Seagate va expédier des disques durs de 50 To dès 2027
Bientôt au Ministère ?
Le 31 juillet à 11h25
Tout roule pour Seagate, qui voit ses bénéfices et sa marge brute augmenter fortement. Le fabricant de disques durs en profite pour parler de son avenir avec des HDD de 50 To et plus dès l‘année prochaine, dans la gamme Mozaic 5.
Seagate va expédier des disques durs de 50 To dès 2027
Bientôt au Ministère ?
Tout roule pour Seagate, qui voit ses bénéfices et sa marge brute augmenter fortement. Le fabricant de disques durs en profite pour parler de son avenir avec des HDD de 50 To et plus dès l‘année prochaine, dans la gamme Mozaic 5.
Hardware
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4 min
Seagate vient de publier son bilan financier pour le quatrième et dernier trimestre de son exercice financier 2026. L’entreprise voit ses revenus trimestriels augmenter de 50 % et de 34 % sur un an. Le bénéfice net suit la même tendance avec 3,184 milliards de dollars en 2026, contre 1,469 milliard en 2025.
La pénurie et la hausse des prix n’ont pas les mêmes conséquences pour tout le monde… comme en témoigne aussi la marge brute, passée de 35,2 % à 45,6 % en un an. Seagate se réjouit aussi d’avoir « terminé son année fiscale 2026 dans les délais prévus concernant la montée en puissance des produits basés sur la technologie HAMR ».
HAMR, pour Heat Assisted Magnetic Recording, est une technologie qui utilise un faisceau laser pour atteindre localement une température de plusieurs centaines de °C (Seagate parle de 425 °C) afin de polariser un grain magnétique et ainsi stocker un bit d’information. Il y a deux ans, Seagate affirmait que la fiabilité avait été améliorée et qu’elle était alors au « même niveau que les disques durs PMR [Perpendicular Magnetic Recording, ndlr] traditionnels ».
Mozaic 3, 4 et maintenant 5 avec 50 To et plus
Chez Seagate, la gamme HAMR se décline dans les disques durs Mozaic. La première génération était Mozaic 3 avec des HDD de 3,5 pouces de 30 To et plus. Le constructeur affirme que les produits de cette gamme sont désormais « qualifiés et opérationnels en environnement de production chez tous les principaux clients cloud ». Fin 2025, ils n’étaient « que » cinq.
La deuxième génération, Mozaic 4 (avec des expéditions en volume depuis mars 2026) avec des disques durs jusqu’à 44 To, « continue sa montée en puissance chez les deux plus grands fournisseurs de cloud mondiaux, et des qualifications supplémentaires auprès d’autres clients sont en cours ». Fin 2025, seuls deux fournisseurs majeurs du cloud avaient qualifié les disques durs Mozaic 4.
Seagate prévoit qu’à la fin de l’année 2026 (civile cette fois-ci), 50 % des exaoctets produits dans la gamme HAMR viendront de la série des HDD Mozaic 4, qui rencontre au passage un « franc succès », affirme David Mosley, directeur général de Seagate.
Mais l’entreprise en profite surtout pour parler de l’avenir avec Mozaic 5 et donc des disques durs de 50 To et plus – avec des plateaux de 5 To et 10 plateaux par disque. Elle prévoit des « livraisons de qualification à la fin de l’année calendaire 2027 ».
Le fabricant explique que, dans les disques durs actuellement vendus, l’augmentation des capacités ne vient pas seulement d’une multiplication du nombre d’unités, mais d’une meilleure densité : « Si vous prenez l’année dernière, et que vous regardez le nombre de plateaux et de têtes à l’intérieur du HDD, nous avons probablement progressé de 15 à 20 %, alors que le nombre d’unités est resté absolument stable ».
De manière générale, la moyenne des disques durs s’approche de plus en plus de 10 plateaux par HDD (et donc 20 têtes de lecture/écriture). Seagate reste pour le moment à 10 plateaux maximum, là où ses concurrents vont plus loin : Western Digital est monté à 11, puis Toshiba à 12 plateaux. Il est de plus en plus complexe d’en ajouter car les dimensions du 3,5 pouces sont contraintes si l’on veut rester dans le format classique.
69, 100 et 150 To en ligne de mire
Et ce n’est pas encore la fin de l’augmentation des capacités, loin de là. Fin 2025, Seagate annonçait avoir atteint une capacité de 6,9 To par plateau dans ses laboratoires, soit 69 To dans un seul disque dur avec 10 plateaux.
À l’horizon 2032, Seagate prévoit de passer à 10 To et donc à des disques durs de 100 To. Le fabricant affirme avoir « des idées pour maximiser la capacité de densité surfacique du HAMR à 10 To/disque et au-delà, y compris de nouvelles architectures système et conceptions de lecteurs ». 150 To et plus sont déjà évoqués.

Commentaires (19)
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Abonnez-vousLe 31 juillet à 11h35
(bon, j'ai encore 2 emplacements de libres)
Le 31 juillet à 11h38
Le 31 juillet à 12h31
Le 31 juillet à 12h00
Modifié le 31 juillet à 13h19
Les vitesses augmentent-elles proportionnelement à la densité des plateaux ?
Modifié le 31 juillet à 13h13
Et ils sont utilisés exclusivement en erasure coding chez les hyperscaler, ce qui permet de multiplier la vitesse de lecture. L'erasure coding le plus fréquent est le 9+3, ca permet de multiplier par 9 la vitesse de lecture effective de ton fichier en compairason avec le même fichier écrit sur un seul disk sans erasure coding.
Donc du 2+ GB/s de lecture.
Beaucoup d'autres configs et de paramètres mais je vulgarise à balle.
Le 31 juillet à 13h27
Le 31 juillet à 14h16
Le 31 juillet à 14h34
Le 2 août à 02h08
Pour que les vitesses mécaniques indiquées correspondent à celles d'un SSD, il faudrait que les données lues ou écrites soient équitablement réparties entre tous les plateaux/têtes, ce qui n'est bien évidemment que rarement le cas.
La performances moyennes sera bien loin des SSD, avec la fragilité/sensibilité connues des têtes de lecture, qui doivent qui plus est travailler sur des zones de plus en plus précises.
Il manque d'ailleurs des informations sur les latence de lecture et d'écriture, car ces nouveaux "modes" ressemblent fortement à ce que le cache fait comme cache-misère pour les accès en lecture.
La réalité de cycles pratiques de lecture & écriture de données non-synthétiques risque de fortement diverger de toute cette promotion.
L'usage en centre de données, correspondant à ce que Google a inventé il y a 20 ans, et consistant en écriture séquentielle, semble la seul manière d'utiliser cette nouvelle densité avec des performances satisfaisante.
L'accès aléatoire ? Cela me semble plus compromis.
Le 1er août à 17h14
Et oui, la vitesse augmente proportionnellement à la densité, peut-être pas aussi vite, mais pas trop loin.
Le 31 juillet à 14h14
Autre point qui me chiffonne: "comme en témoigne aussi la marge brute, passée de 35,2 % à 45,6 % en un an. Seagate se réjouit aussi d’avoir « terminé son année fiscale 2026 dans les délais prévus concernant la montée en puissance des produits basés sur la technologie HAMR »"
En gros, quand on achète un disque dur, on paie presque 50% de marge, cad de l'argent qui ne correspond ni au matériel, ni au produit réel, juste... de l'argent gratuit?! C'est énorme! Alors je comprends le besoin d'une entreprise d'avoir des marge.... Mais autant...?!
Modifié le 31 juillet à 16h05
L'INSEE indique qu'en gros, dans la plupart des secteurs la marge moyenne tourne entre 20 et 50%. Attention toutefois ça n'est pas forcément comparable puisque les stats de l'INSEE sont sur les commerçants (qui ne produisent pas le produit) là où Seagate produit le produit. Aussi, la marge moyenne occulte souvent la marge bien plus élevée sur les produits haut-de-gamme que sur les produits d'entrée de gamme (un commerçant marge infiniment plus sur un iPhone - où il peut tenter le 50% - que sur un Wiko où dépasser les quelques dizaines de pourcent fais sortir de la tranche de prix conseillée) : les disques Seagate sont loin d'être du low-cost vendu très proche du coûtant.
https://www.insee.fr/fr/statistiques/2015453
Enfin, la marge n'est pas intrinsèquement mauvaise : elle peut servir à investir (en particulier dans les secteurs concurrentiels et demandant énormément de R&D comme le numérique), reversés en prime aux salariés ou en dividendes (ce qui, là, peut être mauvais si c'est excessif). Et puis il y a les taxes qui peuvent, en fonction de la méthode de calcul, passer après la marge.
Le 31 juillet à 18h20
Bien sur tout ça ce sont des moyennes.
Le 31 juillet à 23h55
Modifié le 1er août à 08h57
Et cette marge, c'est ce qui finance le fonctionnement de l'entreprise, sa capacité à investir, à rémunérer ses employés, ses actionnaires, payer ses impôts, etc. Donc oui, une entreprise a intérêt à marger le plus possible.
Le 1er août à 16h52
Nous avec environ 15% de marge on perdait de l'argent et ça a fermé des usines.
Le marché a changé et on est passé à 35% et on peut réembauche dans le R&D, changer nos vielles machines de prod, même réparer les toilettes.
La marge n'est pas gênante si versée en dividendes.
Le 1er août à 18h24
Le bénéfice, que l'on peut calculer après avoir ventilé tous les coûts "autres" (la R&D, le marketing, le SAV, les locaux, etc.) est bien inférieur à la marge. Il peut même être négatif sur certains produits.
Et quand on a un service de R&D, ce taux de marche n'est pas déconnant, car la R&D, ça coûte cher, sans savoir à l'avance le potentiel retour sur investissement. Et même avec une marge à 50%, il peut falloir des années avant de devenir "rentable" (= les coûts de recherches sont amortis).
Ne pas oublier non plus que toutes les recherches n'aboutissent pas, et ces coûts là sont de pures pertes, qu'il faut aussi compenser.
Modifié le 4 août à 09h50
Les serveurs dédiés n’augmentent pas aussi en espace de stockage, on a toujours à peu près les même prix depuis 15 ans pour le même espace.
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