Football : le parquet d’Arras sanctionne une vingtaine d’utilisateurs de boîtiers IPTV
Arrêts de jeu
Illustration : Flock
Le 18 mars à 18h41
La Ligue de football professionnel (LFP) s’est félicitée mercredi de la sanction, par le parquet d’Arras, d’une vingtaine d’utilisateurs de boîtiers IPTV permettant d’accéder gratuitement aux chaines payantes. Ils devront s’acquitter d’amendes comprises entre 300 et 400 euros.
Football : le parquet d’Arras sanctionne une vingtaine d’utilisateurs de boîtiers IPTV
Arrêts de jeu
Illustration : Flock
La Ligue de football professionnel (LFP) s’est félicitée mercredi de la sanction, par le parquet d’Arras, d’une vingtaine d’utilisateurs de boîtiers IPTV permettant d’accéder gratuitement aux chaines payantes. Ils devront s’acquitter d’amendes comprises entre 300 et 400 euros.
Droit
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4 min
Les sommes sont dérisoires au regard des revenus du football professionnel, mais la peine revêt une portée hautement symbolique pour la LFP : la justice vient en effet de sanctionner des utilisateurs finaux de ces fameux boîtiers IPTV qui font trembler les diffuseurs de la télévision payante.
Relayée par la LFP mercredi 18 mars au soir, la décision émane du parquet d’Arras. Ce dernier a en effet diligenté plusieurs enquêtes sur les réseaux qui prospèrent autour de la vente et de la promotion de ces petites box, souvent sous Android, qui ouvrent un accès à un très large panel de chaînes de télévision payante du monde entier, en échange d’un abonnement de quelques euros par mois.
Mesure de composition pénale pour les usagers
Si la procédure pénale engagée spécifiquement par la LFP cible des prévenus « soupçonnés de revente d’abonnements IPTV illégaux », l’enquête a également permis d’identifier des usagers, et c’est à ces derniers que le parquet d’Arras a proposé une mesure de composition pénale : accepter une amende, comprise ici entre 300 et 400 euros, pour éviter un procès pénal.
« Ces mesures s’appuient sur l’article 79 - 4 de la loi de 1986 », précise la LFP. Le texte en question prévoit une amende pouvant atteindre 7 500 euros pour les usagers d’un dispositif « conçu, en tout ou partie, pour capter frauduleusement des programmes télédiffusés, lorsque ces programmes sont réservés à un public déterminé qui y accède moyennant une rémunération versée à l’exploitant du service ».
La LFP réaffirme sa détermination à utiliser tous les moyens légaux à sa disposition :
« La lutte contre le piratage constitue une priorité absolue pour le groupe LFP. De nombreuses actions pénales ciblant les revendeurs d’abonnements IPTV sont ainsi engagées, et leurs clients peuvent, à ce titre, être entendus et poursuivis. »
Elle profite de l’occasion pour rappeler sa demande, récurrente, de moyens d’action accrus, « en créant de nouvelles incriminations pénales spécifiques dans le Code du sport, et d’autre part, en mettant en place un dispositif de blocage automatisé en temps réel ».
Un business toujours plus lucratif ?
Les acteurs de la télévision payante et tout particulièrement les diffuseurs sportifs sont pour l’instant tenus d’obtenir des ordonnances de blocage, qui supposent un examen par le tribunal judiciaire, et les contraignent à multiplier les procédures pour, par exemple, obtenir que les fournisseurs de VPN soient, eux aussi, astreints à bloquer les sites litigieux.
À l’appui de leurs arguments, les diffuseurs rappellent régulièrement que le marché de l’IPTV représente une surface importante, et mobilise de véritables réseaux organisés. En 2024, une enquête de la police italienne et d’Europol a amené de l’eau à leur moulin en révélant les contours d’un trafic qui représentait 22 millions de clients et quelque 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Plus récemment, DAZN s’est offert les services de quelques experts-conseils pour tenter de chiffrer le manque à gagner lié au piratage des chaînes payantes. Selon le rapport réalisé pour la chaîne britannique, relayé en novembre dernier par l’Équipe, plus de 8 millions de boîtiers IPTV étaient en circulation en France. Associés à un abonnement estimé à 50 euros par an, ils généreraient dans leur ensemble un volume d’affaires de l’ordre de 400 millions d’euros pour les réseaux commercialisant ces services.
Le contexte est particulièrement crucial pour la LFP puisque cette dernière a lancé, en juillet dernier, sa propre plateforme de diffusion payante dédiée au championnat français, Ligue1+.
Commentaires (14)
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Abonnez-vousModifié le 18 mars à 18h57
ça fait des années que je l'utilise et j'en suis content.
J'ai été abonné à beIN sport il y a quelques années et vu le peu de matchs que je regardais, je me suis désabonné pour passer sur du tipiak, je sais c'est le mal mais je vis bien avec.
Le 18 mars à 19h45
Et la qualité et l'ergonomie est sans commune mesure avec les solutions de streaming type ace stream (qui vient avec ses virus la moitié du temps).
Modifié le 18 mars à 19h55
Mais de façon générale, tu peux très bien prendre un lien iptv et le regarder même sur VLC si t'as envie.
Quant à Ace Media, il fonctionne avec le protocole P2P comme un torrent classique ce qui fait plus penser a du illégal même si tu parles de gratuité. Ça revient a télécharger un film torrent finalement.
Le 18 mars à 19h19
Le 18 mars à 20h13
Le 18 mars à 20h51
Modifié le 19 mars à 09h25
On peut parler du salaire des joueurs longtemps et trouver ça indécent, certes, mais c’est juste nous tirer une balle dans le pied, car ces joueurs avec de hauts salaires, ils paient des impôts, consomment en France et les clubs paient leurs charges en France également, donc ça rapporte.
À 15 € par mois, les prix ne descendront pas plus bas, à moins de passer chez C+ qui pourrait voir cela comme un produit d’appel.
Donc quand je vois après des gars avec des salaires à plus de 5 k€ qui viennent me parler de leur abo IPTV fièrement (et j’ai pas mal d’exemples en tête), bah je me retiens un peu… Et le problème, ce n’est pas que le prix, c’est que ces boîtiers, on en trouve partout et c’est devenu « normal ».
Modifié le 19 mars à 18h11
Alors oui, par contre ce qui me gêne moralement c'est les gens qui en font un business , comme ceux qui par exemple vendent des boîtiers spécifiquement verrouillés pour que tu ne puisses pas extraire les URL , ou bien ceux qui vendent des abonnements à des serveurs M3U qui ont été spécifiquement conçu pour randomiser les URL & tout : Là il y a la volonté de créer un business sur du piratage - c'est le business qui me gêne, pas le partage.
D'ailleurs pour moi c'est la même distinction que pour le torrent : Le protocole est ouvert et vise le partage non commercial (DHT, magnet & tout) , mais les sites web qui diffusent les liens essaient de capitaliser dessus en bloquant sciemment le repartage de liens, passkey & tout.
Le 19 mars à 13h42
Le foot pro fonctionne plus comme un système où on achète de la gloire sportive avec de l’argent, souvent subventionné par des mécènes, que comme un secteur qui cherche réellement à faire du bénéfice comptable durable. Alors quand on cherche la gloire on met le prix (salaire des joueurs) qu'importe que la recette soit en hausse ou en baisse.
On cause du blanchiment et argent sale dans le foot ?
Le 19 mars à 08h24
C'est juste facile de pirater, donc pourquoi payer.
Le 18 mars à 20h50
Une composition pénale n'est pas une condamnation et le parquet ne condamne pas puisqu'il est composé de procureurs et pas de juges.
C'est une sanction alternative proposée par le parquet et accepté par l'auteur de l'infraction.
Après, à 300 ou 400 €, c'est probablement rentable pour les contrevenants d'accepter de payer cette somme plutôt que d'avoir payé un ou plusieurs abonnements chers.
Reste à voir si la LFP va poursuivre au civil : c'est facile une fois que les personnes ont reconnu leur culpabilité.
Le 18 mars à 22h00
Le 19 mars à 10h44
Le 19 mars à 11h21
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