#Le brief du 26 septembre 2025

Donald Trump signe un Executive Order pour la vente de TikTok

Nous savions que le « deal » était dans la dernière ligne droite, il a été officialisé par la signature jeudi soir d’un Executive Order de Donald Trump, comme le rapporte EuroNews. Le réseau social est persona non grata depuis fin 2024 pour des questions de sécurité nationale, mais Donald Trump a repoussé l’échéance à coups d’Executive Orders a répétition.

Sans donner tous les détails, il dessine « les contours de la cession des activités américaines de TikTok », explique Le Parisien. Parmi les investisseurs, on retrouve Larry Ellison (Oracle), Michael Dell (Dell), Rupert Murdoch, Silver Lake Partners et Andreessen Horowitz (fonds d’investissements), si l’on en croit plusieurs médias américains.

Radio Canada ajoute que ce sont plusieurs « riches soutiens » de Donald Trump. La Chine conserverait 20 % de la nouvelle entité, qui serait valorisée 14 milliards de dollars, selon Reuters.

Selon le vice-président JD Vance, cet accord garantirait que « les investisseurs américains contrôleront effectivement l’algorithme ». Dans la pratique, le TikTok américain serait alimenté par une copie de l’algorithme de ByteDance.

« Beaucoup de détails sur l’accord en cours sont encore inconnus, mais Trump a déclaré lors d’une cérémonie de signature à la Maison-Blanche jeudi que le dirigeant chinois Xi Jinping avait accepté d’aller de l’avant avec cet accord », explique Associated Press.

Dans tous les cas, l’accord ne sera finalisé que lorsque la Chine l’aura approuvé.

Dans le Journal du CNRS, « les futurs du travail »

Dans son Journal, le CNRS se pose de nombreuses questions sur le bouleversement dans le monde du travail avec l’IA, et tente d’y apporter des éléments de réponses : « Les jeunes veulent-ils travailler ? À quel point l’intelligence artificielle remplacera certains métiers ? Quid du télétravail ? De la dématérialisation des tâches ? De la surveillance des salariés à distance ? ».

Ewan Oiry, professeur en gestion des ressources humaines à l’université de Poitiers, affirme que « seul un nombre relativement limité d’emplois va disparaître à cause de l’IA ». De nombreux salariés vont par contre faire face à « une hybridation de leurs tâches professionnelles ». Le Journal rappelle un point très important : « comprendre la façon dont les IA fonctionnent ou dysfonctionnent, et une adaptation du droit pour de nouvelles régulations ».

Le Journal s’intéresse à un phénomène que nous connaissons bien : la désinformation, qui représente « un des plus grands défis et a déjà un impact certain » sur le métier de journaliste. Un confrère qui était partenaire de Facebook dans le fact checking explique le changement de paradigme : « on va chercher de la désinformation pour recréer de l’information, on est en réaction par rapport à des fausses nouvelles et, pendant ce temps-là, on ne fait plus d’enquête, ce qui était au cœur de notre métier ». Cette question revient aussi souvent dans notre rédaction.

illustration d'une personne manipulée comme une marionnette par une fausse actualité

« Les plateformes sont devenues des financeurs incontournables, voire des donneurs d’ordre dictant le futur du métier dans un contexte de chaos informationnel, dont ces mêmes plateformes sont en grande partie responsables », explique Mariame Tighanimine de l’université Paris Dauphine-PSL.

Datacenters : Etix sécurise 170 millions d’euros et mise sur la proximité

Le nantais Etix a annoncé jeudi avoir procédé à un refinancement à hauteur de 120 millions d’euros auprès de cinq banques européennes, opération à laquelle s’ajoute une enveloppe optionnelle de 50 millions d’euros. Ce refinancement, « largement sursouscrit » d’après Etix, doit permettre à la société de renforcer sa présence en France et de se développer dans des « marchés clés européens », non précisés. « En consolidant notre ancrage européen, nous affirmons notre ambition : faire émerger une alternative européenne crédible et durable dans le marché des datacenters », clame l’entreprise.

Etix (anciennement Etix Everywhere) revendique aujourd’hui une position de leader sur le marché français des datacenters de proximité, avec 15 sites dont 13 en France (Lille, Paris, Lyon, Nantes, Toulouse et Montpellier) pour une puissance déployée de l’ordre de 8,1 MW. Des chiffres sans commune mesure avec les GW envisagés par les projets pharaoniques des acteurs de l’IA, mais qui répondent à une problématique différente, essentielle selon Etix : la proximité.

Etix revendique plus de 500 clients et 8,1 MW installés – capture d’écran

« Les data centers de proximité permettent aux entreprises de répartir, décentraliser et désengorger leur informatique », explique Louis Blanchot, CEO d’Etix, aux Échos. C’est ce filon que la société française entend continuer à creuser, avec l’ambition affichée d’atteindre rapidement 30 datacenters, soit par croissance externe, soit via la création de nouveaux sites. D’après elle, il faudrait compter 10 à 12 millions d’euros pour faire émerger 1 mégawatt de puissance de calcul.

Etix, qui exerce comme société indépendante depuis 2020, peut depuis 2024 arguer sans complexe de son caractère français et européen, face aux acteurs majoritairement américains du secteur. Un temps détenue par l’Australien Global Data Centre Group (GDC), elle dispose désormais de deux actionnaires principaux français : Eurazéo, entré en 2023, et le fonds dédié aux infrastructures Infranity, qui a racheté la participation de GDC en 2024.

Aéroports européens cyberattaqués : un premier suspect arrêté au Royaume-Uni

Le 22 septembre, nous rapportions que plusieurs aéroports européens avaient subi une cyberattaque, perturbant largement le trafic pendant tout le week-end. Les aéroports n’avaient pas été directement ciblés. À la place, le ou les pirates s’en étaient pris à la solution MUSE de Collins Aerospace, qui équipe des bornes permettant de gérer l’enregistrement et l’embarquement, sans passer par les guichets classiques.

Mercredi, la National Crime Agency du Royaume-Uni a publié un communiqué annonçant l’arrestation d’un suspect. Ce dernier est décrit comme un homme d’une quarantaine d’années. Il a été arrêté dans le West Sussex et est soupçonné d’avoir enfreint le Computer Misuse Act sur les atteintes informatiques. Il a depuis été libéré sous caution.

« Bien que cette arrestation soit une étape positive, l’enquête sur cet incident n’en est qu’à ses débuts et se poursuit », a déclaré Paul Foster, chef de l’unité nationale de lutte contre la cybercriminalité au sein de la NCA.

Bowser quittera Nintendo à la fin de l’année

Doug Bowser (sans lien de parenté avec le personnage de jeu vidéo) était arrivé chez Nintendo of America en 2015, comme vice-président des ventes et du marketing. Il était auparavant chez Electronic Arts pendant huit ans.

En 2019, il avait pris le poste de président, à la place de Reggie Fils-Aime. Dans un communiqué, Nintendo of America annonce que « Doug Bowser fait ses adieux au Royaume Champignon ». Il prendra sa retraite le 31 décembre 2025 et sera remplacé par deux personnes : Devon Pritchard et Satoru Shibata.

« Quant à moi, ce n’est pas Game Over… c’est juste le moment de passer au niveau supérieur ! », lâche-t-il sur LinkedIn.

Doug Bowser part en laissant Nintendo sur le succès du lancement de la Switch 2. Il était également aux commandes lors de la sortie du film Super Mario Bros. Tout n’était pas rose et la société a également fait face à des problèmes de harcèlement sexuel et de discrimination en 2022, comme le rappelle Engadget.