L’administration Trump nomme à la tête de la NSA un général sans compétence cyber
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Illustration : Flock
Le 12 mars à 14h33
Le nouveau patron de la NSA n’a aucune expertise ni compétence particulière en matière de renseignement technique ni d’informatique. Ancien patron des opérations spéciales du Pacifique, son profil de « chef de guerre » rompu au combat pourrait par contre contribuer à la montée en puissance des capacités cyber offensives de l’US Cyber Command, qu’il dirigera également, et que l’administration Trump appelait de ses voeux.
L’administration Trump nomme à la tête de la NSA un général sans compétence cyber
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Illustration : Flock
Le nouveau patron de la NSA n’a aucune expertise ni compétence particulière en matière de renseignement technique ni d’informatique. Ancien patron des opérations spéciales du Pacifique, son profil de « chef de guerre » rompu au combat pourrait par contre contribuer à la montée en puissance des capacités cyber offensives de l’US Cyber Command, qu’il dirigera également, et que l’administration Trump appelait de ses voeux.
Le 12 mars à 14h33
Sécurité
Sécurité
9 min
Le Sénat, contrôlé par le Parti républicain, a confirmé par 71 voix contre 29 la nomination par Donald Trump du général Joshua M. Rudd à la tête de la National Security Agency (NSA) et de l’U.S. Cyber Command (USCYBERCOM), resté vacant depuis un an, rapporte l’agence Reuters.
Nextgov rappelle que Timothy Dean Haugh, son prédécesseur, avait été brutalement débarqué après avoir été accusé par la militante d’extrême droite complotiste Laura Loomer de ne pas être suffisamment loyal envers Donald Trump.
Joshua M. Rudd était depuis 2022 numéro deux du Commandement Indo-Pacifique de l’armée, après avoir dirigé le commandement des opérations spéciales du Pacifique. Et bien qu’il ait aussi été déployé en Afghanistan et en Irak, « il n’a aucune expérience dans le domaine des cyberopérations ou du renseignement d’origine électromagnétique », s’étonne The Record, qui a consacré plusieurs articles à son processus de nomination.
« Il n’est pas qualifié à ce poste », déplore Ron Wyden
Le sénateur démocrate Ron Wyden de l’Oregon, membre éminent du comité du renseignement, écrit dans une lettre adressée à Trump qu’ « il n’est pas qualifié à ce poste », d’autant que « lorsqu’il s’agit de la cybersécurité de ce pays, on n’a tout simplement pas le temps d’apprendre sur le tas. La menace est bien trop urgente pour cela ».
« Pendant des décennies, j’ai eu l’occasion d’être un leader, un consommateur, un facilitateur, un générateur et un intégrateur des capacités opérationnelles et de renseignement de la NSA et du Cyber Command », s’est défendu le lieutenant-général Joshua Rudd dans son discours d’ouverture devant la commission sénatoriale des forces armées, rapporte The Record :
« Je suis convaincu que les talents exceptionnels du CYBERCOM-NSA fourniront d’excellents conseils. Je suis convaincu que, si ma nomination est confirmée, je pourrai continuer à diriger et à permettre à ces deux organisations d’apporter le meilleur soutien possible à nos commandants de combat au sein des forces interarmées, dans leur ensemble. »
Une méconnaissance des droits constitutionnels fondamentaux
Une déclaration d’intention qui n’a pas du tout convaincu Ron Wyden, pour qui « ses réponses aux questions qui lui ont été posées lors de son audition de confirmation, ainsi qu’aux questions écrites, révèlent une méconnaissance des droits constitutionnels fondamentaux incompatible avec le poste auquel il a été nommé », souligne le sénateur démocrate :
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Commentaires (8)
Le 12 mars à 15h18
Ses deux critères sont:
Le 12 mars à 15h35
Il faut surtout qu'il ne ressemble pas à un chinois (incluant tous les peuple du pacifique) ou de l'être.
Le 12 mars à 17h48
Le 12 mars à 16h26
Que le mec soit une aféodé au Potus actuel soit...
Mais qu'on lui reproche de ne pas avoir de "compétence Cyber"...
J'expose mon état d'ésprit sous forme de question métaphorique :
Est-ce que le propriétaire d'un garage* à besoin de savoir démonté une soupape pour le diriger ?
*Bien entendu il n'est pas le garagiste et le mécanicien de l'établissement
Le 12 mars à 16h32
Modifié le 12 mars à 17h38
On lui demande de savoir diriger le service, ce qui, manifestement, semble être le cas. Si le directeur donne les bonnes directions, et que son adjoint sait les ventiler aux différentes sous-directions, bah les traitants finaux (les vrais experts notamment) travailleront d'autant plus efficacement.
Pour faire la comparaison avec la NSA, la DGSE est dirigée par un énarque ex dircab avant d'avoir pris la DGSI pour mandat précédent... on est loin des "légendes" :)
Le 12 mars à 18h20
Un militaire qui a plus l’habitude d’obéir, ce n'est pas forcément le meilleur profil.
Quant au directeur général de la DGSE, l'article Wikipédia le concernant est trop succinct pour savoir s'il doit ce poste à ses compétences ou au fait qu'il soit de la même promotion de l'ENA que Macron. Peut-être un peu des deux, pour faire moi aussi du "en même temps".
Le 12 mars à 18h04
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