La drôle de déclaration d’amour de Microsoft à l’Europe

Quand on aime on ne compte pas

La drôle de déclaration d’amour de Microsoft à l’Europe

En pleine tempête commerciale entre l'Europe et les États-Unis, Microsoft assure le Vieux continent de son soutien plein et entier. L'éditeur s'engage à muscler ses investissements et à renforcer la confidentialité des données européennes en se prémunissant des lois extraterritoriales, mais aussi à soutenir la compétitivité des acteurs locaux notamment dans le domaine de l'open source.

Le 06 mai 2025 à 16h29

Commentaires (15)

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« Ces centres de données ne sont pas montés sur roulettes. Il s’agit de structures permanentes soumises aux lois, réglementations et gouvernements locaux » c'est beau le marketing speech.

Sinon ça me fait penser au compagnon toxique et violent. Vu qu'il peut pas s'empêcher de cogner/harceler, de temps en temps il fait le beau gosse, achète des fleurs, montre aux copains comment c'est un type en or, etc.. Bref il entretient sa domination.
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Exactement. Du coup, non merci Microsoft. Puis je préfère que l'argent de mon entreprise reste ici, c'est bon pour notre balance commerciale.
En plus je l'aurais mauvaise de donner directement de l'argent à une entreprise qui finance le développement et l'usage d'outils responsables de meurtres via des IA (entre autres, en Palestine), et qui vire les employés qui en parlent et le dénoncent.
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Même si l’appât du pognon peut donner un peu de crédibilité, on sait que le gouvernement US aura toujours une raison légale sortie du chapeau pour aller taper dans nos données, ou tout simplement la CIA qui a ses entrés partout.

A ma petite échelle, j'ai déjà pris ma décision et annulé mon abonnement M365 (migration vers Infomaniak en cours) et Amazon Prime (bon lui ca fait déjà bien longtemps). Reste Netflix mais compliqué avec le reste de la famille addict.
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Oui voilà. et même la tendance actuelle est de pas prendre la peine d'avoir une raison légale pour aller taper dans quoi ce que soit (de façon figurée ou non).
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Pour que Microsoft prenne la parole de cette manière et avec ce message, c'est qu'il commence à craindre que l'UE envisage sérieusement de commencer à se détourner de leur solution.

Je doute que Microsoft s'appuie sur du vent, donc il semblerait que les hautes instances de l'UE envisage réellement de réduire leur soumission à MS. Interessant.
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On a les outils, on a les compétences, on a le savoir-faire, il ne manque plus qu'une vision à long terme et une réelle volonté politique, un budget solide et un développement carré, pas juste filer le marché aux copains ou à des entreprises fantômes qui vont faire du sale boulot et se graisser la patte au passage en surfacturant, comme souvent avec les commandes publiques.
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Si c'est une offre publique faite par l'Etat ça passera par des ESN parce qu'il faut pas s'attendre à mieux de nos dirigeants actuelle. Et que logiquement, les ESN feront un gros lobby pour avoir les marchés (ce qui est logique).

En réalité ça me dérange pas, si et seulement si les échecs seront lourdement sanctionnés. Si c'est pour donner de l'argent publique et faire un Louvois (ou équivalent) mais encaisser le butin alors autant garder MS. Entre la peste et le choléra, avec le dernier on est sur de mourir dans ses excréments.
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Je suis d'accord, il faudrait des garants financiers en charge de contrôler les projets et recadrer rapidement si nécessaire. Si le projet échoue, les garants remboursent.

Mais je pense qu'il y a un autre problème, et ça me coûte de le dire car c'est pas vraiment aligné avec mes valeurs.
Je le vois bien dans la boite où je bosse depuis quelques années. Mais des projets de plusieurs dizaine de personne ne tiennent qu'au savoir et à la vision d'une seule. Et cette seule personne peut avoir gagné du crédit sur un projet et être mauvais sur un second.
La méthode américaine du "t'es le meilleur ou je te remplaces" permet d'avoir, in fine, des gens techniques très bons très souvent. Là où ici (je reste vague, car ce n'est pas forcément franco-français), on va plutôt être sur le principe de Peter (seuil d'incompétence).
Pour moi, il faut savoir récompenser grassement la réussite d'un projet complexe afin de pousser à la créativité.

Elon Musk est un bon exemple. Il est extrêmement compétent techniquement par rapport à ses "fonctions" chez Tesla (PDG) et SpaceX (proprio), et on voit comment ça avance sur le plan technique. Il est capable de trancher sur des décisions de façon rapide et pertinente, car il est garant du budget ET de la réussi du projet.
Même au niveau politique, Trump lui a demandé de faire de la merde, on ne peut pas lui retirer qu'il a fait de la merde avec efficacité.
Dans le reste du monde, les dirigeants des grosses boites sont avant tout des politiciens qui ne comprennent rien à ce que leur boite fabrique et vend, et n'ont pas de vision réellement long terme.
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La différence fondamentale avec les US que tu présentes se résume à des différences de mentalités.

Au US, la prise de risque est normal et culturellement assumé. ça fait parti de "leur ADN" en quelque sorte. En outre, au US ils savent qu'ils ont besoin de gens compétents pour faire tourner leur système. Le système du "t'est le meilleur ou tu meurs" s'inscrit aussi dans la logique US basé sur la loi du plus fort (physiquement, militairement, économiquement...).

En France, la prise de risque n'est pas valorisé et on est plus "prudent" que les US. L'autre différence majeure est qu'au US tu peux évoluer dans ta carrière en restant un tech. En France, tu ne peux finir que manager.


Pour la direction des grosses boîtes (comme celle du CAC40), oui c'est plus des politiciens mais ils évoluent dans un environnement ou ne pas avoir ces compétences est létal. Néanmoins, ces PDG semblent mieux gérer leur boîte que Macron ne gère le budget de la France et de son image.
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Mon p'tit doigt m'a dit que des grands comptes français avaient lancé des programmes « sortie M$ ».
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Comprendre : le marché européen est bien trop important pour Microsoft.
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des investissements se comptant en « dizaines de milliards de dollars par an ...
C'est assez significatif, si ce n'est pas une traduction malencontreuse de Next.

S'ils étaient vraiment pour le rapprochement en Europe, ils auraient au moins parlé d'investissements en milliards d'euro.
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Quand on aime on ne compte pas
Si on les aime, on ne devrait pas compter.:D
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Au crédit de Microsoft, on peut ajouter que récemment ils ont changé de bureau d'avocats. Ils ont quitté un de ceux qui s'est couché devant Trump pour en prendre un qui résiste.

La drôle de déclaration d’amour de Microsoft à l’Europe

  • 200 datacenters à horizon 2027

  • Une gouvernance qui se rapproche de l'Europe

  • Une confidentialité renforcée... dans la limite du droit

  • Un RSSI adjoint pour l'Europe

  • Une communication qui tombe à pic

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