#Le brief du 24 septembre 2025

#LIDD Reality Check : êtes-vous capable de différencier les photos Gen IA des autres ?

Êtes-vous capable de différencier à tous les coups une image générée par une intelligence artificielle d’une photographie réelle ? Reality Check vous propose de tester votre « performance ».

Le jeu est des plus simples : « Sélectionnez la photo générée par l’IA en cliquant dessus ou en utilisant la flèche gauche ou droite du clavier ».

Microsoft lance Windows ML pour l’inférence locale de modèles IA

Windows ML, pour Machine Learning, a été présenté cette année pendant la conférence Build, avec une première préversion. Il s’agit d’un environnement d’exécution pensé pour l’inférence locale, donc sans interroger des serveurs distants, et pour fournir une couche unifiée dans le traitement, sans tenir compte du matériel sous-jacent.

Microsoft a annoncé la disponibilité générale de son Windows ML hier soir. Une étape importante pour l’éditeur, car ce nouveau produit est désormais intégré au SDK (Software development kit) de Windows et prend en charge tous les PC ayant au moins Windows 11 24H2. Microsoft ajoute que plusieurs éditeurs intègrent déjà Windows ML dans leurs produits, notamment Adobe, BUFFERZONE, Dot Inc., McAfee, Reincubate, Topaz Labs et Wondershare.

« En exploitant la puissance des CPU, GPU et NPU de notre écosystème dynamique de partenaires de silicium et en s’appuyant sur la forte dynamique d’ONNX, Windows ML permet aux développeurs de fournir des charges de travail d’IA en temps réel, sécurisées et efficaces, directement sur l’appareil », indique Microsoft dans son annonce.

La société insiste sur la facilité, précisant que l’utilisation d’ONNX permet l’intégration simple dans les flux de travail, l’utilisation des API ORT « familières » et le support de diverses architectures matérielles, ces dernières étant détectées pour télécharger les fournisseurs d’exécution appropriés.

Les développeurs peuvent en outre précompiler leurs modèles à l’avance (AOT) et tabler sur des scénarios d’utilisation en fonction du type de matériel. Par exemple, en débloquant toutes les capacités du modèle quand un GPU dédié est détecté et en s’en remettant au NPU le reste du temps. Pour cette partie matérielle, Microsoft dit avoir travaillé avec AMD, Intel, NVIDIA et Qualcomm. Windows ML est cependant décrit comme « optimisé pour le matériel le plus récent ».

L’US Secret Service démantèle un réseau de 300 serveurs SIM malveillants à New York

L’US Secret Service a démantelé un réseau de plus de 300 serveurs SIM et découvert 100 000 cartes SIM répartis dans plusieurs appartements localisés dans un rayon de 35 miles (un peu plus de 56 kilomètres) autour du siège des Nations Unies, à New York.

Une première analyse des données a permis d’établir des liens « avec au moins un pays étranger, ainsi qu’avec des criminels déjà connus des autorités américaines, notamment des membres de cartels », ont déclaré lundi des responsables à des journalistes lors d’une conférence téléphonique, précise le New York Times.

Un officiel précise au NYT que le réseau était capable d’envoyer 30 millions de SMS à la minute, mais aussi d’interférer avec les communications des services d’urgence, et qu’ils auraient pu être utilisés pour perturber voire saturer les réseaux cellulaires.

Cette découverte fait suite à une enquête de plusieurs mois ouverte au printemps dernier après que plusieurs hauts responsables du gouvernement états-unien avaient fait l’objet de menaces téléphoniques de type « swatting » (dérivé du nom des unités d’intervention SWAT, acronyme de « Special Weapons And Tactics », ou « armes spéciales et tactiques » en français).

Pour rappel, ces soi-disant « canulars téléphoniques » consistent à appeler les services d’urgence en se faisant passer pour un individu menaçant de commettre un meurtre, voire un massacre. L’objectif est d’envoyer en urgence les unités des forces spéciales de la police au domicile de la personne victime de l’usurpation d’identité.

D’après CNN, le domicile de Marjorie Taylor Greene, une femme politique d’extrême-droite complotiste, avait été ciblé en décembre 2023. En janvier 2024, la juge fédérale chargée de superviser le procès de Donald Trump pour subversion électorale lors de la présidentielle de 2020 avait elle aussi été visée.

Dans le mois suivant l’élection de Donald Trump, plusieurs membres de son cabinet ou de son administration, dont un membre du Secret Service et deux employés de la Maison-Blanche, avaient également été menacés de la sorte.

L’Advanced Threat Interdiction Unit, l’unité chargée de la lutte contre les menaces avancées, avait alors été chargée d’enquêter à ce sujet, en collaboration avec plusieurs autres organismes chargés de l’application de la loi (le département de la Sécurité intérieure, le Bureau du directeur du renseignement national, le département de police de New York, notamment).

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, l’United States Secret Service (USSS) a pour mission de lutter contre la fraude financière et le faux monnayage, et d’assurer la protection des plus hauts responsables états-uniens (actuels et ex-présidents des USA ou étrangers en visite), leurs familles et certains représentants officiels. Il avait aussi été chargé de sécuriser le sommet des Nations Unies censé réunir plus d’une centaine de dirigeants politiques du monde entier cette semaine à New York.