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TikTok : enquête ouverte en France sur la mise en avant de contenus poussant au suicide

Le 05 novembre 2025 à 08h49

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le fonctionnement de l'algorithme de TikTok, a-t-il annoncé dans un communiqué envoyé à l'AFP.

Cette procédure judiciaire fait suite au signalement du député Arthur Delaporte, président de la commission d’enquête parlementaire « sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs ». Annonçant la saisie de la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, il avait affirmé le 11 septembre dernier : « Le constat est sans appel : TikTok a délibérément mis en danger la santé, la vie de ses utilisateurs », ajoutant : « Il me semble qu'il y a des infractions qui sont de nature pénale, de complicité active ».

Accablant pour la plateforme chinoise, le rapport des députés proposait 43 recommandations, dont l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ainsi qu'un couvre-feu numérique pour les 15 - 18.

TikTok

Selon l'AFP, l'enquête a été confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police de Paris. Elle devra se pencher sur les soupçons de « propagande en faveur de produit, objet ou méthode préconisés comme moyens de se donner la mort », de « fourniture de plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite en bande organisée » et d'« altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée ».

Selon la procureure, l'enquête concernera « le respect de l’obligation de notification par une plateforme des soupçons d’infractions commises par son intermédiaire », le « fonctionnement de l’algorithme par rapport à la présentation qui en est faite à son utilisateur » et « l’édition de contenus consistant notamment à la promotion du suicide ».

« Nous réfutons fermement les accusations », a réagi la plateforme dans un communiqué envoyé à l'agence de presse. Elle ajoute qu'elle a mis en place « plus de 50 fonctionnalités et paramètres prédéfinis spécialement conçus pour assurer la sécurité et le bien-être des adolescents ».

La question des pensées suicidaires concerne aussi bien les réseaux sociaux que les algorithmes des IA. Fin aout, OpenAI avait été poursuivi en justice après le suicide d’un adolescent. La société avait annoncée dans la foulée la mise en place d’un contrôle parental. Récemment, l’entreprise américaine annonçait que 0,15 % des utilisateurs ont des « conversations qui incluent des indicateurs explicites de planification ou d’intention suicidaire potentielle », soit 1,2 million de personnes tout de même.

Le 05 novembre 2025 à 08h49

Commentaires (23)

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A partir du moment où on a su que TikTok était réservé aux aux utilisateurs non Chinois, que son équivalent Chinois présentait un contenu plus qualitatif et moins problématique, tous les gouvernements auraient dû réagir. Combien de jeunes morts ou handicapés suite à un défi à la con?
Je ne retrouve plus le reportage Arte, pour certains TikTok est la vengeance des guerres de l'opium subie par la Chine.
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Vite mettons en place la modération/censure chinoise en occident afin de sauver la vie de nos enfants.
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Ce n'est pas tant le fait que ce soit chinois le problème d'un point de vue santé. C'est qu'on n'a pas le recul dans l'histoire de l'humanité du danger de ces "outils" numériques. Ça ne fait que quelques années seulement que cela existe. En prenant du recul ce phénomène est tout nouveau comme beaucoup de choses liées aux nouvelles technologies qui favorisent un énorme repli sur soi (et de l'individualisme). Les parents d'enfants victimes le disent bien: "on le pensait à l'abri dans sa chambre". C'est un fléau d'un nouveau genre comme chaque génération a pu en subir. Sur un spectre plus large l'usage des smartphones pourrait amener à des débats sur notre façon de vivre, pourquoi pas?
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Les parents d'enfants victimes le disent bien: "on le pensait à l'abri dans sa chambre". C'est un fléau d'un nouveau genre comme chaque génération a pu en subir. Sur un spectre plus large l'usage des smartphones pourrait amener à des débats sur notre façon de vivre, pourquoi pas?
Le fléau ne serait-il pas que les parents laissent leurs enfants à l'abri dans leur chambre, en ayant une confiance aveugle dans la régulation des contenus par les instances supérieures de l'état ?
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Il n'y a pas qu'un seul fléau :chinois:
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Quoi, ça te fait mal de reconnaitre que sur ce point, les chinois ne laisse pas des app déverser des seaux de merdes sur leurs enfants ?
bouh des chinois ...
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Quoi, ça te fait mal de reconnaitre que sur ce point, les chinois ne laisse pas des app déverser des seaux de merdes sur leurs enfants ?
Chacun pensera ce qu'il veut de la manière dont les enfants sont "protégés" en Chine...
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La cause profonde de ces suicides ont pourrait les prendre en compte ou s'en prendre à un déclencheur suffit à résoudre la problématique ?
En Corée du Sud, le taux élevé de suicide des jeunes c'était avant ou après TikTok ?
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Regarde les rapports d'Amnesty International
Plongée dans l’algorithme de TikTok France : nos révélations
TikTok oriente les jeunes vers des contenus dépressifs et suicidaires

Dès que tu poste ou recherche un truc en rapport avec la santé mentale ou la dépression, t'as l'algo qui te dirige vers des trucs qui sont des encouragements au suicide.
"rejoindre les étoiles", "réussir sa TS"
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C'est ça c'est un 'déclencheur' pas la cause profonde, j'ai jamais dit de pas s'occuper de cette merde qu'est TikTok mais que s'en servir de prétexte pour ne pas mettre les moyens afin de s'occuper des causes profondes, c'est hypocrite
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T'as plein de facteur pour le mal être.
Tu sais bosser un peu sur le harcèlement scolaire (y a bcq de progrès a faire), sur la confiance en soi etc.
Mais les ados sont des boules d'hormones et ça joue sur leur comportement.

Ils peuvent se sentir mal simplement a cause d'une dispute (débile) avec leur meilleur amie etc, ils font parfois des "dramas pour rien" (selon l'avis des parents, mais pour les ados c'est la fin du monde.)

Donc oui s'ils se sentent a un moment "nul/pas bien" il faut pas qu'une merde de réseau social leur conseille le suicide comme solution
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Et la société de merde dans laquelle on vit, t'en parles pas beaucoup. Ce que tu décris en 1ère partie a été vrai pour beaucoup de générations.
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Après si je vais dans le squat de fumeur de crack pour s'avoir comment combattre mon adiction à la drogue...
TIKTOK N EST PAS UNE SOURCE D INFORMATION. C'est juste une application de divertissment.
La qualité de se divertisssement est un autre débat.

PS : Je nutilise pas et ne souhaite pas utiliser TIKTOK (et consort ; facebook; x; tweeter). Donc ce n'est pas une réponse de partisant.
Ce qui "m'énerve" c'est la chase au coupable facile par certains (representant politique etc.)
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le rapport des députés proposait 43 recommandations, dont l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ainsi qu'un couvre-feu numérique pour les 15 - 18.
Ah, la nécessité de la vérification d'âge sur Internet. Le retour...
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Je lance un pavé dans la mare. Que je sache le suicide n'est pas interdit en France.
Le harcellement pouvant pousser "au" oui.

Donc quelle est le fondement l'égal de l'action ?
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Dans le cas des mineurs, je dirais le même article du code pénal qui interdit la diffusion de contenus pornographiques, violents, terroristres ou incitant à se mettre en danger pour les mineurs.

Pour les majeurs, à chaud je ne sais pas.
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Je cite les soupçons sur les délits potentiels dans le brief. Ainsi, par exemple, vous pouvez retrouver dans Légifrance, un article du code pénal concernant la propagande en faveur de produit, objet ou méthode préconisés comme moyens de se donner la mort.
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Merci pour ce retour.
:dix:

Si il y a un juriste qui passe par là, il y a qqch qui me laisse perplexe.
C'est que l'art. Article 223-14 se trouve dans la section "De la provocation au suicide"
avec l'article précedent le 223-13 :

Modifié par LOI n°2009-1437 du 24 novembre 2009 - art. 50
Le fait de provoquer au suicide d'autrui est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d'une tentative de suicide.

Les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende lorsque la victime de l'infraction définie à l'alinéa précédent est un mineur de quinze ans.

Les personnes physiques ou morales coupables du délit prévu à la présente section encourent également la peine complémentaire suivante : interdiction de l'activité de prestataire de formation professionnelle continue au sens de l'article L. 6313-1 du code du travail pour une durée de cinq ans.

Ce qui laisse penser que l'article qui suit (donc l'Article 223-14) a été inscrit avec cette idée et paradigme.

Il y a, pour mon interpretation, une diférence entre une vidéo "pour partir dans la dignité" et un harcelement fait par un groupe qui enverait cette même vidéo ...
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Le suicide non, l'incitation au suicide oui. C'est pour ça qu'on parle de poursuite contre TikTok, et pas contre les gens qui font des TS.

Le fondement légal :
Article 223-14
La propagande ou la publicité, quel qu'en soit le mode, en faveur de produits, d'objets ou de méthodes préconisés comme moyens de se donner la mort est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
Article 223-15
Lorsque les délits prévus par les articles 223-13 et 223-14 sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables.
Source : [Légifrance]
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Ah bah, plus rapide que moi (cf, au dessus). Je vais laisser les lecteurs se répondre, ça marche toujours très bien sur Next ;)
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:dix:
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Merci :)
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Merci pour ce complément.
j'ai fait une réponse juste audessus :-)

TikTok : enquête ouverte en France sur la mise en avant de contenus poussant au suicide

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