[MàJ] Meta reconnaît son erreur et rétablit le compte de la sage-femme évoquant l’IVG
Le 06 novembre 2025 à 10h50
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Mise à jour 6 novembre 2025 : Les comptes de la sage-femme Pauline Dens-Arsène ont finalement été rétablis par Meta. Ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé indique avoir contacté les équipes de Meta France, qui ont « reconnu une erreur ».
Article original du 3 novembre : Le 28 octobre, Pauline Dens-Arsène répondait à France 3 pour évoquer l’interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse. Alors que l’accès à l’IVG est très inégalitaire à travers le pays, la sage-femme explique proposer cet acte médical pour répondre à un manque visible dans l’Aisne.
Une fois le reportage diffusé, Pauline Dens-Arsène l’a publié sur sa page Facebook. « Une demi-heure après, mes comptes Facebook et Instagram étaient suspendus », explique-t-elle à Franceinfo.

Avant la suppression, la sage-femme explique avoir reçu des messages haineux, des insultes assimilant l’avortement à un meurtre, des discours proches de ceux des militants contre la liberté d’avorter.
Pour elle, c’est évident : la suppression de son compte est due à une campagne de signalement de masse.
Après avoir fait appel de la décision auprès de Meta, la sage-femme apprend néanmoins que ses comptes sont définitivement supprimés, quand bien même les règles de communauté de Meta n’interdisent pas d’évoquer l’IVG. L’entreprise évoque des « dysfonctionnements » de sa modération.
Début 2025, alors que les géants du numérique se rapprochaient de Donald Trump nouvellement élu, les règles de modération de Meta ont largement évolué aux États-Unis. Des associations de défense des droits numériques et des droits des femmes se sont rapidement mobilisées pour dénoncer une censure de l’information dédiée aux droits reproductifs.
En vertu des articles 17, 20 et 21 du règlement européen sur les services numériques (DSA), Meta doit normalement fournir des explications aux internautes dont les contenus sont retirés, rendre les réclamations simples d’accès et d’utilisation, et permettre la contestation si ces usagers s’estiment lésés.
En France, le Planning Familial alerte depuis plusieurs années sur la désinformation que diffusent les militants anti-choix en ligne, et s’inquiète de voir ces mouvements prendre un espace croissant en ligne.
Le 06 novembre 2025 à 10h50





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