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France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire

L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

Commentaires (13)

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18 millions sur 6 ans, soit 3 millions par ans, soit environ 30 équivalents temps plein... très ambitieux...
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18 millions sur 6 ans, soit 3 millions par ans, soit environ 30 équivalents temps plein... très ambitieux...
C'est la moitié qui est affectée au personnel de recherche.

Après, a-t-on besoin de 150 doctorants et postdoctoraux pour ce genre de recherche ? Vraie question, j'ignore comment ça se passe dans ce genre de domaine et de programme, mais quand je compare avec mon expérience dans le privé : plus on met de monde sur un sujet, moins ça avance.
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Tous dépends. Si on fait de petites équipes fonctionnant en autonomie et chacun explorant une piste, cela peu fonctionner.
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Je ne connais pas spécialement le monde de la recherche et ses méthodes, d'où ma comparaison sur ma propre expérience.

Le problème des petites équipes spécialisées, c'est que ça demande quand même de les animer et de les synchroniser pour éviter que ça finisse en silo chacun dans son coin. Parce que les silos, à part gaspiller de l'argent, ça ne produit rien de mon expérience.
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Vous avez tout dit, vous ne connaissez pas le monde de la recherche. Alors vaut mieux pas comparer deux mondes (privé et la recherche) qui n'ont pas ni le même but ni le même fonctionnement. 😕
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¯\_(ツ)_/¯
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C'est ce que j'allais commenter également : ça me paraît si peu pour un tel programme O.o
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C'est ce que j'allais commenter également : ça me paraît si peu pour un tel programme O.o
Pour le coup, je pense que l'article prête à confusion.

Les 18 millions sont pour un projet particulier, mais le programme France 2030 a un financement à hauteur de 58 millards.
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Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash
Avec une permanente à la Trump.
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Et jamais rien sur la piste des réacteurs à thorium, j'avoue ne pas comprendre pourquoi cette piste n'est jamais suivie chez nous. Pourtant je crois avoir lu que la Chine est en train de l'explorer rapidement, et est sur le point d'ouvrir un premier réacteur.
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Il me semble que c'est parce que c'est pas la filière qu'on a actuellement.
Donc partir sur du thorium, ce serait repartir depuis une page blanche je suppose.
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La France est un cas particulier à cause de son énorme stock d'uranium appauvri, lequel peut être utilisé dans les centrales de 4ème génération (spectre rapide sur cycle uranium-plutonium).

Sans cela, les réacteurs à thorium seraient effectivement plus intéressants.
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J'ai du mal à comprendre l'intérêt de ces 18 millions, alors qu'en France, on aura ITER, que de nombreux réacteurs expérimentaux à fusion existent dans le monde, et que pas mal de startups et entreprises, y compris européennes sont sur le coup.