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LinkedIn favorise-t-il les profils masculins ?

LinkedIneuses en colère

LinkedIn favorise-t-il les profils masculins ?

Illustration : Flock

Un groupe d’internautes a mené une nouvelle expérimentation sur LinkedIn pour tenter d’observer si, oui ou non, la plateforme promouvait davantage les publications des hommes. LinkedIn réfute prendre le genre en considération parmi les éléments permettant de hiérarchiser les différents messages et déclare mener des « contrôles d’équité » avant de déployer ses outils.

L’enquête crowdsourcée sur les potentiels biais sexistes de LinkedIn continue. Courant novembre, pour tenter d’objectiver la visibilité que LinkedIn donne aux publications selon le genre de leurs autrices et auteurs, un groupe d’internautes a lancé une expérience : modifier leur nom – Simone Bonnett, par exemple, est devenue Simon E-, voire adapter le genre indiqué à LinkedIn depuis les paramètres du profil.

Certaines femmes ont aussi adapté la présentation de leur profil pour les rendre plus « masculines » ou « bro-coded », parfois à l’aide de modèles génératifs. En pratique, explique la communicante Megan Cornish, autrice d’une publication devenue virale sur le sujet, il s’agit notamment de choisir des mots orientés sur l’action dans le monde économique, comme « dynamiser », « transformer » ou « accélérer ». Un vocabulaire très inhabituel pour Megan Cornish, dont l’expertise concerne la santé mentale, un domaine où le langage est plus souvent « compris comme "féminin", car anglé sur la collaboration, le soin, et moins agressif ».

Extrait de la publication de Megan Cornish

Au bout d’à peine une semaine, plusieurs femmes ont rapporté des hausses de l’engagement autour de leurs publications :+ 1 600 % de vues de profils,+ 1 300 % d’impressions pour le compte de la consultante en réseaux sociaux Simone Bonnett ;+ 116 % impressions sur celui de l’autrice et entrepreneuse féministe Felice Ayling,+ 244 % impressions pour l’investisseuse Jo Dalton. Des hommes ayant « féminisé » leur profil pour tester la logique inverse ont rapporté des chutes d’impressions. Les débats ont pris une telle ampleur que Megan Cornish a obtenu quelques réponses de la directrice mondiale de l’équipe éditoriale de LinkedIn, Laura Lorenzetti Soper.

Le double système de diffusion de contenu de LinkedIn

Il ne s’agit pas de la première enquête citoyenne de ce type. Cet été, un groupe d’utilisatrices et utilisateurs, principalement anglophones, menaient de premières expérimentations sur le sujet. Depuis des profils féminins et masculins choisis pour présenter une variété de tailles de communautés (des hommes et des femmes très suivis, d’autres possédant de plus petits comptes) postaient le même message et la même image à la même heure, puis, au bout de 72 heures, collectaient les données d’exposition des publications.

Les premiers résultats obtenus convainquaient les initiatrices de ce projet, dont les entrepreneuses Jane Evans et Cindy Gallop, de continuer leurs tests à plus large échelle.

Megan Cornish, elle, a commencé ses expérimentations dans son coin, après avoir vu son reach chuter drastiquement au fil de l’année. Auprès de Next, la consultante en stratégie de contenu Émilie Houdou expliquait en septembre que les outils de recommandations de LinkedIn s’appuient principalement sur deux dynamiques : un système observe la réaction des contacts dans les premières 90 minutes (à Megan Cornish, Laura Lorenzetti Soper précise même : au cours de la « première heure »), et un autre, plus affinitaire, promeut les publications en fonction des intérêts des internautes.

Émilie Houdou précisait que, courant 2025, « les deux systèmes ont beaucoup bougé ». Parmi ses clients, indépendamment du genre, elle constatait que certains profils avaient vu leur reach « divisé par deux ».

LinkedIn réfute utiliser le genre comme signal

Dans le monde anglophone, les expérimentations de Megan Cornish, Simone Bennett et d’autres ont animé tellement de discussions que la responsable sécurité de l’IA, vie privée et gouvernance de LinkedIn, Sakshi Jain, a publié un article dédié au sujet.

Megan Cornish a par ailleurs obtenu un entretien avec la directrice mondiale de l’équipe éditoriale de LinkedIn, Laura Lorenzetti Soper. Parmi les éléments principaux de cette conversation, que la première rapporte dans une newsletter, la directrice exécutive de Linkedin déclare : « nous n’utilisons pas le genre comme élément de hiérarchisation [ranking, ndlr] ».

Cela ne signifie évidemment pas que LinkedIn n’ait pas notion du genre des usagers. Dans son propre centre d’aide, l’entreprise indique :

« LinkedIn peut déduire votre âge et votre sexe d’après les informations de votre profil. Par exemple, nous pouvons déduire votre sexe d’après votre prénom ou les pronoms utilisés lorsque d’autres personnes recommandent vos compétences. Nous pouvons déduire votre âge d’après l’année à laquelle vous avez obtenu un diplôme. (…) Nous utilisons l’âge et le sexe déduits afin de fournir des informations agrégées sur les audiences LinkedIn pour les membres de LinkedIn, nos clients et nos partenaires, et de personnaliser le contenu tel que les publicités. Vous pouvez désactiver ce ciblage dans vos préférences. Nous utilisons ces informations agrégées pour mener des études de recherche et développement concernant, par exemple, l’équité et la diversité des services. »

Ce dernier élément est d’ailleurs cité par Laura Lorenzetti Soper : outre le genre, l’entreprise teste aussi l’équité (fairness check) en fonction de la couleur de peau aux États-Unis. La directrice éditoriale de la plateforme précise par ailleurs que les grands modèles de langage ne sont pas utilisés pour des tâches de hiérarchisation, mais plutôt pour des logiques de classification des publications, du côté des équipes de modération. À la question « utilisez-vous des termes propres au monde des affaires, ou le ton assertif (c’est-à-dire plutôt masculins) comme signaux positifs ? », Laura Lorenzetti Soper répond encore : « non ».

La cadre de LinkedIn admet en revanche que l’entreprise constate, elle aussi, un nombre important d’utilisateurs et utilisatrices rapportant des chutes de reach sur le courant de la dernière année. La « production globale de l’écosystème a augmenté », indique-t-elle, ce qui pourrait provoquer une compétition croissante pour la visibilité, donc des statistiques de vues en baisse.

L’insoluble question des biais indirects

Dans sa newsletter, Megan Cornish remercie par ailleurs – ironiquement – les hommes lui ayant envoyé des commentaires, voire des mails, pour lui souligner qu’il « n’existe pas de bouton secret pour faire taire les femmes ». S’ils s’arrêtent à cette idée, estime-t-elle, « peut-être ne [sont-ils] pas prêts pour la conversation » concernant les biais indirects susceptibles de se retrouver dans les systèmes informatiques aux dépens de leurs constructeurs.

Et de détailler, en prenant l’exemple de son domaine d’expertise : « Les femmes et les domaines relationnels, comme la santé mentale, sont invités à s’adapter à un système qui, que ce soit sur le plan culturel ou algorithmique, est calibré sur une vision étroite de ce que signifie " affaires " [business]. Même si la machine est neutre vis-à-vis du genre en tant que variable, elle n’est pas neutre vis-à-vis des modèles qui profitent aux personnes qui correspondent déjà à la norme. »

Or, quand bien même LinkedIn distribuerait les publications de manière strictement égale, « si la culture dit : " Je prends les hommes plus au sérieux en tant que voix du monde des affaires ", alors les femmes sont perdantes bien avant que l’algorithme n’entre en jeu. » Autrement dit, les usages en ligne ne feront que reproduire des inégalités présentes hors ligne, et le public participera directement à la sur-promotion de certains profils au détriment d’autres.

En définitive, l’entrepreneuse appelle la plateforme à opérer une forme de « transparence radicale là où c’est possible », mais aussi à faire de l’espace « pour les industries relationnelles ». En d’autres termes, elle demande à ce que LinkedIn offre plus de souplesse pour les industries et personnes dont le mode de communication le plus courant ne correspond pas aux canons très business et très orientés productivité devenus si fréquents, sur le réseau professionnel, que des comptes entiers sont dédiés à s’en moquer (mais plutôt depuis X ou Facebook).

Dans la même logique, et toujours en réaction aux expérimentations des dernières semaines, des internautes ont créé une pétition pour demander plus de visibilité sur le fonctionnement du réseau social professionnel. Entre autres requêtes, le texte formule celles d’un « processus formel pour expliquer toute chute inexpliquée du reach », de « transparence sur la manière dont les publications sont catégorisées et hiérarchisées » ou encore d’un « audit indépendant de l’algorithme et de son impact sur les voix marginalisées ».

Commentaires (27)

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Le problème c'est que c'est quasiment impossible d'avoir une analyse pertinente sur le sujet.

Notamment, si j'envoie la même publication à la même personne, mais en tant qu'homme ou en tant que femme, est-ce que le temps passé par cette personne sur la publication sera le même ? Idem avec les interactions ? Et si cette personne est elle-même un homme ? ou une femme ?

Est-ce que cette publication s'adresse à des populations/métiers où l'équilibre homme/femme est déjà défavorable ?

Bref, des millions de signaux utilisés par l'algorithme, et avec la prophétie autoréalisatrice du post à succès qui se diffuse toujours plus, un petit décalage en amont et c'est des dizaines de milliers d'interactions d'écart à la fin.
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Après, c'est linkedin... un société qui dispose d'un cheptel de moutons à 5 pattes et dont les clients recherchent le mouton à 6 pattes. Un rapprochement impossible alors que souvent un mouton unijambiste ferait l'affaire pour le job.

Alors à défaut, ils se replient sur d'autres signaux et les buzzwords (qui peuvent effectivement être plus utilisés par les profils masculins) ainsi que le coté "meute" à liker/reposter les messages du réseau entre en ligne de compte au point de devenir centraux.

Si en plus vous avez une actualité qui buzz, c'est le festival. Si par contre vous avec un profil honnête de mouton à 4 pattes, vous n'aurez d'interactions qu'avec des bots...
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Parce qu'il y a vraiment des humains sur Linkedin ?
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On peut se pose la question sur Facebook, Instagram ou Threads ...
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Faudrait faire une étude pour savoir :D
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uniquement des humains disruptifs !
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Il semblerait.
C'est un réseau "social" où se retrouvent des gens qui ne s'intéressent pas aux autres gens, qui publient des posts à leur gloire pour être vus.
Et d'autres gens viennent commenter ces posts après les avoir lus en diagonal juste pour essayer d'être vus aussi.
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Le genre étant une construction sociale doit-on être surpris qu'il y ait des impacts sociaux ?
Et chercher à éliminer ces impacts sociaux n'est-ce pas vouloir nier la différence des genres ?
Vous avez 2 heures.
:D
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Dans un monde capitaliste, je ne vois pas en quoi il est surprenant de constater qu'un profil un peu agressif réussit mieux qu'un profil bisounours.

Le vrai sexisme, c'est d'avoir le préjugé, comme dans cet article, d'associer le caractère agressif au masculin et le côté bisounours au féminin. C'est Megan Cornish elle-même, en s'enfermant elle-même dans le cliché "féminin", qui a un point de vue sexiste ; en tout cas, c'est bien elle qui insiste sur le fait que les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes qualités ni les mêmes tempéraments.
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Il ne faut pas confondre préjugés et sciences sociales.
Ce que Megan Cornish dit, c'est que les manières de s'exprimer varient d'une industrie à l'autre, et que celles perçues ("coded", en anglais) comme très business / liées au monde des affaires sont plus valorisées que celles perçues comme plus liées au soin / à la santé / en l'occurrence à son industrie : celle de la santé mentale.
Elle croise cela avec une autre tendance démontrée par des années de travaux scientifiques : la première manière de s'exprimer est plus fréquemment perçue comme masculine (collectivement, on s'attend plus à ce que ce soit des hommes qui parlent de cette manière, on fait aussi plus confiance aux hommes qui s'expriment de cette manière), la seconde, plutôt perçue comme féminine. Et ces stéréotypes ne sont pas faciles à défaire, puisque celles et ceux qui dévient face à cette norme sont plus facilement sanctionnés socialement, dans un sens comme dans l'autre. C'est notamment pour ces raisons que des internautes tentent d'estimer si ces logiques se traduisent dans nos outils technologiques.

Quelques liens pour creuser le sujet :
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/des-stereotypes-de-genre-encore-tres-ancres

https://shs.cairn.info/mutations-societales-et-organisations--9782376877769-page-210?lang=fr

https://www.gsb.stanford.edu/insights/language-gender-bias-performance-reviews

Voir aussi les travaux d'Haude Rivoal :
https://www.sciencespo.fr/liepp/fr/actualites/haude-rivoal-les-hommes-et-l-egalite-professionnelle-quest-ce-qui-coince-encore/
https://shs.cairn.info/publications-de-haude-rivoal--673419
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Il n'en reste pas moins que ça méthode n'est pas très rigoureuse. Ça fait quelque temps quand même qu'on sait comment faire du testing pour mesurer les discriminations à l'embauche, et clairement ce n'est pas comme ça qu'elle a fait... changer le genre affiché d'un profil pré-existant avec tous les biais que ça implique, franchement, je ne vois pas ce qu'elle espère démontrer scientifiquement avec cette méthode.
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Je n'ai pas le sentiment qu'elle essaie de faire une étude scientifique, je dirais plutôt qu'on est face à une enquête citoyenne pour tenter de mieux comprendre comment fonctionne une plateforme très utilisée.
J'aurais sûrement dû rappeler les chiffres d'usage de LinkedIn d'ailleurs : plus de 850 millions affichés dans le monde, plus de 33 millions en France. La démarche rapportée ici est donc une manière comme une autre de souligner les mécontentements de certaines d'entre elles et eux. Et ces internautes ont obtenu un début de résultat, puisque LinkedIn leur a répondu de plusieurs manières.
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Un groupe d’internautes a mené une nouvelle expérimentation sur LinkedIn pour tenter d'observer si, oui ou non, la plateforme promouvait davantage les publications des hommes.
Désolé, mais quand on utilise le mot expérimentation, on présente la démarche comme scientifique surtout dans un média comme Next.
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Il me semble, à moi, que le groupe de mots "un groupe d'internautes" est bien différent de celui de "chercheuses et chercheurs" ou "scientifiques" utilisé lorsque nous relayons des études scientifiques.
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Il suffit de changer le mot expérimentation du chapeau par je ne sais trop quoi (parce que je ne comprends pas la démarche si ce n'est pas scientifique), qui montrera que ce n'a rien de scientifique.

Peut-être que le mot bricolage conviendrait.
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Certes, mais si l'étude n'est pas rigoureuse, la conclusion n'a aucune valeur et l'article tombe à l'eau. Plouf.
Ou alors l'article devient : elle a fait une petite bidouille qui donne un commencement d'idée. En tout cas, pas un article aussi affirmatif que ce que l'on a ici.
Ce genre d'étude bancale ne rend pas service à la cause qu'elle croit défendre.
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Amusant, en cherchant un autre mot qu'expérimentation pour mon commentaire précédent, j'ai d'abord pensé à "bidouille". :yes:
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À vous lire, aucun mouvement d'utilisateur·ices, de consommateur·ices ni de citoyen·nes ne mériterait relais, tant que la recherche scientifique ne s'est pas emparée du sujet. Ce qui impliquerait donc qu'aucune critique du fonctionnement de nos outils informatiques ne mérite visibilité avant d'être passée par le tamis scientifique, et ce quand bien même l'entreprise constructrice s'est emparée du sujet et a fourni un début de réponse.
C'est une vision extrêmement étroite de ce qui fait information.
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Je comparais ça avec les méthodes de "testing" qui, à ma connaissance, ne sont pas réalisés que par la "recherche scientifique" (e.g. le MRAP ou SOS racisme). Il est possible d'être militant et rigoureux en même temps.
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Quand on l'est de manière professionnalisée, comme dans les exemples que vous citez, oui.
Là on parle d'une initiative lancée par des personnes qui précisent clairement que le sujet n'est pas le cœur de leurs activités, mais qui demandent tout de même à mieux comprendre le fonctionnement d'un outil qui leur sert au quotidien.
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Des mecs qui veulent reprendre la main sur le "débat" en attaquant la forme, en se prétendant comme supportant la cause en question, mais en remettant tout en question, de l'article à la source en faisant clairement dire à l'article et/ou à la source ce qu'elle n'a pas dit.)

EDIT: ...peut-être involontairement.
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Prochain article :
Onlyfans|Instagram favorise-t-il les profils féminins ?
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Limite on s'en fout. Les employeurs n'embauchent pas en lisant des profils LinkedIn mais des CV. Les gens ont des profils LinkedIn parce que c'est obligatoire pour consulter les infos sur les entreprises.
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Ça a peut être été vrai, mais ça ne l'est plus, LinkedIn gagne des milliards (littéralement) grâce à ses outils dédiés au recrutement, et plein de boîtes demandent à leurs candidats un lien vers le profil LinkedIn plutôt qu'un CV en PDF, notamment parce que ça permet aux recruteurs de juger comment la personne se valorise en ligne. Dans certains secteurs (pub, com, médias), la visibilité du profil LinkedIn (nombre d'abonnés, engagement) est un facteur de recrutement.
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LinkedIn, c'est vraiment la plateforme du branding des années 1980 : être productif, dynamique, faire du chiffre, ...

L'occasion pour moi de conseiller le visionnage du film Working Girl de Mike Nichols, sorti en 1988, avec Melanie Griffith, Sigourney Weaver et Harrison Ford. Un film qui retrace l'ascension d'une femme (ou plutôt de 2 femmes) dans une entreprise. Un film à voir sur le business au féminin à la fin du XXe Siècle (et les questions que ça posait à cette époque).
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Companies Need More 'Masculine Energy'
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Merci pour cet article très éclairant, à l'ère où les contenus de formation sur comment être plus visibles sur les réseaux sociaux sont légions, en oubliant que l'algorithme est opaque et que ses règles ne sont pas hermétiques aux biais sociaux.