Connexion Premium

Je choisis la French Tech… mais la French Tech doit faire attention à ce qu’elle choisit !

Le choix n'est rien qu'une illusion (ou pas)

Je choisis la French Tech… mais la French Tech doit faire attention à ce qu’elle choisit !

Hier soir se tenait à Bercy une conférence pour l’annonce d’une doctrine pour les achats numériques de l’État accompagnée d’une nouvelle phase de déploiement pour le programme « Je Choisis La French Tech ». C’était aussi l’occasion de rappeler à la French Tech de faire attention à ses choix, qui peuvent avoir de lourdes conséquences (financières et stratégiques) des années plus tard.

Le 06 février à 08h42

Le programme Je choisis la French Tech s’est lancé en 2023. Cette année, Julie Huguet, directrice de la mission French Tech, annonce en grande pompe depuis Bercy un « renforcement du programme » afin de créer « un environnement favorable au passage à l’échelle de ses startups ». Le but est toujours le même : les entreprises du privé et du public sont invitées à renforcer leur participation dans l’écosystème des startups françaises.

Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises et président de l’Observatoire des relations entre start‑ups et grands comptes) donne quelques chiffres à cette occasion : 2 % des investissements des grands comptes vont dans les startups. Cela peut paraître peu, mais dit autrement cela représente déjà 2,4 milliards d’euros. Pour l’État par contre, c’est moins avec 1,42 % seulement. Les ministres délégués présents à la conférence annoncent des mesures pour faire mieux.

« L’État n’a pas pour mission de concevoir des produits »

Il reste 90% de l'article à découvrir.

Cadenas en colère - Contenu premium

Soutenez un journalisme indépendant,
libre de ton, sans pub et sans reproche.

Accédez en illimité aux articles

Profitez d'un média expert et unique

Intégrez la communauté et prenez part aux débats

Partagez des articles premium à vos contacts

Commentaires (22)

votre avatar
Attention, le site en lien n'est pas fait par l'UE mais par un particulier (Constantin Graf), cf là :
https://european-alternatives.eu/about
votre avatar
il y a aussi un site français 😉 :
https://www.demailnagement.net/
votre avatar
J'en parlais ici
votre avatar
Un sujet si important !
votre avatar
Je vais exprimer une opinion qui n’a pas le vent en poupe, mais qui a du sens s’y on y réfléchis.

Si on se veux souverain, ce n’est pas en utilisant les outils de nos soit disant amis que l’on y arrivera. On est d’accord là dessus. C’est pour ça qu’il y a ce mouvement de quitter les GAFAM et consorts. Mais si on essaye de reconstruire à l’identique sera toujours au mieux second ou, comme actuellement, anecdotique.
Donc si on veux construire une vrai alternative, il faut trouver notre voie et pour ça il faut se détacher de la culture dominante. Ça passe par les pratique mais aussi par la LANGUE !
Donc prôner le changement avec un vocable américain la voie facile, mais fausse … :prof:
votre avatar
Plutôt d'accord avec toi et juste avant de lire les commentaires ici-bas j'ai consulté le témoignage sur linkedin référencé dans l'article, I'm totally shocked par le commentaire mis en avant 😅 je cite :
Très simple. On commence par créer un compte et on bascule des process de CI/CD, de marketing, de backup en S3, un workload à la fois. On unbundle, nouveau muscle à développer. Rince & repeat, every month, every week, and then every day. Soon you can bench-lift and shift your entire company to the operator of your choice.
Aïe ! J'ai mal au crane quand je lis ça et il me semble que ça illustre bien ton commentaire, par ailleurs ça me fait penser à la citation de Nicolas Boileau qui illustre bien dans ce cas à la fois l'absence de pensée cohérente et l'invasion de puissance externe :
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément.
votre avatar
Franchement en tant qu'éditeur qui préfère les solutions françaises et/ou open-source, ce que je trouve fou c'est le marketing des solutions française.
Va sur le site de Teams, tu as le prix direct et tu peux t'inscrire. Va chez Tixeo, tu n'as aucune idée du tarif et tu dois forcément remplir un formulaire pour avoir une démo et un commercial qui va te bourrer le mou.
C'est pas un cas unique. Cherche une plateforme de paiement en ligne française pour éviter SumUp. Tu dois contacter un gars pour qu'il te donne un prix (probablement à la tête du client). Chez SumUp, Stripe et consorts tu as le montant de la commission directe.

J'ai pas envie de passer des heures avec un commercial, je veux juste connaitre le prix et souscrire, même si c'est un peu plus cher que les américains.

Pourquoi tu communiques pas ton prix direct ? Tu as peur de la concurrence ? Elle l'affiche déjà son prix.
votre avatar
Complètement d'accord là-dessus, c'est un truc qu'en France on a vraiment du mal à comprendre.

J'ai mis en place il y a quelques mois un site qui accepte des réservations pour des gîtes. Je voulais prendre une solution de paiement française ou au moins européenne, mais j'ai fini par me résoudre à aller chez Stripe, car toutes les autres alternatives avaient soit :


  • un volume ou montant minimal de ventes par an (du genre 100k par an)

  • un abonnement obligatoire au mois où à l'année (pas intéressant ici car les ventes sont rares)

  • un processus d'inscription qui allait prendre des semaines avec, comme tu dis, des commerciaux qui vont te prendre la tête

  • une obligation d'avoir déjà un contrat chez une banque



Je ne parle même pas de l'API de Stripe et de ses documentations qui sont probablement les meilleures au monde, car pour moi c'est limite secondaire comparé à ce que j'ai écrit ci-dessus.

Dans le même genre : j'ai aussi essayé d'intégrer le site aux paiements Chèques Vacances Connect (la version dématérialisée). Je suis tombé sur une documentation d'API très complète, donc étant donné que le client était déjà accrédité pour encaisser les Chèques Vacances, j'ai contacté le service adéquat pour qu'on puisse y avoir accès (sans passer par un prestataire qui allait forcément prendre sa part). Et, alors que pour eux c'était aussi simple que de générer une clé API et de nous la donner, il fallait forcément passer par un processus à ~1000 euros avec pilotage en mode "projet" et intervention d'un chef de projet (il faut bien faire bosser les copains j'imagine...).
Bon bah du coup tant pis, pas de CVC pour nous. (Et je pense que c'est une des raisons pour laquelle les professionnels qui acceptent les CVC restent plutôt rares...)
votre avatar
As tu regardé stancer : c’est français, les tarifs sont transparents et la doc aussi.
Les tarifs sont moins cher que stipe de ce que je vois.
votre avatar
Intéressant, même si les commentaires sont peu élogieux...
votre avatar
Contrepoint : j'ai le même avis que vous en tant qu'utilisateur mais j'ai été de l'autre côté en bossant pour un très gros éditeur SaaS français.

Il se trouve que le problème se trouve chez les clients français plus que chez les éditeurs. Quand on affichait nos prix, les clients potentiels ne nous prenaient pas au sérieux et ne venaient pas chez nous. Dès qu'on arrêté d'afficher les prix, ça n'a pas loupé, les "décideurs" qui sont en fait des gens qui croient avoir un rôle très important quand ils sont au téléphone pour acheter des trucs avec la CB de la boite se sont mis à nous appeler d'eux mêmes et à signer chez nous. Avec des tarifs effectivement à la gueule du client et plus cher que les tarifs que l'on affichait avant.
votre avatar
Ca c'est un sujet de rétro commission. On appelle cela aussi la "politique des douaniers".
votre avatar
Mais c'est tellement ça le problème... j'ai eu le même cas avec un EDR... Remplir formulaire de contact pour avoir un devis "personnalisé" --> je passe mon tour, trop long, pas envie de discuter des plombes, je veux juste le prix c'est tout...
votre avatar
C'est pas immédiatement sur la page d’accueil, mais le prix est bien indiqué : => nos offres en bas
https://www.tixeo.com/solutions-de-visioconference-securisee-tixeo/service-de-visioconference-tixeocloud/
votre avatar
ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique
Déjà rien que ça tu sais que c'est foutu. L'IA passe devant le numérique… Bon bin voila, ça c'est fait.

Je rejoins les commentaires précédents de : @ElwoodJ.Blues , @Mimoza , @Ailothaen
Idée folle
J'ajoute qu'on pourrait prendre ces milliards (parce que c'est bien de cela qu'il s'agit) et en faire quelque chose de plus utile.

Même cette idée en vaut plus le coups : Tu prends les milliards, tu montes un plateau de dev qui vont tout simplement contribuer à des projets critiques comme (à titre d'exemple) :


  • Inskape, Gimp, krita, rawTherapy

  • Blender (pour rappel des boites comme UBI sont contributeurs financiers)

  • Libre Office

  • 7Zip


Et j'en oublie forcément des tonnes.

Ca pourrait même permettre d'en récupérer quelques un (par fork par ex). Ca pense aussi comme cela dans les bureaux.


Ou éventuellement de faire un cloud de service français qui pourra se faire subventionner ou de donner des subventions aux boites qui souscrivent à ces services. Autrement... Concurencer les GAFAM et leurs politiques de prix... Tu peux aller jouer avec tes crottes de nez, y'a un bac à sable plus loin.

Disque rayé
On ne renverse pas la vapeur avec les mêmes méthodes qui n'ont jamais vraiment fonctionné.

L'histoire se répète : Ouais super on va pouvoir enfin utiliser du libre/open source (ou des clouds abordables en mode entreprise). C'est le management qu'il l'a dit. 2 jours plus tard; t'en a un qui vient et qui dit que finalement cela ne se fera pas parce que les planètes ne sont pas alignées. Ou un truc du genre. Soit pour avoir un levier de négociation sur les prix soit parce qu'un 'décideur' touche un agrandissement de piscine…

Il ajoute que « l’État n’a pas pour mission de concevoir des produits » et qu’il faut se tourner vers le secteur privé.
Bon bin c'est distribution de sucettes à la récré. Ce sera du pognon englouti pour on ne sait quoi que ne nous servira pas plus que cela apparemment. Ou pire pour les aider à payer leur facture chez les GAFAM...


Mauvaise langue ? L'histoire me donne-t-elle tort jusqu'à présent ? Rappelez vous "firewall OpenOffice". Voila.
J'avais mordu à l’hameçon...
Ça c'est la façon de faire du commerce à l'américaine. Inonder le marché avec de la quasi gratuité et ramasser derrière. C'est comme cela que le PC a été imposé. Franchement les premiers PC c'étaient des bouses infâmes comparés aux autres solutions. C'est là ou l'on voit le manque de discernement/corruption/soumission/et j'en passe de nos personnes politiques. On le voit aussi en ce moment avec le sujet de la voiture.

L'histoire se répète. Tain elle en pas marre ?
votre avatar
« L’État n’a pas pour mission de concevoir des produits »
Ce discours transpire l'idéologie capitaliste libérale qui ne peut concevoir une action autrement que par des produits vendus par des société privées.

L'État n'a pas non plus pour mission de remplir les poches du secteur privé, gaver des arnaqueurs qui vont user de miroirs aux alouettes afin d'obtenir subventions, exonérations ou crédits en tous genres, vendeurs de "licornes", au prétexte que le secteur privé est le parangon de toute activité.

L'État pourrait avoir pour mission de permettre l'éclosion de, promouvoir les et/ou contribuer aux communs.
Participer à des projets, les financer, ou apporter une structure à des idées qui œuvrent pour le bien commun, sans que ce soit des produits (des choses que l'on vend contre rémunération).
C'est la réflexion derrière la licence globale culturelle, derrière le revenu universel, derrière le financement de FLOSS décentralisé, la promotions de l'open architecture, le remplacement de composant étant nécessaire à la durabilité/réparabilité des équipements…
Il y aussi un enjeu de souveraineté à garantir l'existence de ces communs sur lesquels un État peut se bâtir durablement sans jamais manquer de citoyens pour les faire vivre.

Si l'État se saisit de ces questions : c'est un message.
SI l'État s'en dé-saisit et abreuve un discours capitaliste libéral : c'est un autre message.
votre avatar
L'État n'a pas non plus pour mission de remplir les poches du secteur privé, gaver des arnaqueurs qui vont user de miroirs aux alouettes afin d'obtenir subventions, exonérations ou crédits en tous genres, vendeurs de "licornes", au prétexte que le secteur privé est le parangon de toute activité.

Pour moi ceci n'est pas une évidence ni un fait scientifique, mais une opinion politique.
Je la partage, certes, mais typiquement, les macronistes (et sans doute d'autres) ont un avis diamétralement opposé sur ce qu'est la mission de l'état.

Rappelons-nous juste de Bruno Lemaire, qui est resté au à Bercy pendant plus de 7 ans (et a fini avec 60Mds€ de trou, pour un "mauvais calcul"...) :
https://www.vie-publique.fr/discours/293721-bruno-le-maire-03042024-entreprises
Ce n'est que l'une de ses allocutions , il y en a d'autres.
Alors certes ce n'est pas un échec: ça n'a pas marché. Peut-être parce qu'on a pas encore assez essayé :francais:
votre avatar
Les points soulevés sur le vendor lockin-in montre le manque de maturité IT des entrepreneurs. Quand même dommage quand c'est pour développer sa propre solution et faire de la "tech". L'un des points importants à prendre en compte dans une architecture est justement sa réversibilité et qu'elle soit agnostique au Cloud Provider.

Quand je vois celles qui consomment du service Azure/AWS/GCP en pagaille, et les CSP en profitent à faire inclure dans les devs leurs frameworks pour mieux intégrer, je me dis que c'est se jeter à corps perdu dans la prison.

Lorsqu'on voit les principes de portabilité liés aux containers par exemple, c'est d'autant plus con.

Le coup des crédits gratos, le business de base de la drogue. Et ça, les CSP l'ont bien compris, et c'est aussi la raison pour laquelle ils attaquent par le métier dans les grandes entreprises. Résultat, l'IT se retrouve avec un contrat sans qu'elle soit au courant et l'entreprise se voit payer un cloud mal géré qui coûte une fortune.

C'est un peu le problème quand on évalue un projet uniquement sous un seul aspect (technique ou métier, mais jamais les deux et encore moins le satellite du juridique et de l'opérationnel).
votre avatar
Pour avoir utilisé l'application Tixeo dans une entreprise, c'était bien. UI très simple (pas comme Teams), très fluide (pas comme Teams), parfaitement imbriquée avec les tablettes des salles de réunions et l'annuaire d'entreprise.

Qu'on se comprenne, je parle en tant qu'ex-utilisateur seulement.
votre avatar
Merci d'y être aller leur poser ces questions sur leur contradiction.

Je choisis la French Tech… mais la French Tech doit faire attention à ce qu’elle choisit !

  • « L’État n’a pas pour mission de concevoir des produits »

  • La French Tech choisit Google, Amazon ou Microsoft… et s’en mord les doigts

  •  « J'avais mordu à l’hameçon et je comprenais que j'étais bloqué » 

  • Vade-mecum sur les données sensibles