L’Espagne s’apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Le 04 février à 08h59

Le 04 février à 08h59

Commentaires (22)

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Les pays europééns deviennent de plus en plus liberticide...(Je n'ai pas envie de dire fachiste car c'est une idéologie plus particulière.
Content de ne pas avoir d'enfant et courage à ceux qui en ont...
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Faut arrêter avec cet argument, il y a un vrai pb de santé publique à traiter tout comme l'accès au porno (et pas le gentil porno des cassettes des années 80) à n'importe quel âge. Les conséquences sont psychologiques et pas voyantes comme 30 ans d'alcoolisme mais elles existent bien et "l'éducation des parents" n'est manifestement pas efficace donc à un moment il faut bloquer.
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Le truc c'est qu'interdire dans ce contexte est un aveu de faiblesse : quand on a pas réussi (ou pas voulu) rendre les réseaux sociaux safe pour la majorité de la population, on interdit à la fraction la plus faible d'y aller.

La comparaison avec l'alcool ou le tabac ne tient pas, car il n'y a pas de loi naturelle immuable qui dit que les réseaux sociaux sont forcément mauvais pour la santé mentale. Il pourrait y avoir des réseaux sociaux vertueux, à notre législateur et nos régulateurs de forcer les réseaux existants à l'être, ou à disparaitre.
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-> Lire mon précédent commentaire avant celui-ci : next.ink Next

Unpopular opinion : c'est pareil sur la pornographie, ça ne me choquerait pas de l'autoriser aux mineurs, si tant est que cette pornographie était éthique. Les représentations de violence, l'emprise sur la femme et sa soumission, ce genre de trucs qui sont (sur)représentés dans les pornos ne devraient pas être montrés aux enfants pour ne pas leur faire croire que c'est la réalité, là-dessus on est tous d'accord et c'est l'argument de l'interdiction, mais pourquoi ça devrait être montré aux adultes ? On remarquera qu'il est encore facile de trouver des simulations de viol sur n'importe quel site porno, alors que c'est interdit depuis 10 ans.

Une pornographie éthique, montrant des rapports consentis sans la multitude de comportements problématiques dont est remplie la pornographie actuelle, n'a pas à être interdit aux enfants selon moi. Ça pourrait même être utile dans un programme d'éducation sexuelle. Le "pas de sexe avant 18 ans" c'est un peu daté, non ?

D'ailleurs je pense qu'on est à peu près tous sur la même longueur d'onde puisque dans les commentaires sur ce sujet sous d'autres articles, tout le monde différencie bien "le gentil porno des cassettes des années 80" et le porno actuel. Le problème est donc les représentations du porno actuel, pas la pornographie tout court.
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Mon opinion, encore moins populaire, c'est qu'on surévalue énormément l'impact du"porno" parce qu'on a un rapport ambivalent là-dessus.

Quand j'entends qu'il faut protéger les enfants du "mauvais porno", j'ai l'impression d'entendre Ségolène Royal sur les mangas ou encore certains politique sur les jeux violent.

On aime bien se rassurer avec des boucs émissaire bien pratique que personne n'ira défendre la pornographie, les réseaux sociaux, mais au final, qu'en est-il vraiment ? Ces éléments sont souvent bien plus une conséquence et non une cause de notre monde qui est empli de violence.

La réalité c'est probablement plutôt qu'on va perdre sur les 2 tableaux :
- Les enfants deviendront pas moins sexiste que leur parents parce qu'il vivent dans la même société
- Les libertés publiques auront encore diminué. La température de l'eau augmente peu à peu et on se rend compte de rien, je trouve fou que cette proposition ne fasse pas plus réagir, il y a 20 ans ça aurait été impossible de proposer ça.
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En gros, vous demandez à l'état de décider pour tout le monde, non plus seulement les enfants, ce qui est acceptable comme réseau social. En quoi est-ce que c'est moins liberticide que ce qui est fait actuellement ?
Le fait est que les gens veulent aller sur ce type de réseaux sociaux mais que c'est clairement un problème pour les enfants.
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Non, bien au contraire, c'est simplement interdire sur les réseaux ce qui est interdit dans la vraie vie et garantir les droits fondamentaux dans l'espace numérique.

Entre autre :
- Forcer les réseaux sociaux à modérer juste, pour empêcher la sous-modération qui laisse en ligne de la désinformation ou du harcèlement mais aussi la sur-modération qui supprime ce qui ne plaît pas au propriétaire ou aux actionnaires (X masquant par exemple les messages parlant de transidentité ou contenant un lien vers Bluesky, alors qu'ils ne sont pas illégaux)
- Permettre un appel auprès d'un organe indépendant lors d'une décision de modération
- Permettre aux utilisateurs de choisir un algorithme chronologique plutôt que basé sur des recommandations (activé par défaut pour les mineurs)
- Avoir la possibilité de désactiver le défilement infini addictif (désactivé par défaut pour les mineurs)
- Avoir des fonctions de contrôle parental avancé
- Donner à l'utilisateur un vrai choix sur les publicités ciblées et l'usage des données (pas de pistage sur les mineurs)

Et, c'est bête, mais ces règles sont comprises dans le DMA/DSA et les autres lois nationales et européennes sur le sujet. Il suffirait de les appliquer.

Les problématiques de harcèlement, d'ingérence et de désinformation ne sont pas exclusives aux enfants. On ne deviens pas immunisé contre ces problèmes quand on dépasse 15 ans. Il faut régler ces problèmes qui menacent la santé publique et la vie démocratique à la source.
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Qui décide de ce qui est juste à modérer sans en arriver à toucher à la liberté d'expression de chacun.
L'éducation des parents devraient primer tout comme mieux instruire les utilisateurs.
Concernant le contrôle parental, le problème n'est sûrement pas un problème de paramétrage ou de capacité mais majoritairement de flemme.

Quand les parents sont déjà accrocs sans recul de ce qu'ils lisent ou partagent, comment l'interdire à tes enfants.
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La justice. On ne parle pas de créer un ministère de la vérité, juste utiliser les systèmes déjà en place dans la vie réelle contre la diffamation, les fausses informations volontaires, le harcèlement, etc. et les étendre aux réseaux sociaux. Il y aurait même plus de liberté d'expression avec un système qui empêche la sur-modération et permet de faire appel d'une décision de modération auprès d'une autorité indépendante qu'avec le système actuel où si Zuckerberg t'aime pas tant pis pour toi.
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On peut faire une autre lecture. Si cette loi arrive à être appliquée (c'est pas gagné...) et que plusieurs autres pays prennent des décisions similaires, Facebook et co vont perdre un paquet de de comptes et surtout vont se retrouver avec des générations qui n'auront pas été habitués aux réseaux sociaux dés l'enfance et seront sûrement moins accroc une fois adultes.
Le choix s'imposera alors aux propriétaires de ces réseaux sociaux : soient ils acceptent cette perte, soient ils modifient de fond en comble le fonctionnement de leurs réseaux sociaux afin de les rendre compatibles avec les lois européennes et cette loi aura donc permis de rendre les réseaux sociaux sûrs.
Mais faut déjà que cette loi arrive à s'appliquer sans avoir 36 moyens de contournement possibles où être une usine à gaz, et qu'elle ai une réelle efficacité. Ca fait beaucoup de si.
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Exactement, une application, sinon stricte, au moins ambitieuse de la loi permettrait de virer les réseaux sociaux toxiques du marché, et laisserait de la place aux alternatives plus éthiques. Le "problème" est plus celui de la viabilité économique d'un réseau qui ne revends pas les données ou l'attention de l'utilisateur, mais on rejoint rapidement le problème plus global de la compatibilité du capitalisme avec les grandes problématiques du monde ("faire le mal rapporte plus que faire le bien"). Il me semble qu'un réseau social éthique risque de devoir soit être à but non lucratif soit être payant pour l'utilisateur ou la société (dépend de si on décide de le payer avec les impôts, donc par des subventions publiques, ou par les cotisations des utilisateurs).
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Personne ne dit le contraire sur le constat.

Mais il n'y a donc aucune autre solution que la censure, et la perte de vie privée ? Car au final tout le monde devra montrer patte blanche, même les majeurs qui veulent s'inscrire ou y accéder à ces réseaux.
A croire que la litanie des fuites quotidiennes ne servent pas à faire réfléchir...

Et pourquoi la responsabilité est toujours du côté des utilisateurs (mineurs comme parents), et jamais du côté des plateformes, qui font des milliards de bénéfices avec leurs comportements pourris ? Elles ont toutes fait sauter les minces barrières de modération existantes quand Trump a été réélu, mais personne ne vient questionner ces décisions... Quelle hypocrisie ensuite de se plaindre "ouin ouin nos jeunes sont dépressifs et se suicident, c'est vraiment pas de chance" !

Quant à penser que la censure est une solution pertinente, c'est se mettre le doigt dans le luc jusqu'à l'omoplate. Les jeunes sont beaucoup plus dégourdis que leurs ainés, ils sauront contourner les règles mises en place par leurs parents, qui la plupart du temps n'y connaissent rien (et ne savent pas configurer un contrôle parental minimal).

Au final, soit on participe au fichage général (c'est juste un degré de plus dans la casserole de la grenouille, car "on exagère on n'est pas en Chine", pourtant ça y ressemble de plus en plus), soit on passe par des outils peu recommandables qui exploiteront les données fournies (VPN "gratuits" qui se rémunèrent sur le profilage et la revente des données exploitées).
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Donc à cause de parent qui ne savent (ou ne veulent) pas éduquer leur gamins. C'est TOUT le monde fiché.
Car on a beau dire que c'est pour protégé les gamins (inserer ici le même des Simpson) au final c'est tout le monde qui doit prouver son identité.
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Oui mais comme l'interdiction de l'alcool à 18 ans, comme je le disais "éduquer les gamins" n'est pas assez efficace, il faut bien avoir conscience que le web, snapchat, tiktok etc. ont du contenu perturbant qui est quasi imposé à un moment ou l'autre or l'éducation ne peut rien y faire.
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Je ne cherche pas avoir un avis oposer à tout pris.
Cependant pour l'alcool, 18 ans c'est la majorité. Donc qui a être cohérent autant interdire à 18 ans aussi. (Ce que je trouverai tout aussi ridicule, mais au moins cohérent).
Pour le reste c'est comme tout qui était considérer dangereux lors de leur arrivée Blues (musique de "Noir" disait les détracteurs), le Rock&Roll (Musique de dépravé), le punk, le RAP etc. ; Les mangas et les animes japonais. Et même de manière plus ancienne la télé etc.

Anedocte perso (qui sert à rien mais qui aura pt être un echo chez d'autre :-) )
Quand j'étais petit mes parents avait une télé avec un clapet fermable à clé.
Quand il partait de la maison la télé était vérrouillée. Et bien mes frangins on apprit à ouvrir la sérrure du clapet avec un trombonne...
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C'est parce que tu n'as pas d'enfant que tu penses ça. Si tu en avais, on verrait bien comment tu ferais...

L'opinion qui revient toujours ici, c'est que c'est aux parents de faire l'éducation de leurs enfants et de poser les limites, et pas à l'état de le faire. C'est ce que je fais. Mais pour les réseaux sociaux, ça reste compliqué : quand tous les copains y sont et que tu es le seul parent "facho" à l'interdire à tes enfants, la position est dure à tenir. Avec une telle loi, la normalité va s'inverser : il sera normal pour les enfants de ne pas y être, et les parents qui ne voudront pas que leurs enfants y soient ne seront plus des aliens ni des fachos.

Certes, on sait bien qu'il y en aura toujours qui vont gruger, mais la situation "par défaut" sera quand même de ne pas y être, et la pression sociale sur les enfants pour y être va baisser d'un coup.
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+1

Sans compter que les éditeurs jouent a fond la carte du fomo en jouant sur le fait que si les potes y sont tu manques un truc énorme.

Le rôles des parents je veux bien, mais tu peux pas faire de tes gamins des moines tibétains au milieu du monde moderne.

J'aimerais bien savoir si tous les défenseurs de la liberté ont des gamins et comment ils gèrent le téléphone, le net et les réseaux sociaux avec eux.
Dans la tech c'est la jungle absolue, entre les jeux débiles de m qui ont des mécanismes ultra addictif, certains réseaux sociaux, qui font tout pour faire tourner leur business et pour qui l'utilisateur est juste une ressource a traire pour attirer les annonceurs, etc...

J'en suis a préparer des playlist de truc que je veux que mon gamin voit pour l'armer contre ca, sans lui donner l'impression d'être né dans un monde complètement pété.
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Perso je trouve toujours rigolo qu'on considère que pour les enfants, c'est bien d'interdire, mais qu'on est ok pour autoriser aux sociétés d'utiliser ces stratégies et que pour les adultes c'est ok.

Paradoxe du capitalisme comme souvent.
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De la part de Musk, c'est presque un compliment.
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Pavel Dourov s'y met aussi, mais au moins, il avance des arguments...
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Je suis d'accord avec l'idée.

Mais alors, il faut aussi interdire la télédistribution aux plus de 60 ans ! :mrgreen: #cnews

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