Bannières cookies : la CNIL met en demeure AliExpress, Darty, Ouest-France, OVHcloud, SFR…
Le 11 février à 12h12
2 min
Droit
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Saisie par l’Association Pour Un RGPD Respecté (PURR), la CNIL semble maintenant prête à mettre en demeure plus massivement les entreprises qui ne respectent pas certaines obligations concernant les bandeaux d’informations sur les cookies déposés lors de la visite de leur site.
L’association, présidée par le militant des droits à la vie privée Aeris, a diffusé sur les réseaux sociaux un « déluge » d’extraits de décisions de l’autorité concernant Developpez.com, la Banque Postale, Ouest-France, AliExpress, Darty, OVHcloud ou encore Red by SFR.
Octave Klaba, PDG d’OVHcloud a confirmé avoir reçu la mise en demeure et explique que son équipe est en train de corriger le problème : « On utilise un outil / service externe et visiblement il bug. On va voir pour fixer ce bug en qq jours puis on va l’internaliser pour faire tout ca en propre au lieu de sous-traiter ».
Dans sa plainte, l’association a soulevé l’ « ineffectivité du retrait de consentement » qui a été prise en compte par l’autorité. « L’impossibilité technique de tenir compte du retrait de consentement », affirme-t-elle, « rend illégal l’intégralité des bannières cookies existantes ».
PURR explique continuer à auditer « l’ensemble des sites Internet français » sur cette question et invite à la rejoindre.
Le 11 février à 12h12
Commentaires (47)
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Abonnez-vousLe 11/02/2026 à 13h01
Le 11/02/2026 à 13h03
Modifié le 11/02/2026 à 14h34
Le 11/02/2026 à 15h53
Le 11/02/2026 à 14h31
Je suis étonné de ne pas voir le journal Le Monde dans la liste
Le 11/02/2026 à 19h36
Le 11/02/2026 à 19h44
Le 18/02/2026 à 21h33
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Le 11/02/2026 à 13h16
Le 11/02/2026 à 14h10
C'est inacceptable quand on est client et qu'on paye pour un service.
Le 11/02/2026 à 14h20
Le 12/02/2026 à 13h45
Modifié le 12/02/2026 à 13h59
En fait, c'est simple : t'as pas besoin de bannière cookie si tu déposes pas de cookies. Matomo peut être configuré ainsi.
Le 12/02/2026 à 22h47
Le 13/02/2026 à 07h33
J'ai configuré mon instance ainsi.
Le 12/02/2026 à 21h29
Par contre, il est vrai que la CNIL a rédigé un guide pour la configuration de Matomo pour le rendre compatible RGPD et sans bannière de cookie. C'est peut être de là que vient la méprise.
Le 12/02/2026 à 22h45
Lors de ce projet, le client m'a indiqué que l'exemption du consentement (bandeau) n'était pas valide en Europe en dehors de la France (c'est la CNIL qui autorise l'exemption dans certains cas, mais pas forcément les autres "équivalents CNIL). Après, peut-être que le client se trompe, mais comme il avait l'air sûr de lui, qu'il a plusieurs sites à portée européenne et qu'il était très regardant au niveau du suivi du RGPD, je lui ai fait confiance (n'étant pas moi-même expert du sujet).
Le 13/02/2026 à 14h15
Beaucoup des exceptions FR sont illégales par rapport au droit EU, mais on ne peut pas faire grand chose là-dessus… 😒
Le 13/02/2026 à 15h03
Sauf erreur, les histoires de cookie et de consentement sont régis principalement par 2 textes européens : le RGPD et le e-privacy.
La guide mis à disposition de la CNIL permet une collecte de données anonymisées (et non pas pseudonymisées). Autrement dit, les données dans le cas présent, ne sont pas à caractère personnel et le RGPD n'est donc pas opposable.
Il ne reste donc que la directive e-privacy. Notamment, l'article 5 paragraphe 3 :Alors c'est peut être moi qui fait une erreur d'interprétation (et dans ce cas, ce qui me rassure, c'est de ne pas être le seul ^^), mais les textes européens n'interdisent pas cela.
Est-ce que le problème serait dans la retranscription dans le droit national de chaque pays ? Mais en théorie, les marges d'adaptations sont quand même assez limitées et j'ai du mal à voir comment finalement on pourrait n'avoir une solution valable qu'en France...
Modifié le 15/02/2026 à 00h50
Pour la partie ePrivacy, ça ne couvre que les cookies d’authentification et de load balancing, la CNIL a la même exception à ce niveau. Mais l’a étendu en dépassant justement le « strictement nécessaire à la fourniture du service » pour coller de la mesure d’audience aussi là-dedans, ce qu’elle est globalement la seule à faire.
Le 15/02/2026 à 09h35
C'est ici que j'ai un peu plus de mal. La directive ePrivacy (le texte) ne fait pas référence explicitement aux cookies d'authentification et de load balancing. C'est ce qui a été déduit des textes, à partir des tournures juridiques (et pour lesquels il y a plutôt consensus). Cela ne signifie pas que ce sont les seuls pour autant. Un cookie pour de l'A/B testing par exemple pourrait être considéré comme visant à faciliter la communication.
Je suis d'accord que c'est beaucoup plus sujet à interprétation que les cookies d'authentification ou de load-balancing. Mais je n'arrive pas pour autant à trouver de texte qui montre que la position de la CNIL serait manifestement illégale vis-à-vis du droits de l'UE.
Le 15/02/2026 à 15h43
Non, puisque ce service n’est pas explicitement demandé par l’utilisateur. Et pour le coup l’A/B testing a déjà été retoqué par le CEPD (faut que je te retrouve les lignes directrices sur le sujet)
Le 15/02/2026 à 15h48
https://gdprhub.eu/index.php?title=AEPD_(Spain)_-_EXP202501567
Le 15/02/2026 à 15h52
https://www.edpb.europa.eu/sites/default/files/files/file1/edpb_guidelines-art_6-1-b-adopted_after_public_consultation_fr.pdf
Le 15/02/2026 à 16h53
Le côté A/B testing n'apparait pas dans l'exemple que tu donnes. Après, c'est peut être le fond de l'affaire derrière ce cookie non nécessaire qui est à l'oeuvre dans la sanction. Mais c'était juste par l'Espagne, pas par le CEPD (enfin dans l'exemple).
Pour le 2e, le CEPD précise qu'en général, l'intérêt légitime ne peut être évoqué pour ce genre de situation. Et ça fait d'ailleurs des années qu'elle a dit cela. Mais cela ne concerne que des DCP, pas des données anonymisées. Du coup, je suppose que cela dépend de ce que l'on prend comme point de départ d'un traitement.
Mais je n'arrive pas pour autant à y voir le caractère manifestement illégal des "exceptions françaises".
Le 16/02/2026 à 12h45
N’oublions pas qu’un plaignant ES peut très bien porter plainte devant l’AEPD concernant des sites FR. Ça ferait des trucs totalement infernaux si on avait la CNIL qui disait « c’est légit » alors que l’Espagne dirait « ça ne l’est pas ».
Le 16/02/2026 à 16h55
Néanmoins, je suis en désaccord avec ton interprétation. Il y a effectivement des mécanismes pour assurer la cohérence dans les décisions (et c'est plutôt une bonne chose). Les autorités de contrôles doivent communiquer entre elles.
Cependant, en cas de désaccord entre autorités de contrôle, le "litige" est résolu par le comité. Sauf à ce que le litige en question ait déjà été débattu et tranché, on se retrouve potentiellement devant un manque de cohérence, mais pas une illégalité manifeste. Pourquoi est-ce que ce serait la position de l'Espagne la bonne ?
Modifié le 16/02/2026 à 18h21
Et sur le cas qui a déjà fini devant le CEPD, la CNIL est ressortie laminée
https://www.edpb.europa.eu/system/files/2022-08/edpb_binding_decision_01_2022_accor_fr_redacted_fr.pdf
On s’est quand même taper : Pologne, Espagne, 2 APD allemandes, Angleterre.
Modifié le 16/02/2026 à 20h42
De même, qu'est-ce que cela apporte au débat le fait que la CNIL se soit faite remonter les bretelles dans un cas particulier (qui n'a pas grand chose à voir avec la discussion de fond en plus, le désaccord portant sur le montant d'une amende dans le cadre de manquements au droit d'opposition) ? Je ne porte pas spécialement la CNIL en haute estime, mais ici, j'ai juste l'impression que cette argument est là seulement pour la dénigrer, et non pas pour apporter un élément pertinent :/
[edit] J'apprécie que tu prennes le temps de me répondre. J'essaie juste d'approfondir pour comprendre le "manifestement illicite", qui est tout, sauf "manifeste" à mes yeux...
Le 23/02/2026 à 17h55
On a même déjà 3 ou 4 condamnations explicites par exemple du TCF de l’IAB, jusque devant la CJUE, mais que la CNIL continue encore et toujours à soutenir que c’est licite.
On a le même problème actuellement avec le « tout refuser », la CNIL continue à dire que le « continuer sans accepter » est légitime alors que c’est retoqué et sanctionné par toutes les autres.
La CNIL fait vraiment des trucs à sa sauce et se prend des scud de la part de toutes les autres APD.
Quand l’APD/GBA pilonne l’IAB et le TCF par 3× devant la CJUE, la CNIL les invite chaque matin à prendre le petit déjeuner…
Modifié le 23/02/2026 à 18h08
Maintenant va devant la CNIL en attaquant les mêmes design trompeurs que tu constates tous les jours, et la CNIL ne trouvera jamais rien à redire.
Même quand tu vas citer le rapport du CEPD, elle te répondra qu’elle en a rien à foutre.
La seule figure 5 de ses lignes directrices cookies, qui manifestement ne propose pas un bouton de refus « de même taille, couleur et position » que le bouton d’acceptation et est donc contraire aux positions du CEPD et à toutes les autres sanctions des autres APD, nécessite qu’on lui casse actuellement les 2 genoux devant le Conseil d’État (qui a autant la flemme que la CNIL)
Je t’invite à lire notre mémoire pour te rendre compte de l’écart monstrueux entre les autres et la CNIL… https://asso-purr.eu.org/assets/media/20250211-recours_abrogation_cookies.pdf
Le 11/02/2026 à 14h55
Le 11/02/2026 à 14h16
S'il y avait vraiment embrouille, le site redemanderait régulièrement en cas de refus uniquement. Là c'est à chaque connexion...
Le 11/02/2026 à 15h28
Je ne sais plus sur quel site mais sur une bannière il y avait plus de "1000 partenaires". Et évidemment le bouton "refuser" est tout petit, quand il existe.
Le 11/02/2026 à 15h45
NOTE: à utiliser en conjonction d'extensions qui bloquent les trackers car l'extension peut dans certain cas accepter les cookies quand il n'y a pas d'autres choix pour afficher le site (la plupart du temps elle masque juste la bannière, ce qui ne vaut pas acceptation)...
Le 11/02/2026 à 15h53
Le 11/02/2026 à 15h53
Le 11/02/2026 à 16h11
Le 11/02/2026 à 15h54
https://firefish.asso-purr.eu.org/notes/ailoxhndb8l100ro
Le 11/02/2026 à 16h39
Le 11/02/2026 à 17h34
Et au final ça accouche quand même d’une souris. Plus grosse que la non souris habituelle, mais de simples mises en demeure non publiques, quand c’est une défaillance majeure et massive de tout l’écosystème des bannières, c’est juste encore un scandale…
Le 12/02/2026 à 13h47
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