Londres multiplie les interdictions pour les moins de 16 ans : réseaux sociaux, jeux vidéo…
Think of the children !
Illustration : Flock
Le 15 juin à 15h06
« Redonner leur enfance aux enfants », c’est le nouveau credo de Keir Starmer, le Premier ministre britannique. Ce dernier a annoncé ce lundi 15 juin la mise en place d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, en y ajoutant des restrictions sur les jeux vidéo et les plateformes de streaming vidéo en direct.
Londres multiplie les interdictions pour les moins de 16 ans : réseaux sociaux, jeux vidéo…
Think of the children !
Illustration : Flock
« Redonner leur enfance aux enfants », c’est le nouveau credo de Keir Starmer, le Premier ministre britannique. Ce dernier a annoncé ce lundi 15 juin la mise en place d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, en y ajoutant des restrictions sur les jeux vidéo et les plateformes de streaming vidéo en direct.
Internet
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4 min
D’ici l’année prochaine, l’horizon des internautes de moins de 16 ans pourrait bien se réduire fortement au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a annoncé un projet de loi imposant de nouvelles restrictions significatives aux jeunes du pays : pas de réseaux sociaux, interdiction de diffuser des vidéos en direct, interdiction pour des inconnus adultes de contacter directement des mineurs, limites pour d’autres services en ligne comme certaines plateformes de jeux vidéo. Sans pour autant empêcher les enfants de participer à des jeux multijoueurs en ligne type Minecraft ou Roblox.
Ban à gogo
Pour éviter un effet de seuil brutal à 16 ans, le projet prévoit de laisser actives certaines restrictions pour les 16 et 17 ans, notamment celles concernant les contacts avec des inconnus et certaines fonctions à risque comme les « compagnons romantiques » générés par IA (qui ne seraient plus accessibles qu’aux adultes). Londres doit publier des détails supplémentaires courant juillet sur plusieurs autres pistes, à l’instar d’un couvre-feu numérique nocturne, ainsi que des interruptions obligatoires du scrolling infini pour réduire le temps passé sur les plateformes.
Le tout repose sur l’Online Safety Act, ce texte qui impose la vérification de l’âge sur les sites porno. Les contrôles sont jugés insuffisants par le gouvernement, qui veut désormais imposer des systèmes de vérification plus robustes et qui finiront par s’imposer à tous les internautes outre-Manche. Les autorités se sont inspirées du modèle australien, qui a banni les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, mais en y ajoutant des plateformes et des fonctionnalités en ligne supplémentaires.
« Sur plusieurs aspects, nous allons plus loin qu’une simple interdiction », convient Keir Starmer. « Nous nous attaquons aux fonctionnalités à risque présentes sur les sites de jeux vidéo ou les plateformes de diffusion en direct, où des inconnus peuvent actuellement contacter n’importe quel enfant sans véritable contrôle. » Le gouvernement veut également empêcher le partage de photos intimes par des ados.
La défense des plateformes
Les principales intéressées ont expliqué qu’une interdiction généralisée allait pousser les enfants vers des services plus risqués n’offrant pas le même niveau de protection qu’elles ont mis en place. Autre angle d’attaque : les plateformes visées proposent aussi des fonctions qui aident les plus jeunes. « YouTube est une ressource essentielle pour les jeunes, les enseignants et les parents », a déclaré un porte-parole.
Snapchat indique de son côté que cette interdiction couperait les adolescents des échanges privés avec leurs amis et leur famille (les messageries comme WhatsApp ou Signal ne sont pas concernées). Meta, qui est une des principales entreprises visées avec Facebook et Instagram, a fait valoir que l’expérience australienne augmentait les risques d’isolation des ados de leur communauté.
« Une interdiction n’est pas seulement une loi : c’est aussi l’expression de nos valeurs, une norme sociale », ajoute le Premier ministre. « Bien sûr, certains enfants trouveront des moyens techniques de contourner l’interdiction. Mais cela ne signifie pas que nous ne devons pas agir ou que cette mesure sera sans effet. » Le texte devrait être en vigueur d’ici le printemps 2027.
Un projet d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans est également en discussion dans l’Union européenne, tandis qu’en France ils devront demander l’âge afin de bloquer les utilisateurs de 15 ans ou moins.
Commentaires (40)
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Abonnez-vousModifié le 15 juin à 15h29
Demain, identité vérifiée pour tous le monde juste pour surfer sur le net.
Le 15 juin à 16h21
éreuxPN gratuits (et alors, c'est qui le produit?) sortant dans des pays sans ces restrictions et qui se verront de facto offrir une position MITM sur toute la jeunesse anglaise!Le 15 juin à 21h06
12000 en 2022 et 2023 par exemple. Seuls 8% causent des poursuites semble-t-il. C'est peu mais comme le but n'est pas d'envoyer en justice mais d'inspirer la peur de l'ouvrir...
La Grande-Bretagne est devenu un pays autoritaire, et cette disposition augmentera encore davantage ce nombre.
Le 20 juin à 13h12
Le 15 juin à 15h28
(et réel enjeu... quand est-ce qu'on interdit aux milliardaires de posséder des médias dont réseaux sociaux??)
Le 15 juin à 15h59
Le 15 juin à 16h04
Modifié le 15 juin à 16h29
Modifié le 15 juin à 16h42
EDIT ... et pour reprendre l'allusion (peut-être involontaire) à l'écologie avec le changement de smartphone, ce sont aussi les vieux qui prennent l'avion à tout va pour leurs vacances et qui crament plusieurs smartphone à chaque vol.
Le 15 juin à 16h57
Le 15 juin à 20h48
Peut-être qu'ils regardent Cnews... Mais ça ne traduit pas tant que ça dans les votes (2022, 2024).
Remarque, après être tombé sur X sur un extrait d'un influenceur de gauche affirmer que les écolos sont des "gens de droite qui votent à gauche" et que "de l'appel à la nature au fascisme, il n'y a qu'un pas", j'imagine que l'idee que je trouvais amusante
Le 15 juin à 21h22
Le 16 juin à 08h42
Du coup, j'aurais plutôt tendance à penser que ça valide les propos de Aqua.
Tu peux m'en dire pkus s'il te plaît ?
Le 16 juin à 12h19
Et c'est là que mon second paragraphe intervient. Il y a beaucoup trop de militants de gauche qui ne font plus la distinction entre droite et ED, voir même entre les Verts et l'ED, volontairement ou non.
Je rétablis donc les faits.
Le 16 juin à 20h04
Pour le coup, nous sommes en effet en train de prendre le chemin de l'extrême droite en France et en Europe. Mais comme tes liens le montrent, ce n'est pas spécialement une génération qui fait ça.
Par contre, on doit à la droite "modérée" (à partir du LR de Sarkozy, plus exactement) un décalage du paysage politique vers les extrêmes, et notamment à une banalisation des idées d'extrême droite.
Et pour le coup, la droite est plus plébiscitée par les générations âgées (donc qui ont généralement un patrimoine plus élevé). Or, comme la droite profite à l'extrême droite, la tendance de fond est à l'extrémisme via les votes des plus âgés.
Cependant, factuellement, la tendance n'est pas très visible dans les chiffres et les propos de Aqua peuvent donc être considérés comme un peu extrêmes.
Modifié le 16 juin à 23h20
La droite est peut-être aussi plus plébiscité par les générations précédentes parce qu'elles ont vu le communisme en action
Mais pour revenir au sujet, ce serait oublier (ou ne pas avoir connu) les programmes de la droite des années 1990 que ce soit feu RPR, UDR, etc. En bref anti-immigration, anti-islam, aides sociales réservées aux nationaux, etc. C'est suite à la montée du FN des années 2000 qu'elle s'était adoucit voir mué en centre-droit ¹ ...ce qui a dû profiter un peu à Macron
Ce que l'on voit aujourd'hui ressemble plutôt à un retour aux sources : la droite semble vouloir redevenir la droite (et comme les jeunes n'ont pas connu cela, ça crie au "fachôôôô"
¹ Je me rappelle d'un piège qu'a subit Juppé ² il y a presque 10 ans où il lui a été demandé de comparer les programmes des 90 et des 10 tant le contraste était grand
² Dites-moi que l'on sait de qui je parle sinon ça voudrait dire que je suis trop vieux
Modifié le 15 juin à 21h19
Modifié le 15 juin à 16h03
Perso, je n'ai jamais eu plus mauvaise expérience qu'avec Snapchat et les canaux Telegram (Tiktok m'a banni, impossible de me réinscrire avec le même numéro de téléphone donc je classe Tiktok à part, me concernant). Meta a un système plus discret pour financer la "création de contenu" sur Fb/insta.
Le 15 juin à 19h29
Modifié le 15 juin à 21h23
Le 16 juin à 08h45
Le 20 juin à 13h10
La France ne pourra y échapper.
Le 20 juin à 13h11
Le 15 juin à 20h01
Le 20 juin à 13h16
autre indice :
https://www.slate.fr/story/171420/jeux-video-liste-noel-offrir-cadeau-enfant-education-fortnite
Le 15 juin à 22h49
Ces réseaux n'ont absolument aucuns bénéfices pour les jeunes. J'ai même envie de pousser le bouchon un peu loin comme Maurice et dire qu'ils devraient tous être interdits dans leur forme actuelle.
Le 20 juin à 13h10
le smartphone entre les mains d'un moins de quinze ans, devrait entrainer du retrait immédiat de la garde parentale, vu que c'est de facto une faute éducative, pas moins. On laisse pas Julie, 12 ans, toute seule sur internet en autonomie, c'est suicidaire.
Le 16 juin à 12h07
Le 16 juin à 12h16
Certes nous aimerions mieux un changement du design des réseaux sociaux (scroll infini, algorithmes...) pour tous, mais cela va mettre un temps fou. Il y a plus de lobbyistes big tech que de députés européens (budget 150 millions/an).
La mesure de limitation de l'age est aussi une excellente occasion pédagogique et de débat. Par exemple: comment vérifier l'âge, tout en assurant l'anonymat (indispensable aux citoyens de certains pays) et arrêter les fermes à troll qui influencent les élections ? Ce n'est pas simple mais possible
Renvoyer à la responsabilité des parents, revient à la vieille recette des entreprises (malbouffe par exemple). Faire porter la responsabilité industrielle aux individus qui n'ont pas les moyens de faire face. Les pubs d'Instragram qui présentent un parent et son ado dans une idylliques relation (de contrôle) sont une vraie plaies.
Peut-être la solution viendra des class actions aux USA: 1200 districts scolaires sont en procès avec les réseaux sociaux: le premier (Breathitt, mai 2026) aboutit à une transaction de 27 millions de dollars versés par Meta, TikTok, Snap et YouTube...
Le 16 juin à 17h10
Si on avait globalement une éducation parentale correcte sur ces sujets, on pourrais discuter philosophie, mais franchement là, des gamins avec plus de 8h/jours de smartphone, c'est pas une exception. Jetez donc un coup d'oeil au bon bouquin de "La fabrique du crétin digital" de Michel Desmurget, les centaines d'études citées et vérifiables sont assez nombreuses pour avoir une idée de l'effet sur les gamins.
Le 17 juin à 07h53
Le 17 juin à 08h31
Le 18 juin à 06h52
Les 2/3 des parents ? Rien que ça ?
Modifié le 18 juin à 09h33
Le 19 juin à 06h22
En outre cela met les donnés d identité à risque . Souvenez vous de l’affaire du vérificateur d âge de discord
Le 18 juin à 09h48
Modifié le 19 juin à 06h33
Les gamins trouveront des parades pour faire leurs heures d écran quand même.
Perso j’hésiterai pas à contourner le truc et à diffuser les moyens de contourner. On aura quand même réussi à tuer internet à cause du sacro sainte prétexte de la protection des mineurs . C etait soit ça soit la lutte contre le terrorisme de toute façon.
Mais interrogez vous . La protection des mineurs est un sujet dont le gouvernement se fou royalement. Vous pensez vraiment qu’ils sont sincères et que ça apportera quelque chose de bon ? C’est un prétexte pour assoir encore une fois leur fascisme latent et comme d’hab cela cible la jeunesse.
Ça fait des années qu il y a des articles sur le sujet et j ai connu une section commentaire de next plus résistante sur le sujet
C’est bon les esprits sont mures pour le contrôle . Ça a commencé avec le porno , demain ce sera toutes les plateformes et ensuite on parle de contrôle dans le système d’exploitation
Vraiment si vous avez un semblant de bon sens , il ne faut pas soutenir cette saloperie on reviendra plus en arrière .
Si vraiment le problème c est tik tok and il faut defoncer ces plateformes en les croulants sous les amendes ou les procédure . C est eux le problèmes et ça ne nessite pas qu on multiple par un facteur important les risques d’usurpation d’identité.
Le 21 juin à 15h54
C'est normal de devoir respecter des lois qui ne te concerne pas spécifiquement, c'est vivre en société.
De plus, internet serait bien loin d'être mort sans la pseudonymization, il est urgent d'arrêter de dramatiser ces questions qui ne font qu'encourager le statut co.
Le 25 juin à 14h49
On ne peut pas se féliciter de passer à un réseau plutôt libre à un réseau cadenassé avec de faux prétexte . On sait bien que les autorités n’en ont rien à faire de la protection de l’enfance. Regardez l’actu et les dénonciation des défaillances des politiques judiciaires .
D’autant que tout ça seront des usines à gaz facilement contournable par les gamins parce qu’ils trouveront des mécanisme de contournement en cherchant sur le net ou en passant par l’IA qui va bien.
Je ne comprend vraiment pas que vous soyez enthousiaste à l’idée de mettre vos données personnelles à risque pour des gains dérisoires.
Mais votre foi en ce système force presque l’admiration même si je ressens plutôt du dégoût.
Le 17 juin à 08h50
lol ..
https://www.pcmag.com/explainers/your-pc-might-demand-proof-of-age-before-browsing-heres-what-to-know
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