Connexion Premium

L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Non, ce n'est pas sale

L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Photo : James Loesch, Licence CC BY 2.0

Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.

Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.

Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.

Le grand bleu zébré de traînées blanches

Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.

L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.

Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.

Image : Google

Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.

10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.

Google derrière les traînées

Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…

Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.

L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.

L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.

Commentaires (29)

votre avatar
C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.
Tout est dit.
C'est même pratiquement de l'IA-washing, dans le sens où on use et abuse du terme IA en jouant sur l'assimilation grandissante dans l'esprit du public entre IA et IAG alors que, même si on a peu de détails sur les méthodes utilisées, ça ressemble fort à un projet de recherche classique qui aurait déjà pu être mené quasiment tel quel il y a 10 ans.
votre avatar
Et puis, ce ne sont certainement pas des modèles d'IA génératifs mais des modèles spécialisés qui sont énormément moins gourmands en énergie pour leurs entrainements.
votre avatar
de l'escroquerie intellectuelle comme attendu de ces ordures. Green washing …
Question stupide, c'est qui qui contribue le plus à l'effet de serre ? Les condensations ? le carburant brulé ? ou l'IA ?
votre avatar
J'ai la flemme de chercher des sources donc je réponds de mémoire (je travaille dans ce secteur), mais ça devrait être a peu près ça : le traffic aérien c'est environ 2.5% des émissions de CO2, mais 5% des émissions si on ajoute les autres facteurs (oxyde d'azote, traînées de condensation, etc.). Le numérique en général c'est environ 4.5% au total, donc l'IA spécifiquement je ne sais pas mais c'est un ordre de grandeur en dessous de l'aérien.

Donc je pense que le projet en lui même est bénéfique et peut significativement réduire le réchauffement dû à l'aviation, mais d'un autre côté oui ça sert clairement le narratif greenwashing/IA-washing de la comm globale Google
votre avatar
Le numérique en général c'est environ 4.5% au total, donc l'IA spécifiquement je ne sais pas mais c'est un ordre de grandeur en dessous de l'aérien.
Un ordre de grandeur, c'est x10 ou /10, donc on est loin de l'ordre de grandeur. Par ailleurs, pour l'IA, si on parle de l'IAgen, c'est le moteur des émissions du numérique (à moins que ça se casse la g...), et ça va largement augmenter ces dernières.

Si le modèle utilisé est un modèle léger et dédié, ça a un intérêt. Si le but c'est de nous vendre encore de l'IAgen (parce que c'en est ou que Google joue sur l’ambiguïté) pour permettre une croissance à 2 chiffres de son usage, c'est contre productif. Et on passera sur les agences qui vont utiliser l'IA pour vendre plus de voyages en avion grâce à un profiling plus poussé du client.
votre avatar
Quand je parlais d'ordre de grandeur, si ce n'était pas clair je parlais de l'IA spécifiquement, pas du numérique en général.
votre avatar
si ce n'était pas clair je parlais de l'IA spécifiquement
J'ai bien compris, ce que je veux dire, c'est qu'on nous vend une croissance à 2 chiffres (si ce n'est 3) de l'IA sur les années à venir, et ça amènerait le numérique (ou même l'IA seule) largement au dessus de l'aérien. Cela étant, je n'y crois pas réellement à cette croissance.
votre avatar
Maintenant je sache que google veut cacher les chemtrails. Complot sur le complot !
votre avatar
Ils n'en on plus besoin avec la 5g donc ils leur faut une excuse pour arrêter le projet chemtrail 🙃
votre avatar
non non, ils vont continuer les cum-trails, ce sera juste devenu invisible car BIG BROTHEEEEER!!!! #nousSachons
votre avatar
votre avatar
Un rapport [...] indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.
Et personne pour leur expliquer qu'envoyer moins d'avions dans le ciel aurait le même résultat ?
votre avatar
Le paradoxe de Jevons explique comment l'augmentation de l'efficience énergétique amène à l'explosion de la consommation de cette énergie.

Par ailleurs, une fois des usages installés, il est très difficile (impossible ?) de revenir collectivement en arrière. À l'échelle individuelle, ce sera systématiquement aux autres de porter l'effort et, pire (paradoxal, même), la minorité potentiellement boycotteuse, sans avoir d'effet global, servira de caution morale pour conforter l'absence d'effort des autres.

Aujourd'hui, il est très facile d'obtenir un discours promouvant la baisse des trajets en avion de la part de ceux qui ne l'utilisent pas massivement. Dans le lot, ceux qui y ont recours quelques fois à l'année te présenteront l'utilisation comme "exceptionnelle", s'excluant du problème. Quant aux autres, ils minimiseront le problème voire s'en ficheront.

Cela se translate très bien à une myriade de problèmes, et la conclusion est toujours la même : pour gueuler : il y a du monde; pour faire : la population fond à vue d’œil; le problème ("l'enfer", disait un célèbre auteur), c'est les autres.
Il n'y aura donc pas de baisse significative du transport aérien… et (désolé si c'est une nouvelle, mauvaise en l’occurrence), il va même encore augmenter.
votre avatar
Rhô la la la la... tant de fatalisme pour pas grand chose en réalité : à comparer avec la lutte pour les droits civiques des minorités (noirs, femmes, ...) au cours des derniers siècles, apprendre aux gens à se retenir de prendre l'avion est une peccadille, un fétu de paille, une poussière ! Oui ! Une poussière !

Si les gens ne savent pas se retenir de prendre l'avion, il suffit de réglementer : c'est toujours par la réglementation que l'incapacité des individus à prendre collectivement les bonnes décisions se résous. Ici on peut clairement envisager un permis de voler, pourquoi pas sur le modèle de la carte électorale : seuls ceux qui vont voter peuvent prendre l'avion, un seul aller-retour par scrutin.

N'ayons pas peur des grandes décisions : ce sont elles qui permettent à l'avion de franchir les océans et les continents, ce sont elles qui permettront à chacun de raisonner ses vols.
😉
votre avatar
Dans une planète gérée par un seul gouvernement mondiale et avec des lois globales ton concept dictatorial pourrait fonctionner mais comme dans l’histoire tout les dictateurs et autres impérialistes ont échoué à conquérir le monde ça risque pas d’arriver.
Si l’inaction climatique existe c’est bien parce que chaque pays qui met en place une réglementation est au final annulé par tout un tas de pays qui soit se fiche du climat soit voit une opportunité de marché pour attirer les clients qui se fichent du climat et sortir de leur statut de pays emergeant ou en voie de développement.
votre avatar
Donc tu dis que les lois qui interdisent la polygamie sont dictatoriales parce que certains pays s'en fichent et ne l'interdisent pas ? Et je suppose que tu aurais pensé pareil des lois contre la discrimination raciale à l'époque où des pays s'en foutaient et pratiquaient encore l'apartheid ?
:non:
Ou alors tu cherches à faire battre à Nelson Mandela son record de rotation ?
:zarb:
votre avatar
On parlait de lois qui concerne et impacte la population mondiale car on vit tous sur la même planète avec la meme atmosphère et un climat qui se fichent des frontières je ne vois pas ce que ton histoire de polygamie et autre apartheid qui peuvent impacter une population locale sans impacter celle du pays voisin ont comme rapport avec ce dont on parle.
votre avatar
Hein ? Aux dernières nouvelles, les frontières furent tellement étanches aux règles en matière de discrimination raciale que ça avait dégénéré en guerre civile aux USA. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Au sujet de la polygamie, et autres, les différentes formes de trafics d'êtres humains ne se sont jamais arrêtés aux frontières.
On est pas en train de parler d'un petit nuage radioactif, là, un peu de sérieux STP :francais:
votre avatar
Euh le sérieux c’est à toi qu’on le demande tu pars sur un hors sujet pour noyer l’échec de ton argumentaire sur tes mesures pour décréter qui a le droit ou non de prendre un avion.
On parle de LOI bien sûr qu’une loi s’arrête aux frontières du pays qui la met en place. Si tu tiens à parler de polygamie ou d’esclavage on va s’adresser avec toi comme à un enfant de 5 ans.
Pays A: pas de loi anti polygamie => polygamie autorisé
Pays B: loi anti polygamie => polygamie interdite
La polygamie dans le pays A n’a aucun impact sur le pays B

Pays A: pas de loi anti avion => avion autorisé
Pays B: loi anti avion => avion pas autorisé
Cool pays B l’air est pur et pays A l’air est pas pu ha hab non ça marche pas, l’air contrairement aux humains est pas soumis à des lois ou mesures propres à un pays.

Ça va tu comprend mieux pourquoi tes mesures qui peuvent marcher pour contrôler des faits de sociétés et morales liés aux etres humains ne peuvent pas marcher pour l’environnement sauf si les mesures devenaient internationales et obligatoires pour TOUT les pays du monde.
votre avatar
:zero:
ton argumentaire
Y'a pas d'argumentaire, le permis de voler est un idée de choix d'une autre société fondée sur la frugalité environnementale et la soutenabilité des modes de vie. Tu adhères ou pas. C'est un échec de ta part de vouloir une joute argumentaire : rencontrer sur le net quelqu'un qui a une opinion n'est pas un délit contre lequel il faille te battre.

Puisqu'il faut avoir 12 ans :

  • la polygamie : il y a à peu près autant d'hommes que de femmes sur Terre. Si un pays de 50 millions d'hommes autorise à chacun 10 femmes, ça en fait 500 millions à trouver. Mais où les trouver ? Eh ben dans les autres pays tout simplement. Donc l'impact est transfrontalier. Eh oui. Incroyable n'est-ce-pas ? Indépendamment de la polygamie officielle en tant que telle, il y a un peu partout sur Terre des mouvements libres ou contraints (traite) de prostituées. Les frontières des pays qui l'interdisent, comme la France, sont totalement poreuses à ce type de tourisme.

  • les p'tis n'avions : si un pays interdit les vols, les gens ne vont pas massivement franchir les frontières pour prendre l'avion. C'est l'une des raisons qui ont amené au développement des aéroports régionaux : pour aller chercher les gens là où ils sont parce qu'ils ne veulent pas faire le trajet jusqu'à l'aéroport international (trop loin, trop long, trop pénible, etc.). Du coup aussi contre-intuitif que ça te paraisse, l'interdiction dans un pays, en plus d'être efficace dans ce pays, diminuerait aussi les vols dans les autres pays du fait de la baisse de rentabilité des companies (qui se retrouveraient avec des "avions en trop", un coût supplémentaire à gérer, ce qui augmenterait les tarifs ailleurs).



Pour rappel, l'argent des companies aériennes n'est pas le tien et il ne ruissellera pas dans tes mains (§), principalement du fait d'une pression concurrentielle très forte dans un contexte de développement relativement assez faible niveau débouchés. À toi de choisir si tu préfères te soucier de la planète pour y vivre ; ou de leur argent par soumission bénévole désintéressée.

(§) exemple, Air France-KLM : historique des dividences ; et historique de la rentabilité des actions
votre avatar
En fait tu bottes en touche depuis le début sur le seul argument important qui est l'ENVIRONNEMENT. Je m'en contre fiche des êtres humains si ils passent où non la frontière pour faire du tourisme sexuel ou prendre l'avion parce que ce n'est pas le sujet.
Donc fin du débat, tu ne veux pas comprendre qu'on parle de l'écosystème de notre planète qui ne connait aucune frontière et se fout qu'un pays interdisse les vols où les réduits tant que les autres ne le font pas car je le répète on respire tous le même air, on vit dans un écosystème commun.
Donc ton idée ne serait applicable que si l'ensemble du monde entier approuvait et mettait en place ta mesure. Chose qui n'arrivera jamais dans un monde où une majorité de pays n'ont comme seul objectif que de vouloir polluer plus pour dépasser économiquement ceux qui réduisent à raison leur émission quand certains ne sont pas encore plus obsédé par des combats territoriaux datant des siècles dernier comme si l'urgence de s'allier mondialement pour la survie de notre espèce n'était pas la seule priorité de ce siècle.
votre avatar
MDR, le type qui ne veut pas admettre que les changements de sociétés sont une affaire de courage et non pas de science et qui ramène la sienne sans fin pour avoir le dernier mot alors qu'il suffit d'ouvrir un manuel d'histoire pour saisir la taille de son erreur.

À la base, si comme tu le dis tu te contrefiches de ce que font les humains, c'est pas la peine d'aller plus loin. Mon idée ne te plaît pas, et tu exècres le fait de ne pas savoir quoi répondre au courage que j'ai d'en exprimer qui ne soient pas consensuelles. J'ai bien compris.

Mais si on écoute les types comme toi qui professent le fatalisme sans fin et l'apathie à toutes les sauces alors effectivement cela deviendra une prophétie auto-réalisatrice : c'est bien ton intention, puisque tu veux choisir quel est le sujet et aussitôt clore tout débat en faveur de tes conclusions.

Monseigneur a décidé que la planète devait cramer toute entière et que ce n'est pas un sujet de discussion parce que l'économie c'est comme les consoles Sega, c'est plus fort que toi. Et tu préfères qu'on te cire les pompes à la cire d'abeille naturelle ou à la paraffine pétrochimique ?

Au lieu de chercher à me répondre avec des statistiques, essaie de penser qu'aucun changement social ne naît spontanément d'une statistique économico-politque ; il faut bien qu'un humain en soit l'initiateur. Ensuite cela t'aidera à saisir la vacuité de ton fatalisme. Le monde change, les gens changent, même si tu le ne vois pas du haut de tes certitudes apocalyptiques.
votre avatar
essaie juste de lire ce que les gens écrivent plutôt que de faire tes grandes conclusions complétement à côté de la plaque et hors sujet.
Je souhaite pas que la planète brule mais juste que plutôt que de perdre son temps avec des idées comme la tienne irréalisable à l'échelle planétaire car je le répète bloquer des avions à la frontière n'empêchera jeamais les émissions de carbone des autres à entrer on l'utilise pour proposer des choses concrètes.
Donc fais les conclusions que tu veux et continue de brasser du vent avec tes parallèles pseudo historique pour te donner un air intelligente.
votre avatar
J'ai bien lu.
J'avais proposé une idée applicable (difficile, mais possible) et imaginative.
Tu brosses avec dévouement un monde où l'apocalypse est une fatalité à laquelle il faut se soumettre avec apathie.
Tu ne peux pas blairer ma manière de présenter les choses comme relevant du courage et non de la raison, ce que tu montres en n'oubliant pas d'inclure des éléments de langages comme "je souhaite pas que la planète brule mais ..." afin de bien montrer la supériorité de ton sens critique.
Mais ni cela ni tes autres critiques contre moi ne réparent l'équilibre planétaire : on dirait que tu me prends pour le mur des lamentations.

Peut-on agir efficacement pour que la planète ne brûle pas sans que cela ne requière du courage ?
votre avatar
Ces traînées de condensation [...] peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre.
Certes, mais est-ce que ces mêmes nuages ne bloqueraient pas tout autant de rayonnements provenant du Soleil ? 🤔
votre avatar
Pas la nuit en tout cas.
votre avatar
C'est une histoire de longueur d'onde. La Terre reçoit un spectre lumineux très large, et l'albédo en renvoie une partie, surtout des ondes courtes (plutôt dans le spectre du visible, et le "début" des infra rouges). Le rayonnement de la Terre est de l'infra-rouge thermique, ce sont des ondes plus longues. Et les contrails, comme tout ce qui contribue à l'effet de serre (vapeur d'eau, CO2, méthane, ... ), est opaque à ces longueurs d'ondes, gardant cette chaleur "proche du sol", plutôt qu'elle soit réémise vers l'espace. C'est pour ça que le réchauffement climatique c'est à la fois un réchauffement dans les basses couches de l'atmosphère et un refroidissement des hautes couches de l'atmosphère.
Note : je ne suis pas un spécialiste, c'est ma compréhension de ces choses, il y a peut-être des imprécisions dans ce que je viens d'écrire.
votre avatar
Certes, mais est-ce que ces mêmes nuages ne bloqueraient pas tout autant de rayonnements provenant du Soleil ?
Non, car la chaleur du rayonnement solaire réémise par la surface de la Terre est sur une longueur d'onde différente (plus longue je crois) que les rayonnements du soleil. Ces derniers passeront donc à travers l'atmosphère mais ne ressortiront pas totalement une fois ré-émis. Koub666 a également expliqué ça.
votre avatar
c'est contradictoire avec ce qui a été observé lors des attentats de 2001 !
https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2011-09-08/effet-du-11-septembre-2001-sur-le-climat-impact-des-trainees-de-condensation-des-avions-13738