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En 2050, un « ministère de la post-vérité » où la réalité « n’a plus d’intérêt » ?

DystopIA générative

En 2050, un « ministère de la post-vérité » où la réalité « n’a plus d’intérêt » ?

Illustration : Flock

Cherchant à imaginer où en sera notre rapport à l’autorité et à la vérité à l’horizon 2050, la délégation à la prospective du Sénat hésite : modèle trumpien des « faits alternatifs » ? Un monde dominé par les fantasmes d’humanité « augmentée » des prophètes des Big Tech’, où la réalité « n’a plus d’intérêt » face aux mondes virtuels ? Ou un « sursaut démocratique » qui ferait suite à une intense fatigue informationnelle engendrée par l’incapacité à distinguer le vrai du faux… mais un tantinet bisounours ?

Les médias d’opinion et de « réinformation », partisans des théories du complot et mercenaires de la désinformation, descendants de Donald Trump et Elon Musk, parviendront-ils à consolider leurs coups d’État sur la « post-vérité » au point qu’une grande partie de la population, immergée dans des mondes « virtuels » collant à leurs fantasmes, perde la notion même de « réalité » ?

Après avoir posé les termes du débat (voir notre premier article) concernant notre rapport à l’autorité et à la vérité, la délégation à la prospective du Sénat revient, dans une trentaine de pages de son rapport consacré au « futur de notre rapport à l’autorité et à la vérité à l’horizon 2050 », sur quatre scénarios d’anticipation à l’horizon 2050.

Relevant clairement de la politique-fiction, ils s’inspirent par contre des dérives illibérales et autoritaires en cours aux États-Unis notamment, et de l’influence grandissante des Big Tech’. Ce pourquoi ils reposent sur deux variables : le degré d’autorité politique des dirigeants des démocraties occidentales, et la liberté de recherche de la vérité et de l’information, en cherchant à anticiper ce qui sera considéré comme plus ou moins acceptable d’ici 2050, eu égard à la fenêtre d’Overton.

Les quatre axes susceptibles d’améliorer ou d’altérer notre rapport à la vérité

Le rapport souligne cela dit en préambule que « la principale inconnue dans ces quatre scénarios est la survenue d’une guerre de haute intensité », alors que « les états-majors occidentaux anticipent une nouvelle guerre menée par la Russie sur le territoire européen d’ici 2030 ».

Le choix d’illustrer ces quatre scénarios par des images bas de gamme générées par IA, et donc de l’ « AI slop », est par ailleurs un marqueur signifiant révélateur du niveau quelque peu caricatural de ces projections prospectives. Leur lecture n’en reste pas moins instructive eu égard aux lignes de front auxquelles nous sommes d’ores et déjà confrontés en matière de rapport à l’autorité et à la vérité.

Les enseignants peuvent lire dans le cerveau des gens, et les dénoncer aux autorités

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Commentaires (3)

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Bref, c'est la merde et on peut s'attendre à ce que ça s'aggrave au niveau des pires dystopies... bon, dans la mesure où nous sommes déjà dans le passé de ce futur pourris, que fait-on pour l'éviter? Qui faut-il enfermer dans une cave pendant 30 ans?
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Le sénat qui décrit des policiers ultra-violents au service d'un homme d'État mascu en 2050...

Et genre, la doctrine de la police actuelle leur va très bien à ces sénateurs ? (En majorité de droite/conservateurs).
Ils pensent qu'actuellement ce sont des Bisounours ?
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Content de voir que certains politiques savent proposer des réflexions sur du quasi long terme

Dans Mars la Rouge un personnage parlait de prendre toutes ses décisions politiques en prenant en comptes 7 générations avant et après. On peut rêver...