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L’Europe enquête sur le financement des six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2

Le 01 avril à 10h12

Fin 2025, la France notifiait à la Commission européenne un projet de construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, avec une paire sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey, dans le cadre du programme EPR2. Les mises en service sont prévues entre 2038 et 2044, pour une durée de vie de 60 ans. Coûts estimés des constructions : 72,8 milliards d’euros. Les réacteurs devraient apporter 9 990 MW supplémentaires.

La Commission explique que la France prévoit trois mesures financières pour EDF : un prêt bonifié à un taux préférentiel pour 60 % des coûts estimés, un contrat sur différence bidirectionnel d’une durée de 40 ans et un mécanisme de partage des risques. Le but étant « d’offrir une protection contre les risques échappant au contrôle d’EDF, tels que les catastrophes naturelles imprévisibles et les modifications apportées au droit national ».

La Commission estime que ce projet « est nécessaire », mais considère aussi « qu’il y a lieu de vérifier si la mesure est pleinement conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’État ». Elle ouvre donc une enquête approfondie sur trois principaux points : « le caractère approprié et proportionné du train de mesures d’aide », « l’incidence de la mesure sur la concurrence sur le marché » et « la conformité avec d’autres dispositions du droit de l’Union ».

Pour rappel, l’EPR de Flamanville est le 57e réacteur nucléaire Français. Il a produit ses premiers électrons en décembre 2024. Le précédent démarrage d’un réacteur en France remontait à celui de Civaux 2… il y a 25 ans.

On espère que les réacteurs EPR2 ne connaitront pas les mêmes dérives que celui de Flamanville : 17 ans de travaux – dont 12 ans de retard – et une explosion de la facture : « Il a coûté 19 milliards d’euros au lieu des 3 milliards d’euros prévus à l’origine », notait la Cour des comptes.

Dans la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE-3) mise en ligne en février, le gouvernement ne cachait pas ses fortes ambitions sur le nucléaire avec « la construction de six EPR2 pour de premières mises en service dès 2038, une option pour huit EPR2 supplémentaires, la consolidation et la prolongation des 57 réacteurs existants et une optimisation du parc visant une production de 380 TWh dès 2030 ».

Quelques semaines auparavant, RTE indiquait souhaiter une accélération de l’électrification des usages afin d’assurer un meilleur équilibre entre consommation et production d’électricité. Les voitures électriques et les datacenters étaient notamment mis en avant.

Le 01 avril à 10h12

Commentaires (21)

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Logiquement, le REX sur Flamanville devrait éviter de nouveaux déboires sur les prochains réacteurs.

La filière était mise à mal après 25 ans sans nouveau réacteur, la sous-traitance à tout va, etc. Donc j'ai espoir que pour les prochains EPR ce sera à la fois plus économique et plus rapide. Sinon c'est qu'il y a un réel problème en terme de compétences et de responsabilités dans la chaîne (parce qu'il ne faut pas se leurrer que certains se "gavent" au passage).

Vu le contexte géopolitique mondial actuel, on voit combien l'électrification est une nécessité absolue.
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EDF construit des EPR pas qu'en France. LE REX de Flamanville a permit d'améliorer la constructions des nouveaux EPR par EDF notamment au sud du Royaume-Uni. Pour réduire les couts ils construisent deux réacteurs au même endroit en quasi-paralléle (juste un décalage de quelques mois entre les deux) comme ça ils réutilisent les matériels sur les deux chantiers, ça permet de réduire les couts et les délais
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On espère que les réacteurs EPR2 ne connaitront pas les mêmes dérives que celui de Flamanville : 17 ans de travaux – dont 12 ans de retard – et une explosion de la facture : « Il a coûté 19 milliards d’euros au lieu des 3 milliards d’euros prévus à l’origine », notait la Cour des comptes.
En même temps, cette fois ils ont prévus plus large. Au lieu de 3 milliard puis 19 milliard, on part direct sur 24.3 milliard par site...
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Même sur le délai, ils sont précautionneux.
au lieu de 5ans, c'est 12 pour le 1er.
Après tout dépend de quand on considère que les travaux commencent.
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5 ans c'est infaisable c'est le délai en Chine
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5 ans c'était le délai minimal en France dans les années 70 pour les réacteurs de 900MW. C'était irréaliste pour tous les autres réacteurs plus puissants, et encore plus pour l'EPR de Flamanville qui était une tête de série et qui arrivait après des années sans construction d'un gros réacteur nucléaire en France.
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Et qui n'a pas du tout les mêmes standards de sécurité que les réacteurs de 900MW à l'époque de leur construction.
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24 milliards par site et donc 12 milliard par EPR avec les 2 EPR par site.
Vu l'inflation des coûts, j'ai peur que ça soit encore une fois sous-estimé.
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ça va, ils comptent pas les PC (RAM et HDD) du personnel dans le prix :-D
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Ceux construit après Flammnville c'est ceux au sud du Royaume-Uni
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il manque un point dans la news, c'est que l’enquête de l'EU est "systématique" des que l'on parle de subvention pour le nucléaire. Ça été le cas avec les réacteurs au UK, pologne et les recours perdu par l’Autriche (qui est très anti-nucleaire). Cela fait perdre entre 6 et 10 ans au projet car tous est accepté.
Il faut surtout que le projet soit lancé, je suis meme pret à demander une garantie sur nos livret A ou autre si on peut clouer le bec à l'EU et avancer vers une indépendance souveraine sur l’énergie.
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Indépendance ?
L'uranium vient de partout sauf de France. Et l'uranium enrichi continue de venir pour partie de Russie.
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Nous pouvons miner de l'Uranium en France, mais :
-Risque politique
-Ca couterait 10 fois le prix que le commander à l'étranger
-Nous avons des stocks monstrueux
-Si nous re(développons) les neutrons rapides (Superphenix...), les stocks de plutonium actuel en France sont suffisants pour des centaines d'années...
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Cadeau : youtube.com YouTube
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Si nous re(développons) les neutrons rapides (Superphenix...), les stocks de plutonium actuel en France sont suffisants pour des centaines d'années...
Et surtout, les stocks d'uranium appauvri (qui se transmute en Pu dans un surgénérateur, d'où le nom).
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Les sources sont suffisamment variées pour être bien plus indépendants que pour le pétrole. Il ne faut pas confondre autonomie/souveraineté, et autarcie. L'autarcie, c'est un miroir aux alouettes, et un monde de pays en autarcie, c'est un monde de guerres (car le seul et unique moyen d'obtenir une ressource que tu n'as pas devient d'aller conquérir les territoires qui en ont).
Et l'uranium enrichi continue de venir pour partie de Russie.
Mais bien moins qu'avant, même si je suis d'accord avec toi sur le fait qu'on devrait arrêter totalement.
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On espère que les réacteurs EPR2 ne connaitront pas les mêmes dérives que celui de Flamanville
Ce n'est pas pour rien qu'on appelle ça des EPR2. Flamanville est une tête de série, les EPR2 ont été rationalisés.
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C'est surtout un design très différent, plus proche d'un réacteur du parc actuel que d'un EPR où les allemands refourguaient des technologies de leur côté et qu'ils ont laissé en héritage sympa quand ils ont quitté le projet... (démerden sie sich)
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Je ne sais pas si on peut vraiment dire que l'EPR2 est un « design très différent » de l'EPR. Il me semble que seules les modifications jugées très clairement bénéfiques ont été intégrées, afin d'éviter de créer trop de nouveaux problèmes en essayant d'améliorer trop de choses.
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Certaines contraintes de sécurité très lourdes et très chères, et exagérées, comme la double enceinte de béton armé, ont été abandonnées. Cela avait été adopté après Chernobyl.
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La double paroi est arrivée avant l'accident de Tchernobyl. 25 des 57 réacteurs électronucléaires actifs en France ont une enceinte de confinement à paroi double (et un circuit primaire à 4 boucles au lieu de 3). L'EPR2 est le seul modèle de réacteur nucléaire français de puissance supérieure à 1GW dont l'enceinte n'est pas doublée.