Une fuite chez un éditeur de logiciels médicaux expose 11 à 15 millions de Français
Le 27 février à 09h21
Cegedim Santé a admis jeudi soir avoir été victime d’une intrusion réalisée au travers de son logiciel de santé MonLogicielMedical.com. Révélée par le 20 heures de France 2, la fuite de données pourrait toucher entre 11 et 15 millions de Français. Elle ne concernerait cependant que le dossier administratif des patients, et non leurs dossiers médicaux.
Une fuite chez un éditeur de logiciels médicaux expose 11 à 15 millions de Français
Cegedim Santé a admis jeudi soir avoir été victime d’une intrusion réalisée au travers de son logiciel de santé MonLogicielMedical.com. Révélée par le 20 heures de France 2, la fuite de données pourrait toucher entre 11 et 15 millions de Français. Elle ne concernerait cependant que le dossier administratif des patients, et non leurs dossiers médicaux.
Le 27 février à 09h21
Sécurité
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4 min
« Dans les zones obscures du web, le secret médical est désormais un secret de polichinelle pour des millions de patients », attaque la voix-off. Dans sa séquence L’Œil du 20 heures, diffusée jeudi soir, France 2 a révélé avoir consulté une base de données émanant d’une intrusion réalisée chez un éditeur de logiciels médicaux. Le fichier en question aurait été disponible « en libre accès », et contiendrait des informations « exposant entre 11 et 15 millions de personnes, selon notre estimation ».
Un copieux fichier émaillé de données à caractère médical
France 2 ne précise pas comment le décompte du nombre de personnes exposées et l’éventuelle déduplication ont été opérés. Le reportage met en revanche en scène la vérification de certaines de ces données : on voit ainsi l’une des journalistes de l’équipe appeler au téléphone une femme dont les informations figurent dans le fichier. Sans surprise, celle-ci manifeste son étonnement à l’idée que son traitement médical circule sur Internet.
Le sujet affirme que « dans certains cas », la base de données consultée « fait état du dossier médical du patient », avec ce qui ressemble à des annotations laissées par le médecin. Certaines de ces informations revêtent un caractère très personnel avec allusion à la sexualité, à l’état de santé, à la religion ou à des événements familiaux.
« Des personnalités politiques de premier plan sont également présentes dans cette base, à l’image de potentiels candidats à l’élection présidentielle, de hauts fonctionnaires et de responsables de la sécurité nationale », indique encore France 2, qui affirme avoir échangé avec l’auteur du partage du fichier en question et affiche son pseudonyme.
La publication d’origine, qui proposait donc le fichier en accès libre, a été supprimée suite à la diffusion du sujet de France 2, mais un compte qui se revendique du groupe Dumpsec propose toujours, à la vente cette fois, la base de données en question. L’auteur de ce nouveau post affirme d’ailleurs qu’il dispose d’un volume de données nettement plus conséquent que l’extrait qui a été diffusé en accès libre un peu plus tôt.
Cegedim confirme une intrusion
La base de données en question provient, selon les auteurs, de Cegedim, un éditeur de progiciels spécialisé, notamment, dans les solutions à destination des professionnels de santé. Celui-ci a réagi jeudi soir à la diffusion du sujet de France 2. Dans un communiqué (PDF), il indique avoir identifié, fin 2025, « un comportement anormal de requêtes applicatives sur des comptes médecins utilisateurs du logiciel MLM (MonLogicielMedical.com) ». Ce dernier est utilisé par 3 800 médecins en France, et 1 500 d’entre eux seraient concernés par l’attaque.
« Tous les médecins concernés ont été contactés début janvier et accompagnés s’ils le souhaitaient, par des équipes dédiées, dans leurs démarches de notification à la CNIL et d’information de leurs patients conformément à leurs obligations de responsable de traitement au sens du RGPD », écrit Cegedim, qui affirme par ailleurs avoir pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser son logiciel, et respecté les obligations réglementaires qui lui incombent en pareille situation.
L’éditeur récuse cependant l’information selon laquelle des dossiers médicaux ont été accédés : « Les dossiers médicaux structurés des patients sont restés intègres. » D’après lui, les informations consultées ou extraites par les pirates « proviennent exclusivement du dossier administratif du patient : nom, prénom, sexe, date de naissance, téléphone, adresse, email et commentaire administratif en texte libre à la discrétion des médecins ». C’est donc de ce champ commentaire que proviendraient les détails parfois intimes évoqués par France 2 dans son sujet.
Fin 2024, Cegedim avait été épinglé par la Cnil pour traitement de données de santé sans autorisation au sein d’un autre de ses logiciels de gestion.
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Un copieux fichier émaillé de données à caractère médical
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Cegedim confirme une intrusion
Commentaires (36)
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Abonnez-vousModifié le 27/02/2026 à 09h55
Et ils ont bloqués que maintenant ces comportement anormaux ?
écrit Cegedim, qui affirme par ailleurs avoir pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser son logiciel, et respecté les obligations réglementaires qui lui incombent en pareille situation.
Non il n'ont pas fait en sorte que ce champ commentaire libre soit traité comme les données médicales
Le 27/02/2026 à 09h34
Le 27/02/2026 à 12h17
Le 27/02/2026 à 12h38
Et les champs de commentaires libres sont une porte ouverte à cela.
Les sanctions ne sont prononcées que dans le cas où y sont stockées des données non prévues.
Que le médecin traite des données de santé, c'est normal. Qu'il stocke le fait que quelqu'un pense que son conjoint la trompe (comme je l'ai entendu pour cette affaire), ça l'est moins, sauf si la personne a clairement donné son consentement.
Le 27/02/2026 à 21h34
Le 27/02/2026 à 12h49
Le 27/02/2026 à 09h55
Le 27/02/2026 à 10h27
Il y avait 237 200 médecins sont en activité en France au 1er janvier 2025 dont 100 000 généralistes.
Ce serait assez surprenant que 0,6 % des médecins soient à l'origine d'une fuite sur autant de personnes.
Le 27/02/2026 à 10h33
Le 27/02/2026 à 10h40
Ma compagne m'a demandé des infos sur le sujet et c'est en lui disant qu'il n'y avait que 1500 médecins concernés que j'ai vu l'incohérence.
Le 27/02/2026 à 17h00
Que ce n'était pas :"[...]exposant entre 11 et 15 millions de personnes, selon notre estimation »."[...]
Mais plutôt "11 à 15 millions de données de personnes"
Car avec [...] nom, prénom, sexe, date de naissance, téléphone, adresse, email et commentaire administratif en texte libre à la discrétion des médecins [...]
Ca fait 8 données par personnes et encore si la date de naissance est divisée avec jour mois année et l'adresse en N°, type voie, nom de la voie, CP, ville ; ça fait au moins 14 types de données par personne.
Ce qui ferai en complétant le calcule :
7333 /8 = env. 916 personnes par médecin.
ou
7333 /14 = env. 524 personnes par médecin.
Plus cohérent (vraiement je ne sais pas)?
PS : d'après :
https://www.assurance-maladie.ameli.fr/etudes-et-donnees/patientele-medecins-liberaux-ape-departement
La moyenne serait de 1 615 patient par médecin généraliste.
Le 27/02/2026 à 11h42
Le 27/02/2026 à 14h28
La recette est toujours la même mais le goût diffère.
Le 27/02/2026 à 15h32
Ça dépend par qui
Le monitoring utilisateur y'a que ça de vrai !
Le 27/02/2026 à 16h32
Rien que dans l'acroche :
[...]Elle ne concernerait cependant que le dossier administratif des patients, et non leurs dossiers médicaux.[...]
Donc nom prénom, âge adresse situation familiale voir lien familiaux, ce n'est pas impotrant ...
Le 27/02/2026 à 20h10
Le 27/02/2026 à 23h45
Le 27/02/2026 à 23h50
Le 28/02/2026 à 09h17
Le 28/02/2026 à 18h36
Le 28/02/2026 à 20h04
Le 01/03/2026 à 11h49
J'ai un nom de domaine à moi, et des alias en fonction des thématiques que je veux trier (pas de "+" supporté comme chez gmail). Hier matin j'ai reçu un premier spam destiné à mon alias médical que j'ai pourtant peu communiqué.
J'aimerai bien savoir de quel médecin/labo/plateforme de prise de rdv ça vient.
Le 01/03/2026 à 14h01
Pour ma part, c'est comme ça que je sais que les 5 phishing AMELI que je reçois sont sur les anciens alias de Bouygues Tel et Boulanger.
Le 01/03/2026 à 15h30
Tu ne choppes pas des tonnes de spam qui testent ton domaine ?
Le 01/03/2026 à 16h06
Le 01/03/2026 à 09h48
Le 01/03/2026 à 15h28
Et même si elles étaient en ligne, pourquoi n'étaient elles pas chiffrées et déchiffrables uniquement par les médecins concernés ?
Pour moi, cette entreprise est coupable d'avoir facilité l'exfiltration de ces données par la conception désastreuse de son application.
Le 01/03/2026 à 15h57
Dont tu aurais voulu que toutes les données soient chiffrées de bout en bout. Le chiffrement de bout en bout pose de gros problème, à commencer par la recherche d'un patient. Je ne parle même pas de services comme l'INSi qui devienne inutilisable dans le cadre d'un SAAS (vérification du matricule INS du patient, qui est une obligation légale), des problèmes de sauvegarde (que seul le médecin donc serait en mesure de faire sans pouvoir le déléguer), ni même l'envoi ou la consultation de document dans Mon Espace Santé (nouveau nom du DMP), ni même pouvoir envoyer des mails en automatique par MSS (Messagerie Sécuriisée de Santé)
Dans ce cas, interdisons purement et simplement les SAAS dans le domaine de la santé... Mais cela rabat un certain nombre de cartes....
Modifié le 01/03/2026 à 16h43
France 2 a parlé d'un logiciel, pas d'un service en ligne. Perso, quand j’entends logiciel, je n'ai pas un SAAS à l'esprit mais bien un programme qui tourne sur la machine de l'utilisateur. Quand Microsoft nous vend office 360, il ne me semble pas qu'ils parlent de logiciel. Pareil pour google et ses solutions en ligne.
| Dont tu aurais voulu que toutes les données soient chiffrées de bout en bout. Le chiffrement de bout en bout pose de gros problème, à commencer par la recherche d'un patient. Je ne parle même pas de services comme l'INSi qui devienne inutilisable dans le cadre d'un SAAS (vérification du matricule INS du patient, qui est une obligation légale), des problèmes de sauvegarde (que seul le médecin donc serait en mesure de faire sans pouvoir le déléguer), ni même l'envoi ou la consultation de document dans Mon Espace Santé (nouveau nom du DMP), ni même pouvoir envoyer des mails en automatique par MSS (Messagerie Sécuriisée de Santé)
L'article est assez clair sur le fait que les données dont nous parlons sont des données CRM et il s'agit bien des clients des médecins et non ceux de Cegedim.
Concernant la sauvegarde, Cegedim n'a pas besoin d'accéder à ces données en clair pour en assurer la sauvegarde, tout comme proton mail par exemple.
Le matricule du patient, les données médicales et la messagerie de santé ne sont pas concernées par le logiciel en question donc tes arguments ne sont pas fondés.
| Dans ce cas, interdisons purement et simplement les SAAS dans le domaine de la santé... Mais cela rabat un certain nombre de cartes....
Encore une fois, on parle ici d'un CRM qui n'a aucun besoin d'être interconnecté contrairement au logiciels de santé.
edit: pourquoi c'est si compliqué de faire des citation ? pas de bouton, pas d'aide sur les commandes. Il faudrait vraiment améliorer ce truc
Le 01/03/2026 à 17h56
Point terminologique : pour un médecin, on ne parle pas de client, mais de patient (les médecins sont assez tatillons sur le sujet !)
Si on part sur le même principe que proton, si le médecin perd sa clé de chiffrement (ou le mot de passe), tout est perdu. Sachant que tout professionnel de santé à des obligations d'archivage et de conservation des données de santé pour une durée de 20 ans (je simplifie)...
Qu'en sais-tu ? Tu ne connaissais déjà pas le logiciel à la base, mais tu es capable de dire les fonctionnalité qui y sont intégrées ?
Un CRM est un terme vague. C'est ici un abus de langage car le logiciel est un logiciel de santé. Les professionnels de santé ONT BESOIN d'avoir des logiciels interconnectés. Ils n'ont pas de temps à perdre avec de la resaisie, ne serait-ce, par exemple, que pour transmettre les consultations à l'Assurance Maladie...
Un CRM complètement déconnecté n'aurait aucun intérêt quasiment pour un médecin.
Pour les citations, tu y étais presque ! Ce n'est pas | qu'il faut utiliser, mais > en début de ligne ;)
Le 01/03/2026 à 20h44
Là où je suis agacé, c'est que tu consacres une grosse énergie à démonter mes posts sans rien apporter d'intéressant au final. A quoi bon ?
Curieusement, tu n'a pas apporté de contribution via un commentaire sur les outils logiciels dans le domaine de la santé et ce qu'aurait pu ou dû faire puisque tu semble maîtriser le sujet. Je pense que ce serait bien plus utile que rebondir sur mes posts.
Modifié le 01/03/2026 à 21h47
Je vais te dire un secret : quand je répond, je regarde rarement celui qui poste, juste le contenu du message. Le fait que ce ne soit pas la première fois que je réponde à un de tes commentaires n'est absolument pas le reflet d'une volonté de te nuire.
Si tu trouves que mes commentaires n'apportent rien, c'est ton droit. Je ne le fais pas pour toi, je le fais pour les autres.
Je vais te dire un autre secret : je ne lis pas tous les articles. Et pour le coup, je ne vois même pas de celui dont tu parles.
Quand au fait que "j'aurais dû", je ne m'abaisserais pas à répondre à cela...
[edit] Et si je t'énerves tant que ça, tu as toujours la liberté de me bloquer...
Modifié le 01/03/2026 à 18h22
Voilà, c'est donc bien un logiciel, un programme qui tourne sur la machine d'un autre comme toute solution en nuage.
Pour les citations, c'est super simple tu mets un signe > en début de ligne pour chaque paragraphe à citer. C'est du (presque) markdown la mise en forme des commentaires.
Le 01/03/2026 à 20h22
Pour moi, si c'est en ligne, c'est un service même s'il y a forcément un logiciel qui tourne quelque part et un logiciel tourne forcément en local et je ne souhaite pas en débattre avec qui que ce soit. Ce sont mes définitions, point.
Merci par contre pour le rappel sur les citations. J'oublie à chaque fois.
Le 01/03/2026 à 22h22
Comment veux-tu avoir une discussion sereine avec les gens si tu utilises tes propres définitions qui ne correspondent pas à celles qui sont communément admises, sur des termes aussi générique que "logiciel" ? On se retrouve dans une situation où :
Mais bon, tu vas me ressortir que je ne fais que démonter tes posts et n'apporte rien d'intéressant...
Le 02/03/2026 à 07h32
Comme les anciens clients lourds d'outils RH, d'ERP, etc.
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