#Le brief du 04 février 2026

Texas Instruments rachète Silicon Labs pour 7,5 milliards de dollars

Poids lourd des semiconducteurs analogiques (17,68 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025), Texas Instruments ajoute une corde à son arc en formalisant, mercredi 4 février, un projet d’acquisition de son concurrent et compatriote Silicon Labs.

L’opération, réalisée intégralement en cash, est annoncée à 231 dollars par titre Silicon Labs, soit une valorisation globale d’environ 7,5 milliards de dollars pour cette entreprise de semiconducteurs dédiés aux problématiques de connectivité sans fil, notamment dans l’univers de l’Internet des objets (IoT).

« Le portefeuille de solutions de connectivité sans fil embarquées de pointe de Silicon Labs renforce notre technologie et notre propriété intellectuelle, nous permettant d’accroître notre capacité de production et de mieux servir nos clients », commente l’acquéreur.

Les produits sans fil de Silicon Labs trouvent des débouchés dans le grand public et au sein de produits industriels – capture d’écran

Texas Instruments précise par ailleurs que ses capacités industrielles sont tout à fait adaptées à la production des puces brevetées par Silicon Labs. L’entreprise (784,8 millions de dollars de chiffre d’affaires), cotée au Nasdaq et détenue principalement par de grands fonds institutionnels américains, opère en effet principalement sur un mode fabless : elle conçoit et commercialise des puces, mais en sous-traite la fabrication à des fondeurs spécialisés.

La synergie a d’autant plus de sens que Texas Instruments a, en partie pour répondre aux souhaits de l’administration Trump et conserver le bénéfice de certaines aides financières, engagé un plan d’investissement dans ses usines aux États-Unis à l’été 2025.

L’interopérabilité entre matériels Google Meet et Microsoft Teams se met en place

L’idée faisait partie des engagements formulés en mai dernier par Microsoft pour éviter des sanctions européennes. Elle a depuis fait son chemin, au moins pour les clients entreprises : il sera en effet bientôt possible, sous conditions, de faire communiquer directement les solutions matérielles de visioconférence Google Meet avec leurs équivalents dédiés à Microsoft Teams.

C’est Google qui a annoncé le premier la mise en œuvre de cette interopérabilité native, réservée pour l’instant aux clients professionnels souscripteurs de l’offre Workspace. À ce stade, la passerelle n’est fonctionnelle qu’entre un appareil Google Meet fonctionnant sous Chrome OS et une Salle Teams, opérée depuis un matériel certifié Teams. L’administrateur du compte Workspace garde la possibilité de la désactiver.

Jusqu’ici, l’établissement d’une connexion entre une salle visio Teams et son équivalent Meet supposait le recours à un composant externe tel que Pexip Connect.

La connexion entre Meet et Teams est réservée aux appareils certifiés. Ici, un aperçu de la gamme Google Meet – capture d’écran Next

Dans la majorité des cas, la connexion entre une salle Meet et un outil tiers (Webex, Zoom, Teams via Pexip et maintenant Teams en natif) n’autorise que les fonctions visio de base : la présentation, la prise en charge du double écran, ou le chat interne à la visio ne sont par exemple pas pris en charge, comme le souligne la documentation de Google.

Reste à voir maintenant si et comment cette interopérabilité pourrait être étendue aux solutions exclusivement Web ou logicielles des deux rivaux.

Mozilla promet que son kill switch dédié aux fonctions IA arrivera avec Firefox 148

Firefox 148, dont la sortie est prévue le 24 février, permettra-t-il d’éteindre la polémique ? Mozilla a annoncé lundi que la prochaine version mensuelle de son navigateur intègrerait un réglage permettant de désactiver, en une seule fois, l’ensemble des fonctionnalités du logiciel, actuelles ou futures, faisant appel à des outils d’IA générative.

« Vous pouvez également consulter et gérer des fonctionnalités d’IA individuelles si vous choisissez de les utiliser. Cela vous permet d’utiliser Firefox sans IA pendant que nous continuons à créer des fonctionnalités d’IA pour ceux qui le souhaitent », décrit Mozilla, qui ménage les susceptibilités mais ne change donc pas son fusil d’épaule.

La fonction permettra de bloquer les « améliorations IA » – crédit Mozilla

Anthony Enzor-DeMeo, CEO de Mozilla, a pour mémoire identifié l’IA comme l’un des axes stratégiques de travail autour de Firefox lors de sa prise de fonction, en décembre 2025. « Nous agirons avec urgence. L’IA change les logiciels. Les navigateurs deviennent le point de contrôle de la vie numérique. La réglementation modifie les défauts. Ces changements jouent en faveur des forces de Mozilla », déclarait-il à cette occasion.

Si les acteurs comme OpenAI et Perplexity incarnent une concurrence nouvelle pour Mozilla, via leurs projets de navigateurs Web, cette inflexion stratégique a fait polémique dans la communauté Firefox, ce qui a conduit la Fondation à rapidement promettre que le logiciel ne perdrait pas son âme… et surtout qu’il y aurait bien un « kill switch » pour désactiver les fonctions IA en un clic.

L’Espagne s’apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Premier lancement Ariane 64, « la fusée la plus puissante d’Europe », la semaine prochaine

Ariane 6 existe en deux versions : 62 et 64. La différence ? Deux boosters pour la première, quatre pour la seconde, qui a donc bien plus de puissance au décollage pour emporter des charges plus lourdes. Le premier lancement d’Ariane 64 est programmé pour la semaine prochaine, le 12 février entre 17h45 et 18h13.

« Ariane 6 peut emporter environ 21,6 tonnes en orbite basse, soit plus du double des 10,3 tonnes qu’elle pouvait mettre en orbite avec seulement deux propulseurs », détaille l’Agence spatiale européenne (ESA).

« Le vol VA267 verra Ariane 6 emporter 32 satellites pour la constellation Leo d’Amazon en orbite basse ». Ce sera le sixième vol d’Ariane 6, mais surtout le « premier avec quatre propulseurs », explique l’ESA. La mission est prévue pour durer un peu moins de 2 h entre le décollage et la séparation des derniers satellites.

Les satellites sont disposés dans le haut de la fusée, qui est équipée d’une longue coiffe de 20 m de haut et 5.4 m de diamètre. Les satellites LEO sont assemblés sur « quatre girafes debout les unes sur les épaules des autres ».

« Comme il s’agit du premier vol avec une longue coiffe, ce lancement est le plus haut jamais réalisé par Ariane 6. Une fois assemblée sur la rampe de lancement du port spatial européen en Guyane française, elle atteindra 62 mètres de haut, soit à peu près la hauteur d’un immeuble de 20 étages ».

Ariane 6 enchaine pour le moment les succès, malgré quelques couacs lors des missions secondaires du vol inaugural.