Electronic Arts racheté par des fonds saoudien et états-uniens pour 55 milliards de dollars
De "It's in the game" à "Skin in the game"
Battlefield 6, édité par Electronic Arts, sortira le 10 octobre 2025 – crédit EA
Le Fonds public d'investissement d'Arabie saoudite et deux fonds basés aux États-Unis ont confirmé lundi leur intention d'acquérir la totalité du capital d'Electronic Arts pour 55 milliards de dollars. L'éditeur restera dirigé par son CEO Andrew Wilson, depuis son siège de Redwood en Californie.
Le 29 septembre 2025 à 17h08
4 min
Économie
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La mèche avait été vendue vendredi par le Wall Street Journal : Electronic Arts, dit EA, a confirmé lundi 29 septembre la mise en œuvre d'une offre publique d'achat (OPA) portant sur l'intégralité de son capital. La transaction porte sur un montant record de 55 milliards de dollars, ce qui en fait la deuxième plus grosse acquisition du secteur après le rachat d'Activision-Blizzard par Microsoft.
Réalisée intégralement en cash à 210 dollars par action, elle représente une prime de 25 % par rapport à la valeur d'Electronic Arts à la clôture des marchés vendredi soir, et un bonus de 17,3 % par rapport au plus haut historique du titre, enregistré mi-août à 179 dollars.
Un consortium Arabie saoudite -États-Unis
À la manœuvre, trois fonds d'investissements, qui avancent sous la forme d'un consortium. Le premier vient du Moyen-Orient : il s'agit du Fonds public d'investissement d'Arabie saoudite (PIF), déjà très présent dans le monde du sport et du divertissement. Présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane qui en a fait l'un des leviers de transformation d'une économie historiquement basée sur les hydrocarbures, le PIF revendiquait à fin 2024 quelque 913 milliards de dollars d'actifs sous gestion. Il détenait par ailleurs déjà 9,9 % du capital d'Electronic Arts.
Deux sociétés basées aux États-Unis complètent le tour de table, avec Silver Lake Capital, investisseur emblématique du secteur de la tech (110 milliards de dollars d'actifs), et Affinity Partners, le fonds géré par Jared Kushner, gendre de Donald Trump et mari de sa fille Ivanka (4,5 milliards de dollars d'actifs).
D'un point de vue financier, l'opération prend la forme d'un LBO (Leveraged buy-out), un mécanisme qui consiste à racheter une société en l'endettant pour profiter d'un effet de levier. Selon les termes rendus publics lundi, les trois partenaires amènent 36 milliards de dollars de fonds propres, et ont négocié un crédit de 20 milliards de dollars auprès de JPMorgan Chase Bank. Une dette significative, qui mettra mécaniquement sous tension l'entreprise, puisqu'elle la contraint à s'efforcer de maintenir un niveau élevé de rentabilité.
Quel avenir pour EA sous la houlette de ces nouveaux actionnaires ?
« À l'avenir, nous continuerons de repousser les limites du divertissement, du sport et de la technologie, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives. Avec nos partenaires, nous créerons des expériences transformatrices qui inspireront les générations futures. Je suis plus enthousiaste que jamais quant à l'avenir que nous construisons », commente Andrew Wilson, CEO d'EA, dans un communiqué.
Officiellement, c'est lui qui conserve les rênes de l'entreprise, a priori au moins jusqu'à ce que la transaction soit bouclée, ce qui devrait intervenir dans le courant du premier trimestre fiscal de l'exercice 2027 d'EA, soit au printemps 2026, après validation par les autorités compétentes. EA prend par ailleurs soin de préciser que son siège social restera basé à Redwood, en Californie. La ventilation du capital entre les trois nouveaux actionnaires n'a en revanche pas été précisée.
Electronic Arts constitue pour mémoire l'un des poids lourds du secteur du jeu vidéo, avec des jeux de premier plan dans le monde du sport (la marque EA Sports se décline dans de nombreuses disciplines, dont le foot avec FC 26) et des licences fameuses telles que Battlefield, Apex Legends, The Sims, Dragon Age, Titanfall ou Plants vs Zombies.
En mai dernier, Electronic Arts avait fait état (PDF) d'un chiffre d'affaires de près de 7,5 milliards de dollars pour son exercice fiscal 2025, clos au 31 mars dernier. Stable sur un an, il se traduisait par un bénéfice net de l'ordre de 1,1 milliard de dollars, soit 4,25 dollars par action. À l'époque, l'entreprise dressait des prévisions prudentes pour son exercice fiscal 2026, avec un chiffre d'affaires stable et un bénéfice net compris entre 700 millions et 900 millions de dollars, en recul donc sur un an.
Si EA profite toujours du succès programmé de certaines licences comme Battlefield 6 (dont le lancement est imminent) ou Madden NFL (sur son marché domestique), l'éditeur a, au printemps, réduit la voilure sur certains projets, annulant notamment les développements liés à Titanfall.
Electronic Arts racheté par des fonds saoudien et états-uniens pour 55 milliards de dollars
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Un consortium Arabie saoudite -États-Unis
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Quel avenir pour EA sous la houlette de ces nouveaux actionnaires ?
Commentaires (18)
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Abonnez-vousLe 29/09/2025 à 17h39
Quand ça sent le pétrole, c'est que c'est bon. C'est le "joli et gentil pétrole".
Le 29/09/2025 à 19h16
Par contre, ce serait bien de corriger le titre, EA n'a pas encore été racheté mais il y a seulement une intention.
Le 29/09/2025 à 18h07
C'est encore bien une idée capitaliste à la con
Le 29/09/2025 à 19h22
Le 29/09/2025 à 22h03
Le 30/09/2025 à 11h14
Le 29/09/2025 à 18h35
Le 29/09/2025 à 20h03
Le 30/09/2025 à 15h56
Le 29/09/2025 à 20h36
Le fil de Biden qui avait un poste en Ukraine faisait vraiment petit joueur en comparaison, quand on se rappelle comment les trumpistes l'ont attaqué là dessus, c'est répugnant de les voir s'enrichir en clan familial ouvertement corrompu.
Le 30/09/2025 à 18h04
Le 01/10/2025 à 15h28
Le 29/09/2025 à 20h40
Le 30/09/2025 à 07h07
Le 30/09/2025 à 08h05
Le 30/09/2025 à 10h11
Je soupçonne fortement que ce rachat a pour but de "corriger" cette orientation progressiste.
Le 30/09/2025 à 10h36
bug connu : semble ne se déclencher que si deux personnages du même sexe développent une attirance. Priorité : Very Low
Modifié le 30/09/2025 à 08h42
Du coup, j'imagine également que les SIMs ne pourront pas porter pas porter plainte contre le gouvernement saoudien pour esclavage moderne quand ils devront construire des stades de foot par 50 degrés à l'ombre, oufff. Même virtuel ça devrait être interdit
Aura-t-on droit à un jeu dans lequel il faudra démembrer les journalistes "corrompus" qui disent du mal de MBS?
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