#Le brief du 25 septembre 2025

Scraping IA : Microsoft propose sa propre place de marché aux éditeurs étasuniens

Microsoft est en train de monter un « Publisher Content Marketplace » (PCM). L’entreprise de Redmond discute avec des éditeurs étasuniens afin de lancer une plateforme de mise en relation des entreprises de modèles d’IA génératives avec les éditeurs de sites web.

Les crawlers des constructeurs d’IA générative sont devenus un sérieux problème pour le web, allant jusqu’à mettre en péril certains sites. D’autre part, plusieurs procès sur le viol du copyright (contre Anthropic, OpenAI ou de Meta, par exemple) sont en cours.

Microsoft n’est pas la seule à se pencher sur le sujet. Cloudflare propose depuis juillet à ses clients des outils pour bloquer les crawlers des IA par défaut. Elle essaye aussi de jouer l’intermédiaire entre eux et les entreprises d’IA.

De leur côté, certains éditeurs comme Reddit, Quora, O’Reilly ou encore Medium soutiennent la création d’un protocole (RSL) pour automatiser l’octroi de licences. Sur le même modèle, Creative Commons a proposé CC Signals.

Mais ici, c’est l’un des acteurs de la vague IA générative qui propose sa propre solution pour aménager les deals. Selon Axios, Microsoft va d’abord ouvrir son programme à quelques éditeurs étasuniens, puis espère l’étendre petit à petit. Évidemment, Microsoft va s’en servir pour gérer les accords entre les éditeurs et Copilot, mais elle espère que d’autres entreprises d’IA générative vont la rejoindre sur la plateforme.

Axios tient l’information de l’un des éditeurs à qui Microsoft a proposé de rejoindre PCM. Selon celui-ci, Microsoft a organisé une présentation pendant laquelle une des diapositives affichait : « Vous méritez d’être rémunéré en fonction de la qualité de votre propriété intellectuelle ». Rappelons que les entreprises d’IA génératives n’ont pas pris en compte la propriété intellectuelle pour entraîner les premiers grands modèles. Elles ont ensuite passé des accords bilatéraux avec des éditeurs comme Condé Nast, Le Monde, Prisa… Mais sans qu’il soit facile pour chaque éditeur de négocier des accords avec chaque entreprise d’IA générative.

Microsoft ajoute les modèles d’Anthropic dans 365, brisant l’exclusivité d’OpenAI

Jusque-là, les utilisateurs de Copilot, l’assistant IA inclus dans Microsoft 365, ne pouvaient utiliser que les modèles d’OpenAI. Microsoft a annoncé ce mercredi 24 septembre, qu’ils auraient maintenant le choix et pourraient utiliser les modèles Claude Sonnet 4 et Claude Opus 4.1 d’Anthropic.

« Copilot continuera d’être alimenté par les derniers modèles d’OpenAI, et nos clients auront maintenant la flexibilité d’utiliser également les modèles d’Anthropic, d’abord dans Researcher [un des agents inclus dans Copilot, ndlr] ou lors de la création d’agents dans Microsoft Copilot Studio », explique l’entreprise.

Après avoir cliqué sur un bouton « Essayez Claude » et accepté certaines conditions (opt-in), les utilisateurs pourront passer des modèles d’OpenAI à ceux d’Anthropic et vice versa dans Researcher. Les utilisateurs de Microsoft qui sont dans le programme Frontier de Microsoft peuvent d’ores et déjà le faire. Les utilisateurs de Copilot Studio peuvent aussi choisir Claude dès maintenant.

Microsoft présente l’introduction de modèles d’Anthropic dans 365 comme le renforcement de son « engagement à intégrer les meilleures innovations en matière d’IA de l’ensemble du secteur », indiquant en creux qu’elle considère que les modèles d’OpenAI ne sont pas toujours les meilleurs.

Microsoft a été le principal financeur d’OpenAI à ses débuts, mais les deux entreprises sont en train de s’éloigner depuis quelques mois, remettant en cause leur partenariat exclusif. L’entreprise de Redmond a, fin aout, présenté deux modèles majeurs, marquant encore plus nettement sa volonté d’émanciper ses IA des modèles d’OpenAI.

Rufus 4.10 gagne un thème sombre et la compatibilité avec Windows 11 25H2

Depuis quelques jours, on peut trouver facilement les liens de téléchargements pour les images ISO à jour de Windows 11 dans sa nouvelle version 25H2 (qui ne contient en elle-même aucune nouveauté). Chez Windows Central par exemple, les liens sont disponibles dans toutes les langues. Même si Microsoft ne propose pas encore cette ISO sur sa page officielle, les fichiers sont bel et bien présents en version finale sur ses serveurs.

L’utilitaire Rufus, spécialisé dans la préparation de clé USB pour installer des systèmes d’exploitation, est prêt en tout cas. Sa version 4.10 prend en charge la version 25H2 de Windows 11. Ce support s’accompagne de celui des derniers certificats Secure Boot (Windows CA 2023), qui remplacent ceux présents dans le système et qui expirent en octobre 2026. La FAQ de l’utilitaire a été mise à jour pour expliquer d’ailleurs la situation.

Rufus 4.10 ajoute plusieurs autres nouveautés, dont un mode sombre. La nouvelle mouture sait aussi sauvegarder un disque existant au format ISO (en UDF uniquement). Son support de la persistance s’améliore pour Linux Mint et les rapports d’erreurs se veulent plus efficaces lors de la sauvegarde vers VHD ou VHDX. Enfin, plusieurs bugs ont été corrigés.

Rufus 4.10 peut être téléchargé depuis son dépôt GitHub.