[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR
Ça fait cher le 1080p
Image : Jakub Zerdzicki (Pexels)
Le 03 août à 16h43
Que restera-t-il aux abonnés Premium de Disney+ ? Plus grand chose : après la disparition du Dolby Vision en juin dernier, c’est au tour de la 4K et du HDR10 de pointer aux abonnés absents. C’est pour le moins embarrassant, car ce sont là les ultimes avantages intéressants de la formule la plus chère du service de streaming.
[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR
Ça fait cher le 1080p
Image : Jakub Zerdzicki (Pexels)
Que restera-t-il aux abonnés Premium de Disney+ ? Plus grand chose : après la disparition du Dolby Vision en juin dernier, c’est au tour de la 4K et du HDR10 de pointer aux abonnés absents. C’est pour le moins embarrassant, car ce sont là les ultimes avantages intéressants de la formule la plus chère du service de streaming.
Droit
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4 min
Mise à jour 3/08 – Le cauchemar devrait prendre fin assez rapidement. Disney+ a en effet mis en place une alternative qui lui permet de rétablir l’accès à la 4K Ultra HD et le HDR en France. La mise en place est progressive et peut rester indisponible sur certains appareils pendant la phase de transition. Pas d’annonce de remboursement partiel, en revanche.
Dans un courriel envoyé aux abonnés Premium, Disney+ donne davantage d’explications, d’abord en annonçant que certains appareils (téléviseurs et box Android TV de Google, de Philips et de Sony), ainsi que les Fire TV d’Amazon, les téléviseurs LG (à partir de 2020), Sky Glass et Sky Stream sont compatibles avec la « nouvelle » 4K UHD du service qui prévoit d’étendre le support à d’autres appareils prochainement. L’attente sera plus longue pour le rétablissement du HDR : « Nous mettons tout en œuvre pour le rétablir au plus vite ».
Disney+ ajoute qu’il est possible de résilier l’abonnement sans frais dans les 30 jours suivant l’email, sans avoir besoin d’expliquer quoi que ce soit. « Votre abonnement prendra fin dès le traitement de votre demande et nous vous rembourserons la partie non utilisée de toute période d’abonnement payée d’avance », indique l’entreprise.
Autre option : pour ceux qui veulent conserver leur abonnement Premium mais recevoir un remboursement partiel, il faut contacter la plateforme, là aussi dans les 30 jours.
Article original, 30/07 – Les abonnés à la formule Premium de Disney+, celle à 15,99 euros par mois, ont eu une mauvaise surprise. Depuis quelques jours, ils sont en effet privés des programmes en 4K et en HDR10. Ils avaient déjà dû faire une croix sur le Dolby Vision au mois de juin. Au bout du compte, ils ne peuvent plus visionner les contenus de la plateforme de streaming qu’en 1080p et SDR, comme le relève Heise.
Brevet fatal
Cette disparition touche les abonnés français, allemands et italiens. À l’heure actuelle, la grille des différents avantages des abonnements Disney+ continue d’afficher de la 4K Ultra HD pour Premium, mais si la situation perdure, il faudra probablement la changer très vite car il s’agit d’une communication trompeuse. Les abonnés à cette offre n’ont plus actuellement droit qu’au Dolby Atmos par rapport aux abonnés Standard (10,99 euros par mois), et à 2 lectures simultanées supplémentaires. C’est peu pour justifier les 5 euros de différence.


Et le problème, c’est que Disney+ pourrait avoir quelques difficultés à proposer de nouveau la 4K et le HDR. Car la plateforme ne cesse de tomber sous les coups du Tribunal unifié des brevets (UPC) qui n’arrête pas de rendre des décisions favorables au groupe InterDigital. En juin, c’était la division locale de l’UPC de Mannheim, et c’est maintenant celle de Düsseldorf qui donne raison au détenteur de technologies vidéo.
Dans le détail, InterDigital a obtenu une injonction en raison de la violation par Disney d’un brevet portant sur des techniques d’encodage vidéo liées au HEVC. Le tribunal a également confirmé la validité du brevet. L’injonction s’étend à 11 pays de l’UE, dont les trois déjà cités. Disney peut faire appel, mais la procédure risque de prendre un certain temps, et une issue favorable pour le service de streaming n’est pas certaine.
« L’encodage HEVC est un élément essentiel de l’expérience de visionnage haut de gamme et de grande qualité que des plateformes de streaming comme Disney mettent en avant pour justifier des abonnements plus chers », explique Josh Schmidt, directeur juridique d’InterDigital. « Nous restons déterminés à obtenir une juste rémunération pour l’utilisation continue, par Disney, de nos innovations brevetées », ajoute-t-il.
InterDigital, qui a traîné Disney devant les juridictions allemandes et brésiliennes, protège agressivement ses brevets sur la compression vidéo HEVC et AVC, sur les technologies à grande plage dynamique (HDR), la diffusion de contenus sur plusieurs appareils. Au détriment des abonnés, qui paient pour un service qui n’est pas conforme à ce que vante Disney+.
Commentaires (46)
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Abonnez-vousLe 30 juillet à 08h17
Le 30 juillet à 09h25
Netflix diffuse déjà 30% de son contenu dans ce format, ça permettrait donc de couvrir une partie des besoins et de garder la face...
Le 30 juillet à 10h03
Netflix l'utilise d'ailleurs.
Modifié le 30 juillet à 10h49
Et au pire, il peuvent ajouter un deuxième repli avec un flux 4K en H264 pour viser 99% de compatibilité.
Je pense que le problème c'est plutôt de savoir combien de temps vas durer la crise, parce que réencoder tout leur catalogue, ça vas avoir un coût non négligeable.
Le 30 juillet à 13h23
quel volume de stockage ça représente, quelle puissance de calcul nécessaire et en combien de temps...
Le 30 juillet à 15h36
Pour autant, je pense pas que ce soit un énorme problème. Oui, Netflix a beaucoup de vidéos (tout son catalogue multiplié par le nombre de variantes), mais c'est un volume dont il a la maîtrise, et plutôt stable.
Au final, je pense qu'ils ont bien pas forcément beaucoup plus de volume qu'un studio de cinéma qui garde ses rushes et génère aussi des versions ciné/Blu-Ray/VoD/SVoD...
Pour l'encodage et tous les sujets un peu geek, Netflix communique pas mal sur son TechBlog, à visiter :)
Bof, on se parle de réencoder une version (la 4K HDR), exclusivement sur les programmes déjà disponibles en 4K (donc exit tous les vieux trucs du catalogue), et avec la possibilité de le faire au fil du temps en priorisant le "top catalogue". Pour garder 5€/mois par utilisateur Premium, je pense que ça justifie un peu de calcul hardware...
Le 30 juillet à 23h25
Nombre de personnes impactées (c'est juste 3 pays européens, c'est pas non plus leur marché principal qu'est les États-Unis), durée de l'interdiction d'utiliser le codec HEVC, certitude de gagner le procès pour continuer à utiliser HEVC, nombre de clients qui vont se barrer ou changer de forfait, etc.
Vs
Le coût pour se lancer dans l'encodage AV1.
Je sais pas du tout comment ils bossent chez Disney+.
Peut-être qu'ils ont déjà fait des PoC pour évaluer la viabilité du AV1, et que leur système est très automatisé, donc ils ont juste besoin de cocher une case pour autoriser AV1, et les pipelines se lanceront tout seul comme des grands dans le réencodage du catalogue, et que côté clients les applis sont déjà prêtes à jouer du AV1.
Ou peut-être qu'ils n'ont pas d'automatisme pour répondre à ce genre de situations et qu'ils vont devoir lancer manuellement les réencodages. En plus de ça il faudra vérifier abondamment la qualité de l'image pour ajuster les paramètres de l'encodeur. Et peut-être que les applis clients ont besoin d'adaptations pour gérer le codec AV1. Peut-être que leur machines d'encodages ne gèrent pas le codec AV1 et qu'ils vont devoir utiliser autre chose pour faire un encodage CPU ou trouver des machines avec puce d'encodage dédiées. Etc.
Donc je suis pas sûr que ça soit vite tranché en disant juste "ça se justifie", sans savoir ce que ça implique réellement chez Netflix.
Modifié le 31 juillet à 10h48
Surtout, il faut prendre en compte aussi qu'AV1 a pour objectif de réduire le débit de la vidéo à qualité équivalente par rapport à HEVC, donc même dans les pays où ils ont pas de problème, il y a quand même un intérêt d'infrastructure énorme qui à mon avis dépasse le surcoût d'encodage, sachant que l'encodage hardware AV1 commence à se déployer sur le haut de gamme grand public depuis 2-3 ans maintenant, donc pour une entreprise dont c'est le métier, ça doit rester abordable.
En revanche, Disney est effectivement pas dans l'Alliance for Open Media qui a conçu AV1, alors que Netflix oui, ce qui explique leur adoption rapide. Mais bon, il y a quand aussi AMD/Intel/nVidia/ARM et l'intégralité des GAFAM qui font partie du consortium, c'est quand même pas un truc sorti du chapeau.
Le 31 juillet à 01h38
Certains comme Netflix ont les flux 4K à la fois en HEVC, VP9 et AV1, pour garantir le maximum de compatibilité.
Modifié le 4 août à 14h53
C'est bien à partir de 2020 que LG a commencé à implémenter AV1 dans ses appareils...
Edit : les premières analyses évoqueraient plutôt du VP9
Le 4 août à 16h54
Le 4 août à 17h42
Modifié le 30 juillet à 08h26
Le 30 juillet à 08h29
Mais à force de réduire la valeur de l’offre, il vont tomber dans une mauvaise spirale.
Le 30 juillet à 08h47
C'est d'ailleurs une des raisons qui ont conduit à la résiliation de mon abonnement.
Modifié le 30 juillet à 09h40
Le 30 juillet à 08h59
C'est une entreprise particulière et intéressante, ce serait un bon sujet d'article technologique à propos de ces "créateurs" de techno/brevets (il doit y en avoir d'autre, à la différence des simples profiteurs de "pseudo" brevets)
Le 31 juillet à 20h18
et l'autre brevet EP 2 449 782, il permet de compresser les scenes avec peu de mouvement (presque tous les vieux disney) et le retirer fait perdre 20% de taille.
c'est ridicule que Disney n'est pas payé, ils ont joué et perdu.
Il n'est pas possible de passer en AV1 car tu perds la certification dolby vision (HEVC + HDR obligatoire)
Le 3 août à 17h20
Le 4 août à 15h01
Par contre j'imagine que ça filtre encore plus les appareils compatibles, ce qui reste le nerf de la guerre pour du Disney+ (qui semble viser le VP9 pour l'instant)
Le 4 août à 15h51
Je me suis remis à jour :)
Le 30 juillet à 09h18
Le 30 juillet à 10h03
Le 30 juillet à 10h04
J'ai testé sur Netflix de passé des films de l'offre premium 4K HDR à la version 1080p SDR sur une TV compatible et... visuellement il n'y a aucune différence.
J'imagine que c'est dû à l'hyper compression qu'ils utilisent pour faire passer les flux mais en tout cas j'ai basculé tous mes abonnements vers les versions standard plutôt que premium et si ma rétine ne voit pas la différence, mon portefeuille l'a voit bien lui.
Le 30 juillet à 10h16
Le 30 juillet à 11h34
Le 30 juillet à 15h22
Le 30 juillet à 18h21
Regarder un film en 1080 qui n'est pas codé hdr sur un téléviseur QLED 4K qui sera mis à l'échelle n'offrira pas une expérience réellement différente que le même film codé en 4K-HDR sur ce même téléviseur d'entrée de gamme.
Par contre ce ne sera pas la même histoire sur un téléviseur mini-LED ou QD-OLED.
Le 30 juillet à 20h05
Modifié le 30 juillet à 20h46
HDR pareil.
Le 1080p peut être très moche.
Et en dessous ? J’ai la nes
M’en vais réduire mon abo.
Déjà que la compression se voit à 1m, faut pas abuser non plus.
Pour ceux qui ont un doute, un br4k c’est magnifique sur oled de cette taille.
Le 30 juillet à 22h46
Un flux 4k hdr bof sur un écran qled voir juste led on ne verra pas sérieusement la différence avec un bon flux hd et un bon upscalling.
Et bien sur que ça n'a rien à voir avec un br4k à plus de 100mbs sur une TV oled avec plus de 1500 nits car on cumule une source qualitative avec un écran qualitatif lui aussi.
Le 2 août à 19h29
Le 2 août à 09h12
Et ensuite il faut encore aimer l’étalonnage flashy de pas mal de contenus… un peu trop hyper réaliste pour flatter la rétine.
Le 2 août à 20h16
Le 30 juillet à 10h44
Tous les acteurs de la chaîne de reproduction sonore, des microphones aux enceintes et casques audio, en passant par les supports, les amplificateurs et même les câbles, ne juraient plus que par la taille de la bande passante et le taux de distorsion.
C'était à qui "aurait la plus grosse"; de 25Hz-18kHz avec moins de 1% de distorsion (qualité déjà très bonne pour l'époque), on voyait fleurir des publicités avec des promesses mirifiques (20Hz-20kHz, 18Hz-25kHz, et même 15Hz-30kHz !!) avec des taux de distorsion qui fondaient comme neige au soleil (0.5%, 0.1%, <0.01% !!); le tout avec des prix qui, eux, flambaient plus fort que les incendies en Gironde...
Et un jour, j'ai lu un article sérieux (dans le journal "Le Haut-Parleur", qui rappelait que le dernier maillon de la chaîne HiFi ... c'étaient les oreilles de l'auditeur ! (et l'avant dernier, le lieu d'écoute; ce qui m'a définitivement abonné aux casques clos).
Mes frasques de jeunesse comme bassiste à un mètre de mon Fender 300W ne me permettant aucune illusion sur ce qui restait de bande passante à mes 'capteurs sonores intégrés', j'ai fait le choix conscient de rester dans les premiers prix pour mon équipement sonore; et je m'en félicite.
Comme quoi, quand mon père me disait "Le mieux est l’ennemi du bien", il avait raison.
Le 30 juillet à 11h07
Le 30 juillet à 15h58
Le 30 juillet à 17h32
Modifié le 3 août à 20h10
Le 30 juillet à 10h13
Le 30 juillet à 10h55
Le 30 juillet à 11h10
Modifié le 30 juillet à 15h10
La solution est simple : il suffit d'augmenter l'abonnement standard de 4€, et la différence de 1€ deviendra acceptable.
Le 1er août à 12h44
Le 4 août à 17h38
On se foutrait pas un peu de notre gueule?
Le 4 août à 23h54
Et le fait que ça soit l'Allemagne qui bloque plus facilement que les autres pays européens est connu aussi. À une époque, les possesseurs de brevets attaquaient les fabricants et faisaient retirer les produits des stands pendant le CEBIT.
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