#Le brief du 16 juin 2026

Le noyau Linux 7.1 se dote d’un nouveau pilote NTFS plus performant

Nouvelle version pour le noyau Linux, qui présente comme d’habitude une série d’améliorations dans le support matériel. Côté AMD par exemple, le pilote amd-pstate prend maintenant en compte Dynamic EPP (Energy Performance Preference), qui permet de basculer automatiquement entre les profils énergétiques. Par exemple, un portable peut être sur Performances quand il est raccordé et basculer automatiquement sur Équilibré quand il est sur batterie.

Du côté d’Intel, FRED (Flexible Return and Event Delivery) est désormais activé par défaut. La technologie (qui a commencé à être intégrée dans le noyau 6.9), rend les transferts entre niveaux de privilège du processeur plus rapides. Les gains sont plus sensibles dans les charges lourdes, comme la production audio. FRED devrait également être présent dans les futurs processeurs Zen 6.

Photographie de Long Ma pour Unsplash
Long Ma pour Unsplash

On trouve également plusieurs améliorations diverses notables. Par exemple, le noyau 7.1 corrige le problème avec la partie audio du Steam Deck en version OLED, ce qui ouvre la console portable à d’autres systèmes. Les disques exFAT reçoivent une amélioration importante avec l’arrivée de la pré-allocation pour revendiquer des espaces contigus lors des opérations, réduisant drastiquement la fragmentation.

Le noyau 7.1 fait également l’objet de nombreuses petites opérations de ménage, supprimant d’anciens pans de code, liés surtout à d’anciens matériels et protocoles. 140 000 lignes de code ont ainsi disparu. Comme le signale notamment 9to5Linux, le code lié à la plateforme i486 commence à être supprimé, les options de compilation pour les sous-architectures M486, M486SX et ELAN ayant disparu. Le code permettant de supporter ces architectures est cependant toujours là.

Pour les personnes manipulant régulièrement des partitions NTFS (Windows), le noyau 7.1 représente aussi une avancée importante, note Phoronix. Un nouveau pilote s’occupe de ce système de fichiers propre à Microsoft, avec à la clé de meilleures performances, le support complet en lecture/écriture et la prise en charge d’un plus grand nombre de fonctions.

Comme toujours avec les nouvelles versions du noyau, la mise à jour dépendra de la distribution utilisée. Certaines – particulièrement en rolling release – peuvent les mettre rapidement à disposition, quand d’autres – en release classique – attendent le plus souvent leur mouture majeure suivante pour introduire ce type de changement.

VM gratuites : Oracle divise par deux les capacités d’OCI Ampere A1

Oracle et Google proposent des VM gratuites, sans limite de durée. Attention, cela ne veut pas dire qu’elles seront toujours gratuites (ce brief en est le parfait exemple), juste qu’il n’y a pas de date de fin de validité pour le moment, ni de limite de crédits.

Nous avons expliqué comment installer Vaultwarden sur une VM gratuite de Google et ainsi profiter d’un gestionnaire de mots de passe sur l’ensemble de vos terminaux, sans frais. Dans notre cas, après plusieurs mois d’une utilisation classique (trois ordinateurs, deux smartphones), la facture reste bien à 0 euro.

Nous évoquions aussi le cas d’Oracle avec son plan « Always Free », comprenant deux offres gratuites. La première, une micro instance (AMD) avec jusqu’à deux VM.Standard.E2.1.Micro, chacune avec 1/8e d’OCPU et 1 Go de mémoire.

La seconde, baptisée OCI Ampere A1 Compute instances (Arm), donnait accès (lors de notre test en avril) à 3 000 heures OCPU et 18 000 heures de Go de mémoire par mois. On vous épargne les calculs, mais cela était équivalent à un maximum de 4 OCPU et 24 Go de mémoire par mois.

Rien ne change pour l’instance Always Free AMD, mais Oracle divise par deux le CPU et la mémoire d’OCI Ampere 1 : « toutes les locations reçoivent gratuitement les 1 500 premières heures d’OCPU et les 9 000 Go par mois […] Pour les locations Toujours gratuit, cela équivaut à 2 OCPU et 12 Go de mémoire ». Pas de changement sur les transferts avec 10 To de données sortantes par mois.

Sur Reddit, plusieurs utilisateurs indiquent ne pas avoir eu d’email d’Oracle pour prévenir du changement, alors que la nouvelle politique est entrée en vigueur hier, avec donc une facturation si vous dépassez les nouvelles limites.

Un billet de blog aurait été mis en ligne, mais il renvoie désormais vers une erreur 404. Certains indiquent la présence d’une bannière sur leur compte pour les prévenir du changement (encore faut-il aller sur son compte). La page de présentation des « Free Tier » d’Oracle est encore sous l’ancienne formule, contrairement à la documentation.

Apple visée par une enquête sur l’interopérabilité d’iCloud en Italie

Entre Apple et le DMA, les relations sont glaciales et cela ne va pas aller en s’arrangeant. L’autorité italienne de la concurrence a lancé une enquête concernant l’accès à iOS et iPadOS des services infonuagiques concurrents d’iCloud.

En vertu du règlement sur les marchés numériques (DMA), Apple a l’obligation d’assurer l’interopérabilité d’iOS et d’iPadOS avec les services des fournisseurs de cloud concurrents. Ces derniers doivent obtenir un accès aux systèmes d’exploitation et aux composants matériels au même niveau qu’iCloud, la plateforme infonuagique d’Apple.

Apple vs EU : le bras de fer
Illustration : Flock

Mais est-ce réellement le cas ? L’autorité italienne de la concurrence n’en est pas certaine. En fait, elle dispose d’« indices laissant penser que les fournisseurs tiers de services cloud destinés aux particuliers ne sont pas traités sur un pied d’égalité avec iCloud d’Apple. » Ces fournisseurs n’auraient pas accès aux mêmes fonctionnalités qu’iCloud ; le régulateur donne en exemple l’impossibilité d’une sauvegarde complète des données d’un smartphone ou d’une tablette dans un nuage concurrent.

C’est ce qui vaut à Apple une nouvelle enquête sur son respect du DMA, la première ouverte par l’autorité italienne (le règlement européen autorise les régulateurs nationaux à conduire des enquêtes préliminaires). Celle-ci est menée en coopération avec la Commission européenne.

Cette nouvelle péripétie européenne ne va probablement pas contribuer à apaiser le courroux de l’entreprise américaine, qui a décidé de ne pas livrer Siri AI dans l’UE, précisément sur ces questions d’interopérabilité. Apple est en effet censée accorder aux autres assistants les mêmes accès sur les données personnelles de l’utilisateur. Plutôt que de s’y résoudre, le constructeur a proposé un compromis à la Commission qui a été qualifié d’« exemption au DMA » par Bruxelles.

Firefox 152 affiche ses nouveaux paramètres et de petites améliorations bienvenues

La nouvelle mouture du navigateur de Mozilla est désormais disponible. La mise à jour attend déjà sagement que vous redémarriez le navigateur pour s’installer.

Firefox 152 commence par rénover la page des paramètres. L’organisation générale reste à peu près la même, mais le nouvel affichage se veut plus clair, avec des réglages mieux mis en avant, des regroupements plus évidents et un accès présenté comme simplifié.

Le navigateur intronise également une série d’ajouts assez sympathiques. Par exemple, depuis la barre d’adresses, si l’on écrit « mute », « shush » ou « sssh » ou que l’on passe par l’action rapide dédiée, on peut rendre silencieux l’ensemble des onglets. Dans une fenêtre de navigation privée, recharger une page fait maintenant apparaitre une barre proposant de désactiver temporairement le bloqueur de traqueurs, dans le cas où celui-ci engendrerait des problèmes de rendu.

Sur Windows et Linux, un clic droit sur un onglet affiche maintenant une ligne « Partager » dans laquelle on trouve l’entrée « Copier le lien ». Il permet de récupérer directement le lien de la page, plutôt que de se rendre dans l’onglet et de cliquer dans la barre d’adresse. Certaines extensions existent cependant pour rendre la manipulation encore plus directe, la fonction apparaissant dans le menu contextuel sans passer par une arborescence.

Enfin, dans les Firefox Labs, signalons l’apparition d’une nouvelle expérimentation : le support du JPEG XL. Dans ses notes de version, Mozilla indique que ce format d’image doit permettre une meilleure compression que WebP, JPEG, PNG et GIF.

Comme toujours, la nouvelle version colmate une série de failles de sécurité. Sur la quarantaine référencées, 13 sont considérées comme de sévérité haute ou critique. Mieux vaut donc ne pas tarder à mettre à jour.