#Le brief du 16 mars 2026

[MàJ] Les boîtes emails MX Plan d’OVHcloud sont de retour

Le 17 mars 2026 à 08h00

Mise à jour du 17 mars à 8h00. OVHcloud a mis à jour son ticket de support cette nuit pour indiquer que l’incident « a été résolu ». La cause profonde a été causée par « un problème logiciel », sans plus de détails.

Mise à jour du 16 mars à 18h25. OVHcloud précise que cette panne fait suite à la procédure de migration en cours des boîtes Outlook Web Access vers Zimbra (de décembre 2025 à mai 2026). L’hébergeur assure que « les emails envoyés ou reçus seront stockés et livrés une fois l’opération terminée ». OVHcloud précise que cela ne concerne que les MX Plan.

Brief original du 16 mars à 17h21. Via un message publié sur sa page de statut, OVHcloud explique à ses clients qu’il rencontre actuellement un incident : « L’accès aux boîtes aux lettres et au webmail est indisponible ». « Nous avons déterminé l’origine du problème affectant notre offre de solutions collaboratives », ajoute l’hébergeur, mais sans donner plus de précisions.

« Les clients ne peuvent actuellement pas accéder à leurs boîtes aux lettres, ce qui signifie qu’ils ne peuvent ni lire, ni envoyer ni gérer leurs e-mails », détaille l’entreprise roubaisienne. Cela concerne aussi bien les clients Plan MX.

Via le chat, nous demandons au service client si les emails reçus pendant cette période seront quand même dans la boite de réception après l’incident. Réponse de l’agent (humain) : « Je ne peux pas répondre pour le moment car nous n’avons pas l’information ». OVHcloud ne donne aucune prévision quant au délai de retour à la normale.

Le 17 mars 2026 à 08h00

L’AfriNIC accuse un broker d’adresses IP de continuer à vouloir le paralyser

Le 16 mars 2026 à 17h15

La guerre des IPv4 en Afrique n’est pas finie. En septembre dernier, l’AfriNIC pensait avoir fait un pas important pour se remettre en selle en élisant son nouveau bureau.

Mais le registre régional d’adresses IP (RIR) desservant l’Afrique continue de subir les attaques de Cloud Innovation, un broker d’adresses IP qui avait réussi à déstabiliser sérieusement l’organisation (dont il est lui-même membre, puisqu’il gère des adresses IP allouées par l’AfriNIC).

Dans une communication sur son site publiée ce jeudi 12 mars, l’AfriNIC alerte sur l’ « intention de perturber et/ou de paralyser le seul registre Internet régional d’Afrique » de la part de Cloud Innovation.

Illustration : Flock

« Nous sommes actuellement confrontés à un enchevêtrement de litiges et d’obstacles procéduraux provoqués par CIL [Cloud Innovation limited], Larus Ltd et les campagnes de sensibilisation qui y sont associées », explique le registre.

L’AfriNIC liste : une contestation de l’élection, une demande de la prolongation de la mise sous tutelle qu’avait décidée la justice mauricienne avant le renouvellement du bureau, l’obstruction à de récentes attributions d’adresses IP, l’injonction toujours en cours de ne pas attribuer d’IP, des campagnes de désinformations et la tentative de faire échouer les réformes de la gouvernance.

L’AfriNIC demande à ses membres de rester vigilants et de continuer à participer activement à la vie du registre.

Le 16 mars 2026 à 17h15

Apple lance le casque audio AirPods Max 2 à 579 euros

Le 16 mars 2026 à 15h39

Près de six ans après l’introduction de son premier casque audio, Apple dégaine son successeur, l’AirPods Max 2. Annoncé lundi 16 mars, celui-ci conserve les fondamentaux et le design de la première génération, mais promet des performances en hausse pour tout ce qui a trait à la qualité du son, à l’isolation de la voix, ou à la réduction du bruit ambiant, grâce à des composants électroniques plus modernes. Le casque s’articule autour de la puce Apple H2 (déjà utilisée depuis 2022 au sein de la gamme AirPods).

Jamais avare en superlatifs, Apple promet une réduction active du bruit « jusqu’à 1,5x plus performante que la géné­ration précédente », grâce à de nouveaux algorithmes de traitement. Les modes d’écoute adaptatifs (qui permettent de demander au casque de laisser passer une partie de l’environnement sonore) se dotent d’une fonction de réduction automatique des bruits forts.

Le casque AirPods Max 2 est décliné en cinq coloris. Comptez 579 euros – crédit Apple

Les fonctions d’égalisation spatiale et d’audio spatial sont également censées gagner en efficacité, tout comme la scène sonore dans son ensemble grâce au nouvel amplificateur à gamme dyna­mique élevée. Une fois connecté en USB-C, le casque gagne également l’accès à l’audio lossless ainsi qu’à un mode à très faible latence.

Sur le plan des communications, le casque s’ouvre à la traduction en direct (via Apple Intelligence, sous réserve de disposer d’un iPhone compatible), comme les AirPods 4 / AirPods Pro 2. « Il vous suffit d’appuyer de façon prolon­gée sur le bouton Mode d’écoute pour que les AirPods Max 2 traduisent dans votre langue préférée la langue que parle la personne qui s’exprime ».

Apple promet enfin 20 heures d’autonomie (avec réduction active du bruit et spatialisation) pour ce casque livré dans un étui dédié (smart case), décliné en cinq coloris et affiché à 579 euros, avec une disponibilité fixée au 25 mars prochain.

Rappelons qu’Apple a procédé début mars à une vague de renouvellement, avec l’annonce et le lancement de l’iPhone 17e, le passage de l’iPad Air à la puce M4, la migration des MacBook Air et Pro vers la nouvelle puce M5 et enfin la présentation du MacBook Neo, premier ordinateur portable de la marque animé par une puce héritée de l’iPhone.

Le 16 mars 2026 à 15h39

La Fondation des Femmes met Meta en demeure de diffuser sa campagne « Inarrêtables »

Le 16 mars 2026 à 12h33

Le 16 mars 2026 à 12h33

The Washington Post utilise les données de ses lecteurs pour adapter ses prix

Le 16 mars 2026 à 11h47

Un journal qui adapte ses prix aux pratiques de ses lecteurs, comme le commerce en ligne le plus classique ?

C’est le positionnement qu’est en train de tester The Washington Post, propriété de Jeff Bezos, en nette perte de vitesse depuis la fin de la pandémie.

Dans leur dernière facture, plusieurs abonnés ont reçu par mail une annonce de future augmentation des prix. Spécificité de cette inflation du coût de l’abonnement : en pied d’e-mail, le journal les informait que le nouveau prix annoncé avait été « fixé par un algorithme recourant à vos données personnelles ».

L’évolution est cohérente avec les récentes et multiples expérimentations du journal de 150 ans d’âge sur l’intelligence artificielle, déployée dans les podcasts comme dans le moteur de recherche interne.

Auprès du Washingtonian, le chercheur Luca Cian rappelle que ces systèmes de personnalisation des prix s’appuient généralement sur les données géographiques et de localisation des internautes pour estimer combien ils seraient prêts à payer pour un service.

des journaux
Crédit AbsolutVision pour Unsplash

Amazon lui-même a été critiqué en 2025 lorsqu’il est devenu évident que ses systèmes de fixation dynamique des prix imposaient des tarifs très variables à différents groupes scolaires pour les mêmes produits, parfois avec des évolutions au fil d’une même journée. 


Luca Cian s’étonne par ailleurs de voir que le Washington Post a rendu l’information d’une fixation dynamique de ses prix d’abonnement publique, dans la mesure où ses travaux tendent à démontrer que l’audience réagit relativement mal à l’annonce du recours à des technologies d’intelligence artificielle. Dans ses travaux, ce dernier a en effet constaté un paradoxe : interrogés, les gens déclarent vouloir connaître le fonctionnement des stratégies de fixation des prix. Mais lorsqu’ils obtiennent l’information, « leur réaction est pire que s’ils ne savaient pas ».

Le 16 mars 2026 à 11h47

Adobe et ses « procédures alambiquées » : un accord avec le DOJ à 150 millions de dollars

Le 16 mars 2026 à 09h32

En 2024, le Département de la Justice des États-Unis (DOJ) attaquait Adobe en justice sur ses pratiques en matière de résiliation d’abonnements (dont la suite Creative Cloud). Aujourd’hui, Adobe transige : « Bien que nous contestions les affirmations du gouvernement et niions toute malversation, nous sommes heureux de régler cette affaire ».

L’éditeur annonce deux choses. Tout d’abord, « fournir gratuitement des services d’une valeur de 75 millions de dollars aux clients admissibles ». Une fois l’accord entériné par le tribunal (ce n’est pas encore fait), Adobe contactera de manière proactive les clients concernés. De plus, Adobe a « accepté de verser 75 millions de dollars au ministère de la Justice ».

Dans sa plainte, le DOJ n’était pas tendre avec les pratiques d’Adobe : « Lors de l’inscription, Adobe dissimule des conditions importantes de son plan APM [Annual, Paid Monthly, ndlr] en petits caractères, derrière des encadrés et des liens hypertextes optionnels, fournissant des informations conçues pour passer inaperçues et que la plupart des consommateurs ne consultent jamais ».

De plus, « Adobe dissuade ensuite les résiliations en employant une procédure de résiliation lourde et complexe ». Vous en voulez encore ? « Dans le cadre de cette procédure alambiquée, Adobe tend un guet-apens à ses abonnés avec des frais de résiliation anticipée (ETF), auparavant masqués, lorsqu’ils tentent de résilier ». Pour le Département de la Justice, « Adobe a enfreint les lois fédérales destinées à protéger les consommateurs ».

Adobe n’est évidemment pas du même avis et affirme être « transparent sur les termes et les conditions des contrats d’abonnement et disposer d’un processus d’annulation simple ». L’entreprise ajoute néanmoins « Ces dernières années, nous avons rendu nos processus d’inscription et d’annulation encore plus fluides et transparents ».

Adobe creative Cloud

Dans un communiqué, le DoJ en rajoute une couche : « Adobe avait contrecarré les tentatives d’annulation des abonnés, les soumettant à des processus d’annulation complexes et inefficaces, remplis d’étapes inutiles, de retards, d’offres non sollicitées et d’avertissements ». Il ajoute que « Adobe devra clairement préciser tout frais de résiliation anticipée et la manière dont le paiement est effectué avant la souscription des clients aux abonnements ».

Cette annonce arrive quelques heures seulement après celle du départ de Shantanu Narayen, qui est CEO d’Adobe depuis 18 ans. Le communiqué est très poli en remerciant chaleureusement le futur ex-patron, mais selon Bloomberg, il démissionnerait suite à des « préoccupations des investisseurs concernant l’IA ».

Le 16 mars 2026 à 09h32

Meta met fin aux messages chiffrés de bout en bout sur Instagram

Le 16 mars 2026 à 08h57

Le 16 mars 2026 à 08h57

DirectStorage 1.4 avec compression zstd et Game Asset Conditioning Library

Le 16 mars 2026 à 08h27

DirectStorage est une fonctionnalité permettant aux GPU de discuter directement avec les périphériques de stockage de l’ordinateur, en évitant donc un passage par le processeur central. L’API vient de passer en version 1.4, avec comme principale nouveauté la prise en charge du codec zstd (ou ZStandard).

Cet algorithme est largement répandu ; nous avions d’ailleurs passé au crible ses performances en les comparant avec celles de plus d’une dizaine d’autres codecs. Microsoft a mis en ligne du code sur GitHub pour son utilisation avec les GPU.

Pour Microsoft, zstd a plusieurs avantages dans ce cas d’usage : il « se distingue par ses taux de compression et ses performances de décompression, sa large disponibilité sur le matériel et les logiciels à travers les systèmes d’exploitation, et son adoption généralisée dans les systèmes d’exploitation, le cloud et le web ».

GeForce RTX 40 Super

L’entreprise annonce dans le même temps sa Game Asset Conditioning Library (GACL), elle aussi sur GitHub. Elle propose « plusieurs composants pour améliorer la compression des assets du jeu ». Les textures sont la priorité de cette bêta car elles représentent la plus grosse taille des packages dans la plupart des jeux, explique Microsoft.

GACL « prépare » le contenu qui va être envoyé à zstd pour que les algorithmes de compression soient les plus efficaces possible. La Game Asset Conditioning Library « est conçue pour fonctionner avec le contenu existant, offrant jusqu’à 50 % d’amélioration des taux de compression Zstd pour vos assets, tout en maintenant un coût de décompression à l’exécution bas lorsqu’il est utilisé avec DirectStorage », affirme l’éditeur. Tous les détails se trouvent par ici.

Le 16 mars 2026 à 08h27