Capgemini veut vendre sa filiale prestataire de l’ICE aux États-Unis
Le 02 février à 08h26
2 min
Économie
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Réunis ce week-end en conseil d'administration extraordinaire, les dirigeants de Capgemini ont acté dimanche leur volonté de mettre en vente Capgemini Government Solutions, la filiale américaine du groupe qui assure des prestations pour le compte du service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE).
« Le processus de cession de cette entité, qui représente 0,4% du chiffre d’affaires estimé du Groupe en 2025 (moins de 2% de son chiffre d’affaires aux États-Unis), sera initié immédiatement », affirme Capgemini dans un communiqué daté du 1er février.
La direction justifie sa décision de la façon suivante : « Capgemini a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’assurer un alignement avec les objectifs du Groupe ».

Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) française en termes de chiffre d'affaires, a pour mémoire remporté un appel d'offres passé par l'ICE et portant sur la fourniture de solutions de suivi et d'identification des personnes. Le texte de l'appel d'offres ne laissait aucun doute quant à la finalité envisagée. Le donneur d'ordres expliquait ainsi chercher à s'équiper « afin de vérifier les informations relatives à l'adresse des étrangers, d'enquêter sur d'autres informations relatives à l'adresse des étrangers, de confirmer le nouvel emplacement des étrangers ».
La divulgation de ce contrat par le média « Observatoire des multinationales » et le 20 heures de France 2, fin janvier, a suscité de nombreuses réactions médiatiques et politiques. Aiman Ezzat, CEO de Capgemini, avait affirmé sur LinkedIn avoir découvert ce contrat « par des sources publiques », et évoquait la mise en place d'un « processus d'examen du contenu et de la portée de ce contrat », déjà réclamé par plusieurs syndicats.
Capgemini a par ailleurs annoncé, quelques jours avant qu'éclate cette affaire, un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu'à 2 400 postes en France.
Le 02 février à 08h26
Commentaires (12)
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Garder cela trop longtemps, certes tu fais des dividendes mais ensuite l'entité vaudra plus rien. Un tien vaut que 2 tu l'auras ?
Le 02/02/2026 à 11h33
Ca s'est vu qu'on est pas propre, allez hop, on se débarrasse du (pas vilain) petit canard pour se refaire une beauté.
Le 02/02/2026 à 10h17
Le 02/02/2026 à 10h19
Le 03/02/2026 à 14h09
Le 02/02/2026 à 12h11
Ça permet de retourner l'exposition médiatique à son avantage. Même si on les connaitra pour ça. C'est le même principe que pour Google/Boston Dynamics.
Le 03/02/2026 à 14h11
Indépendement pourquoi reproche ton à CapGemini ce qui n'est pas reproché à Ford?
Eux aussi fournissent des moyens techniques (les voitures) à l'ICE...
Le 03/02/2026 à 21h39
Le 04/02/2026 à 07h28
Là visiblement, le cahier des charges doit s'appeler "Track & Catch - Software defined solution for immigration"
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