#Le brief du 03 novembre 2025

[MàJ] Meta reconnaît son erreur et rétablit le compte de la sage-femme évoquant l’IVG

[MàJ] Christie’s suspend la vente aux enchères de la machine à calculer « Pascaline »

[Mise à jour 19 novembre 2025] Le 19 novembre, Christie’s a indiqué à l’AFP suspendre la vente de la Pascaline qui devait avoir lieu à 16 h, « dans l’attente du jugement définitif (de la justice administrative, NDLR), compte tenu du caractère provisoire de cette décision et conformément aux instructions de son client ».

Des scientifiques avaient saisi en urgence la justice administrative, qui a ordonné le 18 novembre l’interdiction de la sortie du territoire de cette toute première machine à calculer, d’une valeur estimée à deux ou trois millions d’euros.


Article du 3 novembre 2025 : Vieille de 380 ans, la Pascaline est la première machine à calculer de l’humanité, mise au point par Blaise Pascal. Alors que huit exemplaires fabriqués en 1642 et 1649 subsistent au monde, l’un d’entre eux doit être mis aux enchères par Christie’s le 19 novembre prochain.

Porté par des membres des cinq académies françaises, un collectif appelle à ce que cette machine « demeure au cœur des collections publiques ».

« Pascal souhaitait produire sa machine à grande échelle. La complexité de sa fabrication fit échouer l’entreprise », expliquent-ils. Cinq se trouvent actuellement dans des collections publiques françaises, deux à l’étranger, dans des collections publiques, et cette dernière, qui doit être mise en vente, était en collection privée depuis 1942.

 »Machine à calculer de Blaise Pascal sans sous ni deniers », 1642, au musée des Arts et Métiers / David Monniaux

Pour les signataires, au nombre desquels le directeur de recherche émérite à l’Inria Serge Abiteboul, le professeur émérite à l’université Paris-Saclay Jean-Michel Bismuth, la philosophe Barbara Cassin, l’écrivain Érik Orsenna, « toutes les Pascalines ont des caractéristiques propres et toutes n’ont pas la même destination ».

Celle qui doit être vendue « est la seule qui soit conçue pour l’arpentage ; elle opère avec des mesures de grandeur adaptées (toises, pieds, pouces, lignes) ».

« Cathédrales de l’intelligence », ces instruments ont été « explicitement destinés à servir l’intérêt général », écrivent les auteurs de la tribune. À ce titre, ils appellent à ce que la machine destinée à être mise aux enchères rejoigne les collections publiques, d’où elle pourra être étudiée « par la communauté scientifique internationale ».

Bluesky : 40 millions d’utilisateurs et un bouton « je n’aime pas » en test

« Mettre à jour et arrêter » : Microsoft répare enfin le bug du redémarrage dans Windows

Quand l’installation d’une mise à jour est terminée dans Windows, on peut choisir de l’appliquer et de redémarrer, ou de l’appliquer et d’éteindre la machine. Dans ce deuxième cas, le système n’en fait qu’à sa tête : il finalise l’installation et redémarre le PC.

C’est un vieux bug que tout le monde a sans doute expérimenté au moins une fois. Il a été introduit avec Windows 10 et Microsoft n’a jamais daigné corriger le problème, sans que l’on sache pourquoi, bien qu’il soit probablement lié à la pile de maintenance dans Windows.

Il se trouve pourtant que le bug a été rectifié dans la récente mise à jour optionnelle KB5067036. Dans la page dédiée, on peut lire tout en bas des notes de version pour Windows : « Amélioration : résolution d’un problème sous-jacent qui peut empêcher l’arrêt de votre PC après la mise à jour dans l’option Mettre à jour et arrêter ».

Malheureusement, ce problème n’est a priori réparé que dans la branche 25H2 de Windows 11. Windows 10, dont le support est maintenant terminé, le gardera. Son support est terminé, mais puisque les utilisateurs européens peuvent souscrire gratuitement à un an de correctifs de sécurité supplémentaires, le bug continuera à se manifester.

Orange veut monter à 100 % du capital de MasOrange, l’opérateur leader en Espagne

Orange a annoncé vendredi la conclusion d’un accord non engageant visant à racheter au fonds britannique Lorca les 50 % que détient ce dernier au capital de l’opérateur espagnol MasOrange. Le groupe français deviendrait ainsi propriétaire exclusif de MasOrange, jusqu’ici détenu à parité avec Lorca. La transaction se ferait en numéraire, à hauteur de 4,25 milliards d’euros, indique Orange.

« En détenant l’intégralité du capital, Orange confirme son engagement industriel à long terme en Espagne, ainsi que sa confiance dans MasOrange et son équipe de direction pour créer de la valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes », précise encore le groupe français, qui espère aboutir à la signature d’un accord engageant d’ici la fin de l’année, puis à une transaction effective dans le courant du premier semestre 2026, après approbation par les instances représentatives du personnel et les autorités réglementaires compétentes.

Issu de la fusion, entamée en juillet 2022, entre Orange Espagne et son concurrent Masmovil, MasOrange revendique une place de numéro un sur le marché espagnol avec 34 millions de lignes mobiles et 7,2 millions de lignes fixes.

Bien qu’approuvé sur le principe par la Commission européenne, ce rapprochement entre ceux qui étaient alors respectivement deuxième et quatrième acteurs du marché espagnol avait suscité l’ouverture d’une enquête approfondie en 2023. Le feu vert avait finalement été donné en février 2024 (PDF), avec une concession : la vente, par le nouvel ensemble, d’une partie de ses fréquences à l’opérateur roumain Digi, assortie d’un accord d’itinérance permettant à ce dernier d’investir le territoire espagnol.

Le capital de MasOrange se répartit aujourd’hui à 50/50 entre Orange et le fonds Lorca – source PDF

Shein vendait des « poupées sexuelles à caractère pédopornographique »

C’est le constat fait par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). « Leur description et leur catégorisation sur le site permettent difficilement de douter du caractère pédopornographique des contenus », explique le ministère de l’Économie dans un communiqué.

Des signalements au procureur de la République, à l’Arcom et à la plateforme Shein ont été faits dans la foulée. « La diffusion, via un réseau de communications électroniques, de représentations à caractère pédopornographique, est passible de peines pouvant aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende », rappelle le ministère.

Sans compter que, « en l’absence de mesure de filtrage efficace visant à protéger les mineurs, la loi prévoit des peines d’amende pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Ces faits ont également été signalés au procureur et à l’Arcom ».

Sentant le vent tourner, un communiqué de presse a été envoyé dans la foulée par Shein à de nombreuses rédactions, dont Next : « Shein confirme que les produits en question ont été immédiatement retirés de la plateforme dès que nous avons eu connaissance de ces défaillances majeures ».

Une enquête a été lancée pour comprendre comment « ces annonces ont pu contourner [les] dispositifs de contrôle ». L’entreprise « mène une revue complète afin d’identifier et de retirer tout produit similaire susceptible d’être mis en vente par d’autres vendeurs tiers ».

« Ce type de contenu est totalement inacceptable et va à l’encontre de toutes les valeurs que nous défendons. Nous prenons des mesures correctives immédiates et renforçons nos dispositifs internes afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise », affirme le porte-parole de Shein Quentin Ruffat.

Shein doit pour rappel ouvrir dans les prochains jours un espace de plus de 1 000 m² dans le magasin historique du BHV, ainsi que des corners de 300 à 400 m² dans cinq magasins Galeries Lafayette. Cette annonce avait largement fait polémique. Disney devait, par exemple, décorer les vitrines du magasin mais a finalement décidé d’annuler car les conditions n’étaient « plus réunies pour déployer sereinement les animations de Noël ».

Shein a reçu une amende de 150 millions d’euros pour avoir fait n’importe quoi avec les cookies, ainsi que deux amendes de la DGCCRF : 1,1 million d’euros pour une « information défaillante sur la qualité environnementale des produits » et 40 millions d’euros pour des pratiques commerciales trompeuses. D’autres enquêtes sont en cours.