Face à de mauvais résultats, Intel licencie 15 000 personnes et dresse ses priorités

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Face à de mauvais résultats, Intel licencie 15 000 personnes et dresse ses priorités

Après avoir annoncé de mauvais résultats pour son deuxième trimestre financier, Intel confirme des licenciements massifs. 15 % du personnel va ainsi devoir partir. En situation de crise, la société présente ses priorités, qui doivent refaire d’elle une structure agile.

Le 02 août 2024 à 09h54

Commentaires (19)

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Bientôt, ils se feront racheter par Nvidia :mrgreen:
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Je trouverais bien plus amusant si c'était AMD :)
Même si ce n'est pas réalisable, il est loin le temps où Intel donnait de l'argent à AMD pour éviter d'être en position de monopole.
Surtout comme tu le dis, avec des acteurs comme NVIDIA, ARM,... qui sont bien sorties du bois.
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Ils auraient surtout dû prendre le virage ARM en même temps que tout le monde pour en proposer.
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Il y avait eu StrongArm racheté à DEC à la fin des années 90... Enterré depuis. Le business model d'Arm de vente de propriété intellectuelle ne faisait guère de sens pour qui est déjà un concepteur de microprocesseur.
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Certes, mais l'un n'empêchait pas l'autre, et même si ca ne faisait pas de sens à l'époque, ca en fait déjà un peu plus de nos jours je pense. Car le concurrent d'Intel n'est plus vraiment uniquement AMD, mais Apple, Qualcomm, bientôt Mediatek et peut-être Nvidia... Ils veulent conserver leur souveraineté, je veux bien, mais ca peut aussi leur couter cher.
Et AMD est bien concepteur de microprocesseur également, ils devraient bien nous sortir de l'ARM malgré tout.
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Si le monde se résumait au monde des laptops, Apple ferait effectivement concurrence (féroce) à Intel et AMD, mais si on prend en compte les postes de travail, les serveurs, les plateformes cloud, edge, les fermes de calcule intensif, les consoles de Jeu, ... Apple n'existe quasi nulle part sur ces segments...
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J'ai donné 4 exemples sur ARM, car le sujet du message précédent c'était ARM, donc je ne résume rien aux laptops... Il faut lire les trois autres et voir les trois petits point plutôt que de focus sur l'un 😉.

Mais même sur le laptop, sans résumer a Apple, on parle quand même de dizaines de millions de Mac qui ne sont plus équipés Intel, ce n'est pas négligeable non plus.
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Tous les problèmes de fiabilité ont du faire baisser les ventes aussi mais ils n'en parlent pas.
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Intel qui a d'ailleurs reconnu les problèmes de chauffe/tension sur les générations 13/14 est sous la menace d'une éventuelle class action de consommateurs américains. Ils viennent d'annoncer +2 ans de garantie sur ces générations (3ans > 5ans) pour "rassurer".

Le correctif d'instabilité sur ces générations devrait quant à lui arriver à la mi-août. Et si votre CPU a été endommagé il est possible de le retourner en RMA.
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Ils reviennent donc à leur effectif de 2019.
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Dès le prochain trimestre, le dividende versé aux actionnaires sera suspendu. En revanche, tous les investissements liés à la croissance (dont la R&D) seront maintenus.
Bon, dans le lot il y a quand même des aspects positifs.
Mais 15% de la masse salariale... wahou ! (même si oui, +10% en peu de temps, ce qui revient à effacer ces embauches + 5%)

Le soucis d'Intel c'est qu'ils ont trop longtemps navigué à vue, profitant de leur position dominante avant qu'AMD ne revienne dans la course, qu'ARM leur grignote de plus en plus de parts, etc. Les gains technologiques n'étant pas au rdv qui plus est.
Et dans ce type d'entreprise l'inertie semble très importante. Donc les changements prennent du temps à porter leurs fruits, sauf que le secteur lui continue d'évoluer (rapidement).

Après, en terme purement techno, je ne vois pas comment ils pourront faire face à ARM (pour le secteur portable) et aux GPU (pour l'IA) dans le temps. Le x86 me semblant être un _boulet_ face à la demande. Peut-être que tout cela fera évoluer rapidement cette architecture dans les années à venir (sujet abordé par (trop) petites touches pour la compatibilité ascendante) ? Peut-être que la solution est là : assumer de casser la compatibilité sur une prochaine génération pour moderniser fortement l'architecture.
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Quand on regarde la réponse d'AMD à Qualcomm avec le hx370, on peut se dire que le x86 n'est pas forcément un si gros boulet à traîner. Pour rappel, un jeu d'instruction n'est plus, depuis longtemps, synonyme de l'architecture interne d'un CPU, ça décrit juste le langage du front-end du cpu. C'est derrière le front-end que tout se passe.

Par contre, il est urgent qu'Intel regarde ses forces et faiblesses tant technologiques que commerciales et commence à oser réinventer. Par le passé, Intel a su réinventer le Pentium III pour ouvrir une nouvelle voie alors que l'architecture Netburst s"était transformé en cul de sac technologique, permettant à Intel de conserver sa position dominante. Ici, Intel est occupé à rater plusieurs virages (IA, GPGPU, laptop, HPC, ...) qui risquent de lui coûter cher, mais rien n'est encore gravé dans le marbre.
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Et d'ailleurs pour le renouveau du Pentium III et les débuts de l'architecture "Core", le renouveau et l'innovation n'étaient pas venus d'Intel US mais d'une petite filiale d'Intel, filiale basée en... Israël.
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Mais les choses devrait changer pour eux puisqu'il a été décidé par Microsoft qu'un NPU serait obligatoire pour certaines tâches bien qu'une Geforce sache faire de l'IA.
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Ils effacent donc peu ou prou le bénéfice net de l'année passée en "creusant" la trésorerie de $100M, ce qui en regard des ordres de grandeur en jeu (~$1MM pour le compte de résultats, ~$10MM pour le chiffre d'affaire), est une paille.

Le chiffre d'affaire est relativement stable, et il ne me semble pas avoir lu des embauches massives par Intel durant l'année écoulée.
La dégradation des revenus et/ou des coûts ne semble donc pas être structurellement lié à la main d'oeuvre… et pourtant c'est elle qui trinque. Je serais cynique, je dirais que c'est un prétexte. Fort heureusement, les grandes entreprises capitalistes ne sont, elles, pas cyniques.

Il reste à évaluer le matelas de financement, au premier lieu desquels la trésorerie, de vérifier le BFR, mais quelque chose me dit que ce n'étaient pas ces 15k employés sur le total des 100k, qui changeait la donne sur la viabilité de l'entreprise.

Ceci n'est bien évidemment qu'une vision comptable sur la base des informations éparses à ma disposition, et mon analyse est volontairement déconnectée du bullshit émotionnel appelé "bourse", qui n'est pas très intéressant.
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"La société parle de mettre fin aux tâches non essentielles et de favoriser « une culture d’appropriation et de responsabilisation »."

Bon, la chasse aux bullshit jobs va s'ouvrir chez Intel... Mais parler d'agile pour induire une culture d'appropriation (cela peut être le cas, mais en pratique la finesse du découpage et le métronome des jalons trop fréquents font que cela fonctionne d'autant plus mal que les tâches sont complexes) et de responsabilisation (là c'est tout l'inverse! Comme dans toute organisation qui éclate trop les choses sans attribuer un sous-ensemble cohérent de manière nominative)! Ouille...
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C'est pas une première pour Intel: strongarm, les atom, Xeon phi, le wifi, plein de produit ont été coupé un peu tôt, souvent avec un décalage entre la stabilisation du produit et le marketing.
Des produits qui auraient pu avoir un avenir (les tel et tablettes en Intel étaient pas dégueux en fait)
C'est le problème avec Intel: ils ont de bonnes choses, mais n'en font pas une pub suffisante, on les découvre quand ils les arrêtent.
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Intel a embauché à tout va pour tester plusieurs pistes et maintenant s'allège sur ce qui est le moins rentable.

Avec l'arrivée de Windows 12 qui tarde pour relancer à nouveau la machine à changer les PC, ça se tient.
Je suis pret à parier qu'au final, soit à la sortie de W12, Intel aura dégagé toutes les compétences qui ont été rendues inutiles par l'IA & W12 pour s'être pourvu en compétences exactement correspondantes aux spécificités de W12.

Principe de destruction créatrice ...
Au détriment des devs kleenex. Reste à savoir dans quelle mesure cela aurait coûté moins cher de reconvertir les ressources existantes plutôt que de les changer.
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On est pas vraiment dans une situation d'une simple expansion exploratoire suivie d'une contraction pour optimisation. On est pas face à une approche "business as usual" mais face à une crise existentielle pour une entreprise en position dominante mais qui enchaîne les dysfonctionnements et qui n'arrive pas à redresser la barre pour atteindre ses objectifs sur son cœur de métier. Si le sauveur est vraiment Windows 12, alors il est probable qu'Intel continue encore à se déliter d'ici la sortie de cet OS l'an prochain.

Après les années Swan, la confiance en Gelsinger pour redresser l'entreprise est occupée à fon-dre, et la chute violente de l'action Intel est un signe assez visible de cette perte de confiance, peut-être à tort (une entreprise comme Intel a une manœuvrabilité qui nécessite 5-8 ans pour voir des résultats), peut-être à raison (les problèmes de l'entreprise sont peut-être trop profonds pour redresser la barre à temps, surtout si les problèmes émanent de la culture d'entreprise)

L'annonce d'un licenciement de masse aurait dû faire remonter l'action de manière significative mais il n'en a rien été, ce qui veut dire que la crise de confiance est profonde et que les investisseurs ne parient pas sur la capacité de l'entreprise à corriger le cap rapidement.

Face à de mauvais résultats, Intel licencie 15 000 personnes et dresse ses priorités

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  • Une série de priorités pour redresser la barre

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