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Antonio Casilli : « L’intelligence artificielle est l’une des industries extractives de notre époque »

Les moyens derrière la fin

Antonio Casilli : « L’intelligence artificielle est l’une des industries extractives de notre époque »

Rencontre avec le sociologue Antonio Casilli à l’occasion de la diffusion du documentaire Les sacrifiés de l’IA.

Le 10 février à 08h14

Professeur de sociologie à Télécom Paris, à l’Institut Polytechnique de Paris, il est l'auteur d’En attendant les robots, enquête sur le travail du clic (Seuil, 2019), dont une version augmentée vient de paraître en anglais aux éditions University of Chicago Press. Antonio Casilli est aussi co-auteur du documentaire Les Sacrifiés de l’IA, qui se penche sur les conditions de production des technologies d'IA utilisées en Occident, et sera diffusé sur France 2 le 11 février.

À cette occasion, et en parallèle du sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle, Next l’a rencontré.

>> Comment en êtes-vous arrivé à travailler sur Les Sacrifiés de l’IA ?

Ce projet est l’un des résultats d’un partenariat entre le projet de recherche DipLab, que j’ai co-fondé à Polytechnique, et France Télévisions. Avec Henry Poulain, le réalisateur, et Julien Goetz, l’autre co-auteur, qui sont connus pour l’émission #Datagueule, nous avons commencé à travailler sur un premier documentaire en 2020 : ça a donné Invisibles, les travailleurs du clic. Les sacrifiés de l’IA, c’est le deuxième volet de cette collaboration, qui doit aboutir à une trilogie.

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Commentaires (3)

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Par ailleurs, parmi les directives déjà passées, si la transposition nationale fonctionne bien, la directive sur le travail via des plateformes numériques, et celle sur le devoir de vigilance des entreprises pourraient avoir un vrai pouvoir transformateur en matière d’intelligence artificielle. La première parce qu’elle prend des dispositions relatives aux micro-travailleurs, qui peuvent donc aller jusqu’à concerner des personnes qui travaillent dans de petites entreprises informelles, dans une maison ou en périphérie de Madagascar.
C'est complètement faux pour Madagascar. La directive ne concerne que le travail "exécuté" dans l'UE. Article 2 b) de la directive.
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Merci pour cet article pour nous éclaire sur l'envers du décor.
Nous voyons les IA naître, mais nous ne comprenons pas tous et nous nous savons pas encore coment elles vont évoluer.
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Ça me fait penser aux captcha qu'on remplit pour s'identifier sur les sites web et pour soi-disant prouver qu'on n'est pas un robot (alors qu'on travaille pour la firme).

https://next.ink/916/captcha-machines-prouvent-plus-rapidement-quelles-sont-humains/

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