Électricité : les défis du stockage et des réseaux intelligents
J’ai trois piles AAA dans mon tiroir si ça peut aider
Illustration : Flock
Le 27 janvier 2025 à 14h10
Alors que l’électricité va connaitre une baisse de prix importante pour certains clients à partir du week-end prochain, le Journal du CNRS revient sur les réseaux électriques intelligents pensés « pour mieux distribuer les énergies renouvelables ». La question du stockage est aussi abordée.
Électricité : les défis du stockage et des réseaux intelligents
J’ai trois piles AAA dans mon tiroir si ça peut aider
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Alors que l’électricité va connaitre une baisse de prix importante pour certains clients à partir du week-end prochain, le Journal du CNRS revient sur les réseaux électriques intelligents pensés « pour mieux distribuer les énergies renouvelables ». La question du stockage est aussi abordée.
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9 min
Un rappel avant de plonger dans le cœur du sujet, Gilles Debizet (aménagiste et prospectiviste des flux au laboratoire de sciences sociales PACTE du CNRS) revient sur les grandes lignes du fonctionnement du réseau électrique en France :
« La gestion des réseaux électriques est aujourd’hui répartie entre les gestionnaires du Réseau de transport d’électricité (RTE) et ceux des réseaux de distribution (Enedis et les gestionnaires locaux de distribution, comme GreenAlp, à Grenoble). Ils mobilisent d’ores et déjà des centaines de milliers de producteurs d’électricité d’envergure locale ou individuelle, qui seront vraisemblablement des millions dans quelques années ».
Et on ne parle ici que des producteurs et des gestionnaires de réseaux, pas des dizaines de fournisseurs auprès desquels les clients s’abonnent. Pour certains, ce ne sont que des interfaces commerciales, y compris chez ceux proposant de l’énergie verte.
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Puissance produite = puissance consommée + pertes
Revenons à nos électrons. Contrairement à l’eau ou au gaz que l’on peut facilement stocker, le réseau électrique repose en grande partie sur une contrainte physique : pertes mises à part, la puissance consommée doit être égale à celle produite.
RTE a publié la semaine dernière le bilan (provisoire) de la production d’électricité française, à 536,5 TWh. Dans le mix, la production nucléaire représentait 67,4 % à 361,7 TWh, l’hydraulique 13,9 % à 74,7 TWh, l’éolien 8,7 % à 46,6 TWh et le solaire 4,3 % à 23,3 TWh.
Équilibrer le réseau en temps réel
Le problème de l’éolien et du solaire est le caractère intermittent de la production, dont la puissance dépend de la vitesse du vent et du taux d’ensoleillement. Le gestionnaire de réseau doit donc « maintenir à tout instant l’équilibre entre production et consommation – en pilotant la quantité d’électricité produite par des centrales classiques, en vendant ou achetant l’électricité en surplus ou manquante sur le marché européen ». Les appels à la modération des consommateurs sont aussi un levier, via les jours rouge Tempo par exemple.
Une solution toute trouvée pour résoudre cette problématique serait de stocker l’énergie. Problème, explique le CNRS, « l’électricité se stocke assez mal à long terme et en grande quantité. Ce stockage doit en effet passer par une transformation plus ou moins efficace de l’électricité en une autre énergie, qu’elle soit d’ordre mécanique, chimique ou physique ».
Centrales hydroélectriques : stocker l’énergie avec le pompage-turbinage
Des solutions existent et sont déjà en place, avec les centrales hydroélectriques. Elles peuvent ouvrir ou fermer leurs vannes à la demande afin d’adapter le niveau de production. Le pompage-turbinage permet de convertir de l’énergie électrique en faisant remonter de l’eau. Lorsque la production est trop importante, le pompage remonte l’eau, elle est ensuite turbinée pour produire de l’électricité quand la demande le nécessite.
L’eau dans le réservoir du barrage fait, d’une certaine manière, office de « batterie » pour stocker l’énergie. Les barrages hydroélectriques ont néanmoins de « fortes contraintes géographiques et environnementales, ne peuvent pas être déployés partout ».
Stocker l’énergie par la chaleur dans des cuves
« Des recherches sont menées afin de stocker de l’électricité sous forme de chaleur dans de grandes cuves composées de matériaux réfractaires tels que le basalte, que l’on retrouve sur l’ensemble du globe, avant de convertir de nouveau plus tard cette chaleur en électricité. Mais cette technologie est encore en cours de maturation », explique au CNRS Anne Blavette, chargée de recherche CNRS à l’Institut d’électronique et des technologies du numérique.
C’est l’approche de Stolect qui développe un « stockage d’électricité basé sur la conversion réversible de l’énergie électrique en énergie thermique, appelé également « batterie de Carnot« ». L’année dernière, la société débutait la construction d’un « système de stockage massif » au Technicentre Maintenance SNCF de Rennes. Le groupe visait alors 1 à 1,5 MWh et, selon son président en février dernier, l’entreprise vise 5 et 50 MWh par la suite.
Dans une série de questions/réponses avec la Région île-de-france, Jean-François Le Romancer (président de Stolect) explique que sa « technologie repose sur des matériaux neutres comme le basalte et permet de stocker entre 4 et 20 heures l’énergie produite par des sources renouvelables intermittentes telles que le solaire et l’éolien ».
Les enjeux autour du stockage d’énergie par batteries
Vient ensuite la question des batteries électrochimiques, dans le genre de celles que l’on retrouve dans les véhicules électriques : « Si cette technologie est relativement viable pour du stockage individuel, l’investissement nécessaire pour leur production et leur entretien ne permet pas d’en faire un modèle économique viable pour du stockage en masse sur du long terme ». Et encore, ajoute à juste titre le CNRS, c’est « sans parler de l’impact environnemental et géopolitique de l’extraction de lithium ».
Mais le stockage par batterie n’a pas dit son dernier mot, preuve en est avec la levée de fonds de Storio de 5 millions d’euros. « La startup vise de développer 100 MWh de projets de stockage au cours des 18 prochains mois, et plusieurs GWh de projets d’ici fin 2030 », expliquait alors Bpifrance. Elle utilise des batteries LFP (Lithium Fer Phosphate), « conditionnées en armoire électrique pour les petits modèles ou en conteneurs pour les plus grands », peut-on lire dans sa FAQ.
Power to gas : quand l’électricité devient de l’hydrogène
Une autre piste mise en avant par Anne Blavette est le power to gas. Comme son nom l’indique, il s’agit de convertir de l’électricité en hydrogène, que l’on peut stocker facilement et sur de longues périodes. Problème selon la chercheuse, « cette méthode demeure encore chère à l’heure actuelle, mais de nombreux travaux de recherche sont en cours ».
Smart grids : « réagir de manière automatisée et en temps réel »
Puisque le stockage est compliqué, une autre approche est de passer à des réseaux intelligents ou smart grids. Intelligent, dans le sens de la consommation, précise le CNRS : « Il faut pouvoir réagir de manière automatisée et en temps réel. Cela peut être fait à l’aide de petits systèmes de monitorage qui reçoivent et envoient de l’information à un système de gestion de l’énergie qui, à son tour, envoie des signaux (ordres, prix, etc.) à des actionneurs sur ces machines, telles les bornes de recharge de véhicules électriques ».
Linky possède pour rappel « huit contacts » pour gérer différents équipements : chauffage (principal et secondaire), climatisation et/ou pompe à chaleur, borne de recharge de voiture, stockage et injection d’énergie, etc. Cela va parfaitement dans l’idée développée par Nouredine Hadjsaïd (professeur à Grenoble INP et directeur du Laboratoire de génie électrique de Grenoble) :
« Ces réseaux intelligents, à la croisée des réseaux physiques et des technologies de l’information et de la communication, offrent davantage de possibilités de pilotage et d’observabilité du réseau et ainsi de faire face à une variation rapide des énergies renouvelables. Entre autres, car ils permettent aux consommateurs finaux de participer à l’équilibrage en effaçant certains usages à des moments donnés, moyennant une forme de valorisation financière ».
Le casse-tête de la tension et de la fréquence
Mélanger les sources d’énergies peut vite ressembler à un casse-tête sur le réseau électrique à cause des « réglages de tension et de fréquence dans un contexte de forte variabilité et d’incertitudes ». La Commission de régulation de l’énergie (CRE) rappelle que c’est RTE qui est « responsable de l’équilibrage du système électrique ».
Sur la question de la fréquence, Laurent Lamy (responsable du pôle équilibre offre demande au dispatching national de RTE) détaille les contraintes : « La fréquence d’un système électrique est l’indicateur qui permet de dire si nous avons un équilibre entre l’offre et la demande d’électricité sur une même zone. C’est un peu comme sur une balance. Le point d’équilibre est à 50 hertz. S’il y a plus de demande que d’offre, la fréquence baisse. A contrario, si l’offre est supérieure à la demande, la fréquence augmente ». Il faut donc surveiller de près la fréquence, d’autant qu’une « chute ou une hausse importante est de nature à constituer un danger pour la sûreté du système », affirme RTE.
« Pour raccorder des énergies renouvelables en masse, il faudrait que ces formes de production puissent participer aux réglages de fréquence et de tension dans les réseaux », affirme Nouredine Hadjsaïd. Mais cela soulève aussi des questions de saisonnalité. Les toits solaires des écoles par exemple injectent beaucoup plus d’électricité les week-end et durant les vacances scolaires.
Des questions techniques mais aussi et surtout politiques
Pour le CNRS, le problème est ailleurs : « si la dispersion de la production et les smart grids sont d’indéniables problématiques techniques, ils n’en demeurent pas moins des questions politiques ».
Gilles Debizet donne un exemple des sujets politiques soulevés : « Si des millions d’entités autoconsomment individuellement leur production, elles réduisent d’autant leur contribution au financement du réseau public […] Le financement du réseau pèserait davantage sur les consommateurs les moins autonomes, entraînant par là une fracture entre les ménages propriétaires investissant dans l’autoproduction et ceux qui ne le peuvent pas, faute de revenus suffisants ou du fait de difficultés techniques de mise en œuvre, dans l’habitat collectif, par exemple ».
Commentaires (50)
Le 27/01/2025 à 14h41
Après si on trouve un moyen de stocker pas cher ET en grande quantité ET avec un rendement pas trop mauvais ET de manière pas trop sale écologiquement on pourra couvrir tous les toits de panneaux solaires ... En attendant ce n'est pas la solution magique ...
Le 27/01/2025 à 21h06
Niveau rendement, il vaut toujours mieux fabriquer de l'hydrogène avec un rendement médiocre que de laisser une éolienne à l'arrêt ou d'injecter le courant de panneaux solaires pour un prix d'achat ridicule.
Le 28/01/2025 à 12h42
Le 28/01/2025 à 12h53
Le 28/01/2025 à 15h42
Le 29/01/2025 à 21h56
Le propriétaire du dispositif de fabrication va sûrement ajuster la fabrication d'hydrogène au cour horaire de l'électricité pour optimiser le coût de l'hydrogène fabriqué. Dès que cela dépasse un objectif de coût maximal, on coupe.
On peut ainsi fabriquer de l'hydrogène à moindre coût la nuit et les jours chaumés comme le dimanche, voir le samedi. C'est de la pure optimisation fiscale.
Modifié le 27/01/2025 à 15h07
Au final, est-ce vraiment le cas le fait qu'il y ai inégalité sur le cas du financement du réseau ? De plus, celles et ceux qui ne peuvent pas techniquement installer des panneaux sur des logements collectifs n'ont pas non plus à les acheter, ni à supporter techniquement, mentalement et financièrement leur maintenance ou leur éventuelle réparation.
Edit : précision
Le 27/01/2025 à 17h46
Modifié le 27/01/2025 à 18h41
Edit :
Cela dit, il faudrait aussi tenir compte du fait que tout le monde n'installe pas ses panneaux soit même. Celles et ceux qui le font via un professionnel, sont souvent subventionnés (pas forcément beaucoup).
Le 27/01/2025 à 23h15
Le 28/01/2025 à 08h07
Le 28/01/2025 à 11h01
Modifié le 28/01/2025 à 13h11
Et encore, les 10 centimes sont vu comme des bénéfices à imposer (non imposés en dessous d'un seuil).
Bon c'est sûr que de toute façon, ce n'est pas l'affaire du siècle comme tu dis. Et donc sous entendre que les propriétaires de panneaux sont des "profiteurs" alors qu'il contribuent au collectif (production et impôts), c'est malvenu.
Le 28/01/2025 à 14h01
Le 29/01/2025 à 00h16
Le 29/01/2025 à 13h53
Le 29/01/2025 à 15h36
Le 29/01/2025 à 15h45
Modifié le 29/01/2025 à 16h34
Le 29/01/2025 à 16h37
Le 29/01/2025 à 17h02
Modifié le 29/01/2025 à 17h43
Edit :
De plus, mes chiffres de départ se référait au tarif Base non HC/HP. Donc je pense que c'est CU qui s'applique dans ce cas.
Le 29/01/2025 à 23h08
Pour ce qui est des données générales, c'est possible (si je lis bien ma facture, le TURPE doit représenter 30% du kWh, donc on peut pense 20% du total tout compris comme c'est évalué par le CRE ou Enedis). Si tu considères l'injection de production solaire (en tout cas, j'étais resté sur cette partie de l'échange avec comparaison des cts/kWh injecté/consommé), les TURPE HC sont inutiles (nuit), et les TURPE haute saison (hiver) assez peu pertinents aussi (l'installation solaire typique en auto consommation n'aura pas de rab pour réinjecter).
Le 30/01/2025 à 09h55
Le 30/01/2025 à 14h26
Le 31/01/2025 à 07h59
Modifié le 30/01/2025 à 10h08
Le 30/01/2025 à 14h36
Au final, vous venez me parler de TURPE quand je compare le prix de l'injection avec le prix du kWh (une comparaison avec le point de vue du producteur particulier), donc je me restreins à la valeur du TURPE sur la période pendant laquelle il est crédible qu'il y ait injection (donc ni la nuit, ni la haute saison).
Tout ce que je veux dire ici, et là il me semble même qu'on est d'accord, c'est que, peu importe le critère considéré, vouloir faire payer plus les auto-producteurs au motif qu'ils ont "la chance" d'avoir posé des panneaux solaires, ça n'a aucun sens (sauf à vouloir dissuader à contribuer à l'électrification).
Modifié le 31/01/2025 à 08h19
"Tout ce que je veux dire ici, et là il me semble même qu'on est d'accord, c'est que, peu importe le critère considéré, vouloir faire payer plus les auto-producteurs au motif qu'ils ont "la chance" d'avoir posé des panneaux solaires, ça n'a aucun sens (sauf à vouloir dissuader à contribuer à l'électrification)."
Oui, totalement d'accord. Je rajouterais à "sauf à vouloir dissuader à contribuer à l'électrification" ceci "sauf à vouloir faire porter le chapeau aux écolos, comme ça peut être l'usage parfois, de l'état de la planète en leur expliquant que leur solution est pire que de ne rien faire, et que ben toustes les autres ont raison de pas bouger". Lors des derniers incendies au états unis, certains ont expliqué que c'était à cause des écolos qui ne voulaient pas raser les forêts, car sinon, il n'y aurait plus rien à brûler (comme si personne n'avait jamais imaginé le concept de "coupure de combustible" dans les forêts). J'ai pris cet exemple, mais il y en a de plus lointains en France dont je me rappel moins bien avec des idées reçues telles que "les écolo ne comprennent rien à la science", "la solution est pire que le mal", "nous n'allons par nous éclairer avec des bougies", "les écolos sont des dictateurs", etc. Donc, je pense que ça peut aussi être une hypothèse où inconsciemment, il y a une forme "d'écolocisme" qui se serait mis en place.
Le 31/01/2025 à 09h14
Le 28/01/2025 à 12h58
Quelqu'un qui va produire localement et stocker va être en mesure de réduire sa consommation pic et donc de passer sur un abonnement inférieur.
Si les panneaux ne permettent pas de garantir une puissance consommée crête inférieure vue du réseau, il n'y a pas de raison que l'abonnement soit moins cher.
Le 28/01/2025 à 13h18
Dans d'autres régions comme le sud, c'est peut être différent.
Le 28/01/2025 à 13h48
Au moins à la mise en place de la ligne, je ne suis pas sûr que, si tu baisses ta puissance souscrite, on vienne te recâbler avec une section inférieure.
Le 29/01/2025 à 21h50
Donc, si tu es en mesure d'effacer tes pics de consommation via le stockage et de baisser ton abonnement par cette méthode, tu sera bien récompensé.
Pour la récompense supplémentaire, rien n'empêche un fournisseur de te faire un prix canon si tu es prêt à effacer tout ou partie de ta consommation lors des pics de consommation. C'est une des choses permises par le linky et que les anciens compteurs ne permettaient pas.
Le 29/01/2025 à 23h24
Modifié le 27/01/2025 à 18h07
Plus il y a d'électricité intermittente de type photovoltaïque, ou éolienne, plus les écarts entre la production et les besoins sont importants. Et plus il faut de gros câbles,
ou de centrales à gaz. Ou comme le propose l'article de modulation de la consommation.
Car si celui qui a des PV tire souvent moins sur le réseau, quand le temps se couvre il tire plus que d'habitude. Donc, pour les câbles, ou le réseau électrique en général, il n'y a pas de gain, au contraire.
Le 27/01/2025 à 18h35
Concernant le surplus non consommé à l'échelle du pays, le problème est le même si cela provient de centrales de particuliers ou de centrales industrielles. Ce n'est pas un problème spécifique lié au particuliers, et les particuliers supportent seuls le risque financier que n'ont pas à supporter les gros producteurs et la collectivité lorsque c'est eux qui financent leur installation sans emporter la collectivité dans leur éventuelles dérives financière.
Donc je vois bien un problème technique si trop de monde produisent trop d'électricité au même moment, car le réseau pourrait ne pas le supporter, et il faudrait alors tout stocker pour éviter de disjoncter une partie des installations afin de protéger les câbles du réseau. Ce serait l'inverse d'un "blackout" qu'on pourrait appeler un "lightout". Mais de 1. c'est loin d'être le cas aujourd'hui vu la part de renouvelable en France (donc une chose après l'autre), et 2. il reste justement la possibilité des stockages décentralisés pour délester le surplus et éviter que le surplus engorge les lignes hautes tension. Or Enedis/RTE n'aurait pas forcément à supporter le coût financier du stockage, car ce serait plutôt le travail des fournisseurs d'électricité.
Enfin, si beaucoup de monde ont des panneaux, et donc financent moins le réseau par kwh consommé, vu qu'il y aurait globalement moins de Kwh consommé sur le réseau, il restera de toute façon la possibilité de transférer une partie de la part variable du financement des réseaux vers la part fixe (abonnement). Au final, je vois pas bien en quoi cela désavantagerait ceux qui n'ont pas d'ENR, car même si leur coût en abonnement aurait augmenté, le coût au kwh de la maintenance du réseau aurait diminué.
Le 27/01/2025 à 22h37
Le réseau est historiquement fait pour l'hiver, avec les ENR le risque serait plutôt l'été : ton "ligthout". Et je ne pense pas que les incitations économiques à auto-consommer suffisent à éliminer ce risque.
https://reseaux.photovoltaique.info/fr/atteindre-les-objectifs-enr/enjeux-et-perspectives/enjeux-lies-a-la-variabilite-des-enr/enjeux-lies-au-raccordement-des-enr-sur-le-reseau-de-distribution-delectricite/
"Le réseau de distribution doit pouvoir accommoder des situations hivernale avec une forte consommation et faible production, et estivale avec une faible consommation et éventuellement une forte production".
Donc cela signifie plus d'interconnexion, de gros câbles.
Et il y a un autre point, aujourd'hui le réseau basse tension sur lequel vont se déverser les ENR intermittentes et réparties est "passif", peu régulé, "tout juste" observé... Ce sont les réseaux moyenne tension et plus qui sont régulés.
Avec une injection massive sur le réseau basse tension, il ne peut plus rester passif.
Encore des évolutions, mais c'est justement l'objet de l'article.
La multiplication des ENR ne restera pas neutre vis à vis du réseau. Cependant, il y a de nombreux effets de seuils, et je ne sais pas quand nous les franchirons.
Le 27/01/2025 à 18h36
plus la production est centralisée type nucléaire ou grands barrages et éloignée de la consommation plus il faut de gros tuyaux, peut-etre qu'il y a une situation intermédiaire qui nécéssite des tuyaux moyens partout, mais plus la consommation se mélange à la production, plus les gros tuyaux sont courts et rares.
Une autre chose est claire aussi c'est que le passage au renouvelable doit s'accompagner de réduction de consommation, du moins du gaspillage, bref décentraliser réduit forcément les tuyaux.
Le 27/01/2025 à 22h38
Le 27/01/2025 à 23h18
Pour le particulier, c'est bien évidemment faux, puisqu'en l'absence de production propre, il ne consommera que ce qu'il aurait consommé s'il n'avait pas de panneaux solaires.
C'est pour ça qu'au lieu d'opposer ENRi et énergies bas carbone pilotables, on a besoin des deux.
Le 27/01/2025 à 15h15
Le 27/01/2025 à 16h46
Le 27/01/2025 à 16h57
Petit lien vers le barrage de "Grand Maison"
Le 27/01/2025 à 19h10
Première fois que j'en entend parler.
Le 27/01/2025 à 20h12
Le 27/01/2025 à 21h15
Le 27/01/2025 à 21h22
Si quelqu'un propose un lien sympa bien fait et utilisable sur ce sujet, je vous en serai gré.
Le 27/01/2025 à 23h12
Le 28/01/2025 à 11h16
C'est très rentable.
J'en connais qui on une installation depuis 40 ans ! (ca se change quand même)
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