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Malvertising : sur les plateformes de Meta, 31 % des publicités sont malveillantes

mADe in China

Malvertising : sur les plateformes de Meta, 31 % des publicités sont malveillantes

Pour la troisième fois en trois mois, un rapport révèle de sérieux dysfonctionnements permettant à des acteurs malveillants, œuvrant en bonne partie depuis la Chine et Hong Kong, d’inonder les plateformes Meta de publicités malveillantes.

Le 26 février à 11h50

En novembre, une enquête révélait que Meta estimait, en interne, que les publicités frauduleuses dans leur ensemble pourraient représenter quelque 10 % de son chiffre d’affaires annuel, soit 16 milliards de dollars.

En décembre, une seconde enquête dévoilait qu’entre 2022 et 2024, les revenus publicitaires de Meta en Chine avaient plus que doublé, passant de 7,5 milliards de dollars à 18,4 milliards de dollars, pour atteindre près de 10 % du chiffre d’affaires global du groupe. Elle notait également que Shein et Temu étaient les deux plus gros clients publicitaires de Meta dans le monde en 2024, devant Amazon.

L’enquête révélait aussi et surtout que près d’une publicité sur cinq (19 %) sur Facebook, Instagram et consorts depuis la Chine, faisait la promotions d’arnaques, de jeux illégaux, ou encore de produits interdits.

Meta, qui aurait gagné près de 3 milliards de dollars en diffusant via ses systèmes publicitaires des contenus promouvant des arnaques, de la pornographie ou d’autres contenus illégaux, estimait aussi que l’équivalent du quart de toutes les publicités frauduleuses diffusées dans ses systèmes venait de Chine, pays qualifié sur certaines présentations de Meta de principal « pays exportateur d’escroqueries ».

Intitulée « The Scam Ad Machine » (la machine à publicités frauduleuses), une étude de cinq chercheurs du Gen Threat Labs publiée début février avance que près d’une publicité Meta sur trois (30,99 %) diffusée en Europe et contenant du texte publicitaire en anglais renvoie vers une arnaque, un lien frauduleux, une tentative d’hameçonnage ou un logiciel malveillant.

Ils ont également découvert que dix annonceurs seulement étaient responsables de plus de 56 % de toutes les publicités frauduleuses observées. Et qu’ils étaient associés à des systèmes de paiements et à des infrastructures communs liés à la Chine et à Hong Kong, laissant entendre qu’il s’agirait d’opérations organisées à l’échelle industrielle plutôt que d’acteurs malveillants isolés.

Si, comme l’auteur de ces lignes, vous n’aviez jamais entendu parler de Gen Threat Labs, sachez qu’il émane de Gen Digital, du nom du consortium formé par la fusion de Symantec avec Avast, en 2022, plus connu pour ses marques Norton, LifeLock, Avira, AVG, ReputationDefender et CCleaner.

« Nous disposons de l’un des plus grands réseaux de cybersécurité grand public au monde », résume Gen Digital sur son site, où elle avance bloquer plus de 27 700 attaques par minute en moyenne, en avoir bloqué plus de 4,5 milliards l’an passé, et revendique près de 500 millions d’utilisateurs.

Si les vendeurs d’antivirus et autres produits de (cyber)sécurité ont souvent intérêt à faire peur pour vendre leurs « solutions » censées protéger leurs utilisateurs, reste que leur expertise, et l’ampleur des menaces auxquelles ils sont confrontés, leur donne accès à des volumes de données que peu d’organismes peuvent traiter et analyser de la sorte.

Le malvertising représente aussi 41 % de toutes les cyberattaques…

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Commentaires (14)

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Il y a tellement de publicités sponsorisées qui sont en fait des arnaques… et quand on les signales à Facebook/Instagram ils vous répondent que ça n’enfreint pas leurs règles.. Il est grand temps de légiférer sur ce problème et de mettre l’entreprise face à ses responsabilités.
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Soit ça, soit ils répondent une semaine plus tard, alors que la publicité n'est déjà plus disponible, que la page associée a été nettoyée ou supprimée, etc.
Mais les personnes lésées se seront quand même faites avoir, et pour de faibles montants parfois, ce qui fait que les gens ne chercheront même pas gain de cause...
Dernier exemple que j'ai en tête, l'aéroport à côté de chez moi qui proposait de racheter les valises oubliées pour 2€ :reflechis:
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Il n'y a pas que sur Méta, sur Youtube j'ai été surpris, les rares fois où j'y suis allé j'ai eu droit a au moins une pub' sur un produit "miracle" et une autre sur des placements stype Ponzi.

Ce n'est pas une erreur de la part de Google ou de Méta: le but c'est de faire du profit, le reste on s'en fout.
Ils ont du faire une étude analyse-risque et les potentiels attaques en justice seront compensées largement par les revenus générés par ce genre de publicités.

PS: sur Méta je ne peux rien dire: je ne vais jamais sur leurs RS.
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Moi, en ce moment, sur yt, la pub que j'ai souvent, c'est pour une petite copine AI (cindy.ai de mémoire).
Évidemment, elle a de gros seins et des vêtements très près du corps.

l'éternel combo : argent-sexe-pouvoir, là, c'est l'appât "sexe".
(j'ai aussi quelques "améliorez votre leadership" et quelques "devenez riche vite et facilement grâce à mon super programme de coaching", les deux autres piliers)

Pauvre monde...
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Ça fait quand même beaucoup XD
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J'aime beaucoup le terme américain « Malvertising » que je trouve bien trouvé. :yes:
J'attends avec impatience l'équivalent français concocté par les canadiens. :D
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Tout simplement publicité malveillante tabernacle !
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Publicité frauduleuse, tout simplement.
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Pour la version franco-française il faut un terme absurde, inutilisable et dont le sens ne peut pas être deviné.
Voyons « arnaréclames » ou bien « publi-escroquerie ».
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J'aime bien :
arnaréclames
:bravo:
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Pour la version franco-française il faut un terme absurde, inutilisable et dont le sens ne peut pas être deviné.
Publillicités ?
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Ouais, non. On risquerait d'être capable d'en deviner le sens ! Faudrait pas que ça arrive.
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Ca vaut bien leur "vacancettes" en lieu et place de "week-end", effectivement.
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Que 31 % sont malveillantes ?

Malvertising : sur les plateformes de Meta, 31 % des publicités sont malveillantes

  • Le malvertising représente aussi 41 % de toutes les cyberattaques...

  • ... et environ 30 % des escroqueries observées sur les réseaux sociaux

  • « La transparence ne crée pas les abus, elle les révèle »

  • Les 10 principaux annonceurs représentent 56 % des publicités frauduleuses

  • Il ne s'agit pas d'une modération imparfaite, mais d'un système défaillant