Alan alerte sur une fuite de données chez Almerys, son prestataire de tiers-payant
Bis repetita placent
Illustration : Flock
Le 23 mai à 14h45
L’assurance santé Alan a alerté samedi les adhérents de ses entreprises clientes d’une fuite de sécurité survenue au niveau d’Almerys, son prestataire de tiers-payant. L’incident est susceptible d’avoir exposé état civil, numéro de sécurité sociale et numéro de contrat de l’assureur. Alan assure cependant que ses propres systèmes sont intacts et que les données de paiement, mots de passe et informations de santé ne sont pas concernés.
Alan alerte sur une fuite de données chez Almerys, son prestataire de tiers-payant
Bis repetita placent
Illustration : Flock
L’assurance santé Alan a alerté samedi les adhérents de ses entreprises clientes d’une fuite de sécurité survenue au niveau d’Almerys, son prestataire de tiers-payant. L’incident est susceptible d’avoir exposé état civil, numéro de sécurité sociale et numéro de contrat de l’assureur. Alan assure cependant que ses propres systèmes sont intacts et que les données de paiement, mots de passe et informations de santé ne sont pas concernés.
Sécurité
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4 min
Nouvelle affaire sensible en vue dans le monde de la santé : l’assurance Alan, auréolée de son statut de licorne et d’une récente levée de fonds de 100 millions d’euros, a commencé à signaler par email aux employés des entreprises clientes de ses services d’un incident de sécurité susceptible d’avoir exposé des données personnelles.
« Vendredi 22 mai, notre prestataire en charge du tiers-payant (Almerys) nous a informés d’un incident de sécurité ayant touché leur plateforme », indique l’assurance, qui a également publié une notice d’information sur son site.
État civil et numéros de sécurité sociale en fuite
L’incident en question a notamment exposé les données d’état-civil des adhérents (nom, prénom, date et rang de naissance), le numéro de sécurité sociale, le numéro de contrat, et les dates de début et de fin de couverture.
Les informations bancaires, informations de contact, mots de passe et informations de santé (notamment soins ou remboursements) ne sont en revanche pas concernées par l’incident et sont toujours en sécurité.
Alan affirme en revanche n’avoir subi aucune intrusion au niveau de ses propres systèmes. « Votre espace personnel Alan est toujours accessible et sécurisé depuis votre application, et la gestion de vos remboursements continue sans interruption d’activité », écrit l’entreprise.
Côté Almerys, la découverte de l’incident a motivé la coupure du site de prise en charge (destiné aux transmissions). « En conséquence, les professionnels de santé (optique, audio, hôpitaux) peuvent rencontrer des difficultés pour soumettre des demandes de prise en charge pour les affiliés Alan », avertit l’assurance.
À ce stade, Alan communique de façon préventive, expliquant ne pas avoir encore la liste détaillée des personnes ou comptes concernés par la fuite. En attendant une information individuelle plus précise, l’assurance santé appelle clients et adhérents à la vigilance, notamment face à des communications suspectes évoquant la santé ou se revendiquant d’établissements et organismes du secteur.
« Nous avons immédiatement notifié l’ACPR (autorité de régulation des assurances), et nous préparons également une notification à la Cnil », écrit Alan.
15 millions de numéros de sécu dans la nature ?
« L’incident serait dû à une intrusion frauduleuse sur le site de prise en charge d’Almerys », avance Alan. Le prestataire concerné n’a pas encore communiqué publiquement sur le sujet.
Cette alerte intervient deux jours après qu’un pirate a revendiqué une attaque réussie sur Almerys, et affirmé, le 21 mai dernier sur un forum spécialisé, proposer à la vente un fichier de 44 millions de lignes contenant notamment 15,45 millions de numéros de sécurité sociale uniques. « Souvent, tous les membres d’une même famille sont liés à un seul numéro de sécurité sociale, ce qui permet un accès complet aux informations familiales », vante le pirate.
Rien ne permet toutefois à ce stade d’entériner la portée réelle de cette nouvelle exfiltration. On se souvient en effet que la plateforme a déjà connu un incident de sécurité majeur début 2024, en même temps que son homologue et concurrent Viamedis. Cette double fuite concernait à l’époque « plus de 33 millions de personnes » d’après la Cnil. L’affaire avait motivé l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. Deux ans plus tard, ce nouvel incident dont la portée réelle reste encore inconnue confirme que la chaîne de gestion des données de santé éveille toujours les appétits délictueux…
Commentaires (28)
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Abonnez-vousSamedi à 16h30
En 2 ans, Almerys n'ont pas corrigé leur système informatique ??
Samedi à 20h36
Dimanche à 00h13
Hier à 14h15
Parce que si on suit ta logique, la fiabilité et la sécurité des système serait une option parmi les autres. Or, non ce n'est pas une option mais un requis.
Aujourd'hui à 08h38
Samedi à 16h57
La première fois ne leur a pas suffit ?
Je veux bien qu'aucun système informatique est infaillible. Mais c'est la deuxième fois en deux ans... il y a un gros gros problème de SI là.
J'espère sincèrement que la CNIL et les autorités vont taper fort cette fois-ci.
Hier à 09h53
Mais malgré tout, 2 attaques réussies en 2 ans, c'est beaucoup...
Modifié hier à 10h30
Même si les pentest dans les locaux d'entreprise existent aussi.
Aujourd'hui à 10h40
Aujourd'hui à 10h46
Aujourd'hui à 14h24
Samedi à 17h30
Ce n'est pas comme si on pouvait changer de prénom/nom/adresse ni regénérer un numéro de sécu. Alerter en cas de fuite du couple email/MDP est un autre sujet.
Partons simplement du principe que toutes nos données persos ont déjà fuité au moins une fois. Toujours rester vigilant sur le phishing élaboré à base d'emails ou appels personnalisés avec des infos, en théorie, privées. Le bon-sens finalement.
Ou alors j'ai une vision un peu trop fataliste de la chose ?
Samedi à 20h23
Aujourd'hui à 15h58
Genre, faux email d'ameli avec ton n° de sécu etc disant qu'un remboursement est en attente de versement mais que les coordonées bancaires ont besoin d'être mise à jour via le lien ci dessous....
Hier à 08h18
Je vais continuer à recevoir dans mes spams des mails chelou et je vais continuer à filtrer les appels de casse couille.
Autant les mecs qui sécurisent mal les systèmes font chier autant les petits cons qui achètent des scripts russes et abusent de l’IA pour essayer de gagner de l’argent en revendant nos données sans se soucier des conséquences sont tout autant à punir.
C’est pas parce que c’est open bar que tu peux te permettre de te servir et encore moins d’aller fièrement revendre tout ça sur le marché noir.
Ont dirait les mecs qui volent des vélos et te répondent qu’ils étaient mal attaché alors je me suis servi bah non dans un monde idéal on touche pas aux biens qui nous appartiennent pas et ont devrait pas avoir à tout sécuriser comme ça.
Samedi à 19h16
Statut de freelance en contrat direct avec Alan.
Bon, les fuites continuent même à l'arrivée de la sécheresse !
Samedi à 19h23
Aujourd'hui à 12h18
Modifié samedi à 21h28
Dimanche à 12h32
Aujourd'hui à 16h53
Pour les opérateurs Tiers-payant, ils n'ont pas hésité à l'époque à déclarer que c'était aux mutuelles d'informer leurs clients. Mutuelles qui se sont empressé de jeter la patate chaude derrière la haie. Et puisqu'ils ne font face à aucune sanction, aucun licenciement, ni aucune condamnation, je vois mal pourquoi ils prendraient leur responsabilités (bien qu'ils encaissent le salaire qui va avec ces responsabilités).
Ironie du sort, comme le relèvait l'article de next à l'époque, c'est bien les personnes qui n'avaient pas de compte ameli qui étaient les plus vulnérables, puisqu'il était possible de faire un compte france-connect à partir d'un compte ameli bidon. Et toutes les infos nécessaires pour le créer étaient contenues dans la fuite.
Hier à 15h02
Pourquoi on ne securise pas toute les données nous concernant de la même manière que les données bancaires du coup ? 🤔
Aujourd'hui à 13h14
Modifié hier à 17h42
Un hash de l'ensemble nom/prénom/numéro de sécu/numéro de contrat/... semble être suffisant pour la traçabilité.
Hier à 23h50
Ça implique effectivement un gros besoin de sécurisation du SI et des échanges.
Aujourd'hui à 07h07
Almerys fait passer des factures électroniques de soin (FSE) qui contiennent:
Nom/Prénoms du malade avec la date de naissance + Numéro de sécurité sociale de l'assuré avec le numéro de dossier et enfin les actes facturés.
Les professionnels de santé interrogent régulièrement le prestataire pour savoir si le patient a une mutuelle ou non.
Aujourd'hui à 12h49
Aujourd'hui à 13h16
Seul Alan a communiqué par contre
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