L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions
Non, ce n'est pas sale
Photo : James Loesch, Licence CC BY 2.0
Le 20 août à 08h54
Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.
L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions
Non, ce n'est pas sale
Photo : James Loesch, Licence CC BY 2.0
Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.
IA et algorithmes
IA
4 min
Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.
Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.
Le grand bleu zébré de traînées blanches
Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.
L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.
Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.

Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.
10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.
Google derrière les traînées
Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…
Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.
L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.
L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.
Commentaires (29)
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Abonnez-vousLe 20 août à 10h01
C'est même pratiquement de l'IA-washing, dans le sens où on use et abuse du terme IA en jouant sur l'assimilation grandissante dans l'esprit du public entre IA et IAG alors que, même si on a peu de détails sur les méthodes utilisées, ça ressemble fort à un projet de recherche classique qui aurait déjà pu être mené quasiment tel quel il y a 10 ans.
Le 20 août à 10h39
Le 20 août à 10h22
Question stupide, c'est qui qui contribue le plus à l'effet de serre ? Les condensations ? le carburant brulé ? ou l'IA ?
Le 20 août à 19h44
Donc je pense que le projet en lui même est bénéfique et peut significativement réduire le réchauffement dû à l'aviation, mais d'un autre côté oui ça sert clairement le narratif greenwashing/IA-washing de la comm globale Google
Le 20 août à 20h10
Si le modèle utilisé est un modèle léger et dédié, ça a un intérêt. Si le but c'est de nous vendre encore de l'IAgen (parce que c'en est ou que Google joue sur l’ambiguïté) pour permettre une croissance à 2 chiffres de son usage, c'est contre productif. Et on passera sur les agences qui vont utiliser l'IA pour vendre plus de voyages en avion grâce à un profiling plus poussé du client.
Le 24 août à 19h22
Le 25 août à 14h40
Le 20 août à 10h31
Modifié le 20 août à 12h38
Le 20 août à 18h17
Le 20 août à 10h33
Le 20 août à 10h38
Modifié le 20 août à 11h20
Par ailleurs, une fois des usages installés, il est très difficile (impossible ?) de revenir collectivement en arrière. À l'échelle individuelle, ce sera systématiquement aux autres de porter l'effort et, pire (paradoxal, même), la minorité potentiellement boycotteuse, sans avoir d'effet global, servira de caution morale pour conforter l'absence d'effort des autres.
Aujourd'hui, il est très facile d'obtenir un discours promouvant la baisse des trajets en avion de la part de ceux qui ne l'utilisent pas massivement. Dans le lot, ceux qui y ont recours quelques fois à l'année te présenteront l'utilisation comme "exceptionnelle", s'excluant du problème. Quant aux autres, ils minimiseront le problème voire s'en ficheront.
Cela se translate très bien à une myriade de problèmes, et la conclusion est toujours la même : pour gueuler : il y a du monde; pour faire : la population fond à vue d’œil; le problème ("l'enfer", disait un célèbre auteur), c'est les autres.
Il n'y aura donc pas de baisse significative du transport aérien… et (désolé si c'est une nouvelle, mauvaise en l’occurrence), il va même encore augmenter.
Le 20 août à 17h30
Si les gens ne savent pas se retenir de prendre l'avion, il suffit de réglementer : c'est toujours par la réglementation que l'incapacité des individus à prendre collectivement les bonnes décisions se résous. Ici on peut clairement envisager un permis de voler, pourquoi pas sur le modèle de la carte électorale : seuls ceux qui vont voter peuvent prendre l'avion, un seul aller-retour par scrutin.
N'ayons pas peur des grandes décisions : ce sont elles qui permettent à l'avion de franchir les océans et les continents, ce sont elles qui permettront à chacun de raisonner ses vols.
😉
Le 21 août à 10h08
Si l’inaction climatique existe c’est bien parce que chaque pays qui met en place une réglementation est au final annulé par tout un tas de pays qui soit se fiche du climat soit voit une opportunité de marché pour attirer les clients qui se fichent du climat et sortir de leur statut de pays emergeant ou en voie de développement.
Le 21 août à 15h39
Ou alors tu cherches à faire battre à Nelson Mandela son record de rotation ?
Le 21 août à 17h09
Le 22 août à 11h08
On est pas en train de parler d'un petit nuage radioactif, là, un peu de sérieux STP
Le 22 août à 13h55
On parle de LOI bien sûr qu’une loi s’arrête aux frontières du pays qui la met en place. Si tu tiens à parler de polygamie ou d’esclavage on va s’adresser avec toi comme à un enfant de 5 ans.
Pays A: pas de loi anti polygamie => polygamie autorisé
Pays B: loi anti polygamie => polygamie interdite
La polygamie dans le pays A n’a aucun impact sur le pays B
Pays A: pas de loi anti avion => avion autorisé
Pays B: loi anti avion => avion pas autorisé
Cool pays B l’air est pur et pays A l’air est pas pu ha hab non ça marche pas, l’air contrairement aux humains est pas soumis à des lois ou mesures propres à un pays.
Ça va tu comprend mieux pourquoi tes mesures qui peuvent marcher pour contrôler des faits de sociétés et morales liés aux etres humains ne peuvent pas marcher pour l’environnement sauf si les mesures devenaient internationales et obligatoires pour TOUT les pays du monde.
Modifié le 23 août à 11h32
Y'a pas d'argumentaire, le permis de voler est un idée de choix d'une autre société fondée sur la frugalité environnementale et la soutenabilité des modes de vie. Tu adhères ou pas. C'est un échec de ta part de vouloir une joute argumentaire : rencontrer sur le net quelqu'un qui a une opinion n'est pas un délit contre lequel il faille te battre.
Puisqu'il faut avoir 12 ans :
Pour rappel, l'argent des companies aériennes n'est pas le tien et il ne ruissellera pas dans tes mains (§), principalement du fait d'une pression concurrentielle très forte dans un contexte de développement relativement assez faible niveau débouchés. À toi de choisir si tu préfères te soucier de la planète pour y vivre ; ou de leur argent par soumission bénévole désintéressée.
(§) exemple, Air France-KLM : historique des dividences ; et historique de la rentabilité des actions
Le 24 août à 14h05
Donc fin du débat, tu ne veux pas comprendre qu'on parle de l'écosystème de notre planète qui ne connait aucune frontière et se fout qu'un pays interdisse les vols où les réduits tant que les autres ne le font pas car je le répète on respire tous le même air, on vit dans un écosystème commun.
Donc ton idée ne serait applicable que si l'ensemble du monde entier approuvait et mettait en place ta mesure. Chose qui n'arrivera jamais dans un monde où une majorité de pays n'ont comme seul objectif que de vouloir polluer plus pour dépasser économiquement ceux qui réduisent à raison leur émission quand certains ne sont pas encore plus obsédé par des combats territoriaux datant des siècles dernier comme si l'urgence de s'allier mondialement pour la survie de notre espèce n'était pas la seule priorité de ce siècle.
Le 24 août à 14h36
À la base, si comme tu le dis tu te contrefiches de ce que font les humains, c'est pas la peine d'aller plus loin. Mon idée ne te plaît pas, et tu exècres le fait de ne pas savoir quoi répondre au courage que j'ai d'en exprimer qui ne soient pas consensuelles. J'ai bien compris.
Mais si on écoute les types comme toi qui professent le fatalisme sans fin et l'apathie à toutes les sauces alors effectivement cela deviendra une prophétie auto-réalisatrice : c'est bien ton intention, puisque tu veux choisir quel est le sujet et aussitôt clore tout débat en faveur de tes conclusions.
Monseigneur a décidé que la planète devait cramer toute entière et que ce n'est pas un sujet de discussion parce que l'économie c'est comme les consoles Sega, c'est plus fort que toi. Et tu préfères qu'on te cire les pompes à la cire d'abeille naturelle ou à la paraffine pétrochimique ?
Au lieu de chercher à me répondre avec des statistiques, essaie de penser qu'aucun changement social ne naît spontanément d'une statistique économico-politque ; il faut bien qu'un humain en soit l'initiateur. Ensuite cela t'aidera à saisir la vacuité de ton fatalisme. Le monde change, les gens changent, même si tu le ne vois pas du haut de tes certitudes apocalyptiques.
Le 24 août à 15h45
Je souhaite pas que la planète brule mais juste que plutôt que de perdre son temps avec des idées comme la tienne irréalisable à l'échelle planétaire car je le répète bloquer des avions à la frontière n'empêchera jeamais les émissions de carbone des autres à entrer on l'utilise pour proposer des choses concrètes.
Donc fais les conclusions que tu veux et continue de brasser du vent avec tes parallèles pseudo historique pour te donner un air intelligente.
Le 24 août à 18h03
J'avais proposé une idée applicable (difficile, mais possible) et imaginative.
Tu brosses avec dévouement un monde où l'apocalypse est une fatalité à laquelle il faut se soumettre avec apathie.
Tu ne peux pas blairer ma manière de présenter les choses comme relevant du courage et non de la raison, ce que tu montres en n'oubliant pas d'inclure des éléments de langages comme "je souhaite pas que la planète brule mais ..." afin de bien montrer la supériorité de ton sens critique.
Mais ni cela ni tes autres critiques contre moi ne réparent l'équilibre planétaire : on dirait que tu me prends pour le mur des lamentations.
Peut-on agir efficacement pour que la planète ne brûle pas sans que cela ne requière du courage ?
Le 20 août à 11h29
Le 20 août à 11h35
Le 20 août à 13h29
Note : je ne suis pas un spécialiste, c'est ma compréhension de ces choses, il y a peut-être des imprécisions dans ce que je viens d'écrire.
Le 20 août à 20h13
Le 21 août à 11h38
https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2011-09-08/effet-du-11-septembre-2001-sur-le-climat-impact-des-trainees-de-condensation-des-avions-13738
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