Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire
Aux grands maux les grands mots
Le 10 août à 08h03
Plusieurs publications récentes montrent encore un peu plus la manière dont Microsoft négocie le virage actuel de Windows 11. Outre des explications sur la complexité d’une modernisation à marche forcée pour des raisons d’héritage, l’entreprise a lancé plusieurs composants dédiés aux performances.
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire
Aux grands maux les grands mots
Plusieurs publications récentes montrent encore un peu plus la manière dont Microsoft négocie le virage actuel de Windows 11. Outre des explications sur la complexité d’une modernisation à marche forcée pour des raisons d’héritage, l’entreprise a lancé plusieurs composants dédiés aux performances.
Logiciel
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7 min
L’initiative K2 de Microsoft bat son plein. Elle vise à redorer le blason d’un Windows 11 qui n’a jamais fait rêver et a été accusé de nombreux maux. Souvent considéré comme vorace en ressources (parfois à tort), le système s’est surtout signalé par une interface rigide, le retrait de fonctions, une personnalisation moindre et toujours plus de fonctions dopées à l’IA. Le système est aussi l’incarnation du retrait de Windows 10, même si l’Europe a droit à quelques facilités sur ce point.
Depuis le début de l’année, Microsoft communique abondamment sur des améliorations en préparation pour son système. Personnalisation, performances, recul de l’IA, fiabilité, applications natives et autres sujets sont poussés depuis des mois, avec déjà certaines améliorations distribuées depuis peu. Dans ce domaine, la mise à jour 26H2 attendue cet automne devrait marquer un tournant, mais l’effort doit se prolonger au-delà.
Modernisation : c’est « compliqué »
Le plus gros problème de Microsoft est aussi la principale force de Windows depuis longtemps : sa compatibilité descendante. La possibilité de faire tourner un vieux logiciel est un point fort auquel l’entreprise ne veut pas renoncer. Malheureusement, pour cette même raison, Windows 11 se « coltine » encore aujourd’hui de nombreux pans de code hérité.
Marcus Ash, vice-président de Microsoft chargé de la conception et de la recherche au sein de la division Windows & Appareils, a abordé ce point dans une interview donnée à Windows Central. Le responsable s’est dit fier de la compatibilité générale de Windows avec les outils et flux de travail hérités, ce qui empêcherait l’entreprise de se précipiter pour tout moderniser, sans s’assurer d’abord que les remplaçants conservent le même niveau fonctionnel.

Difficile cependant d’accuser Microsoft de précipitation. Comme le rappellent nos confrères, la modernisation du panneau de configuration a commencé avec Windows 8 il y a 13 ans et n’est toujours pas terminée. Le panneau des Paramètres est pratiquement complet, mais l’ancien Panneau de configuration est toujours là, même si « planqué ».
Marcus Ash a répondu sur ce point : « C’est pour ça que des éléments comme le Panneau de configuration sont complexes, car si un client a un pilote ou possède quelque chose qui dépend de cette fonction héritée, il faut faire attention à ne pas rompre cette promesse de compatibilité ». Il explique que les zones de l’ancien panneau sont désactivées l’une après l’autre, au fur et à mesure que les versions « modernes » sont éprouvées. Comment les zones à moderniser sont-elles choisies ? Un mélange d’utilisation, de télémétrie et de retours des clients, selon Marcus Ash.
Le responsable indique que le travail actuel ne concerne pas que des éléments courants comme l’Explorateur. Des outils plus spécialisés comme l’Éditeur du Registre commencent à être examinés. Il laisse surtout entendre qu’une bonne partie de la démarche en cours passe aussi par la modernisation des outils et frameworks impliqués. L’entreprise a clairement indiqué que l’avenir des interfaces passait par WinUI 3, qui est d’ailleurs devenu WinUI « tout court » pour faire passer le message.
Un serveur MCP pour les performances ? Même pas peur
Autres annonces intéressantes ces derniers jours, l’apparition en préversions publiques de plusieurs composants dédiés aux performances. Microsoft semble décidée à simplifier l’analyse des performances sur Windows en partant d’un constat : le système ETW (Event Tracing for Windows) et l’outil WPA (Windows Performance Analyzer) sont peut-être puissants, mais ils ne peuvent être exploités que par des personnes ayant de très bonnes connaissances dans ce domaine.
ETW est un système intégré à Windows chargé de garder des traces de tout ce qui est accompli en matière de processus. Des journaux gardent ainsi les traces de nombreux évènements : quel programme démarre, quand un processus utilise le CPU, quand une application lit ou écrit sur le disque, quand un pilote intervient, etc. Si vous ouvrez l’Observateur d’évènements, ses informations proviennent de cette infrastructure. De son côté, WPA fait partie du Windows Performance Toolkit. Technique, il se destine surtout aux développeurs, ingénieurs, administrateurs système et spécialistes des performances.
Ce que propose Microsoft ? D’abord WPA MCP, un serveur MCP permettant de récolter les ressources générées par ETW pour les confier à un agent (Copilot ou tout autre agent compatible MCP). Puisque les traces peuvent contenir de grandes quantités de données, l’idée est de permettre à un plus grand nombre de personnes de se pencher sur les performances via des questions en langage naturel de type « Cette application me semble lente, pourquoi ? ».
L’outil se destine prioritairement aux développeurs, pour baisser le niveau exigé habituellement sur les questions de performances. Les questions peuvent donc être posées en langage naturel, avec un accès plus rapide à tout ce qui peut être pertinent, comme les tableaux WPA, des graphs ou des plages de temps. Les résultats peuvent également remonter les activités coûteuses en CPU, les délais dans les entrées, les régressions et autres. Selon Microsoft, l’idée générale est de pouvoir passer rapidement d’une exploration des traces à des actions concrètes.
Interface ou ligne de commande
Un autre serveur MCP est proposé, cette fois spécifique à ETW et décrit par Microsoft comme un « compagnon » du premier. Il en est le pendant headless : il ne propose pas d’interface graphique ni d’éléments visuels. Il est fait pour être utilisé depuis un terminal, avec des scripts et agents. Les deux serveurs utilisent la même couche de données, les résultats d’analyse étant largement les mêmes. La préversion publique de ce serveur MCP pour ETW est cependant limitée à GitHub Copilot CLI pour l’instant.
Les deux serveurs sont faits pour répondre à des questions précises ou plus générales comme « Pourquoi la machine est-elle lente ? ». Plus besoin de connaitre l’organisation interne de WPA pour lancer une enquête, l’intention étant – théoriquement – comprise par le LLM utilisé. L’IA sert donc dans un domaine où elle brille habituellement : la découverte de corrélations.
Microsoft avertit toutefois que les résultats renvoyés peuvent être erronés ou incomplets et doivent en conséquence être comparés aux données originales. L’entreprise indique d’ailleurs que les questions ont tout intérêt à se poursuivre après les résultats pour demander des preuves.
Commentaires (36)
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Abonnez-vousLe 10 août à 08h12
Y a pas à dire, ils sont forts 🤡
Le 10 août à 08h15
Le 10 août à 09h06
Le 10 août à 13h29
pas possible de faire cohabiter dhcp et IP fixe sans ligne de commande, gestion des VLAN quasi inexistante, pas de gestion DoH/DoT/DoQ dans la config DNS, pas possible de choisir un DUID pour l'IPv6, etc.
Le 12 août à 08h57
Le masque ne se saisi pas tout seul (à retaper à chaque fois)
Enfin bref, c'est l'exemple parfait du truc qui n'apporte rien de mieux, et est moins pratique....
Le 14 août à 16h30
Le 10 août à 08h22
Le 10 août à 08h32
Modifié le 10 août à 15h02
Le 10 août à 10h10
Le 10 août à 08h46
Le 10 août à 09h29
Le 10 août à 09h42
Le 10 août à 10h11
Le 10 août à 11h52
Le 10 août à 20h35
Service : l'appuie une une lettre du clavier sélectionne le prochain service dont le nom commence par cette lettre.
C'est peu mais c'est mieux que rien et c'est là depuis longtemps.
Le 11 août à 07h10
Le 10 août à 09h23
Ad nauseam.
Je pense que je suis à deux doigts d'avoir un filtre inconscient qui supprime automatiquement cette excuse des publications tellement c'est éculé.
Modifié le 10 août à 13h32
Le 10 août à 17h22
Le 10 août à 17h57
Modifié le 10 août à 18h50
Pour les logiciels, c'est assez simple, puisque l'excuse de pas supporter le matos "un peu ancien" est pour notre "sécurité", la logique voudrait qu'ils fassent pareil avec les logiciels n'ayant pas reçu de mise à jour pour fonctionner au minimum sur une version à jour d'au minimum windows 10 2017 en natif donc sans compatibilité au nom de leur sacro sainte sécurité vu que c'est la limite pour les générations de processeurs également
Le 14 août à 08h23
Le PC qui pilote le distributeur SNCF flanche on fait quoi ? on le remplace par un moderne avec un windows plus récent et la couche de compatibilité fait le reste: pas besoin de tout changer.
Le 10 août à 20h18
Modifié le 11 août à 22h11
Et je le sais doublement car je travaille actuellement sur le projet NIS2 de ma boite et sur la sécurisation cyber OT/IOT et impossible d'obtenir des plus grands fabricants d'outils de production Européens/US etc des MAJ pour utiliser les derniers framework etc et donc de passer sur des OS récent.
Récemment une usine a acheté une ligne toute neuve et le fabricant nous a mis un IHM Windows CE en réseau... oui oui Windows CE et on a demandé un Windows 11 IOT mais non impossible car il n'a jamais DEV une nouvelle version...
Bref regarder que du coté du prisme Ordinateur de bureau c'est oublier les autres faces de ce fameux prisme
Modifié le 15 août à 19h03
Si le développement des versions entreprises impacte autant les versions publiques qui ne sont pas censés avoir besoin de tout ça, ça veut dire que pas mal de choses pourraient simplement être retirés pour alléger le tout pour les home ou les professionnels par exemple, qui aurait un coût probablement négligeable à l'échelle de microsoft même si un peu moins du point de vue d'un actionnaires qui lirait juste "coût supplémentaire" sans voir plus loin, plus que du bridage en tout cas puisque à première vue, vu l'impact de l'os entreprise sur les autres, un home serait aussi capable que les autres en incluant tous les outils mais en étant bridés volontairement pour vendre les autres plus chers sans faire le moindre effort supplémentaire.
Le 10 août à 09h31
Enfin une fonction IA utile !
Le 11 août à 07h17
Pour utiliser correctement l'IA il faut savoir évaluer sa production. Dit autrement, on ne devrait pas confier à l'IA des tâches qu'on ne maîtrise pas soi-même.
Le 10 août à 10h09
Le 11 août à 22h12
Le 12 août à 14h22
Au redémarrage, le shutdown a visiblement corrompu la base de registre ainsi que sa copie : ni Windows, ni WinRE, ne semble savoir la restaurer et ça redémarre en boucle.
Quand tu fais sfc & dism (j'avais même pas de réseau au début, même sous le livecd Debian que j'ai crée pour la suite), ça ne change rien et Windows redémarre en boucle en mode diagnostique : j'ai du détruire la partition (sachant que j'avais aussi mon ancien NMVE avec ... un UEFI + partition de récup Windows 10 qui devaient rajouté un peu de chaos à tout ça) après avoir copié les données des deux disques NVME (j'ai nettoyé les deux disques tant qu'à faire).
C'est la copie plus le téléchargement des ISO qui m'ont pris du temps.
Et si, la réinstallation de Windows prends facilement 30m et c'est facteur de la clef USB sur lequel est Windows : c'est pas la clef USB la plus rapide du monde même si c'est probablement plus rapide qu'un DVD :)
Modifié le 10 août à 10h13
Nous on voudrait que M$ fasse.
Modifié le 10 août à 10h31
La même manipulation en cliquant sur n'importe quel libellé (au lieu du vide) d'une ligne non sélectionnée, ça sélectionne la ligne avant d'afficher le menu contextuel qui est cette fois rempli.
Il faut donc viser du texte quand on fait un clic droit sur une ligne non sélectionnée, et ce n'est pas normal.
Le 10 août à 18h04
Modifié le 10 août à 22h00
Le 11 août à 07h40
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