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Capgemini veut vendre sa filiale prestataire de l’ICE aux États-Unis

Réunis ce week-end en conseil d’administration extraordinaire, les dirigeants de Capgemini ont acté dimanche leur volonté de mettre en vente Capgemini Government Solutions, la filiale américaine du groupe qui assure des prestations pour le compte du service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE).

« Le processus de cession de cette entité, qui représente 0,4% du chiffre d’affaires estimé du Groupe en 2025 (moins de 2% de son chiffre d’affaires aux États-Unis), sera initié immédiatement », affirme Capgemini dans un communiqué daté du 1er février.

La direction justifie sa décision de la façon suivante : « Capgemini a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’assurer un alignement avec les objectifs du Groupe ».

Capgemini a annoncé la mise en vente de sa filiale CGS dimanche – capture d’écran Next

Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) française en termes de chiffre d’affaires, a pour mémoire remporté un appel d’offres passé par l’ICE et portant sur la fourniture de solutions de suivi et d’identification des personnes. Le texte de l’appel d’offres ne laissait aucun doute quant à la finalité envisagée. Le donneur d’ordres expliquait ainsi chercher à s’équiper « afin de vérifier les informations relatives à l’adresse des étrangers, d’enquêter sur d’autres informations relatives à l’adresse des étrangers, de confirmer le nouvel emplacement des étrangers ».

La divulgation de ce contrat par le média « Observatoire des multinationales » et le 20 heures de France 2, fin janvier, a suscité de nombreuses réactions médiatiques et politiques. Aiman Ezzat, CEO de Capgemini, avait affirmé sur LinkedIn avoir découvert ce contrat « par des sources publiques », et évoquait la mise en place d’un « processus d’examen du contenu et de la portée de ce contrat », déjà réclamé par plusieurs syndicats.

Capgemini a par ailleurs annoncé, quelques jours avant qu’éclate cette affaire, un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu’à 2 400 postes en France.

Commentaires (12)

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"Gestapo 2.0 existe bien, mais ce n'est pas notre logiciel. CapG est irréprochable !"
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Autant que le scandale rapporte encore plus de sous! :yes:
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Je ne suis pas sûr que vendre dans ces conditions permette de vendre au plus haut.
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Au contraire j'ai l'impression qu'ils vendent car cette division vaut encore quelque chose - le contrat avec l'ICE ramène de la thunes.
Garder cela trop longtemps, certes tu fais des dividendes mais ensuite l'entité vaudra plus rien. Un tien vaut que 2 tu l'auras ?
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Il n'y aurais pas eu le foin médiatique, ils auraient continuer à toucher les pépettes du contrat.

Ca s'est vu qu'on est pas propre, allez hop, on se débarrasse du (pas vilain) petit canard pour se refaire une beauté.
:fumer:
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Pour une fois que CapGemini produit un truc qui fonctionne correctement, il faut qu'ils s'en séparent...
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Les intérêts de réputation ont donc fait bouger un mastodonte, c'est plutôt positif. M'enfin, cela n'est pas un scoop. Toutes les bonnes boites capitalistes font ainsi. Cela ne signifie pas qu'ils ne feront plus de business avec les police des frontières, juste pas celle des E-U dans ce contexte.
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Au plutôt, la lumière qui a été faite à rappeler que CapGemeni n'est Full amercia great again, et que le POTUS peut à tout moment dire dehors les (logiciels (?)) français....
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cette entité, qui représente 0,4% du chiffre d’affaires estimé du Groupe en 2025 (moins de 2% de son chiffre d’affaires aux États-Unis)
En gros ils se séparent d'une phalange qui a touché une boite de Petri avec plein d'Ebola dedans. C'est logique de couper directement.

Ça permet de retourner l'exposition médiatique à son avantage. Même si on les connaitra pour ça. C'est le même principe que pour Google/Boston Dynamics.
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[Semi Troll]
Indépendement pourquoi reproche ton à CapGemini ce qui n'est pas reproché à Ford?
Eux aussi fournissent des moyens techniques (les voitures) à l'ICE...
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Et je ne parle même pas de ceux qui leur vendent leurs flingues automatiques !
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Probablement parce que Ford sait à peine qu'ils vendent à l'ICE parce que c'est intermédié par un équipementier, etc.

Là visiblement, le cahier des charges doit s'appeler "Track & Catch - Software defined solution for immigration" :D