Les lunettes Meta se font bannir des événements, tribunaux et même des navires
3 min
Société numérique
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De plus en plus de lieux et d’événements interdisent le port des lunettes connectées de Meta. C’est le cas des organisateurs de l’édition 2026 de la DEF CON, qui ouvrira ses portes à Las Vegas la semaine prochaine : ces montures capables d’enregistrer de la vidéo seront interdites dans les travées du grand raout annuel des spécialistes de la cybersécurité, comme le rapporte The Register. « Aucune exception n’est prévue pour les modèles équipés de verres correcteurs. Si vous en avez besoin, pensez donc à emporter une paire de lunettes conforme au règlement », ajoutent les organisateurs.
« Ravi de voir DEF CON adopter une politique “pas de lunettes de pervers” », s’est réjouie dans la foulée Eva Galperin, directrice cybersécurité à l’EFF. L’actualité de ces derniers mois a renforcé les craintes suscitées par ces lunettes, capables d’enregistrer discrètement leur environnement et les personnes qui s’y trouvent.
On a vu ainsi fleurir des vidéos de type « caméra cachée » franchement lourdingues, que ce soit des blagues ou des techniques de drague. Instagram a d’ailleurs annoncé il y a quelques jours le retrait de ces vidéos, sans préciser les moyens techniques qui seront mis en œuvre pour la suppression de ce contenu.
Les lunettes intègrent bien une diode LED pour signaler un enregistrement, mais elle peut être trafiquée. Meta a cependant promis de bloquer les enregistrements. Mais un problème demeure : les personnes filmées peuvent ignorer la signification de cette lumière.

La DEF CON est loin d’être la seule structure à bannir ces lunettes connectées. Monopoly Events, qui organise plusieurs Comic Con au Royaume-Uni, a interdit les lunettes Meta et, plus largement, tout dispositif d’enregistrement porté sur soi. Depuis le 20 juillet, les tribunaux de l’État de New York interdisent (PDF) ces dispositifs à l’intérieur des palais de justice. C’est aussi le cas ailleurs, comme à Philadelphie où les personnes qui refusent d’obtempérer peuvent être expulsées et s’exposent à des poursuites pour outrage.
Dès décembre dernier, MSC Croisières a interdit ces lunettes dans les espaces publics de ses navires. Le règlement parle d’appareils capables « d’enregistrer ou de transmettre des données de manière dissimulée ou discrète ». Dans le même secteur d’activité, Royal Caribbean a adopté une restriction similaire au mois de février.
La liste des interdictions est encore assez réduite, mais elles pourraient faire tâche d’huile au fur et à mesure de la reconnaissance publique de ces appareils, que ce soit grâce à leur succès commercial ou aux dérives qui les accompagnent. À New York et à Londres, une campagne activiste détourne les publicités de Meta dans les abribus. On peut par exemple y voir une photo modifiée de Jeffrey Epstein portant des lunettes, au-dessus du slogan : « Des lunettes pour ceux qui ne s’embarrassent pas du consentement. » Glaçant…
Commentaires (32)
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Abonnez-vousLe 30 juillet à 09h10
Le 30 juillet à 09h32
Le 30 juillet à 15h02
Le 3 août à 15h26
Le 3 août à 16h23
A l'inverse avec les smartglasses on n'est pas encore habitués, on focalise dessus, et on part du principe qu'ils sont en train de filmer alors même que le diode nous montre le contraire...
(OK, il existe des méthodes pour bloquer cette diode de courtoisie, mais dans ce cas on est sur une personne qui fait expressément un acte malveillant, et dans ce cas là elle peut aussi bien avoir une caméra espion dans sa montre, son épingle de cravate, son ceinturon, etc. Il y a belle lurette que les gadgets qui nous émerveillaient dans les premiers James Bond sont devenus des simples objets à quelques euros en vente sur Ali Express).
Le 3 août à 16h50
Le 3 août à 18h24
Le 30 juillet à 09h29
(eût été un sous-titre amusant :p )
Le 30 juillet à 09h30
Maintenant c'est peut-être trop tard pour le faire.
Modifié le 30 juillet à 09h38
Elle se moque donc d'être enregistrée à son insu !
.
..
...
Non ??
Le 30 juillet à 10h19
Mais on ne s'imagine pas à quel point les avis sont différents quand le parti opposé est à portée de mandale...
Le 30 juillet à 14h28
Le 30 juillet à 14h14
Le 30 juillet à 15h16
Ce sont les mêmes personnes qui n'en ont rien à faire de la vie privée quand on essaye de les alerter.
Modifié le 30 juillet à 15h48
Le 30 juillet à 17h03
Le 30 juillet à 19h42
Le 30 juillet à 10h24
sed 's/SMART GLASSES/PRIVACY VIOLATION GLASSES/g'Le 30 juillet à 11h22
Le 30 juillet à 11h32
Puis je me suis dit que la mention "porté sur soi" exclut les smartphones et autres APN.
J’imagine que c'est plus les dispositifs dissimulés (genre fausse boutonnière cachant un dispositif de prise de vue/prise de son) qui ne permettent pas aux gens de s'opposer à la captation.
Le 30 juillet à 11h52
Le 30 juillet à 13h32
Le 30 juillet à 15h04
Le 30 juillet à 22h29
L’article 226-1 du code pénal n’a jamais interdit la captation d’image sans consentement dans un lieu public ou ouvert au public mais seulement dans les lieux privés. Et c’est la diffusion qui quoi qu’il arrive doit être soumis a consentement.
Et heureusement le droit de français est assez bien fait la dessus pour que journaliste, photographe et professionnel de l’image puisse filmer ou photographier ce qu’ils veulent.
A partir de la sur quoi s’appuyer pour ne pas remettre en question ces libertés fondamentales mais en bannissant tout de même ce genre d’absurdité que sont les lunettes Meta?
Le 31 juillet à 17h54
Bref, ça sent la bataille perdue d'avance, sauf à ce que l'IA analyse en permanence la vidéo à la recherche de sa propre lumière dans un reflet, mais alors là BONNE CHANCE.
Le 31 juillet à 19h36
Le 31 juillet à 21h16
Modifié le 1er août à 08h22
Que Meta "lutte" contre ce détournement d'un produit spécialement conçu pour violer la vie privée, désolé, mais je n'y crois pas une seule seconde.
Modifié le 4 août à 11h46
Apparemment les activistes se fichent eux aussi (quelle surprise!) du consentement...
... et publié sur instagram! merveilleux!
Le 5 août à 12h39
Quant à ta comparaison entre des viols et de la traite sexuelle de mineurs avec le droit à l'image, elle montre que tu n'as que peu de considération pour les crimes qu'il a commis.
Modifié le 6 août à 16h19
Es-tu en train de suggérer que selon le crime commis, le respect des droits d'un individu est relatif, hors sanctions judiciaires?
De mon côté en tout cas, j'évite de porter un jugement moral en fonction de ton commentaire. C'est aussi une question de respect, dans une discussion civilisée. (je me demandes d'ailleurs quoi ma question sur "le droit à l'image"(sic) à le moindre rapport avec ce que je pourrais penser de crimes commis par la personne sur cette image)
En tout cas tu as raison: un mort ne peut consentir, est-ce que cela donne le droit à tous de faire de son image n'importe quoi?
Dans la foulée, tu n'abordes pas la présence d'image fake sur le réseau social de Meta, ce qui me questionne sur ce que tu juges digne de considération.
Merci en tout cas pour ton argumentaire en une ligne.
Si c'était un troll, bravo, on peut pas faire mieux.
Le 7 août à 00h13
Une image fake d'une personnalité sur Instagram ou autre, ça n'a rien d'interdit, d'autant plus qu'ici, en soi, cette image n'a rien de particulièrement outrageant. Ce sont les mots qui sont en dessous qui sont forts, mais la liberté d'expression est sacrée aux USA.
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