#Le brief du 10 octobre 2025

Modélisation, animation : Blender 5.0 est disponible en version finale

Mise à jour du 19 novembre : La version finale de Blender 5.0 a été mise en ligne mardi soir. Il n’y a pas de différence fonctionnelle majeure entre cette mouture et la bêta. On retrouve ainsi le support du HDR en utilisant Vulkan et Wayland sur Linux, un meilleur support général de Vulkan, etc. On peut lire la liste complète des nouveautés depuis le site officiel.


Article original du 10 octobre :

Elle arrive avec une semaine de retard, mais la bêta de Blender 5.0 est disponible au téléchargement. Comme le laisse supposer le numéro de version, il s’agit d’une mouture majeure, avec d’importantes nouveautés.

Parmi les principaux apports, il faut déjà signaler l’arrivée d’ACES 1.3 et 2.0. ACES, pour Academy Color Encoding System, est un workflow conçu pour préserver la fidélité des couleurs à travers l’ensemble de la chaine de production.

Crédits : Blender

Signalons également des améliorations pour Cycles, qui gagne par exemple une capacité Thin Film sur surface métallique et un nouvel algorithme Volumetrics. On peut citer également la gestion du multi-bounce dans SSS Random Walk, permettant de supprimer les lignes noires qui apparaissent entre les objets qui se croisent. Les nœuds géométriques et de shaders ont reçu des Bundles et Closures. D’autres nouveautés ont trait à l’interface, comme la disponibilité des assets dans le Compositor. La liste des changements est particulièrement longue.

Cette bêta est « feature complete », ce qui signifie que toutes les fonctions prévues pour la version finale sont en place. L’équipe de développement se concentre désormais sur la correction des bugs et d’éventuelles optimisations. Blender 5.0 est attendu pour la mi-novembre. La branche de développement active, quant à elle, est passée sur la version 5.1.

Europe : Nextcloud abandonne sa plainte contre Microsoft

Lassée par l’absence de progrès dans l’enquête pour pratiques anticoncurrentielles de l’Union européenne contre Microsoft, Nextcloud annonce retirer sa plainte contre le géant états-unien.

Auprès de Reuters, le fondateur de l’éditeur allemand de logiciels, Frank Karlitschek, indique avoir perdu tout espoir que la Commission n’intervienne.

En 2021, Nextcloud avait porté plainte avec une trentaine de petits éditeurs devant la Commission et le Bundeskartellamt allemand.

L’entreprise critiquait la pré-installation de OneDrive sur Windows, une pratique permettant à la société américaine d’inciter les usagers à recourir à ce service de cloud, plutôt que de leur proposer le choix entre divers fournisseurs.

Depuis, rien n’a bougé, déclare Frank Karlitschek, qui espérait voir Microsoft obligée de fournir différentes options à ses utilisateurs lors de l’installation, comme c’est le cas pour les navigateurs internet.

La procédure devant l’Office allemand de lutte contre les cartels reste en cours, précise-t-il.

La fonction « Secouer pour résumer » de Firefox mise à l’honneur par TIME

Dans sa liste des meilleures inventions de 2025, le magazine TIME vient d’accorder une mention spéciale à une fonctionnalité de Firefox mobile : « Secouer pour résumer ».

Si vous n’avez jamais entendu parler de cette fonction, c’est normal. Elle n’est arrivée qu’en septembre, sous une forme expérimentale et uniquement pour les personnes utilisant l’anglais comme langue maternelle. De plus, elle n’est utilisable pour l’instant que sur iOS et nécessite d’avoir activé Apple Intelligence.

Si vous remplissez toutes les conditions, les pages pouvant être résumées affichent une petite icône d’éclair à droite de la barre d’adresse. De là, deux possibilités : soit on appuie sur ce bouton pour afficher le résumé, soit on secoue le téléphone.

C’est cette dernière fonction et surtout sa facilité d’utilisation qui ont valu à Mozilla cette mention spéciale. L’éditeur n’obtient rien en tant que tel, mais elle établit un précédent en faisant de Firefox le premier navigateur à proposer cette fonction simple. On notera également que si le navigateur peut se servir de l’IA par petites touches, la fonction se base uniquement sur les modèles présents sur le téléphone. Seule limitation, selon Mozilla, que le texte d’origine ne dépasse pas les 5 000 mots.

Dans un billet publié ce 9 octobre, Mozilla se dit bien sûr ravie : « Notre travail sur Secouer pour Résumer reflète l’évolution de Firefox. Nous réinventons notre navigateur pour qu’il s’adapte parfaitement à la vie moderne, en aidant les gens à naviguer avec moins d’encombrement et plus de concentration. Cette fonctionnalité s’inscrit également dans le cadre de nos efforts visant à offrir aux utilisateurs mobiles une interface plus claire et des outils plus intelligents qui rendent la navigation en déplacement rapide, transparente et même amusante ».

On ne sait pas quand la fonction arrivera sur les appareils Android. L’utilisation de l’IA chez Google, via Gemini, est très différente, tout ou presque passant par les serveurs. Pour les opérations sur les textes, tout est exécuté localement chez Apple. Ce qui signifie aussi qu’en fonction de l’appareil et de la taille du texte, les performances peuvent varier.

Marco Pieters est le nouveau directeur technique d’ASML

L’entreprise néerlandaise ASML a une position unique dans le domaine des semi-conducteurs : elle est pratiquement incontournable, car elle fournit les machines permettant la gravure des puces, notamment par photolithographie. Début septembre, elle a d’ailleurs investi massivement dans Mistral, récupérant 11 % du capital pour 1,3 milliard d’euros.

ASML a désormais un nouveau directeur technique (CTO) : Marco Pieters, qui devient également vice-président exécutif de l’entreprise. Il ne répondra qu’à Christophe Fouquet, le CEO français d’ASML depuis 18 mois environ. La société n’est d’ailleurs pas allée chercher bien loin, car Marco Pieters travaille depuis longtemps au sein d’ASML.

Deux exemplaires du Twinscan EXE:5000, scanner lithographique High-NA d’ASML

« Dans le cadre de notre solide processus de planification de la relève, je suis fier de nommer Marco, un dirigeant de longue date d’ASML, au poste de directeur technique. Après avoir travaillé à ses côtés pendant de nombreuses années, Marco a tout mon soutien pour faire avancer notre feuille de route technologique au service de nos clients. Je me réjouis de la poursuite de notre collaboration. En outre, le conseil de surveillance d’ASML a annoncé son intention de nommer Pieters au conseil d’administration à partir de la prochaine assemblée générale annuelle (AGA) de la société qui se tiendra le 22 avril 2026 », a déclaré Christophe Fouquet. Le conseil passera alors de cinq à six membres.

La nomination est cruciale, car ASML est souvent considérée comme l’un des piliers invisibles du monde de la tech.

L’ex-Premier ministre britannique Rishi Sunak devient conseiller d’Anthropic et Microsoft

Rishi Sunak, qui a démissionné du poste de Premier ministre britannique en 2024, a été nommé conseiller sénior par les deux entreprises Microsoft et Anthropic, explique le Guardian. Il ajoute ces casquettes à celles de conseiller sénior pour Goldman Sachs et de communicant pour des entreprises d’investissement comme Bain Capital et Makena Capital.

L’Acoba (Advisory Committee on Business Appointments, équivalent de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique) s’est inquiétée du fait qu’ « il y a des risques liés à [son] accès à des informations susceptibles de conférer à Microsoft un avantage indu ». L’ancien responsable du Parti conservateur britannique assure qu’il se bornera à donner des conseils sur les « perspectives stratégiques de haut niveau sur les tendances macroéconomiques et géopolitiques » et qu’il n’en donnera pas sur les règles britanniques.

Crédit :Rishi Sunak par Simon Walker / HM Treasury / Open Government Licence v3.0

L’autorité de la transparence a noté que l’IA a été une priorité importante pendant que Rishi Sunak était au pouvoir, mais que « rien n’indique que des décisions ou des mesures aient été prises pendant son mandat en prévision de ce poste, et le Cabinet Office [cabinet du gouvernement britannique] a confirmé qu’il n’avait connaissance d’aucune décision que vous auriez prise spécifiquement concernant Anthropic, par opposition à l’ensemble du secteur ». Elle indique néanmoins à l’ancien Premier ministre qu’ « il existe une crainte raisonnable que votre nomination puisse être perçue comme offrant un accès et une influence injustifiés au sein du gouvernement britannique ».

Selon le Guardian, Rishi Sunak a assuré à l’Acoba qu’il n’aurait qu’un rôle interne et qu’il n’impliquerait aucun lobbying.

Windows 11 embarque désormais Edit, un outil d’édition en ligne de commande

Edit est un petit programme que Microsoft a présenté lors de sa dernière conférence Build. Gratuit, écrit en Rust et open source (sous licence MIT), il a son propre dépôt GitHub.

La petite application est particulièrement légère (moins de 250 ko) et se veut autant un outil pratique pour dépanner (ou pour les personnes ayant cette préférence) qu’un hommage à MS-DOS. Comme nous l’indiquions en mai dernier, Edit propose bon nombre de fonctions que l’on s’attend à trouver dans ce genre d’outil, comme la possibilité de chercher et remplacer du texte, le support des majuscules et minuscules, la prise en charge des expressions régulières ou encore la rotation entre plusieurs fichiers ouverts en parallèle (via Ctrl + P).

À l’époque, Microsoft indiquait que la principale motivation derrière la création d’Edit était le besoin d’avoir dans Windows un éditeur CLI en 64 bits et par défaut.

Justement, l’éditeur a mis à jour la fiche descriptive de la mise à jour KB5065789 pour Windows 11. Elle a été diffusée fin septembre et est présente aussi bien sur les versions 24H2 et 25H2 du système (qui partagent pour rappel la même branche de service). Comme repéré par Neowin, Microsoft a ajouté un élément : l’inclusion par défaut d’Edit.