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Le G20 adopte l’approche pro-IA portée par les États-Unis

La main légère sur l'IA

Le G20 adopte l’approche pro-IA portée par les États-Unis

Les États-Unis et l’industrie de l’IA tiennent leur victoire diplomatique tout autant que symbolique : les membres du G20 ont accepté à l’unanimité d’adopter un ensemble de principes, non contraignants, pour une approche allégée de la gouvernance de l’intelligence artificielle.

C’est une victoire pour la Silicon Valley, mais aussi pour l’administration Trump après l’accord obtenu à l’issue du sommet sur la technologie et l’innovation organisé par les États-Unis en Caroline du Nord. Les membres du G20 ont approuvé un ensemble de principes, dont une des principales composantes est d’éviter les législations trop lourdes contre les technologies émergentes – comprendre : l’intelligence artificielle générative.

Ne pas alourdir les réglementations IA

Le texte en question, couché sur le papier par le ministère américain du Commerce, ne ressemble pas aux habituels coups de menton d’une administration qui a pris l’habitude de brutaliser ses partenaires. Il est certes très orienté « pro-IA », notamment dans sa volonté de ne pas soumettre l’IA à un régime réglementaire spécifique, mais plutôt de s’en remettre autant que possible aux cadres juridiques sectoriels déjà existants.

Il est aussi question de « soutenir l’adoption des technologies émergentes par nos populations », ce qui est une gageure à l’heure actuelle : la construction des datacenters indispensables pour mouliner l’IA ne fait pas du tout l’unanimité aux États-Unis – en pleine campagne électorale pour les mid-terms – et ailleurs dans le monde.

« Cette technologie en est à ses débuts, et le conseil que je donnerais serait de réglementer les préjudices pratiques et réels, plutôt que les préjudices théoriques et hypothétiques », a plaidé Jensen Huang, directeur général de NVIDIA. « Chaque entreprise doit prendre sur elle de développer cette technologie de manière sûre », a-t-il encore déclaré, ce qui est un peu fort de café après les tribulations des agents IA d’OpenAI contre Hugging Face, les autres attaques du même tonneau, et le discours de la peur qui fait bien les affaires d’Anthropic.

Tout va très bien, madame la marquise

Les risques sur les infrastructures et autres dangers que font peser les IA ont été minimisés par les principaux responsables de l’industrie IA ayant participé à ce sommet. Ces menaces ne justifient pas des réglementations strictes qui limiteraient l’accès à cette technologie, selon eux. « Dire “nous n’aurons pas d’IA dans notre pays” serait une idée à peu près aussi mauvaise que de dire “nous n’aurons pas d’électricité dans notre pays” il y a plus de cent ans », a ainsi indiqué Sam Altman, le patron d’OpenAI.

Elon Musk a lui aussi affirmé qu’une réglementation la plus légère possible était essentielle pour favoriser l’innovation. Fidèle à ses habitudes, le patron de SpaceXAI a sorti de son chapeau des chiffres au doigt mouillé, en estimant que l’IA pouvait accélérer la croissance de l’économie mondiale de 20 à 30 %. Sans surprise, il a également critiqué la position européenne sur le dossier.

Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, a de son côté convenu que l’IA créait de nouvelles opportunités et que l’UE souhaitait dynamiser l’innovation. Elle a toutefois ajouté que les nouvelles menaces liées à l’IA exigeaient, dans le même temps, une coordination étroite entre les gouvernements. « Il n’est pas facile de parvenir à un accord entre autant de pays différents » sur un sujet comme l’IA, a-t-elle rappelé.

Ce texte sur l’IA n’est ni un traité, ni une réglementation, ni un accord juridique. La Maison-Blanche parle de « principes partagés » et d’une « déclaration de consensus », mais ces principes ne sont pas contraignants.

Commentaires (13)

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Rien ne doit arrêter le business, l'argent doit couler à flot. On va dans le mur, accélérons.
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On est en train de détruire l’habitabilité de la planète, mais pendant un merveilleux moment, on créée plein de plus-value pour les actionnaires 🤩
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C'est comme ça depuis que... L'usure est devenue légale. Soit des décennies.
La triste verité c'est que tout le monde s'en cogne...
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Les US sont à fond dans l'IA, c'est ce qui leur permet d'avoir de la croissance, sinon, ils vont rapidement passer en récession, avoir des gros problèmes de faillites (économie circulaire de l'IA) et couler quelques pépites ou devoir mettre au pot pour l'éviter ce qui pour un pays ultra libéral à la base devient cocasse.
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C'est quand même assez dingue de se dire que les dirigeants se sentent tellement dans un monde différent qu'ils n'imaginent pas que ça puisse leur retomber dessus.
Don't look up ressemble de plus en plus à de l'anticipation... 😢
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D'abord, c'est un G20 finance (avec les ministres du même nom) et pas les dirigeants des pays/unions de pays.
Ensuite, il n'y a rien de contraignant dans ce texte, donc, c'était l'occasion de faire plaisir à Trump sans s'engager.
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C'est pas parce qu'un texte n'est pas contraignant qu'il n'a pas d'effets. Surtout en politique, ou même la contrainte n'a pas forcément d'effet (coucou les directives non portées dans le droit national, ou les lois non appliquées).

Et merci pour la précision sur les ministres, mais ça reste des dirigeants selon moi : c'est juste pas les plus hauts placés.
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C'est comme ca que je le comprends aussi, comme d'hab avec Trump, il faut juste le flatter et qu'il paraisse avoir gagné. Pour le reste, chacun fera ce qu'il veut.
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C'est complètement ça, comme sa dernière visite en France. Les autres pays ont compris qu'il suffit de le brosser dans le sens du poil et de donner l'impression à ce sac à merde qu'il est important pour éviter de l'entendre gueuler.

Et de toute façon il dira tout et son contraire le lendemain.
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Alors quand on voit comme la sur réglementation à bloqué l’évolution technologique en Europe, il est quand même assez difficile de jeter la pierre à ce type de décision non ?
À moins qu’on se sente si bon en Europe qu’on aura nos systèmes d’IA 100% souverain d’ici peu (moins de deux ans), ou qu’un consensus dise qu’on peut s’en passer ?!
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Quand je vois les IA d'OpenAI qui discutent entre elles pour se refiler des moyens d'accéder à Internet sans qu'OpenAI s'en rende compte faute de surveillance et qu'elles partagent des jetons d’authentification, je me dis qu'il est très urgent de réglementer et de mettre en application l'AI Act.
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Je suis d’accord, et c’est pas incompatible avec ma vision.
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Si je ne me Trump pas, la Commission Européenne et sa présidente ne semble pas vouloir d'une Europe réellement souveraine ?