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Non, la Dinum n’a pas prévu d’injecter 120 millions d’euros dans la Suite numérique

Souverainetay !

Non, la Dinum n’a pas prévu d’injecter 120 millions d’euros dans la Suite numérique

Un marché public de 120 millions d’euros pour développer en interne à la DINUM une alternative libre à Microsoft 365 ? Depuis une semaine, les critiques fusent sur le LinkedIn des startups françaises. Le service interministériel réfute auprès de Next, expliquant que ce montant concerne tous ses produits et correspond à un montant maximum de dépenses sur une période de quatre ans.

Le 19 juin 2025 à 15h01

Depuis une semaine, la direction interministérielle du numérique (DINUM) et sa Suite numérique font l’objet de nombreuses discussions sur le LinkedIn des startups françaises. Il y est reproché au service interministériel de ne pas assez s’appuyer sur le réseau d’éditeurs français de logiciels et de créer ses solutions lui-même en s’appuyant sur un budget important. Le service pointe à Next, au contraire, que son budget est « plutôt en baisse dans le contexte de contraintes budgétaires actuelles ».

Les chamboulements de l’autre côté de l’Atlantique depuis le retour au pouvoir de Donald Trump ont remis sur le haut de la pile le thème de la souveraineté numérique. La question de pouvoir se passer rapidement de Microsoft 365 et Google se pose de plus en plus et notamment au sein des ministères. Même si, pendant ce temps-là, une administration comme l’École Polytechnique justifie son choix de Microsoft 365.

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Commentaires (15)

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Pour info, la suite Osmose a été mise à l'arrêt et est remplacée par Resana.
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Et c'est bien dommage, car Resana n'est clairement pas au même niveau de fonctionnalité et de maturité... C'est une régression par rapport à Osmose.
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#PublicMoneyIsPublicCode (or should be anyway)

Tous ces acteurs privés ne cherchent pas à participer à l'effort de nationalisation de notre espace numérique mais à avoir une part du gâteau et seront les premiers à se vendre aux américains dès qu'un chèque assez gros pointera le bout de son nez.
Il n'y aura pas d'indépendance sans des solutions libres et open source et des compétences techniques sur le territoire qui savent les gérer et qui puissent assumer un fork en cas de pépin.
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Si seulement la loi prévoyait une sanction (du genre interdiction de répondre à des marchés publics) contre les chefs d'entreprise qui font de la désinformation pour mettre en avant leur business.

Rien que cette phrase :
espère s’arroger une place sur le marché de l’informatique de l’État : projets open source, Kubernetes, et même une suite bureautique — et ce même si des acteurs privés proposent les mêmes services
me paraît extrêmement problématique. On tue l'AMUE, cocktail et RENATER donc ? Et on remplace ça par des merdes produites et vendues à la chaîne par des boîtes qui vont pouvoir traire la vache à lait jusqu'au trognon ?

Bon après, le gars, il se vante de publier dans Le Point donc...
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À noter que le revirement du Cigref donne lieu à une petite passe d'armes sur Linkedin entre son délégué général et Michel Paulin
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C'est quoi le problème avec Libreoffice ? Je me demande parce que je ne le vois pas mentionné.
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Malgré ses bonnes qualités de pare-feu les ministères sont encore équipés d'OpenOffice pour ça. Peut-être à la prochaine refonte de leur sécu réseau qui sait
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On parle de suite collaborative: LibreOffice ne l'est pas. A moins que cela ait changé.
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Ca l'est, via Collabora Online.
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En effet, pourquoi ne pas pousser Collabora Online et investir dedans?
La première réponse serait la "mauvaise" gestion du format docx et assimilé peut être.
Parce que ça marche vraiment bien.
Cryppad est sympa aussi, c'est un embryon de Nextcloud complètement crypté, avec la suite only office en interne. C'est pas non plts déconnant comme service, avec un dépôt cloud mais pas de synchro locale.
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Je me posais la même question

Quand j'ai lu ça :
Quand j'ai commencé il n'y avait pas de solutions libres en France
Je me suis dit : "Et LibreOffice, alors ?" Voire même OnlyOffice (même si ça pourrait n'être qu'Open Source).
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Je me suis dit : "Et LibreOffice, alors ?" Voire même OnlyOffice (même si ça pourrait n'être qu'Open Source).
Je pense que c'est à interpréter au sens : pas géré par un projet français. LibreOffice est géré par une organisation domiciliée en Allemagne.
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Alors ça, c'est bien beau, mais la "gestion" d'un projet libre, c'est pas quelque chose de BLOQUANT pour de la souveraineté : si ce qu'il se passe dans la branche principale te plait pas, tu peux forker. Exemples : OwnCloud => NextCloud / OpenOffice => LibreOffice

Bref, si c'est ça l'argument, je le trouve assez peu pertinent pour lancer un nouveau projet, plutôt que d'en soutenir un existant.
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Bonjour, dans le contexte du sujet, je pense que la phrase de Virgile Deville doit s'interpréter au sens de "pas d'entreprise en France qui proposait ce genre de solution s'appuyant sur du libre" (et c'est comme ça que je l'ai interprétée en écrivant l'actu).
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Merci pour la réponse.
Mais on a pléthore de SSLL pourtant, non ?

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