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Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

Ressortez le boulier

Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

Image : twalmedia (Pixabay)

L’IA n’est pas la réponse à tous les maux du monde, et encore moins chez Starbucks. Le géant états-unien des cafés a fini par retirer une intelligence artificielle qui devait améliorer la gestion des stocks de produits et éviter les pénuries de certains articles. Ça n’a pas du tout marché.

En septembre dernier, Starbucks lançait dans sa chaîne de cafés aux États-Unis et au Canada un nouveau logiciel reposant sur l’IA. Plutôt que de compter à la main les produits en stock, les employés plaçaient une tablette devant les étagères de sirops, de lait et autres articles ; charge ensuite à l’application Automated Counting d’analyser ces informations collectées à l’aide de la caméra et du capteur LIDAR.

Combien de bouteilles de lait ?

Cette technologie devait inaugurer « une optimisation plus intelligence de la chaîne d’approvisionnement » et répondre à une problématique aiguë au sein de Starbucks : les pénuries fréquentes de produits de base qui empêchent de concocter des cafés et autres items au menu — ce qui revient souvent à rater des ventes.

Brian Niccol, le PDG du groupe, s’est engagé à trouver des solutions pour améliorer la rentabilité de ses établissements. Ces cinq dernières années, quatre patrons de Starbucks (qui n’est pas en pénurie de dirigeants, manifestement) ont déploré l’approvisionnement difficile de ses milliers de cafés en produits essentiels comme le lait, les viennoiseries ou tout simplement les couvercles de gobelets.

Pour les experts en logistique, une chaîne d’approvisionnement fiable doit assurer des livraisons complètes et ponctuelles dans 95 % des cas. Début 2024, moins d’un tiers des camions arrivant dans les centres de distribution de Starbucks respectaient ces critères, comme d’anciens employés l’ont affirmé à Reuters. En cause : des difficultés de coordination entre les fournisseurs, nombreux, de l’enseigne.

Cette application devait régler une bonne partie du problème. Las : l’IA ne fait pas tout. Toujours d’après l’agence de presse, elle se trompait fréquemment dans le comptage et l’identification des produits. Il lui arrivait de confondre des types de lait similaires, ou de passer complètement à côté… Impossible dans ces conditions d’avoir un inventaire à jour et prêt pour répondre à toutes les commandes.

Une solution pas si fiable

Le prestataire NomadGo en charge du développement assurait pourtant que sa solution est fiable « à 99 % ». En février, Starbucks faisait toujours preuve d’une solide langue de bois en affirmant à qui voulait l’entendre que l’application avait amélioré la disponibilité des produits. Il aura fallu attendre quelques mois de plus pour arrêter les frais : Automated Counting a été retiré des mains des employés, qui ont repris la routine de comptabiliser les stocks comme avant.

« Notre objectif est simple : si un produit figure au menu, les clients doivent pouvoir le commander », indique l’entreprise dans un communiqué. Sauf en cas de pénurie de stocks, évidemment ! Brian Niccol, en poste depuis septembre 2024, a été recruté pour relancer les ventes et simplifier les opérations dans les cafés de l’enseigne. Il a mis en place un programme, « Back to Starbucks », qui inclut la mise en œuvre de technologies IA pour fluidifier les commandes et épauler les barristas.

Starbucks n’est pas la seule entreprise à essuyer un ratage lié à l’IA. Certains exemples sont tout aussi spectaculaires, comme la borne vocale McDonald’s développée avec IBM, dont les ratés (commandes absurdes, ajouts d’articles inexistants) ont fait les riches heures des petits plaisantins sur les réseaux sociaux. Ces bornes ont été retirées de la circulation en 2024. N’oublions pas non plus l’AI Overview de Google qui a conseillé de fourrer de la colle dans des pizzas pour faire tenir le fromage…

Commentaires (10)

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Mais franchement, qui sont les crétins qui prennent des décisions dans les entreprises ?! Après Uber, starbucks.
Un LLM peut être utile mais ne peut pas, en l'état, remplacer l'humain ! Ça leur arrive de faire des tests avant de mettre un outil en production ?

Règle de base => TOUJOURS faire vérifier/valider le travail d'une IA d'un LLM par un humain. (Voir, d'autres modèles d'IA, en sus)
Ça sera toujours moins de boulot.

Ps : après, personnellement, je ne suis client ni de l'un, ni de l'autre, donc, peu m'en chaut . 😁
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Pas sûr que l'IA de Starbucks soit un LLM.
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Surtout que dans le cadre présent il s'agit finalement de faire un inventaire. Pas besoin d'IA pour ça, même si l'on veut automatiser la chose 😅​
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La partie IA ça doit surtout être pour analyser les "photos" des rayons : "ah, ça, c'est une bouteille de lait de soja, j'en compte 10" [manque de bol, celle de devant est bien du soja, les autres du lait de vache. Mais l'étiquette est proche, l'IA, très sûre d'elle, a compté 10. Stock foiré ;) ]
Donc pas besoin d'un LLM mais une IA fait sens (en apparence)
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Un humain pourrait faire la même erreur.
Les inventaires c'est chiant et chronophage. Cela de la rigueur, de la constance sur la durée. Et la logistique c'est un vrai métier: "Amateurs talk strategy. Professionals talk logistics. "
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vérifier/ valider par un crétin ça va pas changer grand chose
surtout si ce crétin n'a pas compris que si un café est fait ça fait une dose de café en moins dans le stock… à moins que ce ne soit pas du café qu'ils utilisent (plus que probable) :8
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À quel point la direction des opérations est loin des… opérations qu’elle ne se rend pas compte des énormités qu’elle met en place ?
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Et surtout, pour ce genre de tâche, pas besoin d'IA... Sans même parler d'humain. On fait des machines sachant comptabiliser basées sur des capteurs avec reconnaissance des couleurs/code barre etc depuis des décennies.
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Cadeau : comment gérer un stock ?

  1. avoir des employés qui sont motivés dans leur travail. C'est important pour la suite ;-)

  2. tout ce qui rentre est comptabilisé par lesdits employés, même si bons de livraison et tout le reste. Les erreurs de livraison ou de colissage, c'est tout le temps

  3. quand un produit est consommé comme une bouteille de lait, l'employé motivé va l'indiquer (genre un tableau avec un feutre, ou autre technologie du futur)

  4. à la fin de la journée, quand on ferme la boutique, on fait les soustractions

  5. quand le stock supposé approche de 2/3 jours d'ouverture, on recommande



Et 1 fois par semaine, on prend 1h pour recompter les stocks réels => si il manque toujours les mêmes trucs, quelqu'un fait pas son boulot.


Oh wait. Pas d'IA ici:singe: !
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Serait-ce du vécu ?