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X oblige l’étiquetage des vidéos de conflits générées par IA sous peine de démonétisation

En temps de paix, les deepfakes pornographiques et autres contenus générés par intelligence artificielle (IA), notamment par des créateurs rémunérés, sont acceptables sur X. En « temps de guerre », en revanche, la plateforme oblige désormais ses usagers qui monétisent leurs publications à étiqueter les contenus produits grâce à de l’IA lorsque ceux-ci représentent des images de conflit armé.

C’est du moins l’image que dessine l’évolution des conditions d’utilisation du réseau social annoncée ce 3 mars (sur X) par le directeur produit Nikita Bier. « En temps de guerre, écrit ce dernier, l’accès de la population à de l’information authentique du terrain est critique. Avec les technologies d’IA actuelles, il est devenu trivial de créer du contenu qui trompe la population. »

La nouvelle politique se cantonne à un type de contenu précis : ceux représentant des conflits armés. Si des internautes décident de publier des vidéos générées par IA représentant ce type de violence, sans les étiqueter, ils risquent une suspension du programme de monétisation de 90 jours. Des violations supplémentaires de la nouvelle mesure « aboutiront à une suspension permanente du programme ».

Pour repérer les contenus en question, X s’appuiera sur les Notes de communautés et des outils d’IA génératives, « si le contenu contient des métadonnées (ou d’autres signaux) », indique Nikita Bier. Les comptes ne monétisant pas leurs publications, eux, ne sont pas concernés par la nouvelle mesure.

Formellement, les États-Unis n’ont pas déclaré la guerre à l’Iran : selon la Constitution locale, seul le Congrès en a le pouvoir.

Pour autant, les faux contenus représentant des conflits armés sont un enjeu de désinformation depuis des années. Alors que le jeu Arma 3 est sorti en 2013, des extraits en sont par exemple régulièrement détournés pour illustrer (faussement) des conflits en cours sur les réseaux sociaux. Comme pour d’autres domaines de l’espace informationnel, la facilité d’usage des outils d’IA générative crée cela dit un risque de prolifération accélérée de faux contenus.

Si X appose déjà des watermarks sur les images et vidéos générées grâce à Grok, l’entreprise n’obligeait pas ses usagers à faire connaître explicitement leur recours à l’IA jusqu’ici. D’après Social Media Today, X est actuellement en train de tester une fonctionnalité de labellisation des contenus générés par IA.

Commentaires (5)

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Si on veut faire du pognon sur la désinformation alors on peut moins bien le faire. Par contre, si on veut juste faire de la désinformation alors là on a pas de problème.
J'aime l'idée
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Si on se fait l'avocat du diable, ça pourrait ressembler à un aveu d'impuissance face au volume de données à traiter. Alors on se concentre sur ceux qui essaient d'en tirer un profit pécuniaire direct, les seuls qu'il est envisageable de décourager.
Inutile de s'attaquer aux états, aux médias du grand capital, aux activistes et autres menteurs compulsifs : ils n'arrêteront jamais.
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Ça ne tient pas.
S'ils voulaient lutter aussi contre ceux qui n'en tire pas de revenus, il suffit de leur supprimer leur compte. C'est facile et probablement efficace : un compte tout neuf est moins crédible et moins suivi ou recommandé qu'un compte vieux de plusieurs années.
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À leur décharge si ils se mettent à supprimer les comptes qui postent e de la merde il va plus rester grand monde :D
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Ce qui m'impressionne, c'est qu'ils ne font que s'attaquer à la monétisation alors que les acteurs étatiques qui feront de la désinformation pour justement déstabiliser la population "adverse" n'en a probablement rien à faire de la monétisation...
Ça me donne l'impression que X veut faire semblant de s'attaquer au problème pour pouvoir dire "regardez, on agit" et éviter qu'on leur cherche des poux. Si c'est ça, c'est d'un cynisme inique.