Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink
Embouteillages en orbite basse
Image : Amazon
Le 28 juillet à 09h09
Starlink va trouver un sérieux concurrent sur sa route : Amazon. Le mastodonte américain du commerce en ligne bâtit actuellement une constellation de satellites pour de l’accès à internet fixe, et à la faveur d’une communication avec les régulateurs du pays, il confirme qu’il veut également mettre sur pied une offre de téléphonie.
Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink
Embouteillages en orbite basse
Image : Amazon
Starlink va trouver un sérieux concurrent sur sa route : Amazon. Le mastodonte américain du commerce en ligne bâtit actuellement une constellation de satellites pour de l’accès à internet fixe, et à la faveur d’une communication avec les régulateurs du pays, il confirme qu’il veut également mettre sur pied une offre de téléphonie.
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4 min
Amazon a déposé auprès de la FCC, la Commission fédérale des communications américaine, une demande pour lancer et exploiter une constellation composée de 5 105 satellites en basse orbite. Ce réseau servira au futur service Direct-to-Device (D2D) d’Amazon Leo. Ce système offrira les appels vocaux, la messagerie, des données et les appels d’urgence dans les régions hors de portée des antennes relais.
Des appels vocaux et de la data par satellite
Amazon Leo, anciennement Kuiper, ne se limitera donc pas à l’accès internet fixe par satellite, comme le groupe l’avait dévoilé mi-avril à l’occasion de l’annonce de l’acquisition de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. La vingtaine de satellites de Globalstar sert principalement à l’iPhone (et l’Apple Watch Ultra 3) pour les appels d’urgence, la messagerie et l’assistance routière. Amazon entend d’ailleurs poursuivre ce partenariat en travaillant avec Apple sur « de futurs services satellites ».
Le réseau Globalstar rejoindra la constellation déjà en place par Leo, qui compte « plus de 390 satellites » en orbite terrestre basse. Une toute petite goutte d’eau dans l’océan de Starlink, qui compte 10 800 satellites actifs autour de notre planète.
Amazon a débuté une phase de test en novembre dernier pour l’accès fixe à internet par satellites, le lancement étant programmé d’ici la fin de cette année. Trois antennes sont d’ores et déjà disponibles : Nano (jusqu’à 100 Mbps en téléchargement), Pro (jusqu’à 400 Mbps) et Ultra (jusqu’à 1 Gbps en téléchargement et 400 Mbps en téléversement). L’Arcep avait donné son autorisation à Amazon Leo dès l’été dernier.
Le système D2D d’Amazon fonctionnera en parallèle des satellites de première et deuxième génération lancés jusqu’à présent, ainsi qu’avec les modèles de Globalstar. En plus de l’usage personnel, Amazon vante les capacités de son service D2D pour les communications durant les interventions en cas de catastrophe, la gestion de flotte à l’échelle internationale, les opérations à distance sur les chantiers et dans les chaînes d’approvisionnement, la connexion à des capteurs IoT (internet des objets) isolés.
Amazon livre des satellites en orbite
Dans le détail, cette flotte de satellites sera répartie sur cinq plans orbitaux (de 510 à 580 km d’altitude). Ces drôles d’engins volants communiqueront avec les smartphones sur des fréquences radio dédiées, les bandes L et S, adaptées aux liaisons satellitaires mobiles.
Les signaux seront traités directement par les satellites D2D avant de les retransmettre, poursuit Amazon. Ces derniers sont également équipés de liaisons optiques intersatellitaires, des connexions laser entre les appareils en orbite pour un acheminement « plus intelligent » du trafic à travers la constellation. Bref, du classique pour ce genre de constellation.
Amazon promet également de ne pas brouiller les fréquences des autres opérateurs, en maintenant l’énergie du signal à l’intérieur des canaux de fréquence attribués, « avec très peu de débordement vers les bandes voisines ». L’entreprise s’engage également à se coordonner « de bonne foi » avec les autres tenanciers de satellites.
Le système ajuste aussi en permanence la manière dont les données sont encodées en fonction de la qualité du signal : débits plus élevés quand les conditions sont favorables, maintien d’une connexion fiable dès qu’elles le sont moins.
À l’instar de Starlink qui a signé des accords avec plusieurs opérateurs traditionnels de téléphonie (T-Mobile aux États-Unis, Salt en Suisse…), Amazon annonce également des partenariats avec Vodafone, DirecTV, les FAI sud-africain Herotel et australien NBN. Si le groupe obtient le feu vert de la FCC, le déploiement des satellites D2D pourra débuter en 2028.
Commentaires (13)
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Mea culpa, si je n'en ai pas saisi le passage mais je ne vois nul part une réf. directe à la couche d'ozoneObsolète
PS : Je viens d'aller revoir l'article.
il y avait débat sur la l'apréciation de l'article, non pas sur le calcule mais sur l'importance dans conséquence.
Mais effectivement aluminium + Ozone peut faire de l'alumine.
Aujourd'hui à 13h08
Modifié aujourd'hui à 14h19
Je veux bien, mais a mon niveau de compréhension, l'article n'en parle pas.Obsolête
Modifié aujourd'hui à 14h01
Aujourd'hui à 14h06
On ne parlais pas du même article. :-)
Modifié aujourd'hui à 10h45
Aujourd'hui à 11h46
Mais pour lancer et maintenir tout ça, il faut une fusée massivement réutilisable, et seul SpaceX en a une pour l'instant.
Acheter des vols comme le fait actuellement Amazon ne sera pas viable à grand échelle.
2028 me parait irréaliste, je pense que les Chinois seront n°2 et Amazon n°3, pas avant 2035.
Aujourd'hui à 11h47
Sans parler de l'impact atmosphérique de chaque lancement effectué.
On devrait peut-être commencer à mettre un droit international sur le ciel.
Limiter les lancements au strict nécessaire, sans laisser champs libre à des entreprises privées qui n'en ont rien à ftre.
Aujourd'hui à 13h06
Pas en lien directe mais pour ceux que ça interesse :
https://spacecare.cnes.fr/evolution-de-la-population-orbitale/
Aujourd'hui à 13h16
Pour changer, il faudrait que la plupart des pays le veuillent, surtout ceux qui ont la capacité d'envoi de satellites. Le "On devrait", ce sont les états. Les entreprises lancent avec l'aval de l’autorité du pays hôte du décollage.
Ça servirait à rien si les USA et la Chine ne ratifiaient pas, d'autant qu'il n'existe aucun moyen d’empêcher un décollage depuis un territoire souverain. Voir actuellement USA avec la CPI.
De plus, limiter les lancements donnera un privilège aux USA qui ont déjà la quasi-totalité du marché de l’orbite basse via SpaceX.
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