#Le brief du 13 octobre 2025

Le conseiller de Meta sur les biais politiques diffuse de la désinformation à tout-va

L’École polytechnique reporte sa migration vers Microsoft 365

L’École polytechnique aurait finalement pris la décision de reporter sine die la migration programmée de ses services vers les outils hébergés de l’offre Microsoft 365, révèle la Lettre dans son édition du 10 octobre.

Cette mise en pause, sans date de report programmée, signe-t-elle la fin du projet ? L’école militaire n’a pas communiqué publiquement sur le sujet depuis l’audition de sa directrice générale et présidente par intérim, Laura Chambard, par une commission d’enquête sénatoriale dédiée à la question de la commande publique.

Dévoilé en mars dernier par la Lettre, ce projet de migration avait fait grand bruit, notamment parce qu’il envisageait que les laboratoires de recherche, susceptibles de travailler sur des projets sensibles, basculent vers la messagerie hébergée de Microsoft, concernée par la portée extraterritoriale des lois américaines.

Face aux sénateurs, Laura Chambard a déclaré en mai dernier que les laboratoires en question, soumis pour certains aux protections spécifiques des zones à régime restrictif (ZRR) n’étaient pas concernés par la migration.

Le ministère des Armées, autorité de tutelle de l’École polytechnique, ne s’est pas prononcé publiquement sur la question des messageries, mais il a assuré, dans une réponse écrite à une question parlementaire, que les « données de la recherche issues des laboratoires, les plus sensibles, ne sont pas concernées par le déploiement des outils collaboratifs Microsoft ni par une migration vers le cloud Azure ».

Qu’adviendra-t-il de cette migration, dont le processus aurait dû s’appuyer sur l’accord-cadre qui permet à l’Éducation nationale et aux établissements supérieurs de recherche de s’équiper en licences Microsoft ?

Aujourd’hui, les étudiants et élèves de l’X bénéficient d’une licence Microsoft 365 pendant leur scolarité.

Les acteurs du libre avaient vivement dénoncé le projet de migration engagé par l’X – crédit Flock

Première bêta pour FreeBSD 15.0

La nouvelle version majeure de FreeBSD se rapproche, avec à son bord de nombreuses nouveautés importantes.

Comme toujours avec ces étapes majeures, FreeBSD 15.0 élargira son support matériel de manière notable. Ce sera par exemple le cas avec le Wi-Fi des ordinateurs portables, notamment le support des fonctions liées à la gestion de l’énergie, ce qui devrait permettre des mises en veille plus efficaces et une consommation moindre.

Parmi les autres nouveautés, citons la possibilité de choisir KDE comme environnement à l’installation, la dernière version du système de fichiers OpenZFS, ou encore du nettoyage dans son code pour supprimer des pans obsolètes.

Le développement de FreeBSD 15.0 a également reçu un financement de la Sovereign Tech Agency allemande pour accentuer les efforts sur le Zero-Trust Build. La conséquence est que le code fourni dans les images ISO est intégralement reproductible (on parle aussi de compilation déterministe).

Cela signifie que n’importe qui peut vérifier que ces versions compilées correspondent strictement au code source du projet. Une personne décidant de compiler soi-même FreeBSD aura ainsi l’assurance d’aboutir au même résultat. Les builds reproductibles sont depuis longtemps considérées comme un facteur essentiel de confiance. L’équipe de développement a également renforcé sa documentation sur le processus de construction (build).

Les personnes intéressées par un test de cette bêta 1 de FreeBSD 15.0 pourront récupérer l’image ISO depuis la page dédiée. FreeBSD supporte de nombreuses architectures, dont x64, arm64, powerpc ou encore riscv.

Comme on peut le voir sur le planning, trois autres bêtas sont prévues, suivies de trois release candidates. La version finale est attendue pour le 2 décembre.

Anne Le Hénanff, nouvelle ministre de l’intelligence artificielle et du numérique

Après avoir mené un premier gouvernement pendant 14 h il y a une semaine, Sébastien Lecornu a de nouveau proposé une liste de ministres au président de la République, Emmanuel Macron. Approuvée, cette liste a été publiée au Journal officiel.

C’est la députée Horizons du Morbihan, Anne Le Hénanff, qui prend le portefeuille de l’intelligence artificielle et du numérique dans le gouvernement Lecornu II, alors que Naïma Moutchou (du même parti) y avait été nommée la semaine dernière.

Un coq chantant un message chiffré
Flock

Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie Roland Lescure, Anne Le Hénanff est entrée dans les sujets numériques via son activité de conseillère en communication. Elle s’intéresse au sujet d’un point de vue politique depuis plusieurs années.

Ancienne adjointe en charge de la communication et du numérique du maire de Vannes, elle affirme sur son site être « membre de Women4Cyber Europe et Women4Cyber France, mais également administratrice de la FNCCR [association de collectivités territoriales spécialisées dans les services publics locaux en réseau] en charge de la commission smartcity et cybersécurité ».

En tant que députée, elle a participé à la rédaction de plusieurs rapports de l’Assemblée Nationale concernant le numérique. Ainsi, elle a été rapporteure pour avis sur le projet de loi de finances 2026 sur le programme « Environnement et prospective de la politique de défense », en se penchant sur le sujet du quantique. Elle avait travaillé pour le projet de loi de finances précédent sur l’Intelligence artificielle de Défense.

Elle a aussi été rapporteure pour la transposition de la directive européenne NIS2. Elle a enfin travaillé sur la rédaction de la loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (SREN, adaptation dans le droit français de plusieurs règlements européens : DMA, DSA et Data Governance Act).

Récemment, en tant que députée, elle a signé, avec Éric Bothorel, Cédric Villani, Philippe Latombe et Gilles Babinet (entre autres), une tribune pour avertir des dangers de l’article 8 ter de la loi Narcotrafic.

Linux Mint Debian Edition 7 est disponible en version finale

La version Debian de Linux Mint est désormais disponible dans sa version 7, un peu moins d’un mois après le début de sa phase bêta. Rappelons que Linux Mint, dans sa version classique, est basée sur Ubuntu LTS.

Comme nous l’avions indiqué en septembre, les nouveautés de cette mouture sont vite résumées, car elles reprennent tout ce que l’équipe de développement a ajouté dans Linux Mint 22.2. Ainsi, rien ne sépare fonctionnellement les deux distributions, et on retrouve les derniers apports comme le support des lecteurs d’empreintes digitales, la compatibilité améliorée avec libadwaita, plusieurs changements esthétiques, etc.

LMDE 7 dispose quand même d’une nouveauté propre : la prise en charge des installations OEM, qui permet la pré-installation simplifiée sur un parc. Rappelons également que LMDE 7, qui s’appuie sur Debian 13 (Trixie), reprend son noyau Linux 6.12, là où Linux Mint 22.2 dispose d’un noyau 6.14.

L’image ISO du système peut être récupérée depuis la page dédiée. Elle n’est disponible que pour l’architecture x64.