Uber a annoncé des pertes colossales à ses investisseurs

Uber a annoncé des pertes colossales à ses investisseurs

Le beurre et l'argent d'Uber

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Kevin Hottot

Publié dans

Économie

26/08/2016
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Uber a annoncé des pertes colossales à ses investisseurs

Uber a présenté en privé à ses investisseurs ses derniers résultats trimestriels. Les données qui ont fuité à l'issue de cette rencontre sont peu glorieuses pour le géant des VTC, qui continue de brûler son cash à vitesse grand V.

Chez Uber, il n'y a pas que les levées de fonds qui s'enchainent. Le géant américain des VTC les a multipliées ces derniers mois, portant leur total à plus de 12 milliards de dollars depuis fin 2014. Pourquoi Uber fait-il autant de tours de table ? Probablement pour s'assurer un matelas confortable en vue des trimestres difficiles qui l'attendent. 

Y'a-t-il un pilote chez Uber ?

Uber n'est pour l'instant pas côté en bourse. L'entreprise n'a donc aucune obligation de rendre ses comptes publics. Elle se contente de fournir quelques chiffres à huis clos à ses principaux investisseurs, afin qu'ils vérifient que la feuille de route du géant du VTC est bien suivie correctement. 

Nos confrères de Bloomberg ont pu mettre la main sur les documents présentés aux investisseurs pour le deuxième trimestre 2016. Et leur contenu a de quoi en refroidir plus d'un. Alors même que trois mois plus tôt l'entreprise affichait des bénéfices dans certains pays, entre avril et juin, des pertes étaient au menu partout dans le monde. 

Sur le premier trimestre, l'EBITDA d'Uber était négatif à hauteur de 520 millions de dollars. Sur les trois mois suivants, il s'est encore creusé pour atteindre plus de 750 millions de dollars. En l'espace d'un semestre les pertes du groupe s'élèvent donc à au moins 1,27 milliard de dollars, sur un chiffre d'affaires d'environ 2,1 milliards de dollars. Sur le dernier trimestre, Uber a même perdu 100 millions de dollars rien qu'aux États-Unis, alors que ce marché est habituellement rentable pour la société. Depuis son lancement, Uber a cumulé plus de 4 milliards de dollars de pertes.

Des pertes colossales

« Vous ne trouverez pas beaucoup d'entreprises technologiques qui peuvent perdre autant d'argent aussi rapidement » note avec justesse Aswath Damodara, professeur d'économie à l'université de New-York, devant nos confrères. Sur l'ensemble de 2015, les pertes d'Uber se chiffraient à au moins 2 milliards de dollars, avant même de compter les intérêts, les taxes, les dépréciations et l'amortissement.

À titre de comparaison, Amazon, dans son année la plus noire (2000) n'avait perdu « que » 1,4 milliard de dollars. Un chiffre qu'Uber pourrait encore dépasser cette année. L'entreprise se veut néanmoins rassurante. À partir du mois d'août, plus aucune perte ne sera comptabilisée en Chine, suite à la cession de cette activité à Didi Chuxing. Cela devrait permettre au géant des VTC de redresser un peu la barre, puisqu'il brûlait plus d'un milliard de dollars par an pour tenter de se faire une place sur le marché chinois.

Heureusement, Uber peut compter sur de solides réserves de cash, plus de 8 milliards de dollars, et de quelques milliards sur des lignes de crédits encore intactes. De quoi se permettre encore quelques dérapages incontrôlés, mais surtout de financer ses recherches dans le domaine des véhicules autonomes.

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Écrit par Kevin Hottot

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

Y'a-t-il un pilote chez Uber ?

Des pertes colossales

Le brief de ce matin n'est pas encore là

Partez acheter vos croissants
Et faites chauffer votre bouilloire,
Le brief arrive dans un instant,
Tout frais du matin, gardez espoir.

Commentaires (73)


Le 26/08/2016 à 12h 12







Kevin a écrit :



Le beurre et l’argent d’Uber





Objection !!!



Le 26/08/2016 à 12h 13

“C’est un hommage”™


Le 26/08/2016 à 12h 15

bon, dans ce cas ça passe, alors <img data-src=" /> (“quand on plagie un plagiat, ça s’annule” ©W. Shakespeare)


Ami-Kuns Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 19

On n’est pas au tribunal.<img data-src=" />


Jarodd Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 21



De quoi se permettre encore quelques dérapages incontrôlés, mais surtoutde financer ses recherchesdans le domaine des véhicules autonomes.





Et sans ça ? Juste l’activité de transport, c’est bénéficiaire ou pas ?


Le 26/08/2016 à 12h 26

“Entreprise technologique” <img data-src=" />


Le 26/08/2016 à 12h 26

Google a des parts dans uber donc pourquoi uber fait aussi de la recherche au lieu de profiter de la techno de google ? Qui est très avancé…


Le 26/08/2016 à 12h 30







CryoGen a écrit :



“Entreprise technologique” <img data-src=" />





bah oui…. par opposition avec celles qui ne fonctionnent qu’avec des plaquettes en bois et des bouts de charbon <img data-src=" />



alex.d. Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 30

Il faut bien préciser que la vente de la filiale chinoise qui perdait 1 milliard par an ne va pas réduire le déficit d’un milliard par an, puisqu’Uber n’était pas actionnaire à 100% de la filiale chinoise. Seule une partie de ce milliard était intégré au bilan d’Uber.

Bon, à ce rythme ils ne pourront pas continuer le dumping très longtemps, et il faudra bien qu’un jour ils remontent leurs tarifs au même niveau que les taxis s’ils veulent avoir des comptes à l’équilibre.

&nbsp;


alex.d. Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 32







Jarodd a écrit :



Et sans ça ? Juste l’activité de transport, c’est bénéficiaire ou pas ?



Non, c’est structurellement déficitaire, puisque Uber verse aux chauffeurs plus que ce qui est facturé au client.

Là ils sont dans la phase dumping pour couler la concurrence, avant de pouvoir remonter tranquillement leurs prix plus tard.

&nbsp;



Le 26/08/2016 à 12h 35







alex.d. a écrit :



Bon, à ce rythme ils ne pourront pas continuer le dumping très longtemps, et il faudra bien qu’un jour ils remontent leurs tarifs au même niveau que les taxis s’ils veulent avoir des comptes à l’équilibre.

&nbsp;





ou alors ils s’allient avec Domino pizza pour livrer des passagers par drone. Si tu paies un supplément tu peux manger la pizza <img data-src=" />



Le 26/08/2016 à 12h 35

À quoi s’attendre d’autre d’une coquille vide?


Le 26/08/2016 à 12h 36







alex.d. a écrit :



Non, c’est structurellement déficitaire, puisque Uber verse aux chauffeurs plus que ce qui est facturé au client.

Là ils sont dans la phase dumping pour couler la concurrence, avant de pouvoir remonter tranquillement leurs prix plus tard.

&nbsp;





Jamais compris pourquoi c’était autorisé ça, dans les autres secteur vendre à perte est interdit !! (à part dans les cas de liquidation etc..)



&nbsp;



Le 26/08/2016 à 12h 41

Des que les voiture autonomes seront autorisés Uber pourra virer tous ses chauffeurs et faire de beau bénéfices.



&nbsp;Tout est planifié ^^


Pour être précis, la vente à perte est interdite. C’est-à-dire acheter un bien et le vendre à perte (coût de revient &gt; prix de vente).



Uber n’achète rien dans le but de le vendre.


Ami-Kuns Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 41

La vente à perte (et non pas la revente) par un fabricant n’est pas légalement interdite. Un producteur pourra vendre ses fabrications (ou service) en deçà de leur valeur réelle.


Uther Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 42

Que Google ait des parts dans uber, ne signifie pas qu’il le contrôle, a moins d’être majoritaire. Encore moins qu’il partage sa technologie gratuitement.


alex.d. Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 42

Parce que la loi qui interdit la vente à perte ne concerne que le secteur marchand, pas les services, où il est habituellement plus difficile de calculer un prix de revient fiable et définitif.

&nbsp;








arkaow a écrit :



ou alors ils s’allient avec Domino pizza pour livrer des passagers par drone. Si tu paies un supplément tu peux manger la pizza <img data-src=" />





Tu travailles dans la Silicon Valley pour avoir des idées aussi “innovantes” ? <img data-src=" />



Le 26/08/2016 à 12h 44







Ami-Kuns a écrit :



La vente à perte (et non pas la revente) par un fabricant n’est pas légalement interdite. Un producteur pourra vendre ses fabrications (ou service) en deçà de leur valeur réelle cout de production.





Sinon on va lancer un débat sans fin sur la valeur et le prix <img data-src=" />



John Shaft Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 46

Normal que ça passe, l’uber est un lubrifiant bien connu



–&gt; []


Ami-Kuns Abonné
Le 26/08/2016 à 12h 46

On est dredi.<img data-src=" />


Le 26/08/2016 à 12h 50

Ce que tu dis est faux. La revente à perte l’est.. théoriquement. Le droit français devrait sanctionner alors que le droit européen a pris un virage de ce point de vue là, en ne sanctionnant pas forcément.


Le 26/08/2016 à 12h 52







NeedSumSleep a écrit :



Jamais compris pourquoi c’était autorisé ça, dans les autres secteur vendre à perte est interdit !! (à part dans les cas de liquidation etc..)





Bien sûr que c’est autorisé, comment tu crois que Microsoft s’est imposé sur le marché de la console ? Ce qui est interdit, c’est d’acheter un bien et de le revendre moins cher que le prix d’achat.



Le 26/08/2016 à 12h 53

et la la question que tout le monde se pose c’est: comment font-il pour perdre autant de pognon?



leurs employés ne le sont pas vraiment et ils payent pas de charge dessus, ils ne sont pas non plus propriétaire du matériel…


Le 26/08/2016 à 12h 53

tain tu fais chier j’y ai vraiment cru. J’ai mis 5 min a tilter sur legorafi &gt;&lt;


Le 26/08/2016 à 12h 54







John Shaft a écrit :



Normal que ça passe, l’uber est un lubrifiant bien connu



–&gt; []





<img data-src=" />







Ami-Kuns a écrit :



On est dredi.<img data-src=" />





j’eus espéré que l’article sur les 25 ans de Linux suffirait à étancher la soif de troll <img data-src=" />

(mais en ces temps de fortes chaleurs, nul doute que la soif est grande <img data-src=" /> )



Le 26/08/2016 à 13h 00

C’est parfaitement interdit. Ça s’appelle un prix prédateur.


Le 26/08/2016 à 13h 02

Microsoft n’a pas vendu de console a perte, il a juste pas pris en compte la R&D, la pub et autre… Ce qui est largement legal.



Si demain nvidia decide de vendre des consoles a 900€ avec une gtx 1080ti ils peuvent car si ils vendent juste au coup de fabriquent ils ont de la marge pour le reste…


Le 26/08/2016 à 13h 04







Blastm a écrit :



et la la question que tout le monde se pose c’est: comment font-il pour perdre autant de pognon?



leurs employés ne le sont pas vraiment et ils payent pas de charge dessus, ils ne sont pas non plus propriétaire du matériel…





Les chauffeurs même non salariés payent leur charges sociales normalement, des impôts sur les sociétés (ou en libéral au lieu de bénéficier d’un impôt sur les sociétés limité à 33%, ils payent des impôts sur l’ensemble de leur revenus parfois à des taux plus important encore) et payent l’achat l’amortissement, l’entretient, l’essence et les assurances du véhicule.



&nbsp; Donc au niveau des tarifs ca ne devait pas changer grand chose sauf qu’un service à un cout et le vendre moins cher que ce qu’il coute à produire ne permet pas de gagner de l’argent.



Le 26/08/2016 à 13h 10

La question reste ouverte ; comment ils perdent autant d’argent ?


Le 26/08/2016 à 13h 11







ThomasBrz a écrit :



Microsoft n’a pas vendu de console a perte, il a juste pas pris en compte la R&D, la pub et autre… Ce qui est largement legal.



Si demain nvidia decide de vendre des consoles a 900€ avec une gtx 1080ti ils peuvent car si ils vendent juste au coup de fabriquent ils ont de la marge pour le reste…





Microsoft, au début de la Xbox 360, la vendait à \(400 pour un prix de fabrication unitaire de plus de \)500, et c’est légal. Et Nvidia peut tout à fait vendre une console à 200€ avec une 1080ti si ils veulent, c’est eux qui décident de la valeur de leurs cartes et produits (enfin, voir réponse à la citation suivante)





Furvent a écrit :



C’est parfaitement interdit. Ça s’appelle un prix prédateur.





Mis à part en cas d’abus de position dominante, je ne pense pas que ça soit interdit.



fred42 Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 12







alex.d. a écrit :



Il faut bien préciser que la vente de la filiale chinoise qui perdait 1 milliard par an ne va pas réduire le déficit d’un milliard par an, puisqu’Uber n’était pas actionnaire à 100% de la filiale chinoise. Seule une partie de ce milliard était intégré au bilan d’Uber.

Bon, à ce rythme ils ne pourront pas continuer le dumping très longtemps, et il faudra bien qu’un jour ils remontent leurs tarifs au même niveau que les taxis s’ils veulent avoir des comptes à l’équilibre.





D’après Bloomberg, Uber a perdu au moins 2 milliards de $ en Chine en 2 ans.







alex.d. a écrit :



Non, c’est structurellement déficitaire, puisque Uber verse aux chauffeurs plus que ce qui est facturé au client.

Là ils sont dans la phase dumping pour couler la concurrence, avant de pouvoir remonter tranquillement leurs prix plus tard.



Tu as des chiffres et/ou des sources pour étayer ce que tu dis ?



Ami-Kuns Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 12

Coût supérieur au chiffre d’affaire simplement.


loser Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 14

&nbsp;ça fait bientôt 20 ans qu’Amazon procède comme ça et ça a l’air d’aller bien pour eux…

<img data-src=" />


loser Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 16

&nbsp;Comme tous les fabricants de consoles, en fait.


numerid Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 22

C’est autorisé aux États-Unis, la vente à perte je veux dire. Ce qui soit dit en passant pose des problèmes de loyauté de la concurrence pour les boutiques en ligne.


linkin623 Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 29

<img data-src=" /> pas que !



Sur des entreprises avec de telles croissances, le “flambage” des thunes vient souvent




  • d’investissements qui explosent les budgets

  • des paiements de stock options aux dirigeants/employés

  • le remboursement de crédits par anticipation en utilisant des capitaux propres issus des levées de fonds



    Et aussi de l’embauche de salaires démesurés…


Freeben666 Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 30

La vente à perte n’est interdite, c’est la revente à perte qui l’est.



Prenons un exemple, Micromania n’a pas le droit de te vendre une PS4 moins cher qu’ils ne l’ont achetée à Sony. Par contre Sony peut la vendre à Micromania le prix qu’ils veulent, même moins cher que le prix de fabrication.



Edit : grillé au moins 3 fois en fait ‘^_^


Le 26/08/2016 à 13h 30

Et les impôts, n’oublie pas les impôts.

















Ah ah ah, nan j’déconne.


Le 26/08/2016 à 13h 45







lysbleu a écrit :



Mis à part en cas d’abus de position dominante, je ne pense pas que ça soit interdit.





Exact.



Les prix abusivement bas sont interdits quelle que soit la position sur le marché, par contre.



L.420-5 c. commerce :




"Sont prohibées les offres de prix ou pratiques de prix de vente    



aux consommateurs abusivement bas par rapport aux coûts de production,

de transformation et de commercialisation, dès lors que ces offres ou

pratiques ont pour objet ou peuvent avoir pour effet d’éliminer d’un

marché ou d’empêcher d’accéder à un marché une entreprise ou l’un de ses

produits.



Les coûts de commercialisation comportent également et    



impérativement tous les frais résultant des obligations légales et

réglementaires liées à la sécurité des produits.



Ces dispositions ne sont pas applicables en cas de revente en    



l’état, à l’exception des enregistrements sonores reproduits sur

supports matériels et des vidéogrammes destinés à l’usage privé du

public.”



linkin623 Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 57

<img data-src=" />


Le 26/08/2016 à 13h 57







hollowmorphe a écrit :



Ce n’est pas comme si je ne vous l’avais pas annoncé il y a plus d’un mois.

NXI est trop occupé à parler tous les jours de M$.







Chinois du FBI.



Tant qu’à faire dans le réchauffer…



alex.d. Abonné
Le 26/08/2016 à 13h 59







fred42 a écrit :



Tu as des chiffres et/ou des sources pour étayer ce que tu dis ?





Ça par exemple :&nbsphttp://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2016/08/26/uber-a-perdu-plus-dun-milliard-d…

&nbsp;



Ami-Kuns Abonné
Le 26/08/2016 à 14h 01

C’était juste pour simplifié.


fred42 Abonné
Le 26/08/2016 à 14h 06

Merci, mais je ne peux décider de la justesse de la source qui n’indique pas sur quoi elle s’appuie pour affirmer cela.

De plus, il s’agit d’un article de blog, d’un journaliste correspondant du Monde, certes, mais il ne s’agit pas ici d’un article du Monde.



J’aurais préféré des exemples chiffrés.


alex.d. Abonné
Le 26/08/2016 à 14h 19

Pas d’exemple chiffré. Mais l’article Bloomberg original, source de cet article NXI, dit la même chose :

&nbsp;“&nbsp;Subsidies for Uber’s drivers are responsible for the majority of the company’s losses globally,”&nbsp;&nbsp;

Des subventions pour les sous-traitant, c’est bien une litote&nbsp;un euphémisme pour dire “vente à perte”.

&nbsp;&nbsp;


Le 26/08/2016 à 14h 26

Il me semble que ce n’est pas vendre à perte qui est interdit, mais revendre à perte.&nbsp;

“Il est interdit de revendre ou d’annoncer la revente au-dessous du prix d’achat effectif, notion qui détermine le seuil de revente à perte.“Je ne sais pas comment ça marche dans le cas d’un service, je pense que ça rentre dans le cadre de concurrence déloyale, à vérifier.&nbsp;


Le 26/08/2016 à 14h 33

D’accord mais comment ils font ?

[Hormis le marketing et la construction de la clientèle] demain tu loues du CPU et du disk dans un &nbsp;datacenter et tu outsources 1000 indiens et dans 3 mois tu as un concurrent de Uber, non ?

Ils font autre chose que servir d’intermédiaire ? Ils prennent pas assez de commission ? Qu’est ce qui coûte autant par rapport à ce que ça rapporte ?


Ami-Kuns Abonné
Le 26/08/2016 à 14h 38

Vu qu’ils ne publie pas grand chose comme info, c’est difficile à savoir.


Le 26/08/2016 à 14h 49







alex.d. a écrit :



Non, c’est structurellement déficitaire, puisque Uber verse aux chauffeurs plus que ce qui est facturé au client.

Là ils sont dans la phase dumping pour couler la concurrence, avant de pouvoir remonter tranquillement leurs prix plus tard.&nbsp;







NeedSumSleep a écrit :



Jamais compris pourquoi c’était autorisé ça, dans les autres secteur vendre à perte est interdit !! (à part dans les cas de liquidation etc..) &nbsp;





Je trouve aussi que cela devrait être interdit. Même si ce n’est pas exactement de la vente à perte.

&nbsp;

On voit clairement que c’est une stratégie de plombage et non de production de nouveaux services (ça reste du transport) ou de performances. C’est clairement pas rentable dans ces conditions.&nbsp;



Je comprend clairement l’ire des vrais taxis. Même si c’est pas donné; ça reste équilibré et viable en termes économiques. Les détracteurs vont nous dire que c’est la mafia des tacos et consort. Bref… y’a pas que des papés la dedans.



N’y a t-il pas des lois sur la concurrence qui puisse servir dans ces cas ? C’est clairement déloyal à plus d’un titre.



&nbsp;



Le 26/08/2016 à 14h 56

Petite discussion avec un chauffeur de taxi belge :

1_ uber fait aussi dans le transport de marchandises

2_ uber est en négociation avec l’état belge + représentants de taxi pour racheter les licences, gratuites ;) (mais ça se passe pas terrible du côté taxi)

3_ le chauffeur pense que, dans 1 à 2 ans, il n’y aura plus que uber, fini les taxis



Rien de vérifié, mais si des journalistes veulent creuser ;)


Le 26/08/2016 à 15h 08







Out of Atomic a écrit :



Petite discussion avec un chauffeur de taxi belge :

1_ uber fait aussi dans le transport de marchandises

2_ uber est en négociation avec l’état belge + représentants de taxi pour racheter les licences, gratuites ;) (mais ça se passe pas terrible du côté taxi)

3_ le chauffeur pense que, dans 1 à 2 ans, il n’y aura plus que uber, fini les taxis



Rien de vérifié, mais si des journalistes veulent creuser ;)





Ils font aussi de la musique Uberbayern&nbsp;<img data-src=" />



Le 26/08/2016 à 15h 37

En même temps à deux centimes de marge par course il faut en faire des courses.


Le 26/08/2016 à 16h 58

Article L442-2 C de com :

&nbsp;

&nbsp;“Le fait, pour tout commerçant, de revendre ou d’annoncer la revente d’un produit en l’état à un prix inférieur à son prix d’achat effectif est puni de 75 000 euros d’amende […]”. “Le prix d’achat effectif est le prix unitaire net figurant sur la facture d’achat, minoré du montant de l’ensemble des autres avantages financiers consentis par le vendeur […] et majoré des taxes [….]”



Aussi, les services proposés par Uber ne sont pas des produits susceptibles d’entrer dans le domaine de cette incrimination pénale spéciale (principe d’interprétation stricte en droit pénal). A moins que les juridictions répressives en décident autrement …

&nbsp;

Furvent évoque à juste titre l’article L420-5 du même code. La condition préalable&nbsp; me semble trop stricte ( “effet d’éliminer d’un marché ou d’empêcher d’accéder à un marché une entreprise ou l’un de ses



produits").      





Il est possible d’invoquer les dispositions du code de la consommation en matière de pratiques commerciales trompeuses (formes de pratiques déloyales), comme l’avait fait avec succès la DGCCRF à l’encontre Uber POP(CA paris 7 décembre 2015).En l’espèce, la Cour s’était fondée&nbsp; sur&nbsp; le 9° de l’ article L121-1-1 de l’ancien code de la consommation (abrogé au 1 juillet 2016) qui réprime le fait de “déclarer ou de donner l’impression que la vente d’un produit ou la fourniture d’un service est licite alors qu’elle ne l’est pas”.&nbsp; La Cour considère que :



&nbsp;“Le contrat final signé entre les partenaires particuliers et la société Rasier est libellé comme étant un contrat entre professionnels, dont les responsabilités et les rôles sont clairement identifiés, et non comme un contrat souscrit entre un professionnel et un particulier comme c’est le cas en réalité [Et] ce contrat ne correspond pas au service Uberpop tel qu’il est initialement présenté par la société Uber France dans les allégations publicitaires figurant sur son site internet et dans ses courriels, à savoir la possibilité pour un particulier par ce biais de transporter des individus et de se faire rémunérer au titre du covoiturage onéreux”. &nbsp;

Or, le code des transports définit le covoiturage comme&nbsp; l’ “utilisation en commun d’un véhicule terrestre à moteur par un conducteur et un ou plusieurs passagers, effectuée à titre non onéreux, excepté le partage des frais, dans le cadre d’un déplacement que le conducteur effectue pour son propre compte ” (Art L3132-1 C. transports&nbsp; issu le la loi n° 2015-992 du&nbsp;17 août 2015&nbsp;relative à la transition énergétique pour la croissance verte).



En suivant les pratiques commerciales trompeuses, il serait peut-être possible d’invoquer à l’encontre l’Uber pour l’ensemble de ses services, le troisièmement du&nbsp; nouvel article L121-2 code Conso :&nbsp;



“Une pratique commerciale est trompeuse si elle est commise dans l’une des circonstances suivantes&nbsp; […] 3° Lorsque la personne pour le compte de laquelle elle est mise en œuvre n’est pas clairement identifiable “.



La commission qu’Uber prend lors de la transaction (20% sauf erreur de ma part) l’incite à multiplier les ristournes et autres rabais promotionnels. De sorte que le consommateur ne peut pas déterminer si le tarif qu’il paye correspond exactement à la valeur du marché. Or, aux termes du second alinéa de l’articleL121-1 du même code, la pratique déloyale interdite est celle&nbsp; qui&nbsp; :

&nbsp;

&nbsp;“altère ou est susceptible d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, à l’égard d’un bien ou d’un service”. &nbsp;Enfin, cette pratique déloyale serait susceptible&nbsp; de constituer la faute en matière de concurrence déloyale, invocable par les taxis, sur le fondement de la responsabilité extra-contractuelle (futur-ex article 1382 du Code civil).

&nbsp;


Le 26/08/2016 à 17h 29

Peut-on parler de vente ou revente d’un produit quand il s’agit d’un service?


Le 26/08/2016 à 18h 03

On vent bien des produits financiers et des packs d’assurance… <img data-src=" />


cobalt57co Abonné
Le 26/08/2016 à 23h 01







arkaow a écrit :



ou alors ils s’allient avec Domino pizza pour livrer des passagers par drone. Si tu paies un supplément tu peux manger la pizza <img data-src=" />







<img data-src=" />



Tr4ks Abonné
Le 26/08/2016 à 23h 48

Merci pour les infos <img data-src=" />


Le 27/08/2016 à 21h 09

Effectivement, je comprends pas, c’est comme si blablacar perdait de l’argent !

&nbsp;

Ils prennent une com sur chaque déplacement, ils n’ont que les frais de serveur et de personnel (admin, compta, com, marketing, …) pour gérer ça, mais j’ose imaginer qu’ils facturent cette com pour couvrir ces frais et faire des bénéfices !



Sinon c’est peut-être des technique pour pas payer d’impôts, genre j’investit dans la R&D, officiellement je suis négatif, mais en fait ça va très bien ^^


Le 29/08/2016 à 08h 47

Tant de commentaire sur la vente à perte…



Uber implantée quasiment dans le monde entier, parler du code du commerce français, c’est regarder par le petit bout de la lorgnette.



A-t-on au moins le détail pour la filiale françaisE?


Le 29/08/2016 à 10h 16







Nanmeho a écrit :



Tant de commentaire sur la vente à perte…





L’interdiction de la vente à perte est belle et bien codifiée dans le Code de commerce, il s’agit d’un délit pénal !&nbsp;&nbsp; Aussi, je ne crois pas qu’il s’agit de “regarder par le petit bout de la lorgnette”. De plus, la Commission européenne n’est pas encore parvenue à une régulation juridiquement contraignante&nbsp; du secteur. Sa communication en date du 2 juin 2016 intitulée “un agenda européen pour l’économie collaborative”, elle évoque&nbsp;&nbsp; :



“l’économie collaborative soulève souvent des questions sur l’application des cadres juridiques existants, brouillant ainsi les limites entre consommateurs et fournisseurs, salariés et travailleurs indépendants, ou encore entre fourniture professionnelle et non professionnelle de services. Cela peut dès lors susciter une certaine incertitude sur les règles applicables, en particulier lorsqu’elle s’accompagne d’une fragmentation réglementaire découlant d’approches divergentes à cet égard au niveau national ou local.[…]À cela s’ajoute le risque que les zones grises réglementaires soient exploitées pour contourner les règles destinées à préserver l’intérêt général […].”

&nbsp;“L’objectif de la présente communication est d’aider à tirer pleinement profit de ces bénéfices et de répondre aux préoccupations exprimées sur l’incertitude entourant les droits et les obligations des acteurs de l’économie collaborative.[…]Les présentes orientations non contraignantes sur les modalités selon lesquelles il conviendrait d’appliquer le droit de l’Union en vigueur traitent des problèmes clés auxquels les acteurs du marché comme les pouvoirs publics sont confrontés. Elles sont sans préjudice des initiatives que la Commission pourrait prendre à l’avenir dans ce domaine et des prérogatives de la Cour concernant l’interprétation du droit de l’Union.”

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Citan666 Abonné
Le 29/08/2016 à 12h 17

Malheureusement rien à apporter à la discussion, mais je voulais tout de même remercier Jurinord pour l’éclairage construit et sourcé. <img data-src=" />



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Le 29/08/2016 à 12h 51

Oui, code du commerce français…



A ce titre, toutes ces réflexions seraient plus appropriées à propos de toutes les promos des opérateurs que sur l’activité d’Uber, ces dispositions n’ayant pas nécessairement cours dans tous les pays dans lesquels Uber est implanté, et sans un détail des revenus et pertes par zone géographique/économique.


Le 29/08/2016 à 13h 27

En l’absence d’une régulation juridique mondiale efficiente (Cf. les travaux du Prof Mireille DELMAS- MARTY qui exhorte les différents législateurs nationaux&nbsp; à&nbsp; fonder un modèle juridique sur la base d’un” ‘Universalisme pluriel”),&nbsp; il est difficile d’avoir une seule et même régulation pour l’ensemble des pays. Même si il existe des régulations sectorielles. A titre d’exemple, l’Accord sur les Marchés Publics dans le cadre de l’OMC qui s’applique dans 47 Etats (les 27 Etats membres de l’UE comptent pour une seule et même partie dans le cadre de l’OMC).



Si lors de l’un de mes précédents posts, j’évoquais le droit de la consommation, c’est qu’il s’applique uniformément sur l’ensemble de l’UE. En effet,&nbsp; l’annexe 1&nbsp; de la directive 200529 relative

aux pratiques commerciales déloyales est impérative.&nbsp; Dans le cadre, du marché unique numérique, la Commission a&nbsp; publié, le 25 juin 2016,un document de travailqui a pour but d’actualiser cette directive en formulant des orientations pour son interprétation. Toutefois, la Cour de l’UE (CJUE) n’est pas obligée de tenir compte de ces orientations lorsqu’elle à connaître d’un contentieux.



&nbsp;Par ailleurs, le marché unique numérique compte 10 propositions législatives, présentées par la Commission depuis décembre 2015 (la dernière portera sur l’application de la TVA sur l’ensemble de UE, et sera dévoilée à l’automne 2016). Pour mémoire la réforme de la directive de 1995 sur les données à caractère personnel fut présentée par la Commission en janvier 2012, et définitivement adoptée le 27 avril 2016 (Reg n° 2016679).&nbsp; Aussi, jusqu’à l’achèvement des travaux communautaires, le droit national reste pleinement pertinent.





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Le 29/08/2016 à 16h 37
Le 30/08/2016 à 05h 55

Rappelez-moi: quel est le résultat d’exploitation de la SNCF? Il semble bien que le prix facturé est très en dessous du coût du service. Et que penser des agriculteurs qui vendent au dessous de leur coût de production?


Le 30/08/2016 à 12h 32

Si vous avez les chiffres fiables pour la SNCF, provenant de la Cour des comptes ou de la Commission européenne je suis preneur -). Toutefois, vous évoquez la SNCF ou les Agriculteurs qui sont des activités de service public, en vertu de principes supérieurs. pPr exemple, la PAC est fondée sur l’autosuiifance aalimentaire, et l’agriculture n’est pas une activité commerciale p.


Le 30/08/2016 à 12h 52

Problème d’édition (j’ai cliqué par inadvertance sur “envoyer” sans me relire); je reprends.



&nbsp;Nanmeho



&nbsp;Si je comprends bien vos exemples, vous souhaitez qu’uber, soit en partie nationalisé en vertu d’un principe juridique supérieur (lequel ?). Uber est une activité commerciale, ce que n’est pas l’agriculture. La santé est en partie nationalisée, sur le fondement de la salubrité publique (l’une des trois composante du fameux concept d’ordre public). C’est ce qui explique, que les médecins dit libéraux peuvent être conventionnée par l’assurance maladie (secteur dit I). Dans ce cas, le prix de la consultation n’est pas libre, mais fixé par les pouvoirs publics. pour la SNCF ou les réseaux de gaz et d’électricité, la nationalisation fut la conséquence directe de l’échec du secteur privé a fournir une prestation de qualité sur l’ensemble du territoire. Par exemple, avant 1936, les chemins de fer étaient privés (différentes compagnies), et de nombreux scandales financiers ont éclatés durant la première partie du XXe siecle.&nbsp;



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mvst Abonné
Le 31/08/2016 à 10h 48

Je pense que comme le sous-entend la fin de l’article (en tout cas c’était mon impression de lecture), ils misent sur le dumping maintenant pour se faire une place (et ça marche plutôt bien) et financer leurs recehrches, et ensuite faire de très grosses économies grâce aux véhicules autonomes. Une stratégie à très long terme, possible justement grâce à tous les tours de table


alex.d. Abonné
Le 31/08/2016 à 12h 20

Le dumping, ça ne finance rien : ça coûte. Donc non, le dumping ne finance pas leurs recherche, il permet juste d’étouffer la concurrence, là, maintenant, pour que plus tard il n’y ait plus de concurrence et pouvoir marger copieusement.

Aucun rapport avec la voiture autonome, car le jour où ils l’ont, c’est suffisamment “disruptif” pour leur permettre de retourner le marché à leur avantage, qu’ils soient leader pré-établi ou non.