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Interpellée par le logiciel libre, Bruxelles ajoute un ODS à sa consultation Cybersécurité

Le 11 mars à 08h42

Il n’y a pas de petite victoire. La Document Foundation, qui pilote le développement de la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne.

Elle réclamait l’ajout d’un modèle de document au format ODS (feuille de calcul de format OpenDocument) en parallèle du modèle XLSX (format propriétaire Microsoft basé sur OpenXML) proposé par défaut dans le cadre de la consultation ouverte par Bruxelles sur le futur Cyber Resilience Act (CRA, règlement sur la cybersécurité).

« Il s’agit d’une première étape importante vers l’interopérabilité que les formats propriétaires ne permettent pas, et qu’ils cherchent même à limiter en rendant les formats DOCX, XLSX et PPTX de plus en plus différents d’une norme par l’ajout de complexités inutiles », écrit la Document Foundation, selon qui Microsoft entretient une impression fallacieuse d’ouverture en ayant réussi à faire d’Office Open XML (OOXML) une norme ISO, mais en implémentant une version différente dans ses logiciels.

« À tous ceux qui persistent à considérer OOXML comme une norme du simple fait de son approbation par l’ISO, et à tous les logiciels qui prennent en charge OOXML en l’utilisant comme format par défaut, nous vous rappelons que vous allez à l’encontre non seulement de vos propres intérêts, mais aussi de ceux de tous les citoyens du monde, et en premier lieu des citoyens européens. »

La fondation résumait ses arguments dans sa demande initiale à la DG Connect, la direction de Bruxelles chargée de la consultation sur le CRA, publiée le 5 mars dernier.

Rappelons que le projet LibreOffice et l’Open Document Format ont respectivement fêté leurs 15 ans et leurs 20 ans en 2025. Bien que Microsoft continue de régner en maitre sur la bureautique, l’ODF a remporté quelques succès notables. Il est ainsi le format de document par défaut dans certaines administrations, dont l’OTAN, le Brésil, l’Inde ou encore l’Afrique du Sud. En France, le référentiel général d’interopérabilité préconise également l’ODF dans les administrations.

Les fichiers de la consultation comportent désormais une version ODS du modèle de contribution – capture d’écran

Le 11 mars à 08h42

Commentaires (28)

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Top,

Sur un autre sujet faut sortir du PDF, ce format propriétaire et lourd, qui sert à 99% des documents officiels, qui du jour au lendemain pourrait très bien subir de graves perturbations si Adobe prenait une ou plusieurs "mauvaises" décisions. Que le PDF soit normé ou pas, le pouvoir de nuisance potentiel du jour au lendemain est élevé.

En plus ce format est lourd comme pas permis, pour avoir travaillé sur de la demat. Les tâches de type analyser des pdfs, lire leur contenu de manière automatisée pour les interpréter, puis produire de nouveaux PDF ou importer les données en base... cela nécessite des ressources CPU/RAM qui sont franchement trop élevés pour le service rendu.
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Je suis intéressé pour savoir quelle alternative au PDF pourrait être proposée (un truc qui marche sur toutes les plateformes, qui soit léger et permette d'aller aussi loin dans le rendu que le PDF).

Et qui permette la signature électronique embarquée et vérifiable sans gonfler le poids du doc.

Postscript ?
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De nos jours un format de document (et même de programme) c'est comme un répertoire zipé. Ce ne sera pas infaisable sur le plan technique de faire des ajouts à partir d'un truc existant ni de refaire un nouveau format.

Cette bataille de format fait rage depuis des lustres. Elle est plus politique/rentière que technique.
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Juste une erreur notable : le PDF est bien un format ouvert, quoi qu'on en dise.
https://www.iso.org/standard/75839.html
Pour 227 CHF tu peux acheter la norme et savoir qui contribue à sa rédaction, et tu verras que ce n'est pas uniquement Adobe.

Qu'Adobe propose des extensions fermées et des fonctions supplémentaires dans ses logiciels, c'est une autre question, et c'est la responsabilité des producteurs de PDF de les exploiter (ou pas).
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Je reconnais l'erreur et ça ne change rien à ma vision sur le PDF. Nous sommes dans l'ère des mauvaises décisions et Adobe peut d'un moment à l'autre bouleverser beaucoup d'administrations à l'aide de l'assise énorme de leurs outils et des extensions qu'ils y apportent.
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Le format PDF de la version 1.7 est ouvert depuis 2008. Le PDF n'est donc plus un format propriétaire depuis pas mal d'années.
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Il ne reste plus à Mozzilla qu'à demander que la page où télécharger fonctionne avec Firefox pour ce fichier ODS, je n'ai pas réussi à le télécharger avec la version ESR de Firefox, le JS est probablement incompatible. Par contre, ça fonctionne avec Chromium ou Edge, le tout sur Debian.
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C'est spécifique à Firefox??
Une histoire de fichier MIME mal déclaré par le site web??
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Oui c'est étrange, sur Firefox 148 (Ubuntu) on télécharge bien un fichier mais il s'appelle "Template for HYS - CRA guidance.pdf" mais c'est en fait un ods, il faut le renommer manuellement.
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Oui, en fait, c'est bien ça, mais comme mon Firefox ouvre le fichier repéré comme un PDF, il n'affichait rien.

Pour Edge et Chromium chez moi, le nom du fichier était bien en .ods. Ils étaient bien téléchargés et j'ai pu les ouvrir sans problème.

Il y a donc bien un problème pour Firefox.
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Hm, visiblement c'est pas un souci de Firefox mais un paradigme différent en cas d'information contradictoire du serveur (le nom du fichier fichier transmis par le serveur est Template for HYS - CRA guidance.ods ; le type MIME transmis par le serveur est application/pdf) ; on peut voir la même chose que ce soit dans l'analyseur de Chromium ou de Firefox.


  • Firefox estime qu'il faut faire confiance au type MIME (ce qui est assez logique dans un environnement Web où l'extension de fichier n'a pas de sens en soi - typiquement, que ce soit sous MacOS ou Linux, l'extension est "cosmétique") et corrige l'extension du fichier envoyé pour qu'elle corresponde au type MIME transmis.

  • Les autres navigateurs se basent, quant à eux, sur l'extension du lien et passent outre le type MIME



En réalité, aucune des solution n'est optimale : il y a bien un souci côté serveur et le navigateur fait comme il peut. Idéalement, on pourrait imaginer que le navigateur fasse un ultime recours à l'outil "file" sous Linux (et en incorpore une version sur les OS non Unix) et agisse au mieux pour détecter le contenu réel du fichier, mais ça revient à faire faire au navigateur une opération qui dépasse peut-être son périmètre (qui est, normalement, de réagir en fonction du type MIME, qui a été créé justement pour répondre à ce besoin).
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Merci pour cette explication détaillée.

Remarque : je ne voulais pas dire que c'était un problème de Firefox mais avec Firefox.
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Et sortir de l’anglais comme langue de communication au sein de l’UE ?
A part l’Irlande, AUCUN autre pays ne l’a comme langue officiel. En plus de nous désavantager économiquement, ça reste un marqueur de la soumission au US.
Le rapport Grin (commandé par l’UE) l’explicite factuellement depuis … 2005 !!!
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On passe à l'allemand du coup ? 😅
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Au Russe, langue commune des nationalistes. :langue:
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Non, on passe à la langue de l'UE la plus parlée dans l'UE. Et c'est le Français et l'Allemand à peu près à égalité, ça dépend des sources et peut-être des dates.

En fait, on garderait ainsi 2 des 3 langues de travail de l'UE et on mettrait une barrière d'entrée aux USA et autres pays qui utilisent l'anglais à l'international.
Mais ça perturberait probablement aussi le travail interne de l'UE pendant un certain temps (une à deux générations)

Édit : j'ai oublié que l'anglais était une langue officielle de 2 pays de l'UE.

Bon, finalement, on garde les 3 langues les plus parlées comme langues de travail, ce qui est déjà le cas.
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En fait tu mettrais aussi une barrière interne aux non francophones ni germanophones mais déjà anglophones (et c'est peut être la majorité des citoyens de l'UE, même si leurs langues respectives ne le sont pas).
Un problème que tu balaies du revers de la main, ça sera un problème "pendant un certain temps (une à deux générations)".

D'autre part, il faudrait anticiper le fait que ça ne devrait pas se faire au détriment de l'apprentissage de l'anglais, qui reste une langue référence de facto dans le monde entier (ça changera peut être dans les décennies voir siècles à venir comme cela a changé pour le français, mais je n'ai pas de boule de crystal), et cela reste donc un atout pour beaucoup de monde de le parler, que cela nous plaise ou non. Et pas parce que c'est une des langues officielles de l'UE.
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Mais ça perturberait probablement aussi le travail interne de l'UE pendant un certain temps (une à deux générations)
Pour être dans des contextes de multinationales européennes (et hors UE), de mon expérience de travail avec les autres pays :

Il y a dix / quinze ans, Espagne, Portugal, Italie, Pologne, ça causait encore beaucoup en français. Roumanie, Ukraine, déjà très anglophone.

Aujourd'hui : quasi tous anglophones, les jeunes semblent moins apprendre le français (Pologne, c'est celui où j'ai encore le plus à faire avec des francophones).

Et de mon expérience de voyages en Europe (principale Italie et Espagne), ça se remarque aussi où les plus jeunes parlent moins le français que les personnes plus agées.
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En plus de l'Irlande, il y a aussi Malte qui a l'anglais comme langue officielle :prof:
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Pour mettre quelle langue à la place? L'espagnol? Le français? (les deux langues les plus parlé en Europe). Ca risque de faire grincer des dents... L'anglais reste une langue assez simple à utiliser pour tout le monde tant qu'on reste dans un domaine précis.

Sincèrement, ca me parait compliqué en moins de 2 générations. Le temps que tout le monde passe à la nouvelle langue européenne, puis que les institutions décide de changer, il se sera passer au moins 40 ans...
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(Je te répond a toi mais ça s’applique aux commentaires précédents aussi)

En allant simplement sur le lien que j’ai mis (Wikipédia qui résume le rapport), vous auriez vu qu’il y a 3 options qui ont été étudier :
1/ Tout anglais
2/ Multilingue
3/ Esperanto

Globalement les option 1 & 2 est couteux et induit un déséquilibre entre les pays.
L’option 3 serait la plus économique et équitable. L’Esperanto n’étant qu’un exemple de langue possible, mais complètement remplaçable par une autre du même type.

Donc au lieu de se coltiner une langue qui nous défavorise et est complexe a apprendre, basculer sur une langue «neutre» et facile a beaucoup d’avantage pour l’EU.
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Je ne suis pas convaincu qu'il soit très pertinent de citer un rapport de 2005 sur ce sujet. Il y a eu deux changement importants depuis : le perfectionnement de la traduction automatique, et la possibilité d'avoir en permanence sur nous une machine capable de fournir ce service en temps réel. L'espéranto est toujours intéressante, mais elle est beaucoup moins nécessaire aujourd'hui qu'à l'époque à laquelle elle a été créée. Pour moi la priorité actuelle est de généraliser l'usage de la traduction automatique.
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Je suis d’accord que les trad automatique se sont énormément améliorés depuis 20 ans.
Mais ne pas avoir de langue commune n’aide pas a développer le sentiment européen, ni a marqué notre différence vis à vis des US.
Point de vue économique il y aurait aussi pas mal d’avantage.

PS : L’Esperanto à été créé en 1887 où le nombre de langues d’usage était bien plus élevé en EU.
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Il y a un grand nombre de règlements, conclusions de rapports ministériels ou autres lettre d'intention qui préconisent l'emploi des formats ouverts. Mais tant qu'on en restera aux recommandations et aux incitations, il n'y aura pas d'évolution sur les formats.
Il faudrait une loi contraignante et encore pas sûr qu'elle soit appliquée avec trop de zèle.
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C'est toujours positif d'avoir ODF vs formats Microsoft, mais le combat n'est plus là et je vous rappelle que le bug #1 est fermé.

Le "combat" maintenant est de lutter contre le duopole G/A.

Voyez les discussions suscitées par le changement annoncé par Bourso.

Que les seules plate-formes "de confiance" soient celles gérées par G/A pour tout ce qui nécessite précisément cette "confiance" : banque, âge, etc... est totalement intolérable car nous met à la merci de décisions arbitraires du duopole ou de son exécutif fantasque. Même l'identité numérique "Européenne" est de la partie, obligeant à accepter les CGU "Américaines". Un comble !

Simplement, les "lobbyistes" (du libre) n'osent pas trop s'attaquer à ça parce qu'ils sont eux-mêmes utilisateurs. Ils ont eu leur première "dose de drogue" gratuite et maintenant ne peuvent plus s'en passer...

Bon ben tant pis, Que voulez-vous, si personne ne voit ça ou ne veut lutter contre ça, on va tout droit donner raison à l'Agent Orange : "effacement civilisationnel".
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Mouais, mettre ODS au même niveau que PDF, je ne vois pas le rapport...

Le but du PDF, c'est de finaliser et d'encrer une mise en page afin que tout le monde partage le même visuel (numérique ou papier).

La page 24 d'un ODS que j'ouvre ne sera pas la même page 24 si c'est quelqu'un d'autre qui l'ouvre suivant la niveau de zoom, le niveau de marge, la taille de la police, est-ce que la police que j'ai utilisé sera disponible sur son ordinateur, etc...

Le PDF, ca permet au moins que tout le monde parle de la même chose.
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En fait, ce n'était pas le cas si tu lis la page de la document fondation en lien.

Ils demandaient à ajouter un fichier au standard ODS.

Il y a eu une confusion dans l'article qui parlait aussi d'un fichier PDF (que j'ai signalée) et qui a été corrigée.

En fait, pour tout ce qui est en lecture seule, le PDF est le bon format tant qu'on reste sur le standard et que l'on n'utilise pas les évolutions propriétaires d'Adobe. Remarque : les formulaires en PDF sont aussi à inclure (toujours quand ils restent sur le standard)

Par contre, quand on veut une réponse structurée qu'il est possible d'extraire automatiquement, le format ODS est le seul à utiliser pour rester sur des standards ouverts et des logiciels libres, ce qui devrait être le cas pour toute administration.
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Le PDF, ca permet au moins que tout le monde parle de la même chose.
De plus un pdf est en r/o par défaut. Il n'y a pas le risque de le modifier par mégarde.
On pourra toujours le falsifier, mais cela reste une action volontaire.
C'est l'une des raisons pour laquelle, chez nous, les documents qui partent à l'extérieur sont au format pdf.

Totalement carbonisé. :oops: Penser à rafraichir les commentaires avant de répondre.