Cerballiance va exploiter les données d’une partie de ses patients dans un entrepôt

Choix binaire pour du tertiaire

Cerballiance va exploiter les données d’une partie de ses patients dans un entrepôt

Cerballiance, entreprise disposant de plus de 700 laboratoires d’analyses en France, a annoncé la constitution d’un entrepôt de données de santé (EDS). Au-delà des buts poursuivis, cette étape pose des questions légitimes sur la confidentialité des données.

Le 17 juillet à 17h00

Commentaires (28)

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Génial, je suis patient chez et je n'ai pas eu l'information 😡
Es-ce parce que je n'ai pas de compte CERBALLIANCE chez eux??
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J'ai eu un sms pour me prévenir vendredi dernier. Il va falloir que je m'y oppose et que je demande l'effacement de mes données
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Il faut quand même se rendre compte que les données exploitée dans les EDS permettent des recherches plus poussées sur les sujets d'études. En gros, ça fait avancer la science. Sachant cela, tu peux tranquillement décider de ne pas participer à cela.
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Je verrai plutôt les choses dans l'autre sens: si c'est important, pourquoi ne pas avoir des procédures carrées côté RPGD et protection de la vie privée ?
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Avancer la science, ok. Mais pourquoi en faire le commerce??
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Je suis parfaitement au courant des difficultés de la réutilisation des échantillons et données acquises précédemment dans le cadre d'études médicales.

Là où j'ai de gros problèmes, c'est:
- de considérer que le consentement est acquis par défaut et rétroactif,
- l'effort pour refuser est plus compliqué que pour accepter: on me prévient par sms, mais je ne peux pas refuser par le même moyen. Il est également impossible de modifier ce consentement au centre d'analyse. Soit remplir un formulaire en ligne où il faut renseigner davantage d'informations personnelles que celles que je leur ai déjà données, soit envoyer un courrier papier.
- qu'il n'y a aucune annonce sur le consentement à l'avenir (quid des nouveaux clients/dossiers vu qu'on ne peut pas agir sur le consentement en centre d'analyse)

Bref, peu importe que ça serve la recherche, la façon de faire suggère une motivation toute autre.
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Il est possible que tu ne sois pas client, pardon patient, d’un des 24 labos concernés
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Sachant que depuis plus de 10 ans, la biologie est un monopole géographique (très souvent un seul laboratoire dans un territoire donné).
Si c'est le consentement est considéré acquis par défaut, je trouve le procédé vraiment moyen.
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Il est possible que tu ne sois pas client, pardon patient, d’un des 24 labos concernés
Ou que le dossier soit géré par Marie-Thérèse :D

Là vous voyez, le bouton de la chambre clignote. Ça veut dire qu'il y a une urgence.
...
Ça clignote plus, ça veut dire que l'urgence n'était pas si urgente.
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Merci de suivre pour nous de genre de sujet de près.
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Beaucoup de questions auxquelles on aimerait bien apporter des réponses dans ce projet :censored:

(Merci à l’oisillon qui nous a fait passer l’info !)
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Mince, j'étais client chez eux, déjà que j'ai reçu un message de leur part pour me dire qu'ils s'étaient fait piller leurs données y'a quelques semaines, maintenant, je ne peux même pas m'opposer à leur utilisation de mes données parce que je ne suis plus en France et j'ai perdu tous ces identifiants...
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C'est légal l'opt-out par défaut pour des données de ce genre ?
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De ce que je crois comprendre, le consentement n'a pas été requis lors de la collecte des données, puisqu'elles l'ont été durant un parcours de soins.

Concernant le nouveau traitement qui les concerne, la CNIL ne mentionne qu'une obligation d'information, aux contours lâches, qui doit préciser la possibilité de retirer son consentement.

On dirait donc bien que le changement de finalité du traitement de données de santé n'est pas conditionné à un consentement libre, éclairé & univoque, réalisé via un acte positif… et que ce qui est prévu est bien un "opt-out". Snif.

Si quelqu'un de plus calé voulait bien confirmer/informer mes suppositions, ce serait chouette.

L'opt-out, c'est dégueulasse car irrespectueux des personnes, car de leurs droits. Je pensais qu'on l'avait enfin intégré.
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Je suis concerné, j’ai rapidement regardé leurs justifications avant de m’opposer. Globalement, ils invoquent l’intérêt légitime pour justifier l’opt-in par défaut. Comme l’article, j’ai tiqué sur l’accès « ponctuel et occasionnel » depuis l’étranger, depuis des « pays offrant le même niveau de garantie » (comprendre, les états-unis, donc, alors qu’on sait très bien que la décision de la commission européenne va être invalidée).
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Intérêt légitime de leurs actionnaires et es-ce aussi notre intérêts ??
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Oui la Reine Ursule est soumise aux exigences étasuniennes. Elle a déjà offert les données d'identité des citoyens européens il y a quelques temps !
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En tant que professionnel on est poussé à participer à des entrepôts de donnée de santé avec nos données patients.
Ca me pose largement question.
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Merci pour cet article. On sait la liste des centres concernées ?
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On a dans l’agrément la liste des 24 structures enregistrées mais ça ratisse très large, ce ne sont pas des centres individuels :

Plusieurs organismes interviennent en qualité de responsables conjoints de traitement dans le cadre de la constitution de l’entrepôt :

Cerballiance Alpes Durance
Cerballiance Aquitaine Nord
Cerballiance Aquitaine Sud
Cerballiance Artois
Cerballiance Auvergne-Rhône-Alpes
Cerballiance Bourgogne
Cerballiance Charentes
Cerballiance Gascogne
Cerballiance Hauts-de-France
Cerballiance IDF Ouest
Cerballiance IDF Sud
Cerballiance Languedoc
Cerballiance Médoc
Cerballiance Normandie Est
Cerballiance Normandie Ouest
Cerballiance Normandie Sud
Cerballiance Occitanie
Cerballiance Oise
Cerballiance Paris et IDF Est
Cerballiance Provence Azur
Cerballiance Pyrénées
Cerballiance Réunion
Cerballiance Somme
Cerballiance Centre Val de Loire
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A supprimer
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Cerba est un de mes clients au boulot, je ne doute pas de l’intérêt médical, mais les connaissant il doit aussi y avoir un intérêt économique, à l'occasion j'essaierais d'en savoir plus avec mes contacts.
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Vu la sauce dans laquelle ils sont sur le plan financier avec une dette écrasante oui ça fait peu de doute !

Hasard du calendrier : https://www.linforme.com/sante/article/cerba-se-prepare-activement-a-restructurer-sa-dette-de-5-milliards-d-euros_3055.html
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Bien sûr que l'accès à ces données se monnaie, c'est normal, ça coûte de développer un système aussi énervé. Un de mes clients a essayé de monter un EDS mais ils n'ont pas été sélectionné parce qu'ils n'avaient pas l'expérience de la gestion d'un EDS...
Ca a couté quand même les yeux de la tête et sur une période prolongée donc qu'il y ait retour sur investissement c'est complétement normal.
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Les données des EDS sont toujours pseudonymisées, c'est le but même des EDS de permettre la réidentification dans des cas où cela serait nécessaire. Les sourcils qui seraient froncés en rapport avec ça ne connaitraient pas la nature d'un EDS. C'est d'ailleurs simple à saisir dans le cas où tu es identifié comme ayant une affliction grave, il faut pouvoir prévenir le patient et donc l'identifier.

Les accès se font via des machines isolées au niveau réseau et les permissions filtrent les accès aux différentes bases. Ces bases qui sont elles même chiffrées et impossible à accéder par l'hébergeur à moins d'avoir les clés privées. Alors les services US peuvent récupérer potentiellement les données chiffrées mais ne pourront en faire grand chose.
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??
je ne vois pas du tout l'intérêt de ne pas rendre les données stockées anonymes: Quand on va faire l'examen, c'est avec une ordonnance de médecin, qui est informé du résultat systématiquement et peut assurer suivi et actions nécessaires, d'autant que les valeurs sont utiles sur le moment, probablement moins un an ou deux après sauf pour le suivi et la mesure de l'évolution, mais c'est fait par le soignant pas par des chercheurs lambda extérieurs au binz.
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Moi non plus pas d’information
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Le formulaire pour s'opposer à la réutilisation de ses données demande d’accepter de transmettre ses infos personnelles dans le cadre du traitement de cette demande. Mais donc ensuite, je dois remplir à nouveau un formulaire pour demander de les effacer :reflechis: :eeek2: BOUCLE SANS FIN

Cerballiance va exploiter les données d’une partie de ses patients dans un entrepôt

  • À quoi doit servir cet entrepôt de données ?

  • Des intérêts privés

  • Les données concernées

  • Dualité du système

  • Opt-out uniquement

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