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Ce que révèlent les comptes de SpaceX à l’aube de son introduction en bourse

Rocket is on the lanchpad

Ce que révèlent les comptes de SpaceX à l’aube de son introduction en bourse

SpaceX a déposé mercredi le document préliminaire à son introduction en bourse, qui révèle pour la première fois les comptes de l’entreprise, à défaut de préciser la valorisation recherchée à l’issue de l’opération. Ces derniers soulignent l’extrême rentabilité de Starlink, mais aussi le poids croissant des investissements dans l’IA orchestrés au nom de X et xAI. Ils confirment enfin qu’Elon Musk prévoit de garder un contrôle total sur le groupe.

Cette fois, c’est la bonne : depuis son nouveau siège du Texas, SpaceX a déposé mercredi après-midi auprès du gendarme états-unien de la bourse le document d’enregistrement préalable à son introduction en bourse. Ce document, dit Form-S1, est important à double titre. D’abord, parce qu’il lève le voile sur les conditions prévues par SpaceX pour cette ouverture du capital aux marchés. Ensuite, parce qu’il permet d’enfin obtenir des éléments tangibles sur la santé financière de l’entreprise, son chiffre d’affaires et la rentabilité de ses différentes composantes.

Il manque toutefois une information parmi les plus importantes : les modalités exactes de l’introduction en bourse, la part de capital proposée aux investisseurs, et la valorisation envisagée par l’entreprise. Ce sont ces informations, pour l’instant laissées en blanc dans le S-1, qui permettront de déterminer la somme que SpaceX espère lever grâce à cette opération.

Elon Musk garde un contrôle total sur son entreprise

Une chose est sûre : Musk, connu pour être un véritable control freak, s’est assuré de garder la mainmise sur le devenir de SpaceX. Le capital de l’entreprise va, pour ce faire, être divisé en deux classes d’actions. Les actions de classe A, proposées au marché, donnent un droit de vote simple à leurs détenteurs, mais une part significative (non précisée) du capital sera dirigée vers des actions de classe B, qui donnent quant à elles dix votes par titre, mais aussi des droits supplémentaires pour tout ce qui touche à l’élection des membres du conseil d’administration de l’entreprise. Or Elon Musk sera le principal détenteur de ces actions « bonifiées », et détiendra dans les faits 85,1 % des droits de vote, contre 93 % avant l’opération. De ce fait, c’est toujours à lui que reviendra le pouvoir de décision (a minima tant qu’il conserve cette majorité), comme l’écrit explicitement SpaceX :

« En tant que détenteur de la majorité de nos actions ordinaires de catégorie B, M. Musk pourra élire, révoquer ou pourvoir à tout poste vacant parmi les administrateurs de catégorie B. De plus, tant qu’il détiendra plus de 50 % des droits de vote de nos actions ordinaires, M. Musk contrôlera le pouvoir de vote relatif à la sélection de notre conseil d’administration. Par conséquent, M. Musk aura le pouvoir d’influencer l’issue des décisions nécessitant l’approbation des actionnaires, notamment l’élection de tous nos administrateurs, et de contrôler nos activités et affaires. »

L’introduction en bourse va donc donner la possibilité aux investisseurs (particuliers mais surtout institutionnels) de s’exposer financièrement à SpaceX, mais sans contrôle direct.

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Commentaires (18)

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C'est assez fou en fait, rien n'est rentable sauf starlink qui a de plus en plus de concurrence.
En gros c'est toujours une startup quoi.
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Ça ne donne pas envie, ce mélange entre l'activité spatiale et X/xAI.

Les lanceurs + Starlink, ça semblait rentable quand on voit les chiffres publiés, mais ajouter l'IA qui nécessite énormément d'investissement, ça déstabilise le tout.
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Le but de rajouter X/xAI permet de considérer SpaceX comme une boite de tech et pas comme une boite d'aérospatiale, car en terme de valorisation ce ne sont pas les même multiples de valorisation par rapport à leur bilan, (voir Boeing ou Lockheed Martin vs GAFAM). Mode boulard ON - Et cela permettra aussi à Elon Musk de réussir la plus grosse IPO de l'histoire - Mode boulard OFF.
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Quel intérêt ?

Musk possédait une grosse partie des deux sociétés. Les investisseurs sérieux regarde chaque partie Spacial et tech pour valoriser la société.

Là, on a une société qui devient non valorisable tellement il est difficile de prévoir ce que deviendra la partie X/xAI. xAI est loin d'être la technologie d'IA la plus convaincante.
Et avec un contrôle à vie par Musk qui est capable de mettre ce genre d'idées en place, ça donne encore moins envie.
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Le mélange xAI + SpaceX vient du fait que c'est SpaceX qui est bankable (bonne réputation, vu comme rentable), mais c'est xAI qui a le plus besoin de pognon.
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Oui y aurai pas l'IA, ça donnerait envie.
Mais cette connerie d'IA qui risque de bientôt se casser la gueule de partout (vivement ^^), ça décrédibilise le reste.

Dommage car Starlink rentable et ça risque pas de changer (la concurrence a un tel retard...) et Starship ils finiront par y arriver et là ca fera mal aussi.
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Ajout de deux informations supplémentaires dans l'article : le montant du contrat passé entre xAI et Anthropic, ainsi qu'une mention de la faible pénétration de Grok dans l'administration US révélée ajd par Reuters.
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Par curiosité. Une idée du prix de l'action?
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Ta question n'a pas de sens. Ça dépend du nombre d'actions de chaque type. Normalement, une action avec moins de droit de vote vaut moins cher ou bien a des dividendes plus élevés.

Une question sur la valorisation de l'ensemble après augmentation de capital aurait un sens.
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Bin oui mais la valorisation ici n'est franchement si limpide que cela.

Après je ne connais pas les rouages d'une entrée en bourse aux USA. Est ce que c'est tout le capital sous une même bannière ? Ou des titres par boites du groupe (enfin tu comprends).
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On a des infos sur le cour de réutilisation des Falcon dans cette doc ?
C'est la grosse interrogation sur le modèle spatial de la boîte (starship étant hors jeu, Mars se fait attendre)
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SpaceX revendique 34 vols pour un premier étage Falcon 9

edit : et Starship est clairement présenté non pas uniquement comme un véhicule pour Mars, mais comme un lanceur lourd pour augmenter la capacité utile amenée en orbite

edit 2 : pas trouvé d'info sur le coût de la remise en état du lanceur pour sa réutilisation, mais effectivement ce serait intéressant de savoir
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Starship fait aussi partie des véhicules retenus pour Artemis, même si la NASA l'a remis en concurrence en raison de ses retards. Me semble que vous en aviez parlé.
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Si je peux me permettre.

Je sais que la NASA dans son programme de la navette spatiale faisait un certain nombre de tests. Notamment de passer la carlingue entière au rayon X.

C'est à ce moment qu'ils on découvert un tas de problèmes très contraignants. Comme les poutres qui servent de base au châssis qui se choppent des microfissures. Et plus ça allait plus ça devenait inquiétant. Problème il faut démonter toute la navette pour les remplacer...

Quand on ne fait pas de test; y'a pas de problème...

Donc pour cette recherche. Il serait intéressant de savoir quels sont les tests effectuée et à partir de là de demander à un sachant ce qu'il en pense. Avoir des tests montrant un "green" alors que le lanceur pourri sur place... Le même topo que pour les armateurs qui finissent par nous faire des marées noires.

Je ne peut pas croire qu'on ne fasse aucune réparation entre chaque lancement. Donc du pognon.

Peut-être qu'ils ont un PR capable de répondre ou p-e qu'un autre agence sait.

Sait-on jamais.
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Moi j'ai retenu que leur modèle de développement c'est de faire des tests en production et d'améliorer au fur & à mesure des "démontages rapides et non programmés".
Anticiper au sol, c'est la Nasa d'avant, c'est Ariane : C'est has been et même quand ça marche , ça montre pas assez souvent qu'on "fait quelque chose".
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Mais dites-donc, c'est incroyable : où est donc cette "main du marché" censée réguler les pratiques ? Décidément, encore une "exception".

Où réside la logique de pouvoir proportionnel à la détention du capital âprement défendue quand cela arrange le capital, mais si simplement battue en brèche, comme c'est le cas ici, quand cela ne l'arrange pas ?

Et le pire est que les porte-monnaies court-termistes investisseurs vont quand même se précipiter pour espérer retirer un gain de leur spéculation sur le titre, quand bien même on leur demande d'injecter leur pognon sans rien d'autre que l'espoir d'une plus-value et/ou peut-être d'un dividende.

Un système qui fonctionne sur la tête. Avec une armée de faire-valoir prête à dégainer pour justifier sa dissonance cognitive.

Je trouve cela fou, cette acceptation massive, qu'on puisse exiger sans que ce ne soit même plus discuté, l'idée de conserver son propre contrôle intégral quand on recherche activement à se financer par autrui.

C'est par exemple le mécanisme à l’œuvre pour s'abreuver de subventions publiques en dépossédant l'État, comme avec la LGV Sud Europe Atlantique (~65 % de fond publics, ~75 % de contrôle privé du consortium), et l'idée derrière toutes les DSP & les entités privatisées.
À quand un retour à de la logique ? À quand un peu de régulation ?
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La "main du marché" n'a jamais été l'idée que les pratiques s'autoregulent dans l'intérêt du public. C'est essentiellement juste l'idée de comportement émergents des marchés qui dépassent les comportements individuels, mais ça n'implique pas que ça soit moral ni optimal pour la population.

Dans le cas de SpaceX, c'est le choix des investisseurs d'investir ou pas, et si ça ne marche pas aussi bien que prévu c'est eux qui perdront de l'argent.
Je suis d'accord que le pouvoir énorme de Musk ne donne pas confiance : il joue avec l'argent des autres sans avoir de comptes à rendre ou presque.
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Perso, je ne comprends pas que ce soit possible de décorréler à ce point les droits de votes et la possession du capital de l'entreprise (action)...