C’est quoi le stockage S3 ?
Super Service de Stockage ?
Illustration : Flock
Le 23 mars à 10h13
Vous avez entendu parler de la technologie S3 ? Vous l’avez vue dans de nombreux contextes et vous vous demandez ce que c’est ? Ne bougez pas, on vous explique pourquoi elle est partout et est considérée comme la brique élémentaire du cloud. C’est d’ailleurs du S3 que propose Next avec son abonnement.
C’est quoi le stockage S3 ?
Super Service de Stockage ?
Illustration : Flock
Vous avez entendu parler de la technologie S3 ? Vous l’avez vue dans de nombreux contextes et vous vous demandez ce que c’est ? Ne bougez pas, on vous explique pourquoi elle est partout et est considérée comme la brique élémentaire du cloud. C’est d’ailleurs du S3 que propose Next avec son abonnement.
Le 23 mars à 10h13
Internet
Internet
11 min
Le cloud est rapidement entré dans les usages. Nous avons l’habitude d’entreposer des données un peu partout, parfois sans vraiment faire attention. Les services de type « drive » sont monnaie courante, et beaucoup apprécient cette possibilité de retrouver leurs données sur tous leurs appareils.
Avant même que tous ces services prennent leur envol, il a cependant fallu répondre à une problématique : comment stocker efficacement les données, quand les besoins explosaient et que les grandes entreprises exprimaient des besoins croissants pour alimenter leurs offres de commerce électronique ?
Le S3 est, pour rappel, utilisé par Next pour vous proposer 1 To de stockage – avec 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté du compte – à tous les abonnés Next Premium au tarif standard. Si ce n’est pas encore fait, il suffit donc de vous abonner pour en profiter, et de suivre notre tuto.
- 1 To (et plus) de stockage S3 dans votre abonnement Next : c’est parti !
- [Tuto Next] 1 To de stockage offert : comment sauvegarder ses données sur le S3 Next
Il y a presque 20 ans naissait S3
En mai 2006, Amazon Web Services lance Simple Storage Service, abrégé S3. Comme l’entreprise l’explique alors, le service se veut très simple et est dédié à une seule tâche : le stockage de données. La mise à l’échelle (scaling) et les prix bas sont également des arguments. AWS met alors son produit en avant pour tous les clients qui pourraient avoir besoin de stocker des quantités croissantes de données, avec la promesse d’accompagner le développement des services associés et de suivre la demande.
« Amazon S3 est un stockage pour Internet. Il est conçu pour faciliter l’informatique à l’échelle web pour les développeurs. Amazon S3 propose une interface de services web simple qui peut être utilisée pour stocker et récupérer n’importe quelle quantité de données, à tout moment, depuis n’importe où sur le web. Il donne à tout développeur accès à la même infrastructure de stockage de données hautement évolutive, fiable, rapide et peu coûteuse qu’Amazon utilise pour gérer son propre réseau mondial de sites web », écrivait alors AWS. C’était la première fois que l’entreprise mettait à disposition de la clientèle une technologie qu’elle utilisait pour ses propres besoins.
L’un des principaux points forts de S3 à son lancement était sa promesse de performances. L’infrastructure était ainsi conçue pour augmenter la disponibilité, les débits, la capacité et la robustesse générale en même temps que le nombre de nœuds. AWS promettait en outre une haute disponibilité (99,99 %) et une résolution rapide des goulots d’étranglement par l’ajout de nouveaux nœuds. Cette gestion est vite devenue automatique, S3 gérant l’augmentation ou la diminution de la demande sans intervention manuelle.
Des objets, des buckets, des clés
Jusqu’à S3, les approches sur le stockage des données étaient essentiellement centrées sur la hiérarchisation des dossiers et des fichiers, telle qu’on peut l’observer dans la plupart des systèmes de fichiers et dans les gestionnaires (Explorateur Windows, Finder macOS…).
Dans S3, AWS a procédé autrement : tout est une question d’objets. Ces derniers peuvent représenter n’importe quel type de donnée, aussi bien du texte que de la vidéo. Les objets sont réunis en « buckets » (littéralement des « seaux »). Il s’agit de conteneurs organisationnels, pouvant contenir autant d’objets que l’on désire.
Dans un bucket, chaque objet est constitué de trois parties : les données brutes (contenu du fichier), une clé unique d’identité et des métadonnées (informations descriptives). On a ainsi les trois notions essentielles de S3 : les objets, les buckets et les clés. Il n’y a pas de hiérarchie, ce qui revient à dire que placer un fichier dans un stockage S3, c’est attribuer une clé à un objet. Cette approche a le gros avantage de sa simplicité et de sa souplesse. On peut ainsi parler d’un stockage S3 comme d’un grand magasin de paires clé-valeur, où la valeur correspond aux données brutes et aux métadonnées.
L’API S3 étant compatible REST (REpresentational State Transfer), les objets peuvent être manipulés avec des commandes courantes comme PUT pour ajouter un objet, GET pour récupérer un objet, DELETE pour supprimer un objet, LIST pour lister les objets d’un bucket, etc.
Un standard de facto
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Commentaires (35)
Le 23 mars à 10h24
Modifié le 23 mars à 11h31
Le 23 mars à 10h39
Le vrai standard ouvert, c'est OpenStack Swift.
Modifié le 23 mars à 14h30
Même ceux qui reposent dessus offre généralement une comptabilité S3 (comme OVH).
Le 23 mars à 12h49
Le 23 mars à 13h47
Au contraire de l'API OpenAI par exemple qui s'est imposée comme un standard de fait de compatibilité pour appeler un modèle d'IA, peu importe où il est hébergé.
Le 23 mars à 14h01
Le 23 mars à 13h34
Le 23 mars à 14h43
Le 23 mars à 14h51
ALERTE GENERAAAAAAAAAAAAAAAALE !
Le 23 mars à 15h28
On va être patient, heureusement que Seb est en feu en ce moment
(Attention j'aime tout le monde, j'ai juste des sujets, domaines de préférence
Le 23 mars à 19h17
Le 23 mars à 19h34
Le 23 mars à 23h02
Le 23 mars à 23h05
Le 26 mars à 17h56
Le 26 mars à 17h55
Le 26 mars à 18h51
Le problème c'est que si tu termines aux grands brûlés on va s'ennuyer nous 😝
Le 27 mars à 08h18
Le 23 mars à 16h43
Le 23 mars à 17h10
Outre l'aspect chaud / froid, ils peuvent aussi avoir des tiers où la finalité est soit le stockage, soit le transactionnel sur des données à durée de vie courte (ex : un sas de fichiers). Dans le premier cas, le stockage sera peu cher, mais les appels plus onéreux. Dans le second cas, c'est l'inverse : coût du stockage à l'heure plus élevé, mais nombre d'appels meilleur marché.
C'est pourquoi il faut évaluer à la fois le stockage et le nombre d'opérations sur un object storage chez un CSP. Les calculatrices de coûts proposent en général ces curseurs.
Cas vécu d'une architecture mal calibrée : 2000 € par jour d'opérations sur un stockage objet à cause de pooling applicatif multiple. Le pooling en lui-même n'a aucun sens sur ces services, puisqu'ils s'accompagnent généralement d'un panel d'événements auxquels on peut abonner un service applicatif pour déclencher un traitement.
Bref, comme d'hab avec les CSP, faut lire toutes les petites lignes de la tarification.
Modifié le 23 mars à 17h32
(Moji peut-être ? Ce n'est pas très clair sur leur site, c'est juste indiqué "pas de coût de restitution de la donnée", mais ca ne parle pas de la partie API. Et cachez moi ces FAS que je ne saurais voir
Edit : En me relisant je me dis que tu as raison de toute façon, il faut toujours lire les petites lignes ;)
Le 23 mars à 17h47
Et ça, y'en a qui oublient souvent
Le 23 mars à 18h24
Le 23 mars à 18h49
Pour avoir du tirer les vers du nez de Microsoft à plusieurs reprises sur des termes pas super clairs, c'est difficile d'avoir des vraies réponses de la part des commerciaux sur la véritable clé de facturation. Le pire étant les SKU qui englobent plusieurs trucs pas super définis.
Modifié le 23 mars à 19h16
Le 24 mars à 09h06
Pour être honnête, j'ai regardé ce que vous faisiez, mais je n'ai pas trouvé que c'était très clair sur votre site. "peut être répliquée sur plusieurs régions", mais on ne sait pas si c'est une option, pas d'information sur l'immuabilité ou le chiffrement.
Le 23 mars à 22h16
En lisant le titre, je me suis vraiment dit que j'allais comprendre le s3 que mes collègues la DSI ont mis en peuvent interne et qu'on exploite pour divers usages (de la données qui ne doit pas pouvoir être modifiée, ou de la donnée de passe qui doit facilement être chiffrée/déchiffrée et mise à disposition sur le net), mais là j'avoue que ça m'éclaire assez peu sur le pourquoi du comment.
Merci quand même 😅
Le 24 mars à 16h44
Cette techno est utilisée par plusieurs fournisseurs avec un niveau de service différent pour chacun (fonctionnalités).
Exemple tu fais une sauvegarde complète de ton infrastructure que tu envoies sur S3 : avantage c'est peu cher tant que tu n'y accèdes pas souvent, tu peux faire en sorte qu’elle soit en lecture seule ce qui protège contre les ransmoware, tu peux même déplacer cette sauvegarde sur un S3 encore plus froid (S3 Glacier) ou tes données te couterons encore moins cher mais seront plus longue a être récupérés.
Si tu as un site à fort trafic, tu places les images et autres médias sur un bucket S3 ouvert au public : ton site web n'a pas besoin de consommé de la bande passante, c'est le S3 qui sert les médias aux clients.
Le 24 mars à 20h12
Modifié le 25 mars à 00h54
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stockage_objet
Je ne me sens pas assez pointu pour expliquer.
Le 25 mars à 07h59
Si tu n'y stockes que des fichiers, ça va ressembler à un NAS, au détail prêt que chaque dossier peut être plus ou moins rapide selon le niveau de "tier" du bucket plus ou moins froid : un peu comme si ton NAS affichait des dossiers très rapides en RAID sur SSD, et d'autres enregistrés sur bandes magnétiques lent à lire.
Le 25 mars à 08h31
Et qu'on peut aller très finement dans la gestion des accès, l'immuabilité, et j'en passe.
Le 23 mars à 23h48
Le 24 mars à 16h35
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