TBSO : le pot-pourri d’Éric Larchevêque pour « impacter le débat » grâce au bitcoin
The Bitcoin Speculation Orchestra
@traxer sur Unsplash
Après des semaines de teasing, le cofondateur de Ledger et de Coinhouse Éric Larchevêque a dévoilé son nouveau projet : The Bitcoin Society (TBSO), une société cotée en bourse chargée d'accumuler du bitcoin pour ses actionnaires. L'entrepreneur y ajoute une dimension d'éducation financière et à l'entrepreneuriat, et la promesse encore vague d'agir sur le débat public mondial...
Le 25 novembre à 16h44
10 min
Économie
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Veste en cuir, effets lumineux, salle comble et discours grandiloquent aux accents libertariens assumés : après plusieurs semaines d'un teasing effréné sur ses réseaux sociaux, Éric Larchevêque a dévoilé lundi soir dans une salle parisienne et en direct sur YouTube son nouveau « projet d'une vie ».
Il prend la forme d'une entreprise baptisée The Bitcoin Society, grâce à laquelle l'entrepreneur ambitionne de « redonner envie à tous ceux qui produisent, innovent et prennent des risques ». Au cours de sa (longue) présentation, il a dessiné les contours d'un projet censé revêtir trois dimensions distinctes mais imbriquées, basé sur le bitcoin.
Une réserve boursière de bitcoin
The Bitcoin Society, abrégée en TBSO, se présente avant tout comme une bitcoin treasury company, c'est-à-dire une société cotée en bourse qui fait régulièrement appel au marché pour acquérir des bitcoins. Chaque nouvelle augmentation de capital lui permet ainsi d'augmenter la taille de son trésor de guerre, et la progression du cours du bitcoin est censée compenser la dilution engendrée au niveau de chaque actionnaire au prochain tour de table.
Comme ses homologues, TBSO fait valoir à ses petits porteurs qu'il est plus simple d'acheter des actions que d'entretenir et sécuriser son propre portefeuille de cryptomonnaies. Elle suggère également que ses performances financières peuvent se révéler supérieures à celles du bitcoin proprement dit. « Dans un marché haussier où la confiance des investisseurs est présente, la détention de l’action d’une Bitcoin Treasury Company peut donc être plus performante financièrement que la détention de bitcoins en direct », vante ainsi TBSO dans une FAQ.

Plutôt que de créer une nouvelle structure, qui obligerait à passer par la case complexe de l'entrée en bourse, Éric Larchevêque et ses associés ont mis la main sur une entreprise déjà cotée en bourse : Société de Tayninh. Véhicule financier sans activité opérationnelle, celle-ci était initialement dédiée à la détention d'investissements et devenue une coquille vide depuis son rachat par la foncière Unibail-Rodamco-Westfield (URW). Le contrôle en a été cédé le 6 novembre dernier (PDF) à Larchevêque et ses associés, dont Tony Parker, qui disposent ainsi d'une structure prête à l'emploi.
Le 24 novembre, Société de Tayninh a informé le marché (PDF), conformément à ses obligations légales, de son prochain changement de destination. Après avoir précisé qu'elle ne détient à ce stade aucun bitcoin, l'entreprise indique qu'elle envisage de procéder à une première levée de fonds auprès d'un nombre limité d'investisseurs afin de poser les fondations de cette transformation.
Elle devrait ensuite s'adresser aux petits porteurs par le biais d'une nouvelle augmentation de capital « sous réserve de l'approbation par l'Autorité des marchés financiers d'un prospectus détaillant l'offre ainsi que tous les risques associés et permettant l'entrée de nouveaux actionnaires souhaitant participer au projet de la Société ».
Un club d'investisseurs, un club d'entrepreneurs
Outre sa réserve de bitcoins, TBSO promet également l'ouverture de deux « clubs », dédiés respectivement aux investisseurs et aux entrepreneurs. Le premier doit donner accès à des « opportunités d’investissement uniques et non-commissionnées », ainsi qu'à des contenus de formation, des événements privés ou des conseillers en gestion de patrimoine. Ici, l'entreprise surfe sur la vague des Club Deals, dans la lignée de projets tels que Blast, lancé par Anthony Bourbon, avec qui Larchevêque a partagé le plateau de Qui veut être mon Associé sur M6.
Baptisé SKL Club (SKL pour scale, la capacité à passer à l'échelle), le club entrepreneurs doit quant à lui offrir à ses membres « un accès direct aux experts spécialistes, stratégies et outils capables de débloquer votre croissance en quelques conseils ciblés ». En attendant l'ouverture programmée au 9 décembre prochain, TBSO ne communique pas le montant de l'abonnement, mais promet plus de 40 experts « issus du réseau personnel d’Eric », plusieurs lives par jour, et une communauté orientée business « où les membres collaborent, s’associent et concluent des deals ».
D'après la conférence de lancement, les revenus générés par ces deux clubs alimenteront la mécanique d'acquisition de bitcoin de TBSO.
La « network society » selon Larchevêque
Le système est ainsi présenté comme particulièrement vertueux avec, au-delà du bitcoin, un socle idéologique. « On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son pays de naissance, mais on peut choisir les valeurs communes qui nous donnent envie de collaborer et d’échanger ensemble. Celles de The Bitcoin Society sont la liberté, l'indépendance financière et la responsabilité », écrit TBSO dans son manifeste.
Priorité à l'individu, à son indépendance et à sa liberté de choix : le texte en question déroule une vision libertarienne, basée sur « une économie libérée des entraves, simplifiée, fondée sur la responsabilité individuelle et la liberté d’entreprendre ». Éric Larchevêque a lourdement appuyé le trait lundi soir dans sa conférence de présentation, décrivant la France comme un pays moribond, étouffé sous le poids des normes, de la dette et de l'inflation, où l'esprit d'entreprendre serait découragé, voire méprisé. « Futur sacrifié », affiche la vidéo d'ambiance, avant que l'entrepreneur ne déroule sa vision opposant un État obèse qui imprime sans limite de l'argent et des entrepreneurs prêts à se serrer la ceinture pour créer de la valeur.

Pour emmener avec lui ceux qui souscrivent à cette approche, l'entrepreneur annonce que TBSO a également vocation à devenir une « network society ». Derrière ce terme quelque peu nébuleux, l'entrepreneur propose de façon plus prosaïque une communauté, basée principalement sur un forum et sur la mise à disposition de contenus de formation ou d'éducation au fonctionnement du bitcoin, aux bonnes pratiques en matière d'investissement, que ce soit en bourse, en cryptomonnaies, dans l'IA ou dans les industries liées à l'économie de guerre.
Bref, du contenu gratuit comme en proposent tous les influenceurs et plateformes spécialisés dans l'investissement, que l'on peut vraisemblablement interpréter comme une porte d'entrée vers les clubs payants.
Dans le discours de Larchevêque, cette network society se pare cependant d'atours nettement plus politiques. Lundi, il a ainsi déclaré qu'elle avait vocation à constituer une force capable de peser dans le débat public, en insistant bien sur le fait que cette influence n'avait pas vocation à s'arrêter aux frontières françaises. Le site officiel confirme :
« En lançant sa Network Society, The Bitcoin Society a pour objectif de proposer une nouvelle voix pour représenter ceux qui partagent les mêmes valeurs de responsabilité individuelle, de travail, d’autonomie financière et de liberté. Nous allons mettre en œuvre des actions visant à impacter le débat, éclairer les positions et défendre les intérêts de ses membres, le tout au-delà des frontières ».
Faut-il y voir un prélude à des ambitions politiques ? « C’est trop tôt pour le dire dans le jeu politique actuel. Notre objectif n’est pas de sauver la France mais d’aider les entrepreneurs face à une hystérie fiscale. On va vraiment aller au-delà des frontières et fonctionner comme une diaspora avec des antennes internationales », répond au Parisien l'entrepreneur, dont le plan de com bien huilé prévoyait quelques interviews réalisées à l'avance avec de grands médias.
« Un club, c’est une petite équipe fermée qui s’entraîne ensemble. Un réseau, c’est beaucoup de monde qui discute ensemble sans vraiment d’objectif commun. Une network society, c’est des MILLIONS de personnes dans le monde entier qui s’unissent pour devenir puissants et libres ensemble », vante de son côté la FAQ de TBSO. C'est officiellement à Tony Parker que reviendra la mission de faire rayonner TBSO à l'international.
Le précédent (Micro)Strategy
En attendant l'action politique (Éric Larchevêque a récemment fait partie des détracteurs les plus virulents de la taxe Zucman), The Bitcoin Society reste avant tout un projet d'entreprise, dont le lancement intervient dans un contexte de recul du bitcoin. Après avoir atteint ses plus hauts historiques cet été, la reine des cryptomonnaies a reculé sur la deuxième moitié de l'année, ce que le fondateur voit plutôt d'un bon œil. « J’aurais été gêné que [le lancement] se déroule dans une phase de frénésie. On nous l’aurait aussi reproché. Le Bitcoin s’inscrit dans le temps long à trois ou cinq ans et il est inéluctable que c’est le meilleur actif pour transmettre de la valeur », affirme-t-il au Parisien.
La création de TBSO intervient également dans un contexte particulier pour les bitcoin treasury companies. Alors que plusieurs petites sociétés françaises cotées en bourse et malmenées sur leurs activités d'origine tentent de se reconvertir avec plus ou moins de succès dans l'acquisition et le stockage de bitcoin, l'entreprise la plus emblématique du secteur engendre une nouvelle controverse à Wall Street.
La société en question n'est autre que Strategy Inc, anciennement baptisée MicroStrategy qui, sous la houlette de son CEO, a pivoté d'une activité d'informatique traditionnelle vers la détention de bitcoin. Elle en stocke aujourd'hui près de 650 000 en portefeuille, mais a vu son cours s'effondrer dans le sillage de la baisse du bitcoin par rapport au dollar US. À tel point que la banque JP Morgan estime que l'action Strategy pourrait être retirée dès janvier prochain de certains indices boursiers de premier plan, comme le MSCI USA ou le Nasdaq 100. Une telle décision entrainerait une baisse significative du cours de l'action Strategy, dans la mesure où cette dernière serait privée des investissements réalisés par l'intermédiaire des fonds chargés de répliquer ces indices.

Interrogé par le Wall Street Journal, Michael Saylor s'est dit confiant quant à sa stratégie de création de valeur et affirme ne pas redouter une telle exclusion. La nouvelle a cependant suscité une vague d'inquiétude, voire de protestation, dans l'univers crypto, où d'aucuns dénoncent les velléités conservatrices de l'ancien monde bancaire face à un environnement qu'il ne peut pas contrôler de façon aussi stricte qu'il en a l'habitude. De quoi, sans doute, amener de l'eau au moulin d'Éric Larchevêque...
TBSO : le pot-pourri d’Éric Larchevêque pour « impacter le débat » grâce au bitcoin
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Une réserve boursière de bitcoin
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Un club d'investisseurs, un club d'entrepreneurs
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La « network society » selon Larchevêque
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Le précédent (Micro)Strategy
Commentaires (44)
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Abonnez-vousLe 25/11/2025 à 16h51
Le 25/11/2025 à 17h27
Le 25/11/2025 à 18h23
Et elle produit quoi cette société? Du "contenu éducatif" pour recruter…
Hé bien on n'est pas sorti des ronces.
On aura donc madame Michu actionnaire de bitcoins, pendant que les crypto-boys en accès direct feront leur beurre. Le BTC était arrivé à saturation de sa base client pour maintenant aller râcler les fonds de tiroir?
C'est sûr que ça va faire remonter un peu le cours le temps que ceux qui ont pris un bouillon en 2025 vendent en session de rattrapage.
Le 25/11/2025 à 18h53
Modifié le 25/11/2025 à 22h39
Le 25/11/2025 à 19h03
Le 25/11/2025 à 19h39
Le 25/11/2025 à 21h35
#refdevieux #désolé
Le 25/11/2025 à 23h18
On rappellera que le bonhomme (Éric Larchevêque), milite pour le port d'arme, soutient les actions de Trump, de Musk et de Milei. J'ai lu il n'y a pas longtemps [cet article], qui fait le lien entre le monde des crypros et l'ED en France, que je conseille très fort.
Le 26/11/2025 à 06h22
Le 26/11/2025 à 09h39
Le 26/11/2025 à 13h55
Modifié le 26/11/2025 à 13h57
Le 27/11/2025 à 00h50
Il faut interdire les couteaux ? encore heureux il y a des egorgeurs d'enfants !
Oui mais il y a aussi des cuisiniers et couper de la nourriture avec les mains ce n'est pas toujours pratique...
Il y aurait une inflation folle ! Oui si l'on distribue cet argent sans contrepartie... Par contre si l'argent emprunté sert à créer des richesses (transition écologique par exemple...), point d'inflation folle...
Et puis bon c'est pas comme si le rachat de dettes n'était pas le cache-sexe de la planche à billets de la BCE...
D'ailleurs qui émet le plus d'argent ? Les états ? Non les banques privées, en se faisant de très belles marges au passage (crédit immo, conso, voitures....), pour quel travail au fait ? Aucun, c'est du pur parasitage...
Le 26/11/2025 à 07h43
Le 26/11/2025 à 09h17
Le 26/11/2025 à 09h38
(Bon en vrai à bien des égards je ne suis pas riche, et à bien d'autres tout le monde l'est sur ce site, c'est juste que j'ai froncé un sourcil sur le raccourci un poil outrancier et hors sujet).
Le 26/11/2025 à 10h02
Le 26/11/2025 à 19h39
Le 26/11/2025 à 13h57
Modifié le 26/11/2025 à 15h53
Non clairement pas, ce n'est pas ce que je veux sous-entendre, c'est pour ça que je cible ceux qui ne travaillent pas, et qui fondent leur surplus de richesse sur leur richesse déjà acquise.
Par contre, même sur ce point je vais les critiquer : la quantité de richesse que produit le pays / le monde étant une valeur finie, ces gens ne « créent » pas de la richesse. S'ils réussissent, c'est qu'ils ont déplacé de l'argent, de quelque part vers leur entreprise. Et cet argent, à la source, il provient des personnes qui travaillent ou ont travaillé. On ne va pas prétendre que l'appauvrissement de la population et l'enrichissement des riches n'était pas un fait constant, étudié, documenté, et amplifié chaque année qui passe depuis au moins les années 80.
Du coup, ce vocabulaire de « création de valeur » (valeur qui va aller dans leur poche), comme si elle était apparue du néant et non du travail de quelqu'un d'autre, ça sert justement à dissimuler aspect cette réalité qu'ils ne veulent surtout pas assumer.
Que les riches ne se considèrent pas tous comme des escrocs c'est heureux, car beaucoup ne le sont pas. Par contre qu'ils aient au moins la décence de reconnaître profiter d'un système injuste, ou des failles d'un modèle qui essaierait d'être juste. Mais là non plus, c'est pas gagné ... Parce que si le système est ce qu'il est aujourd'hui, c'est aussi en grande partie grâce aux efforts des riches (escrocs ou non) à maintenir leurs privilèges, et donc à maintenir les inégalités, par tous les moyens disponibles. Et vu qu'ils sont riches, des moyens, ils en ont.
Modifié le 26/11/2025 à 19h40
Pour autant, je ne souscris pas trop à la vision manichéenne et fausse que tu développes dans ton message.
Il y a mille nuances qui défient le raisonnement que tu tiens, à commencer par le simple fait que depuis la nuit des temps, un riche est un humain comme les autres, que ce n'est pas une espèce différente du pauvre.
Par conséquent, la solution est à aller chercher du côté du système, pas des individus qui le composent, qui sont globalement esclaves, et de leur situation, et de leur condition humaine.
La société est injuste, c'est difficile à nier, il faut redistribuer équitablement l'héritage, et il nous faut des gens libres avec un maximum d'égalité des chances. Et qu'on récompense équitablement le travail et la prise de risque.
C'est pas demain la veille que ça passera en France, vu que même les pauvres ils sont contre cette régularisation de la transmission (go figure), mais c'est plus constructif et éthique que de monter des catégories de population fantasmées les unes contre les autres en proposant zéro solution.
My 50 fucking billions, I want moneyz.
Le 26/11/2025 à 09h37
Je ne dirais pas qu'ils travaillent pas. C'est même l'inverse puisque toute leur vie est un travail.
Passer un weekend sur le bateau de machin, ou inviter bidule pour un diner qui permettra à X de rencontrer Y, toujours faire attention à tout ce que tu dis, etc... ca doit être épuisant mentalement à force.
J'ai une vision simpliste, on me traitera de populiste peut-être. Le problème, pour moi, est que malgré la quantité de "travail" fourni, ils ne produisent rien pour l'humanité. Le seul objectif de TBSO, si ce n'est pas un N-ième SCAM, est de pousser ses idées qui permettront, comme tu le dis, d'appauvrir encore plus ceux qui travail pour le bien commun (tout sauf la "finance pour la finance" en gros).
Quand je dis SCAM, c'est parce que son discours montre tous les red flag d'un bon gros SCAM.
- On ouvre aux investisseurs, puis aux petits porteurs. On dirait un chan Telegram de conseil crypto...
- Il veut promouvoir le bitcoin pcq la monnaie classique, c'est le mal, mais il monte une société en action qui se paye en monnaie classique...
- La valeur de la société sera la valeur des bitcoin qu'elle possédera, le reste c'est du pipo. Comment la boite peut valoir plus que le bitcoin? sachant qu'il y aura des coût de fonctionnement et que lui prendra évidement sa part, en monnaie classique bien sure.
- C'est plus simple de risquer l'argent des autres que son propre argent...
- L'abonnement, lui, il sera payable chaque mois.
- Et puis bien sure : "pas ta clé, pas tes coins"
C'est dommage d'avoir des gens brillant, mais qu'ils mettent leur intelligence à faire de la finance.
Je sais pas quel age il a le gars, mais un moment dans sa vie, quand on a accumulé des milliards, n'est-ce pas plus valorisant personnellement de travailler à faire avancer le médical ou la science en général?
Le 27/11/2025 à 10h32
Il a eu juste la bonne idée : faire comme tout le monde à cette époque (vers 1996)
Faire du pron.
Et tous ceux qui ont débuté à cette époque dans le pron sont actuellement sur un petit coussin.
On parle de el rico, mais tu as xav aussi...
Et bien évidemment qu'un sale patron bosse. On fait nos 35 heures en même pas trois jours.
Et bien évidemment qu'un sale patron redistribue : tu sais combien il a de salariés en France ? (ce qui coûte une blinde, mais il les garde)
(perso je n'en ai que 250, mais ils sont en chine ^^)
Alors quand je vois des Louis boyard qui ont à peine leur BAC se prendre 7 637,39 €... qui agit pour l'économie ? Fabrique t'il des biens ?
Le 27/11/2025 à 23h20
Concernant E.L., je m'en fiche de combien il a de salarié en France. S'il reste, c'est qu'il a un intérêt, et vu ses prises de paroles, c'est certainement pas pour "l'amour de la France". Grace à Macron, la France est un quasi paradis fiscal pour la crypto pour ceux qui veulent rester dans la légalité.
Et manifestement, tu n'as pas sa grandeur d’âme, d'esprit, et de partage, vu que les employés de ta boite ne sont pas en France.
La création de valeur en France est globalement un nombre fini. Donc si une personne se prend une grosse part, c'est moins pour les autres.
Si le gars il a pu faire des études gratuitement et devenir ingénieur d'une école publique, c'est parce qu'il a profité (pas au sens péjoratif) d'un système qui redistribue. Et maintenant qu'il a bien profité, il ne veut plus partager... Très bien, on demandera au petit peuple de se serrer un peu plus la ceinture pour payer les études du prochain milliardaire qui viendra nous expliquer sur youtube que "ouin ouin C pô juste de nous piquer nos milliards qu'on a eu parce qu'on est vachement plus intelligent et supérieur à vous". Alors que la fortune, c'est principalement soit de l'héritage, soit du banditisme, soit une suite chanceuse d’événement. Le talent, même s'il en faut, n'a pas grand chose à voir la dedans...
PS: il avait aussi papa/maman derrière pour le backer au cas où. C'est quand même plus simple de prendre des risques quand tu n'as pas à te soucier de savoir ou dormir ni manger quoi qu'il arrive. Mais bon, heureusement que l'héritage existe pour permettre de faire en sorte que les enfants de riche reste riche. Et que les pauvres restent pauvre.
Après, concernant ta difficile vie que tu te sens obligé de venir étaler ici, je ne vois pas le rapport avec mon message précédent. Je te souhaite surtout d'être heureux, c'est le plus important. Et idéalement, te dire que quand tu partiras, t'auras été plus bénéfique que néfaste pour l'humanité.
Et comme il est tard, bonus gratuit (je sais que tu ne le prendra pas mal), t'as beau faire 35 heures en même pas 3 jours, c'est toujours pas suffisant vu que ça te laisse le temps de venir troller sur Next.
Le 28/11/2025 à 10h51
D'où le fait de miser plutôt sur les BRICS+ que sur un marché fini et ultra-normé en France/Europe...
The world is mine ;)
(En tout cas au niveau démographie et dédolarisation)
Les Youtubeurs ne restent pas en France voyons... Dubaï existe (même si çà commence à sentir le pâté de par là-bas.)
Jean-Jacques Goldmann vous remercie.
Et je ne parle pas de joueurs de foot.
La main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit.
Le 28/11/2025 à 11h41
C'est pour ca que je dis "principalement". Pour chaque milliardaire que tu me trouves qui est parti de 0, je t'en donne 10 qui correspondent à ce que je dis.
De plus, JJG n'est pas milliardaire.
Et les joueurs de foot, le plus riche, Cristiano Ronaldo, 1,2 Mds d'euro, bref, il joue dans la cour des petits, les autres sont sous le milliard.
Cela fonctionne malheureusement que parce que les mains qui donne s'assurent de diviser les mains qui recoivent et en leur donnant juste de quoi bouffer pour ne pas qu'ils aient les moyens de se révolter.
Au dernières nouvelles, ce n'est pas berber nono qui fabrique les sacs lvmh.
Dans un monde sans contrôle, la main qui reçoit fini toujours l'esclave de la main qui donne.
Le 26/11/2025 à 11h26
Article bizarre. Ou tournure bizarre, mais quelque chose est bizarre.
Dans des groupe d'individus comme par exemple les entrepreneurs, on trouvera des gens avec des opinions politiques différentes.
Généraliser = drapeau rouge.
Le 26/11/2025 à 13h59
Modifié le 26/11/2025 à 15h22
Du coup c'est peut-être mon propos qui te trigger, mais même là je fais un lien entre le monde des cryptos et l'ED, pas de l'entreprenariat. Je pense qu'on peut s'accorder sur le fait que ça n'a rien à voir ... Et enfin, il y a un monde entre faire un lien et généraliser.
Le 26/11/2025 à 13h57
Modifié le 26/11/2025 à 15h15
* https://www.insee.fr/fr/statistiques/5759045
* https://www.insee.fr/fr/statistiques/8600989
Le 26/11/2025 à 17h47
La focalisation habituelle sur les inégalités est hors sujet, il vaut mieux être pauvre en Suisse qu'à Cuba.
Le 26/11/2025 à 04h34
Le 26/11/2025 à 10h30
Le 26/11/2025 à 09h48
Toujours de bons afters.
Qui plus est, je n'avais jamais rencontré TP. (spoil : il est grand)
Le 26/11/2025 à 12h20
Il est plus petit que moi et pas grand pour un basketteur.
Le 27/11/2025 à 10h34
(... je sais pas si j'ai bien transcrit ma pensée.. là...)
Le 26/11/2025 à 10h22
Le 26/11/2025 à 14h30
En enlevant l'enrobage, sincèrement, même en ayant attendu quelques heures pour prendre un peu de recul, je n'arrive pas à comprendre ce que l'abonnement TBSO m'apporte.
On donne de l'argent pour acheter des actions d'une société qui va acheter des coins avec le surplus. En quoi c'est mieux que moi qui achète directement des coins?
Si j'ai bien compris le plan de TBSO, c'est que la création de valeur de l'entreprise se base uniquement sur la croissance du BTC. Pas sur un hypothétique travail. Donc la valeur de l'entreprise sera donc directement lié au nombre de BTC et de la valeur en fiat d'un BTC. Et le cours de l'action sera donc indexé directement sur le cours du BTC.
Si je détiens 1% d'action d'une boite qui possède 100000 BTC mais ne produit aucune valeur par le travail, je posséderai donc, au mieux, 1000 BTC. Et je dis "au mieux" car les frais de fonctionnement grèveront forcement le résultat.
Le seul avantage que je vois, c'est de pouvoir acheter du BTC via un PEA de n'importe quel banque, mais ca existe déjà il me semble.
Je me trompe peut-être, si quelqu'un peut me contredire, ca m’intéresse.
Le 26/11/2025 à 16h48
Sauf qu'ici, on vend du papier sur des actifs financiers sans sous-jacent.
Et puis être un intermédiaire qui prend sa commission, c'est bien dans l'esprit d'un financier car il rend un service :)
Le 26/11/2025 à 17h40
Le 27/11/2025 à 10h37
Le 26/11/2025 à 20h27
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