#Le brief du 04 septembre 2026

Microsoft limite sévèrement le Xbox Cloud Gaming

Microsoft rabote Xbox Cloud Gaming. Le service de streaming de jeux va imposer un quota d’heures à compter du mois de novembre.

Les abonnés Game Pass Essential devront ainsi se contenter de 5 heures par mois. La formule Premium sera limitée à 10 heures. Quant à l’enveloppe de l’offre Ultimate, elle dégonfle à 15 heures.

Actuellement, le cloud gaming est illimité, même si les temps d’attente sont plus longs pour les abonnés Essential. « Nous savons que l’introduction de limites constitue un changement important, en particulier pour les joueurs qui passent régulièrement davantage de temps à jouer via le cloud », écrit Xbox. Le changement devrait concerner 4 % des abonnés, selon l’entreprise.

Une fois le quota d’heures dépassé, le joueur dans le cloud pourra acheter du temps de jeu supplémentaire dans la boutique Xbox. Les prix ne sont pas encore connus. Cette nouveauté réduit encore l’intérêt du Game Pass, alors que Microsoft a exclu les épisodes de Call of Duty le jour de leur sortie en avril dernier (pour une bonne cause : réduire le prix des abonnements).

La petite PME qu’est Microsoft manque de moyens pour maintenir les serveurs et investir dans la fiabilité et les performances de son service. « Les coûts liés au cloud gaming augmentent à mesure que davantage de personnes utilisent le service et jouent plus longtemps », justifie l’entreprise. « Nous comprenons que, pour certains joueurs, cela revient concrètement à payer plus cher », ajoute-t-elle pour s’excuser.

En novembre, Xbox lancera également une nouvelle offre qui permettra aux joueurs non abonnés au Game Pass d’acheter du temps de jeu de streaming pour les jeux qu’ils possèdent (et qui sont compatibles). C’est une option pour ceux qui ont besoin d’un accès occasionnel au cloud et qui ne veulent pas du boulet d’un abonnement. Là encore, les détails sont inconnus.

Claude, ChatGPT, Gemini et Grok sont simultanément tombés en panne, SpaceXAI s’excuse

Dans la soirée de ce jeudi 3 septembre, quatre des principaux fournisseurs de services d’IA générative étaient inaccessibles.

Anthropic a d’abord signalé un problème sur Claude Sonnet 5 puis un nombre d’erreurs anormal sur Claude Mythos 5.1, Claude Fable 5.1, et Claude Opus 5. De son côté, OpenAI a relevé une hausse du nombre d’erreurs sur ChatGPT et Codex. Le statut de Grok indiquait hier soir aussi des problèmes. Et les utilisateurs de Gemini ont signalé des problèmes d’accès via le site Downdetector.

Cette panne simultanée de services d’entreprises indépendantes peut paraitre étonnante. Mais, dans la soirée (vers 21h38 heure française), SpaceXAI a publié un tweet pour s’excuser : « Nous sommes désolés pour les problèmes que vous avez pu rencontrer avec Grok à la suite d’une panne survenue ce matin dans notre centre de données de Memphis. Nous tenons également à présenter nos excuses à nos partenaires informatiques concernés ». L’entreprise d’Elon Musk ajoutait que « tous les systèmes ont désormais été rétablis et fonctionnent normalement ». « Et nous prenons des mesures correctives pour veiller à ce que cela ne se reproduise plus » a précisé sobrement Elon Musk.

Illustration : Flock

Rappelons que xAI (maintenant SpaceXAI) a ouvert en septembre 2024 au sud de Memphis un énorme datacenter nommé Colossus. L’entreprise d’Elon Musk en loue maintenant des parties à la plupart des acteurs du secteur, comme Anthropic.

Audacity 4.0 fait peau neuve et le plein de nouveautés

L’éditeur audio multiplateforme et open source Audacity était connu pour son interface très « old school ». Les développeurs ne voulaient manifestement plus de cette étiquette : la nouvelle version 4.0 modernise largement l’interface.

Dans Audacity 4.0, l’interface a été réécrite en Qt. Esthétiquement beaucoup plus actuelle, elle permet la réorganisation libre des panneaux et la création d’espaces de travail, qui enregistrent les dispositions personnalisées. Des thèmes clair, sombre et haut contraste apparaissent également. Signalons aussi un spectrogramme redessiné au rendu plus rapide et des effets retravaillés, sur le plan esthétique et des performances.

Outre le changement visuel, les nouveautés sont nombreuses. Par exemple, l’édition par clips a été repensée. On peut maintenant sélectionner directement les clips, en modifier plusieurs simultanément, les grouper ou encore les déplacer librement entre les pistes. Le découpage se veut plus intuitif en proposant son propre outil et des commandes dédiées. De même, la tête de lecture reste visible pendant la navigation et peut être déplacée pendant la lecture. Chaque en-tête dispose en outre de vumètres pour l’enregistrement et la lecture.

La nouvelle mouture améliore aussi sa gestion des périphériques système, leur actualisation et le mapping personnalisé des canaux. Les changements opérés au niveau du système se reflètent maintenant dans l’application. De plus, la version Windows supporte désormais le protocole ASIO (Audio Stream Input/Output), permettant à Audacity une communication plus directe avec la carte son, avec à la clé une amélioration de la latence et de la fiabilité.

Attention cependant, car toutes les fonctions d’Audacity 3 ne sont pas encore présentes dans la branche 4.X, dont les Time Tracks, les pistes MIDI/Note, le Mixer, le Macro Manager, VAMP/LADSPA ou encore Play-at-speed. Les développeurs promettent leur retour dans de prochaines versions, signe du chantier conséquent qu’a été cette version.

Elle s’accompagne d’ailleurs d’un nouveau format de fichier, logiquement nommé .aup4, pour prendre la relève des fichiers .aup3. Ces derniers peuvent être ouverts avec Audacity 4.0 et seront automatiquement convertis.

La nouvelle mouture peut être téléchargée depuis le site officiel. Des versions Windows, macOS et Linux sont comme d’habitude fournies. On remarque que l’application s’est dotée pour l’occasion d’une nouvelle icône, reprise désormais partout sur le site.

France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire

L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

Sync-in 2.5 ajoute des favoris et renforce la sécurité autour des comptes OIDC

Sync-in est une solution d’hébergement et de synchronisation de fichiers libre et open source (licence AGPL 3). Après une version 2.4 en juin, la 2.5 vient de paraître, avec à son bord plusieurs nouveautés importantes.

Elle introduit d’abord un système de favoris, une vue dédiée dans laquelle on peut placer aussi bien des fichiers que des espaces collaboratifs et des partages. On y trouve également des filtres, options de tri, informations sur leur emplacement ainsi qu’un affichage en liste ou en galerie.

Sync-in 2.5 introduit aussi un panneau de sélection. Il s’ouvre automatiquement lorsqu’on clique sur l’icône d’un fichier, avec ou sans sélection multiple. Dans le panneau, on trouve des informations sur les éléments choisis, dont la taille totale et un accès aux fonctions disponibles.

L’activité récente a été unifiée : les fichiers et commentaires sont réunis dans la même chronologie, que l’on peut organiser par période, avec possibilité de filtrer par type d’activité. La nouvelle mouture améliore aussi les copies, déplacements et envois, avec un volet repensé et la possibilité d’ignorer les fichiers quand des conflits sont détectés. Citons en outre une amélioration générale de l’accessibilité, ainsi qu’une meilleure recherche en texte intégral.

La version 2.5 comporte en outre quelques changements importants liés à la sécurité. Le plus significatif est sans doute l’obligation par défaut d’avoir une adresse e-mail vérifiée lorsque l’on passe par un fournisseur OIDC (OpenID Connect). Si c’est impossible pour une raison ou une autre, la personne chargée de l’administration du serveur devra modifier la valeur de l’option auth.oidc.security.requireVerifiedEmail pour false.

Piratage de la DGFiP : deux suspects interpellés, l’enquête se poursuit

L’enquête lancée par la section cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l’office anti-cybercriminalité (Ofac) suite au piratage de la plateforme cet été de la Direction générale des finances publiques a débouché sur l’interpellation de deux suspects, rapporte Franceinfo.

Illustration : Flock

Suite à son interpellation le 18 août, un homme de 18 ans a été mis en examen le 20 août et placé en détention provisoire. Un second suspect âgé de 16 ans, interpellé le 26 août, a été libéré après sa garde à vue. Son matériel sera cependant utilisé par les enquêteurs. Le premier suspect, domicilié en région parisienne, ferait partie du groupe de pirates ZeroBytes bien connu des services. Outre la DGFiP, il serait derrière les piratages ces derniers mois de l’Éducation nationale, France Travail, ou encore SFR.

Le suspect n’est pas un perdreau de l’année : il avait en effet été mis en examen en juin 2024 et janvier 2025 dans deux dossiers concernant des attaques informatiques, et placé sous contrôle judiciaire dans ces deux cas.

Il a été mis en examen pour les chefs d’accusation d’« accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD) à caractère personnel en bande organisée », pour « modification frauduleuse, extraction, transmission, reproduction et détention de données contenues dans un STAD à caractère personnel en bande organisée », ainsi que pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de 10 ans d’emprisonnement ».

L’enquête se poursuit pour interpeller les autres personnes mises en cause dans le piratage du fisc.