« Vol de salaires » : comment la filiale de Scale AI Outlier traite les travailleurs du clic

Aberration

« Vol de salaires » : comment la filiale de Scale AI Outlier traite les travailleurs du clic

Hanna Barakat + AIxDESIGN & Archival Images of AI / Better Images of AI / Frontier Models 3 / CC-BY 4.0

Alors qu'une société comme Scale AI tire largement profit de l'explosion de l'intelligence artificielle générative, le traitement qu'elle réserve aux travailleurs et travailleuses des données interroge.

Le 12 août 2025 à 12h06

Commentaires (14)

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Pourquoi parler de salaires alors que ces travailleurs ne sont pas salariés ?
C'est évident à lire cet article et les autres en lien que ce ne sont pas des salariés.

Il y a peut-être une requalification possible selon la loi californienne comme le laisse entendre sfgate, mais pour le moment, ce ne sont pas des salariés mais des indépendants à qui on sous-traite des tâches et seules ces tâches sont rémunérées, donc, pas les formations ni les réunions. Il est aussi normal que les vacances ne soient pas payées.
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Donc ils doivent refuser de faire les formations et les réunions, vu que ce n'est pas payé. A la prochaine AG, faudra que j'explique au syndic que c'est juste une réunion, et que donc il n'y a pas de raison pour qu'on le paye pour venir à l'AG.
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Je suis sûr que dans le contrat de ton syndic, il est écrit que les AG sont rémunérées et à quel tarif. Mais si cela n'était pas le cas, je t'encourage à lui dire cela.
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Je plusois d'ailleurs très souvent, l'action est compris dans l'offre de base, mais lorsqu'on regarde en détails c'est seulement si elle est tenu en "horaire de bureau' ce qui n'est dans la très grande majorité des situations jamais le cas...
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PS : Et en y repensant il pourrait même pousser le vice +(et le cynisme) jusqu'à rendre les formations pour leurs outils payant et non simplement les leurs fournir gratuitement...
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Ça reste tordu quand même. Là le prestataire de service ne fait pas de devis et n'a pas le droit de fixer un prix. Quand il facture, c'est le client qui fixe le prix. Je sais qu'il y a des domaines où ça se fait (Uber, etc.), mais quand même : quand la facturation est gérée directement par le client, c'est que c'est du salariat déguisé.
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C'est évident à lire cet article et les autres en lien que ce ne sont pas des salariés.
Le chapeau de la source parle bien de gig workers, soit travailleurs indépendants. J'ai du mal à comprendre cette confusion.

On est dans un modèle équivalent à Uber et compagnie qu ia déjà montré maintes fois ses travers (promesses versus gains médiocres et conditions de travail merdique).

Remarque, eux au moins sont payés. Perso j'aimerais bien l'être pour les dizaines de CAPTCHA que je me tape par jour qui m'interdisent d'accéder à un service en ligne sans devoir faire de la qualification de data set gratuitement.
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Pour des raisons de traduction. "Wage theft" = "vol de salaire". J'aurais éventuellement pu choisir "vol de revenus", mais les différentes traductions que j'ai cherchées m'ont renvoyées le mot salaire... qui me semble par ailleurs mieux à même de faire comprendre qu'on parle de la rémunération liée au travail d'un individu (plutôt qu'aux revenus d'une entreprise ; ou alors à ceux d'un individu, qui peuvent provenir de multiples sources). Par ailleurs, un indépendant réellement indépendant peut normalement intégrer les "temps morts" au montant de ses factures (= c'est lui qui fixe le montant, donc il peut intégrer, pour reprendre la proportion citée ici, la rémunération de 34 % de temps supplémentaire s'il considère que ça fait partie de son temps de travail).
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Je pense que "rémunération" aurait été plus approprié. Le salariat est défini en France par un CDI (typiquement, je suis freelance mais en portage salarial, donc techniquement je suis salarié et pourtant rémunéré sur une base d'un taux journalier et de jours facturés en complément d'un salaire de base défini par le CDI. Je pars en congés, mon salaire baisse), et aurait au contraire bien mis en avant le lien de surbordination qui aurait obligé (toujours dans un cadre français) à requalifier le contrat commercial en contrat de travail.

Le terme anglais wage a une signification plus basée sur des taux horaires/journaliers contractuels proche de ce que factuerait en temps normal un indep tandis que le salary est bien le salaire comme nous l'entendons.
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ça colle aussi (et en étant très mot-pour-mot) avec un mot aujourd'hui un peu désuet : les gages.
L'avantage est qu'il touche plus aux notions de prime/récompense en tant que revenu.
Les seuls moments où j'ai encore entendu ce mot, c'est dans "toucher ses gages" et "tueur à gages".
Et ça colle particulièrement bien - je trouve - avec ces travailleurs "à la tâche" (Uber-like compris) et la rémunération liée.
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Justement, un tueur à gages n'est pas un salarié. :D Il est payé à la tâche.
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C'est surtout un peu dangereux de ne pas le payer.
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C'est surtout un peu dangereux de ne pas le payer.
Il pourrait t'envoyer un huissier :stress:
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Ce qui est navrant est que ce type de pratique sera très peu sanctionné, laissant ainsi l'épisode se répéter...

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  • Activités non payées

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