031.
Rappelons d’abord que les Américains (notamment SpaceX mais aussi Blue Origin) restent largement en avance sur le reste du monde concernant les fusées réutilisables et notamment leur premier étage.
- SpaceX : la réutilisation, ça marche
- Avec leurs fusées réutilisables, Blue Origin et SpaceX enchainent les succès
Un bouclier de StarShip trop long à vérifier ?
Cet été, SpaceX a beaucoup avancé sur son projet Starship avec le treizième essai de son lanceur spatial superlourd, le 24 juillet dernier. Celui-ci a réussi à envoyer correctement les 20 satellites Starlink de troisième génération mais, lors de son retour, le booster n’a pu rallumer que 10 de ses 13 moteurs et il est arrivé trop vite dans l’eau du Golfe du Mexique. SpaceX a reconnu le problème en utilisant l’euphémisme d’un « amerrissage brutal dans le golfe ».
Suite à cet essai, certains mettent en doute la conception du bouclier thermique du deuxième étage de Starship qui n’a pourtant eu aucun problème d’amerrissage. Celle-ci ne serait pas, en soi, problématique pour la rentrée atmosphérique du lanceur. Mais « le système de protection thermique actuel de Starship est une impasse pour toutes les missions qui exigent une réutilisabilité totale et rapide », estime Dan Rasky, un ancien ingénieur de la NASA interrogé par ArsTechnica.
Ce système serait confronté au même problème que celui qu’avait rencontré la NASA lors de sa navette spatiale il y a 50 ans : l’inspection après chaque vol des tuiles utilisées prend un temps important qui rend la réutilisation plus lente qu’espéré.
Une première en Chine
En parallèle de cet essai, les autres nations avancent à leur rythme. La Chine a récupéré pour la première fois un lanceur réutilisable le 10 juillet dernier, expliquait l’AFP. La fusée Longue Marche-10B a placé un satellite en orbite après avoir décollé de l’île de Hainan. « Cette mission marque la première récupération contrôlée réussie du premier étage d’un lanceur par la Chine, ainsi que la première mondiale d’une récupération en mer par filet », a affirmé l’Agence spatiale nationale chinoise (CNSA).
Contrairement à SpaceX, CNSA n’utilise pas, en effet, de pieds d’atterrissage mais des crochets fixés sur le lanceur qui s’accroche à un filet de récupération, ce qui permet de ne pas ajouter trop de poids. Le spatial chinois a pour autant du mal à démontrer une fiabilité importante. Ainsi, le 11 aout dernier, la fusée Longue Marche 7A a explosé peu après son décollage.
Themis sur la voie
Côté européen, c’est Themis qui donne de ses nouvelles. Ce 23 juillet 2026, le démonstrateur a effectué une répétition de la chronologie de vol au centre spatial d’Esrange, en Suède, annonce SSC Space. « L’objectif de cet essai était de simuler les opérations de lancement dans des conditions cryogéniques, notamment la préparation avant vol du démonstrateur et de sa rampe de lancement, ainsi que la passivation du système qui sera effectuée après la récupération post-vol », explique la société suédoise de services spatiaux partenaire d’ArianeGroup sur ce projet.
Tout semble s’être bien passé dans cette nouvelle étape, et les deux entreprises indiquent que « chaque étape franchie marque un nouveau progrès vers la mise en place de technologies de lancement réutilisables en Europe ». Mais cette marche vers le réutilisable européen semble longue. En juillet 2025, le CNES prévoyait les premiers vols verticaux à basse altitude, depuis la base de Kiruna en Suède pour cette même année.
Les Russes encore plus en retard
Enfin, côté russe, le pouvoir annonce que son agence a achevé le design du lanceur Amour-SPG doté d’un premier étage réutilisable. « Nous prévoyons le premier lancement de l’Amour-SPG en 2031. La conception du projet est entièrement achevée ; les travaux se concentrent désormais exclusivement sur le matériel », a déclaré Leonid Mikhailenko (directeur général par intérim du Centre spatial « Progress ») dans une vidéo publiée mardi sur la chaîne Max de Vyacheslav Fedorishchev, gouverneur de la région de Samara, explique l’agence de presse étatique Interfax.
Selon cette agence, Dmitry Bakanov, le directeur de l’agence spatiale russe Roscosmos, avait annoncé en avril qu’un prototype du premier étage réutilisable de la fusée devrait être présenté d’ici 18 à 24 mois. Avec cette date de 2031, la Russie prévoit donc aussi un retard de son projet dont le premier décollage était prévu, en 2023, pour une date comprise entre 2028 et 2030.
Commentaires (29)
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Elle ne tient que par l'entêtement de Poutine et l'aide de l'internationale des dictatures de merde (Iran, Corée Nord et Chine) qui l'aident humainement et matériellement (sauf l'Iran depuis le début de cette année).
La propagande n'existe pas que chez les Russes, c'est tout à fait vrai, puisqu'on leur laisse tout loisir de faire leur propagande chez nous (il a fallu plus de 4 ans pour virer ce cafard de Fedorova de chez nous).
Modifié le 14 août à 19h26
J'ai bien compris le parti-pris, et c'est ce qui m"incite d'autant plus à être méfiant sur ce qui est avancé. Où sont les preuves, les sources ? Sont elles crédibles ? Des annonces gouvernementales occidentales ? Russes ? Des organes de propagande d'un côté ou de l'autre ?
Je vilipende l'agression de la Russie en Ukraine, de même que Israël envers ses voisins, pour autant, je ne suis pas dupe, personne n'est sain ni un saint, dans cette histoire, et ce n'est ni d'aujourd'hui, ni d'hier. La carte de l'émotion ne m'empêchera pas d'être prudent, et d'avoir de l'esprit critique, sur la communication effectuée sur toutes ces problématiques, comme pour n'importe quelle situation de guerre, propagande prouvée, puis déclassée et documentée pour toute époque, lointaine comme récente.
Je n'ai pas oublié non plus ce que l'Ukraine et un certain nombre de neo-nazis, ont fait à leur propre population, tout comme ce que certaines organes terroristes ont fait à des israéliens.
Je n'oublie pas non plus comment les gouvernements russes et ukrainiens raflent la population pour en faire de la chair à canon.
Je n'oublie pas que l'idée de la toute puissance de l'État, vis sur le sacrifice de tous, dans un monde qui a besoin d'unité, et ou "il suffirait" que tout le monde sans exception leur dise merde et montre les muscle, pour que ça s'arrête.
Tout ça pue la merde, et la propagande/légende du bien contre le mal, j'en ai ras la casquette. Tous les camps sont des meurtriers en puissance qui écrasent les compétiteurs dès que l'occasion s'en présente.
Tous les dirigeants Russes, Ukrainiens, Israéliens, Américains, ont du sang sur les mains, et les autres aussi, à laisser des combats fratricides se poursuivre.
Le 17 août à 22h18
T'es pas pro-Russe mais tu en reprends bien les arguments mensongers... Il y a plus de néo-nazis en Russie qu'en Ukraine (même si un paquet se sont fait transformer en engrais par les Ukrainiens), et il y en a probablement aussi bien plus en France.
Bienvenue en guerre. Tu crois que c'est différent de ce qu'on vécu les Français pendant la première guerre mondiale ? Les Russes pourraient ne pas le faire (et la guerre serait terminée). Les Ukrainiens ne peuvent pas ne pas mobiliser, ou l'Ukraine n'existera plus.
Il y a des gradations dans le mal, et entre un peuple sur le chemin certes parsemé de cahots et lent vers la démocratie, et une dictature impérialiste qui utilise toujours les mêmes ressorts inhumains contre ses proies, on peut bien désigner un méchant relativement à l'autre. Ne pas admettre ça place la personne dans le camp des bourreaux.
Whataboutism de merde, a.k.a., en fait je suis pour l'agresseur.
Modifié le 18 août à 10h53
Devine quoi ? Je n'ai AUCUN compte à te rendre. Et je n'irais certainement pas me salir la conscience pour tes beaux yeux pétris de certitudes, si on m'appelait pour ça. Plutôt la taule que désigne un ennemi et tuer des gens, salir mon âme et ma conscience, pour une guerre provoquée par de vieux c*ns.
Et je ne suis clairement pas le seul à penser ainsi. La propagande, formater les esprits, ça fonctionnait avant, maintenant c'est une autre paire de manche.
Le 18 août à 10h53
Le 20 août à 19h57
https://xkcd.com/386/
Le 14 août à 10h19
Le 15 août à 13h19
Le 14 août à 10h29
Il faut bien sûr lire Golfe d'Amérique
Le 14 août à 11h15
Le 15 août à 13h19
Modifié le 15 août à 09h28
Je me demande si la Chine ne devancera pas les EUA dans la course à la base Lunaire..
edit : correction typo
Le 14 août à 15h13
Et ensuite ils ne comprennent pas que les européens et même l'état français soient réticent à leur confier des dizaines de milliards et l'avenir du spatial européen, alors que leur aveuglement et leur incompétence ont mené au décrochage rapide d'aujourd'hui.
SpaceX a reçu beaucoup d'argent public US car ils avaient quelque chose à proposer et à construire, et au final ils ont fait gagner des milliards aux US en baissant les coûts de lancement, et renforcés leur souveraineté.
Le même argent donné à Arianespace aurait été de la dette qui n'aurai rien rapporté. Ariane 6 est une super locomotive à charbon de nouvelle génération dans un monde où l'automobile et le train électrique se développent.
Le 14 août à 18h27
Tout d'abord SpaceX part de recherche effectuées par la NASA (le réutilisable), qui a eu un coût. Ensuite, de manière connue, SPaceX surfacturait tous les lancements aux USA, justement pour se financer eux même.
Tu le dis toi même : si SpaceX a reçu beaucoup d'argent publique, comment il peut leur avoir économisé de l'argent public en même temps ?
Attention, SpaceX a évidemment fait baissé les prix sur le marché. Mais ils ont réussi ça en devenant leurs propre premier client avec Starlink. Car hors Starlink, il n'y avait pas assez de client.
Enfin, les problèmes avec les boucliers que rencontre SpaceX actuellement prouve bien que le principe de la navette américaine n'était pas idéale, donnant un choix européen cohérent (je dis pas que c'était le bon choix, je dis juste que c'est un choix cohérent).
L'accès indépendant à l'espace par l'UE est assuré par Arianespace. Et quand les US ont besoin de précision et de tonnage, ils demandent à Arianespace (Webb).
Pour moi (il s'agit donc que de mon avis), tout ce qui touche à l'espace doit être vu sur le temps long, et pas sur des concurrences capitalistiques à court terme. Oui en Europe, y'a eu des ratés, c'est indéniable. Mais je pense que prendre son temps est un plus pour faire les choses bien.
Modifié le 14 août à 19h32
Starship n'est pas le Falcon 9, qui lui n'a aucun problème de bouclier. Et le Starship est beaucoup plus ambitieux que n'importe quoi jamais entrepris en Europe.
Quand le lancement de Webb a été planifié, SpaceX n'existait simplement pas.
Aujourd'hui le Falcon 9 peut mettre 23T en orbite, le Falcon Heavy 63T et Starship 150-200T,
contre 22T pour Ariane 6.
Tout à fait d'accord.
Mais c'est justement ce qu'on peut reprocher à Arianespace, de ne pas avoir compris (alors que c'est leur métier) que le réutilisable est un changement majeur qui allait transformer complètement leur industrie sur le long terme.
Ils ne cherchaient pas à prendre leur temps pour bien faire les choses.
Ils étaient dans le déni total, à répéter au public et aux politiques que c'est eux les meilleurs, que Musk est un clown et que le réutilisable n'est pas viable alors que SpaceX enchaînait les succès.
Le 15 août à 01h34
contre 22T pour Ariane 6.
Tu as oublié la partie "précision" :)
Parce que sinon, t'as le SLS qui peut pousser 95 tonnes en LEO. Sans trembler des genoux (et qui lui est fonctionnel)
Mais c'est rigolo aussi de comparer le tonnage en GTO, parce que là, les Falcon s'effondrent face à Ariane. Par exemple, la Falcon Heavy qui pousse 30 t en LEO ne fait que 8 t en GTO, quand l'Ariane 64 fait 21 t en LEO (moins) mais 11.5 t en GTO.
Je dis pas ça pour dire "Ariane c'est les meilleurs !!!11!". Je dis juste que c'est intéressant.
Juste pour commencer, Musk est un clown d'extrême droite.
Maintenant que ça c'est dit, c'est là où je suis pas d'accord avec toi : le fait que SpaceX ait besoin de Starlink pour être rentable "prouve" (au moins en partie) que les clients ne se bousculent pas au portillon pour des fusées réutilisables. Il a fallu attendre qu'Amazon se lance dans la flotte LEO pour avoir la possibilité d'avoir un (1) client. Sans Amazon, je suis pas convaincu qu'il faille suivre SpaceX sur la route du réutilisable.
Oui il faut corriger les gros défauts de A6, sans aucun doute. Notamment être capable d'en produire à la chaîne plus rapidement. Mais le réutilisable reste en question, au moins de mon point de vue.
Modifié le 15 août à 14h16
Ils ont participé au financement (sur la base de jalons atteins) une fois que SpaceX était en mesure de proposer un plan crédible, en laissant tout de même des investisseurs privés (dont Musk) risquer leur propre argent.
Ne pas avoir été les premiers à développer le réutilisable est d'ailleurs un aspect qu'on ne peut pas reprocher à Arianespace à mon avis. Le pari de SpaceX était fou.
C'est dommage de ne pas avoir eu de cadre européen permettant l'émergence de ce type d'innovation en Europe, mais ce n'est pas à mettre sur le dos d'Arianespace.
En revanche, quand il est devenu clair que la techno fonctionne et permet une vraie réduction des couts, ils se sont enterré la tête dans le sable et étalé leur aveuglement en public (perdant ainsi la confiance des partenaires européens) pendant que les Chinois et les Russes prenaient des notes et commençaient à copier.
On est d'accord là dessus. Le fait qu'il ait des opinions politiques de merde (qu'il n'affichait pas trop à l'époque) et son côté showman provocateur cowboy, dans un style qu'on déteste particulièrement en France, ont peut-être joué un rôle dans l'aveuglement et le déni sur SpaceX.
C'est juste que tous les clients sont partis chez SpaceX car Ariane 6 est beaucoup trop cher sur le marché actuel.
Le marché des lancements, même sans Starlink (2/3 des lancements de SpaceX), a explosé ces dernières années grâce aux baisses de cout et au rythme de lancement permis par le réutilisable.
Le 15 août à 18h25
Pour ce qui est du coût, y'a pas une si grande différence : A64 115 millions d'€ pour 22 t en LEO, F9 70 millions de $ pour 18 t. Oui, c'est une différence, et oui, les autres fusées de SpaceX ont d'autres capacités. Mais c'est pas tant que ça.
Ca, tout à fait. C'est là où A6 pose problème, notamment sur la cadence (et le coût, évidemment). Mais encore une fois, je suis pas convaincu que ce soit le réutilisable qui soit le vecteur de tout ça : je pense que des optimisations de coût (que Arianespace a bien du mal à faire du fait de la manière dont l'espace fonctionne en Europe) peuvent avoir lieu sur les lanceurs non réutilisable, pour atteindre les même prix que le réutilisable. Par exemple, si chaque pièce de la fusée n'était pas construite dans un pays différent, puis une fois la fusée assemblée, elle doit être mise sur un bateau pour traverser l'océan, je pense que le coût serait moindre.
Mais bref, tout ce que je dis, c'est que je suis pas convaincu, dans un sens ou dans l'autre. Et je suis pas convaincu que passer au réutilisable ferait baisser les coûts du côté d'Arianespace.
Modifié le 16 août à 19h05
Même si c'est difficile d'aller plus loin dans le débat sans des données plus précises, j'ai tout de même du mal à imaginer qu'on puisse atteindre le même coût en construisant un lanceur neuf à chaque fois, vs réutiliser le même lanceur 36x. La rapidité de la réutilisation est une indication du faible coût en main d’œuvre.
Ça me semble relever du même déni qui nous a fait foncer dans le mur pendant 10 ans et vu perdre tous les clients d'Ariane au profit de SpaceX, sans plan pour remonter la pente jusqu'à ce que les Allemands commencent à gueuler.
D'après le papier cité par Ars (lien en dessous) - voir le second graphique , l'écart de cout réel de mise en orbite entre US et UE est proche de 1 à 4.
En tous cas, les Chinois, les Russes, Blue Origin, Rocket Lab et d'autres ont l'air convaincu et vont dans cette direction. Mais ils n'ont probablement pas la formation française d'élite de l'énarque avec spécialité Histoire (et sans aucune formation scientifique) pantouflé par Hollande, qui a piloté Arianespace pendant cette période.
En effet. Passer sérieusement au réutilisable signifierai probablement une réorganisation majeure des opérations d'Ariane, peut-être avec un assemblage en Guyane.
Le 20 août à 15h30
Là je suis pas d'accord. Pour moi la question est légitime. Métaphore douteuse : qu'est-ce qui coûte le plus cher, une assiette en grès que tu vas utiliser 36x ou 36 assiettes en carton ?
Surtout que pour moi, le problème vient du manque de production de masse, que ce soit réutilisable ou non : si t'arrives a créer une chaîne de montage pour Ariane X, les coûts vont descendre drastiquement avec le nombre de fusées fabriquées, comparé au format actuel où chaque lanceur est "fabriqué main, artisanalement" (tu excuseras cette formulation maladroite, mais tu vois ce que je veux dire). Pour moi, Arianespace est encore en 1800, avant l'arrivé de la Ford T et des chaînes de montages.
Mais c'est aussi parce qu'il n'y avait pas encore de marché de masse.
Bref, pour moi, le réutilisable est secondaire face au vrai problème de production de masse.
Voir même la fabrication de A à Z en Guyane, plutôt que dans chaque pays ayant contribué financièrement au programme…
Oui, j'avais vu ça aussi. Je m'étais basé sur le Wikipedia anglophone pour les prix.
100 % d'accord sur ce point. La gouvernance Européenne et Française de l'espace est pas idéale, pour utiliser un euphémisme (idem sur de nombreux sujet, mais c'est pas le propos ici).
Je reste quand même confiant sur un point là dessus : la France a besoin d'un accès à l'espace souverain : La France est le seul pays de l'UE (donc sans l'UK) qui possède l'arme atomique. Elle peut utiliser les sous-marins our les rafales pour les lancer, mais elle a besoin de satellites spécifique d'imageries, d'information, d'espionnage, pour pouvoir utiliser cette arme et rester crédible.
Donc même gravement déficitaire, même dans la panade totale, la France et l'UE injecterons de l'argent dans l'espace, c'est vital pour eux. C'est d'une certaine manière rassurant : même si une étape du programme spatial foire (Ariane 6), ça ne décide pas sa mort, et une nouvelle version peut être mise au point. Ce qui n'est pas forcément le cas d'une entreprise complètement privée.
Modifié le 15 août à 14h48
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